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lundi 15 novembre 2010

Le Maroc doit enquêter sur les événements ayant fait plusieurs morts dans un camp de protestataires au Sahara occidental

Les autorités marocaines doivent ouvrir une enquête indépendante sur les événements qui ont fait un certain nombre de morts et de blessés à Gadaym Izik, camp de protestataires situé près de Laayoune, au Sahara occidental, a déclaré Amnesty International ce jeudi 11 novembre 2010.
D'après le gouvernement, neuf personnes, dont huit membres des forces de sécurité, sont mortes au cours des opérations menées lundi 8 novembre et le lendemain.

Des militants locaux des droits humains ont raconté à Amnesty International que des témoins ont vu 11 habitants du camp allongés sur le sol, blessés. Certains perdaient du sang, tandis que d'autres souffraient de brûlures.

Selon certaines informations, des milliers de Sahraouis ont été expulsés de force de ce camp de fortune par les forces de sécurité marocaines.

« Il est clair que nous sommes face à un événement très grave, qui menace d'attiser de nouvelles tensions au Sahara occidental, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

« Les autorités marocaines doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé et envisager de demander leur aide aux Nations unies.

« Nous devons savoir ce qui a déclenché cette opération et si la force utilisée était raisonnable et proportionnée ou excessive. En cas de recours à une force excessive, les responsables doivent rendre des comptes. »

D'après les témoignages qu'a reçus Amnesty International, les habitants n'ont appris l'action imminente des forces de sécurité que vers 6 heures du matin, lundi 8 novembre, lorsqu'un hélicoptère s'est mis à survoler le camp et qu'on leur a ordonné de quitter les lieux.

Quelques minutes plus tard, les forces de sécurité auraient pénétré de force dans le camp, frappant les habitants et faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude pour les contraindre à sortir de leurs tentes, qui ont ensuite été incendiées ou rasées.

Les autorités marocaines affirment que l'opération s'imposait afin de libérer des personnes retenues dans le camp contre leur gré. Elles ajoutent que les forces de sécurité ont rencontré une vive résistance.

Selon l'agence de presse marocaine officielle, cinq policiers ou agents des forces de sécurité ont été tués lors de cette opération et trois autres ont succombé à leurs blessures le lendemain, tandis qu'un Sahraoui a été tué accidentellement par une voiture de police qui circulait à vive allure à Laayoune. Une enquête a été ouverte sur sa mort, selon les autorités.

Cependant, peu d'informations ont filtré de la part des personnes se trouvant dans le camp, qui ont été contraintes de partir. Le site a véritablement été bouclé par les forces de sécurité marocaines.

À Laayoune, à quelques kilomètres à l'ouest du camp, des manifestants auraient attaqué et endommagé des bâtiments publics, des banques, des magasins et d'autres biens au lendemain de l'opération menée par les forces de sécurité.

Gadaym Izik est un campement composé de tentes et d'abris de fortune où se sont installés à la mi-octobre des milliers de Sahraouis, pour protester contre la marginalisation dont ils s'estiment victimes de la part des autorités marocaines. Ils demandent du travail et des logements convenables.

Les Sahraouis estiment que, bien que natifs du Sahara occidental, ils ne reçoivent pas une part équitable des bénéfices tirés des ressources naturelles et des terres de la région. En outre, les autorités locales ne prêtent pas l'oreille à leurs revendications concernant l'amélioration de leurs conditions socio-économiques.

Les violences commises lundi 8 novembre ont coïncidé avec l'ouverture de nouvelles discussions informelles sur l'avenir du Sahara occidental entre les autorités marocaines et le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), qui appelle de ses vœux l'indépendance du Sahara occidental et dirige un gouvernement autoproclamé en exil – la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ces pourparlers ont été organisés à New York à l'instigation de l'envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross.

« Ces derniers événements illustrent une fois encore qu'il est indispensable d'inclure un volet de surveillance des droits humains dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), organe chargé de surveiller l'application du cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario il y a près de 20 ans, en 1991, a confié Malcolm Smart.

« L'absence d'un tel volet a miné l'efficacité de la MINURSO et permis que des atteintes aux droits humains soient perpétrées sans faire l'objet d'enquêtes adéquates. »

Amnesty international, le 11 novembre 2010

mardi 9 novembre 2010

Les colonisateurs ne veulent pas partir du Sahara Occidental

Alors qu'hier à El Aaiun, les Sahraouis ont été attaqués par les forces d'occupation marocaine, leurs campements et maisons détruites contre toutes les conventions internationales, contre le droit international, alors que le bilan est lourd de morts, blessés et disparus, les colons marocains ont aujourd'hui poussés la provocation jusqu'à défiler dans certains rue de El Aaiun pour revendiquer la terre qui n'est pas la leur. Ils veulent garder ce qu'ils ont volé.
Cette manifestation masculine et excitée, très bien équipée, n'a reçu aucun coup, aucune intimidation de la part des autorités marocaine... de la à penser qu'elle a été organiser... ?


vidéo Thawra.

lundi 8 novembre 2010

La résistance s'oppose violemment à la violence marocaine

Les réactions des civils sahraouis à l'agression militaire marocaine sont incontrôlables, et incontrôlées. Les drapeaux de la RASD flottent, les symboles de l'autorité coloniale répressive sont attaqués.

dimanche 7 novembre 2010

Barrages interdisant l'accès aux campements de Gdeym Izik, 7/11/10

Barrages policiers et militaires dans El Aaiun, empêchant l'approche des campements.
Manifestation de protestation sahraouie

Gdeym Izik



Barrage sur la route

vendredi 5 novembre 2010

Promesses et menaces marocaines, désordre sans solution

Hier 4 novembre à El Aaiun, le ministre de l’intérieur marocain avait convoqué le comité d’organisation des campements de la protestation pour une réunion en présence du Wali de El Aaiun, du président du Corcas, et du wali représentant du ministre de l’intérieur chargé de la promotion national.

Les autorités veulent solutionner « la crise » avant le 6 novembre, date anniversaire de la marche verte (invasion marocaine du Sahara Occidental) et avant la session de négociation entre les représentants de sahraouis, le Polisario, et le Maroc, pour la résolution du conflit, organisée par l’envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU, Christopher Ross, du 7 au 9 novembre à Manhasset, USA.

Lors de cette réunion il a été promis à chacun des participants qu’il leur serait donné : une terre, le bénéfice de la promotion nationale, du travail pour les diplômés, et pour les non diplômés un poste dans les forces auxiliaires et la sécurité nationale marocaine.

Il a d’autre part été promis la construction d’une université à El Aaiun, comprenant les formations pour les filières médicales, médecins, infirmiers…

Le Comité a pris acte de ces promesses et informé les représentants des autorités marocaines qu’ils allaient rapporter le tout aux gens des campements, puisqu’ils n’étaient que les représentants, pour que cela soit ensuite discuté avec tous les manifestants.

Aujourd’hui à 11h30, le wali et les représentants du ministère de l’intérieur se sont présentés aux campements dans le but d’y entrer pour discuter avec les exilés.
Ceux-ci ont refusé catégoriquement, et ont organisé un cordon vivant main dans la main encerclant le campement pour en empêcher l’accès.

Le 5 novembre 2010.
Equipe Média Sahara Occidental Occupé EMSOO, http://emsoo-emsoo.blogspot.com
Traduction APSO.

Note : le président du Corcas, et le wali représentant du ministre de l’intérieur chargé de la promotion national sont des sahraouis qui travaillent avec les autorités marocaines.

jeudi 4 novembre 2010

RFI, 7 000 tentes contre le Maroc au Sahara Occidental

Reportage RFI sur les campements de la résistance
http://www.rfi.fr/emission/20101104-7-000-tentes-contre-le-maroc

Suivre le lien et mettre le son !

Par Léa-Lisa Westerhoff
Certains le surnomment déjà le camp de la liberté. Par le nombre de personnes qu’elle concerne et sa durée, c’est la plus importante manifestation depuis 35 ans au Sahara Occidental. Depuis trois semaines, des milliers de Sahraouis se sont retirés sous leur tente pour protester contre le Maroc, et demander la reconnaissance de leurs droits. Le camp est toujours interdit d’accès aux journalistes étrangers.

mercredi 3 novembre 2010

Les campements de la résistance, unis, 31 octobre 2010


Sahraoui, Sahraouie, main dans la main jusqu'à la liberté...

Face aux forces de sécurités marocaines et à leurs tentatives, par le chantage oule blocus, de casser le mouvement, les sahraouis décident collectivement de rester unis et déterminés, dans leur revendication légitimes de la mise en place du référendum d'autodétermination.

video resistencia sahraui, 31 octobre 2010

vendredi 29 octobre 2010

vidéos des campements de la résistance, Sahara Occidental occupé

Une vue panoramique des campements de la résistance, jusqu'à l'horizon...


Mur et présence massive des militaires marocains et autres forces de sécurités marocaines.
Mission de la minurso, veiller à la réduction des effectifs militaires... raté !


La vie dans les campements : l'autoprotection et l'eau


Des explications par Enaama Asfari
Le droit international reconnait aux sarhaouis le droit à l'autodetermination sur leur terre et leurs ressources naturelles

Vidéos Resistenciasahraui

mercredi 27 octobre 2010

Les camps sahraouis de la protestation et leurs conséquences sur le processus de paix

Le 26 octobre 2010
Les camps sahraouis de la protestation

Les camps sahraouis de la protestation récemment créés dans les Territoires Occupés du Sahara Occidental présentent la plus claire menace d'un retour à la violence dans la région, à mesure que la situation devient de plus en plus politisée et instable. Depuis le 9 octobre, des milliers de Sahraouis des villes sous contrôle marocain d'El Aaiun, Boujdour et Smara au Sahara Occidental ont quitté leurs foyers et mis en place des camps temporaires pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une politique économique et sociale injuste de la part des autorités marocaines. Ce qui a commencé comme un acte de protestation d’une douzaine de Sahraouis est devenu l’une des plus grande - sinon la plus importante - manifestation non-violente des sahraouis dans les «Territoires Occupés » depuis le début de la guerre en 1975. Depuis que les camps ont été installés, les services de sécurité du Maroc et les Forces Armées Royales marocaines [FAR] les ont entourés de points de contrôle et de périmètres. Les autorités marocaines affirment que ces mesures sont destinées à maintenir l'ordre dans les camps, tandis que le Front Polisario affirme que les Marocains tentent d’empêcher d'autres manifestants de se joindre aux camps.

Il y a un désaccord considérable quant au nombre de manifestants présents dans les camps. Le rapport officiel marocain en cite 1 200, et les Sahraouis se déclarent plus de 20 000. Au-delà des débats sur les chiffres cependant, les sources d’informations officielles du Front Polisario et du Royaume du Maroc ont toutes deux tenté d'utiliser les camps de la protestation en soutien de leurs positions relatives, puisque peu de d’agences de presse internationales ont couvert l'exode. Le Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes du Roi Mohammed VI [CORCAS] et Khalid Naciri, porte-parole du gouvernement, ont affirmé que cet acte de protestation par les Sahraouis était « un moyen normal d'exprimer des exigences socio-économiques » et une preuve du « climat de liberté et de démocratie qui prévaut dans cette région, comme dans toutes les autres parties du Royaume. » Naciri a également affirmé que le gouvernement rencontrait les dirigeants des camps pour tenter de trouver les moyens de répondre aux demandes sahraouies qu'il a qualifiées de légitimes. Il est à noter qu’aucun des articles marocains sur les camps de la protestation ne fait référence aux occupants du camp comme Sahraouis, mais les appellent plutôt « citoyens marocains » ou simplement « manifestants ».

Pour sa part, le Front Polisario ne s’est pas publiquement attribué ce mouvement ni fait de lien direct entre les camps de protestations et le Polisario. Au contraire, le Front a insisté sur le siège militaire étroit, que le Maroc faisait subir aux manifestants, empêchant l'entrée de l'eau, de la nourriture et de médicaments dans le camp. Selon des sources sahraouies, les soldats marocains entourant les camps ont utilisé « des balles réelles, des pierres, des bouteilles en verre et des matraques » contre une caravane qui tentait d’apporter des fournitures aux manifestants. Mohamed Abdelaziz, Secrétaire Général du Front Polisario, a adressé une lettre à Ban Ki Moon, lui demandant « d'intervenir avant qu'il ne soit trop tard pour sauver la vie des dizaines de milliers de citoyens sahraouis sans défense, actuellement en grand danger en raison du blocus, des restrictions, de la famine mais aussi des interventions militaires et de sécurité. » Dans un article publié sur le site Web du Sahara Presse Service - le site officiel de Ministère de l'Information de la République Arabe Sahraouie Démocratique [RASD], le gouvernement en exil des Sahraouis - le Secrétaire National du Front Polisario « a salué chaleureusement l'héroïque résistance nationale Sahraouie contre l'occupation marocaine dans le Sahara Occidental occupé », suggérant clairement que les revendications des manifestants sont d'ordre politique.

Néanmoins, à ce moment, les exigences des Sahraouis qui ont dressé les camps semblaient être essentiellement de nature socioéconomique. L'agence de presse en langue espagnole EFE a publié un article - repris dans un certain nombre de périodiques espagnols - qui déclarait que les campements de tentes n’avaient pour objet qu’une protestation strictement sociale, axée exclusivement sur le logement et l'emploi. Cet article citait également des sources sahraouies confirmant qu'une délégation marocaine du Ministère de l'Intérieur avait été envoyée pour parler avec les dirigeants des camps de la protestation, mais qu’aucun accord n'avait encore été atteint.

L'état de tension entourant les camps de fortune s’est accru le 24 octobre, quand les soldats marocains ont tiré sur une voiture qui ne s’est pas arrêtée à un barrage marocain, et tué un garçon sahraoui de 14 ans nommé Nayem el-Garhi. Dans un article publié par l'Associated Press, ce fait a été corroboré par un officiel marocain anonyme. Les détails exacts entourant le décès de l'enfant n'ont pas encore été rendus public, mais l'affaire menace davantage ce que les Sahraouis appellent une situation de « ni guerre, ni paix ».

Implications sur le conflit et le processus de paix

Les camps de la protestation et la réaction des deux parties au conflit mettent en évidence un certain nombre de réalités entourant le conflit et ont plusieurs conséquences sur le processus de résolution du conflit. Tout d'abord, les rapports très disparates sur le nombre et sur les événements spécifiques ayant eu lieu au sein et autour des camps mettent en évidence la nécessité de la présence de médias internationaux dans les zones du Sahara Occidental sous contrôle marocain. Alors que la communauté internationale est tributaire des sources officielles et non-officielles des deux parties au conflit, il est impossible de discerner se qui se passe exactement. Alors que les autorités marocaines restreignent l'accès de la région aux journalistes, le manque d'intérêt des médias internationaux est tout aussi digne de blâme. Malheureusement, l'assassinat de Nayem el-Garhi peut être le genre d'événement qui attire enfin l'attention de la communauté internationale, quand le sang ouvre les oreilles et rend les yeux méfiants. Cette action radicale de milliers de Sahraouis et la réaction du gouvernement marocain peuvent donner l’impulsion nécessaire pour remettre le Sahara Occidental sur les écrans des radars du reste du monde.

En outre, comme c'est habituellement le cas au Sahara Occidental, les deux côtés tentent d'utiliser la manifestation pour soutenir leur propre image et de discréditer l'autre. En refusant d'identifier les manifestants comme Sahraouis et en les appelant « citoyens » le Maroc montre qu’il n'est pas disposé à reconnaître cette réalité juridique internationale qu’aucun autre pays – pas même la France son plus proche allié – ne reconnaît le contrôle officiel du Maroc sur le Sahara Occidental. L’appellation par le Polisario des camps de la protestation comme « camps de l'indépendance » montre que le groupe identifie rapidement tout type de résistance à un appel à l'indépendance. Selon des sources sahraouies vivant sous le contrôle Marocain de facto, la plupart des Sahraouis soutiennent le Front Polisario et désirent l'autodétermination, mais l’on ne peut pas nier le fait que les manifestants dans les camps demandaient expressément l'amélioration du logement et de l'emploi.

Toutefois, il est impossible de nier que les politiques socio-économiques contre lesquelles les Sahraouis protestent ont des racines politiques. L'immigration de centaines de milliers de citoyens marocains au Sahara Occidental - encouragés par les emplois et les exonérations d'impôt offerts par le gouvernement - réduit clairement la probabilité du maintien pour les Sahraouis de travail et de niveau de vie auquel ils pourraient prétendre dans un fonctionnement normal du gouvernement. Si les Sahraouis contrôlaient leur propre territoire et ses ressources naturelles, il est hautement improbable que la population sahraouie aurait à déplorer les échecs sociaux économiques d'une discrimination systématique, comme c'est actuellement le cas. En outre, comme cela a été le cas lors de manifestations précédentes au Sahara occidental, même si les questions initiales sont de natures sociales ou économiques, une réaction disproportionnée des forces de sécurité marocaines change souvent le sens de la protestation pour une revendication de l'indépendance.

L'exclusion socio-économique qui a conduit à la création de ces camps temporaires n’est pas de bon augure pour la proposition marocaine d'autonomie, quand la monarchie n'a donné aucune raison de croire que si le Sahara occidental devenait une région autonome du Royaume, la discrimination systémique contre les Sahraouis prendrait soudainement fin. Il sera également plus difficile au Royaume de continuer à affirmer que la majorité des Sahraouis est satisfaite de vivre sous domination marocaine, quand un tel exode de masse n’est pas la forme habituelle de protestation de personnes satisfaites, ou même de citoyens légèrement mécontents.

Les camps de protestations auront probablement un effet négatif sur les efforts de l'Envoyé personnel de l'ONU, Christopher Ross, pour convaincre les deux parties au conflit à négocier de bonne foi. Comme le débat sur l'inclusion de la surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la Mission de l'ONU pour un Référendum au Sahara Occidental [MINURSO], tout point de discorde qui reçoit une attention internationale retranche immédiatement les deux parties plus profondément dans leurs positions respectives. Les camps ajoutent un atout considérable à l’arsenal d'accusations du Polisario contre le Maroc, tout en mettant le Royaume nerveusement sur la défensive. En outre, comme le Maroc devient de plus en plus contesté par les Sahraouis qui vivent sous son de contrôle, et que le Polisario est moins disposé à la confiance dans ses homologues marocains, les camps de protestation ne sont pas de bon augure pour la reprise des visites familiales et d'autres mesures de confiance [MDC], que Ross et son équipe ont essayées de relancer depuis leur suspension en mars dernier.

Peut-être plus important encore, la construction de ces camps reflète une nouvelle réalité imposée par l'opposition sahraouie au contrôle du Maroc sur le Sahara Occidental depuis 2001: un changement d'orientation de la résistance du Front Polisario et la RASD - à la fois de les camps de Tindouf et de missions diplomatiques à l'étranger – vers le quotidien des Sahraouis qui vivent sous contrôle marocain. En 2001 et en 2005, deux manifestations de grande ampleur ont éclaté, appelées Intifadas par les Sahraouis. Jusque-là, les Sahraouis avaient seulement mené des petits actes de résistance, mais ces deux révoltes ont duré pendant des jours et - même si elles ont été initialement déclanchées par les étudiants et les travailleurs contre les politiques d'éducation et d'emploi - elles ont rapidement pris une nature plus politique. Depuis 2005, le mouvement sahraoui de résistance non-violente est devenu de plus en plus organisé, et les dirigeants du Polisario ont reconnu que le mouvement interne est devenu central dans leur démarche pour obtenir l'autodétermination du Sahara Occidental. Les camps de protestation représentent un progrès énorme dans l'organisation des activistes sahraouis du Sahara Occidental et dans leur volonté de prendre des risques collectifs. Alors que Le Maroc se satisfait du statu quo, en gardant le Polisario à bout de bras en Algérie et en utilisant l’existence du groupe pour justifier la présence de plus de 120.000 soldats au Sahara Occidental, c'est la résistance interne qui menace le plus directement l’assurance du trône marocain. Les camps de la protestation traduisent ainsi un changement considérable dans la nature du conflit.

Pour finir, les camps de la protestation ont également le potentiel de conduire à une situation plus instable et violente. Le Polisario a souvent menacé de retourner à la guerre pour reprendre la patrie des Sahraouis, mais s’est montré jusqu’à maintenant peu enclin à le faire. Des meurtres malheureux comme celui de Nayem el-Garhi peut créer une étincelle dans le Sahara Occidental lui-même, produisant une spirale de violence. En outre, comme de nombreux Sahraouis continuent à rejoindre les camps de la protestation, la probabilité d'un autre incident violent entre les forces de sécurité et les occupants du camp augmente. Si une plus grande violence éclate, il restera à voir si le Polisario utilisera l’Armée de Libération du Peuple Sahraoui [ALPS] pour venir à la défense des manifestants. Quoi qu’il en soit, ce groupe de manifestants sahraouis dans le désert et le nombre croissant de troupes marocaines entourant les camps, présente un environnement particulièrement instable qui a tout le potentiel pour exploser.

OSF, Organization for Statehood and Freedom
44125 Woodbridge Pkwy, Suite 220 Leesburg, VA 20176, Maryland
Phone: (703) 729-2974 E-mail: staff@statehoodandfreedom.org www.statehoodandfreedom.org
Traduction APSO.

Articles sur les campements de la protestation
Associated Press
“Group says Moroccan security officials in contested Western Sahara shoot and kill teen”: http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5g-QWeS9X_0RvGScfJl6M-s8xCCIw?docId=4933390

Business Day
“Western Sahara tense after soldiers shoot boy”:
http://www.businessday.co.za/articles/Content.aspx?id=124780

EFE
“Autoridades y saharauis negocian para demantelar campamento de protesta”:
http://noticias.terra.com.ar/sociedad/autoridades-y-saharauis-negocian-para-desmantelar-campamento-de-protesta,97d9d3d2c30db210VgnVCM3000009af154d0RCRD.html

Maghreb Arab Press Agency [MAP]
“Citizens pitching tents outside laayun, means of voicing normal social demands, official”:
http://www.map.ma/eng/sections/sahara/citizens_pitching_te/view
“Moroccan NGO warns against politicizing makeshift camp in outskirts of Laayun”:
http://www.map.ma/eng/sections/see_also/moroccan_ngo_warns_a/view

Royal Advisory Council for Saharan Affairs [CORCAS]
“Pitching tents near Laayoune, part of the climate of freedom that prevails in Morocco (local sources)”:
http://www.corcas.com/eng/WesternSaharaPoliticalAffairs/tabid/486/ctl/Details/mid/1636/ItemID/14208/Default.aspx

Sahara Press Service [SPS]
“Mass exodus of Saharawi citizens towards Independence Camp continues amid tight military siege”:
http://www.spsrasd.info/en/detail.php?id=14128
“Polisario Front warns of humanitarian disaster in Saharawi exodus camps”:
http://www.spsrasd.info/en/detail.php?id=14133
“Polisario reiterates its call for UN to prevent new massacres in Western Sahara”:
http://www.spsrasd.info/en/detail.php?id=14165

Saharawi Journalists and Writers Union [UPES]
“Moroccan army uses live ammunition against arrivals to camp of Sahrawi exodus”:
http://www.upesonline.info/bodyindex_eng.asp?id=300&field=sec_eng
“UK MPs condemn Teenager’s death as Moroccan forces open fire on Saharawi protestors”:
http://www.upesonline.info/bodyindex_eng.asp?id=304&field=sec_eng

Western Sahara Resource Watch [WSRW]
“Exodus in protest of the pillage”:
http://www.wsrw.org/index.php?cat=105&art=1632

YouTube
“les sahraouis assiégés” [French video on the camps]
http://www.youtube.com/watch?v=rc4DG39dv8w

Amis du Peuple du Sahara Occidental (APSO)
Assassinat d’un enfant, le prix de la paix ?
http://ap-so.blogspot.com/2010/10/assassinat-dun-enfant-sahraoui-le-prix.html
Campements sahraouis de la résistance, pacifisme contre violence
http://ap-so.blogspot.com/2010/10/campements-sahraouis-de-la-resistance.html
Au Sahara Occidental, même le désert est interdit aux Sahraouis
http://ap-so.blogspot.com/2010/10/au-sahara-occupe-meme-le-desert-est.html
Photos et vidéos sur http://apsoinfo.blogspot.com et http://apsophotos.blogspot.com

mardi 26 octobre 2010

La mort de Najem, les campements de l'indépendance, images et commentaires

Les campements de l'indépendance, et la mort de l'enfant.

Images, commentaires, explications.

25 octobre 2010

vidéo resistenciasaharaui

Campements sahraouis de l'indépendance, 25 octobre 10


Vidéo Codapso.
25 octobre, les campements Sahraouis de l'indépendance.
Sahara Occidental occupé, zone de Gdaim izik, 18 km de El Aaiun.

jeudi 14 octobre 2010

Info Boujdour et El Aaiun occupées, 14 octobre 2010

El Aaiun
El Aaiun occupée est encerclée. Les sorties de la ville vers le désert (Vers Lamsayed) sont bloquées.
Le quartier Raha, le boulevard Smara, et d’autres zones de la ville sont sous la haute surveillance de nombreuses voitures de la police marocaine.
Les policiers harcèlent et insultent les Sahraouis. Ils poursuivent les voitures sahraouies qui veulent rejoindre les campements de la résisitance pour les en empêcher.
Voir la video de l’entrée de l’une des pistes vers ces campements, à la sortie de El Aaiun occupée.

Boujdour
Des citoyens sahraouis ont été blessés dans l'intervention violente des différentes forces d'occupation marocaines à leur encontre, après leur sortie massive de la ville de boujdour

Jeudi soir, des dizaines de citoyens ont organisé une manifestation à l'extérieur de la ville de Boujdour occupé, en signe de protestation contre la politique du pouvoir d’occupation visant à appauvrir les Sahraouis, quand dans le même temps celui-ci accorde des subventions et des logements aux colons marocains. .
Les forces d'occupation sont intervenues violement contre les manifestant à environ dix heures du soir, blessant deux jeunes hommes Babait Mohamed Lamine et BouamoudLlakhlifi qui ont été arrétés et conduit vers une destination inconnue.
Après l'intervention, 6 sahraouis se sont signalés bléssés.

Les forces d’oppression encerclent toujours le quartier Laqbibat, suite au manifestations d’aujourd’hui et on procédé à la fouille sans mandat d’au moins 4 maisons sahraouies, fracassant des portes d’entrées et blessant à nouveau d’autres militants.
Photos, voir
apsophotos.
La ville est toujours dans l’état d’alerte déclaré hier soir.
Apso, le 14 octobre 2010
Sources E M, Apso Sahara, voir cidessous.


في ايطار سياست المغرب القمعية قد اقدم على خطو جديد حصار مدينت العيون من كل المخارج المؤدية الى موخيم الاجئين الصحراوين .تطويق* شارع السمارة * و حي* الراحة* و حي ما يوسما* لبلانات* كما قام بالتنكيل بالصحراوين الذاهبين الى المخيم .انواع الات المخزنية دراجات نارية+ سيارات من نوع برادوا +داسية +العديد بزي مدني .....كما تمت متاردت العديد من السيارات خرج المجال الحداري ومن المواطنين من مقر الاعتصام
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أصيب عدد من المواطنين الصحراويين بجراح متفاوتة في تدخل عنيف لقوات الاحتلال المغربي ضدهم، بعد نزوح جماعي خارج مدينة بوجدورالمحتلة ..
وكان العشرات من المواطنين، قد نظموا مظاهرة مساء أمس الخميس خارج المدينة ،احتجاجا منهم على سياسة الاحتلال الرامية إلى تفقير أبناء الشعب الصحراوي، في وقت تقوم فيه بإعطاء الهبات والسكن إلى مستوطنين مغاربة. .
قبل أن تتدخل قوات الاحتلال بالقوة ضد المتظاهرين حوالي الساعة العشرة ليلا ما أسفر عن إصابة الشابين بابيت محمد لمين و بوعمود لخليفي ليتم اعتقالهما والتوجه بهما إلى جهة مجهولة. .
وبعد التدخل ، اصيب العديد من المواطنين بينهم
المسنة عيشة لعروسي سيد احمد لعلي
حمدي حبدي
عبد الرحمان حبدي
فعراس امبيريك
محمود السوداني
مربيه ماء العينين
جدير بالذكر بان قوات الاحتلال لا زالت تحاصر حي لقبيبات، الذي شهد صباح اليوم مظاهرة لتنديد بالتدخل الهمجي ضد المواطنين الصحراويين، بعد مداهمة العديد من المنازل من بينهم
اهل البشير
اهل حمية
اهل سويد احمد
و اهل دافة
واصابة العديد من المتظاهرين
بوطة خيا
نفعي خيا
عزيز زريبيع
حماني عالي
محمد لكحل وفنيش سعيد
ولاتزال حالة الاستنفار معلنة ، منذ مساء امس والى حدود الساعة .
ف ا
العيون المحتلة

vendredi 14 mai 2010

Tour de l’île d’Elbe, défi Sahraoui...

Pour la quatrième fois consécutive, Salah Eddine Amaidan a remporté l’étape du jour du tour de l’Ile d’Elbe.

Il a terminé les 12 km de l’étape du 14 mai en 36’12’’. L’étape comportait des forts dénivelés d’une technique qui n’est pas la sienne, ce qui l’a fait qualifier l’épreuve de "très dangereuse".

Il est toujours en duel avec Paolo Battelli, 36’57’’ pour cette étape, champion d’Italie sur 50 km, même si dans cette épreuve Salah Eddine l’a distancé à partir de la mi-course.

L’écart entre les deux hommes au général est maintenant de 2'12''. 

Salah Eddine Amaidan, sportif Sahraoui de haut niveau avait aujourd’hui parcouru la distance "porté par la force de l’Intifada Sahraouie", cette résistance qui au Sahara Occidental et malgré les 35 années d’occupation brutale du pays ne faiblit pas, et s’amplifie.

Le tour de l’île d’Elbe s’achèvera demain par un final de 8 km.

Le classement général après cette troisième étape :
1 Amaidan Hmatou Salah AM 01:54:26
2 Battelli Paolo M35 01:56:38
3 Contessi Gianluigi M35 02:00:10
4 Aimar Enrico AM 02:00:26
5 Boroni Davide AM 02:00:45
6 Galizzi Alessandro M35 02:01:19
7 Torresani Franco M45 02:01:24
8 Pozzoli Roberto M35 02:04:35
9 Giordanengo Graziano M40 02:04:59
10 Pasqualone Diego AM 02:05:56


APSO, le 14 mai 2010.
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dimanche 9 mai 2010

Je résiste, Sahara Occidental

vidéo zabayaro

JE RESISTE
Arrestations et tortures brutales
JE RESISTE
Ségrégation ET isolement
Mur de séparation, routes interdites
JE RESISTE
Occupation
Oppression
Enlèvements
Brutalités
Camps de réfugiés
Injustices
JE RESISTE
Quand je refuse d’oublier
Quand je refuse de rester silencieux
JE RESISTE
Quand je ris
Quand je pleure
Quand je vis
JE RESISTE
Comme tant avant moi
JE RESISTE
Comme jamais avant

YO RESISTO 
Arrestos y torturas brutales
YO RESISTO
Segregacion y aislamiento
Muros de separacion, carreteras prohibidas
YO RESISTO
Ocupacion
Opresion
Registros
Brutalidad
Campos de refugiados
Injusticia
YO RESISTO
Cuando rechazo olvidar
Cuando rechazo estar en silencio
YO RESISTO
Cuando rio
Cuando lloro
Cuando vivo
YO RESISTO
Como tantos antes que yo
YO RESISTO
Como nunca antes