jeudi 14 mai 2015

EM. El Aaiun : Bras de fer entre la compagnie de bus et les autorités marocaines


 العيون : صراع بين شركة حافلات والسلطات المغربية
Voir version arabe après la vidéo

Le 7 mai 2015, les chauffeurs de la compagnie de bus El-Karama, soutenus par leur entreprise, ont entamé un mouvement de grève en protestation contre les autorités marocaines et en particulier contre la préfecture de la police. Les chauffeurs de ces bus oranges sont en majorité des Sahraouis, comme le propriétaire de la compagnie, Brahim Joumani.

L’événement qui a déclenché le mouvement de grève est l’arrestation d’un de leurs bus, et sa confiscation et consignation dans le dépôt municipal. La société qui a protesté contre cette confiscation a aussi dénoncé l’importance du phénomène du transport clandestin, les taxis opérant sans autorisation, accusant des officiers et des responsables de gérer ce réseau par les moyens illégaux de la corruption.

Le 10 mai 2015 et en l'absence d'avancées dans les négociations avec les autorités, la société a décidé de fermer son siège, situé sur le boulevard la Mecque et de remonter les bus orange à Rabat.
28 premiers bus donc pris la route à destination de Rabat. Ils ont été arrêtés par la police marocaine au barrage nord de El Aaiun.
Le préfet et des hauts officiers de tous les services se sont déplacés pour négocier avec les représentants de la société et les chauffeurs, pour les convaincre de retourner à El Aaiun.

Les négociations se sont ensuite déroulées dans la Wilaya.
Les représentants de la société ont demandé que les plus de 1600 taxis sans autorisation, appelé par la population les kouairs, soient interdits.
En fait, 900 de ces petits bus appartiennent a des officiers de police et des FAR, qui louent leur véhicules 120 dirhams par jours à des chauffeurs.
Pour les autres, une centaine appartient à des Sahraouis, et le reste à des colons marocains qui ont été expulsés de Dakhla, Boujdour, Essmara, et des villes du sud du Maroc.

Le Wali et ses assistants se sont engagés à régulariser la situation rapidement. Les représentants de la société ont donc accepté de retravailler on attendant le résultat des promesses.

Les courses avec les kouairs, qui peuvent prendre jusqu’à 7 passagers, sont de 5 dh par passager, quelques soient les trajets. Ils travaillent jusque 23h. Ils roulent à l’essence ou au gaz pour certains qui ont été transformés par des mécaniciens.

Les bus oranges sillonnent la ville de 6 h à 21h, avec un passage toutes les 30 minutes. Ils vont jusqu’aux quartiers les plus éloignés comme le quartier 23 mars situé à l’est de la ville. Il passe à Rhaiba le marché central, et va jusqu'à l’ancienne ville « Bario cimenterio ». Le trajet, quel qu’il soit, coute 2 dh.

Il existe aussi à El Aaiun un parc de 1500 taxis privés agréés par la willaya pour 2000Dh par mois. Ils prennent en charge 3 ou 4 passagers qui payent 5 dh chacun, ou 10dh la course pour 3 et 20dh pour 4. Ils fonctionnent de 7h à 22h.

Le prix de l’essence est actuellement de 7,5 dirham.

Le 28 mai 2012, et pour la première fois depuis le début de l’occupation marocaine, le parc du transport public de El Aaiun avaient demandé le renforcement de son service par 37 bus, destinés à assurer la liaison entre le centre et les quartiers en banlieue de la ville occupée.
La société El-Karama Bus de Brahim Joumani avait été sélectionnée suite à une procédure et sur un cahier des charges de gestion de qualité et de fiabilité, pour la ville qui connaissait une forte croissance démographique du fait de l’arrivée massive de colons marocains.

Actuellement, les policiers marocains semblent contrôler plus activement les Kouairs, néanmoins ce sont essentiellement les kouairs sahraouis qui sont verbalisés.

Equipe Média, El Aaiun occupée
Le 15 mai 2015




العيون : صراع بين شركة حافلات والسلطات المغربية .

مساندين من طرف شركتهم دخل سائقو شركة الكرامة للنقل يوم السابع ماي 2015 في خطوة اضراب احتجاجا على  السلطات المغربية وبخاصة ولاية الامن . سائقو تلك الحافلات البرتقالية أغلبهم من الصحراويين كمالك الشركة ابراهيم الجماني .
الحدث الذي ادى الى خوض الاضراب هو توقيف احدى الحافلات ومصادرة وثائقها وايداعها المشتل البلدي . الشركة التي احتجت ضد ذلك الحدث نددت ايضا باستمرار ظاهرة النقل السري في اشارة الى سيارات اجرة تعمل دون مأذونيات متهمين ضباطا ومسؤولين في ادارة تلك الشبكة  باساليب فساد غير قانوني

وفي العاشر من ماي 2015 وفي ظل غياب اي تقدم في الحوار مع السلطات قررت الشركة اغلاق مقرها المتواجد بشارع مكة و نقل حافلاتها في اتجاه الرباط .
28 حافلة اذن كانت في الطريق الى الرباط لكن تم توقيفها من طرف الشرطة المغربية بنقطة المراقبة شمالي العيون.
انتقل والي الامن وكبار ضباط كل الاجهزة للتفاوض مع ممثلي الشركة و السائقين بهدف اقناعهم بالعودة الى المدينة.
لتستمر تلك المفاوضات بمقر ولاية المدينة .
طالب ممثلو الشركة بمنع عمل ازيد من 1600 سيارة اجرة تعمل دون تصريح وهي السيارات التي يطلق عليها السكان اسم " كويرات".
في الواقع 900 من تلك الباصات الصغيرة يملكها ضباط في الشرطة وفي الجيش المغربي الذين يقومون بكرائها لسائقين مقابل 120 درهما في اليوم
وما تبقى فان 100 باص صغير يملكها صحراويون و الباقي يملكه مستوطنون مغربيون تعرضوا للطرد من الداخلة ، بجدور ، السمارة وايضا من مدن جنوب المغرب .
انخرط الوالي ومساعديه في تسوية الوضعية بشكل مستعجل ، ووافق ممثلو الشركة على استئناف عملهم من جديد في انتظار نتائج التعهدات .
التنقل عبر  " كويرات" يمكن ان يتم عبر نقل 7 ركاب مقابل خمس دراهم للراكب اينما كانت الوجهة . وتداوم "لكويرات" الى الحادية عشر مساءا وهي تعمل بالبنزين وبعضها بالغاز بعد ان تم تكييف محركاتها مع تلك المادة على يد ميكانيكيين .
تتنقل الحافلات البرتقالية في المدينة من الساعة السادسة صباحا الى التاسعة ليلا بمعدل رحلة في كل 30 دقيقة و تصل الى الاحياء البعيدة مثل 23 مارس المتواجد شرق المدينة  مرورا ب"الرحيبة" السوق المركزي وتصل الى المدينة القديمة " باريو ثيمنتاريو" وثمن الرحلة محدد في مبلغ قدره درهمين .
ويتواجد في العيون ايضا  اسطول  يضم 1500 سيارة اجرة  خاصة بترخيص من الولاية مقابل مبلغ شهري بالفي درهم . ويتم من خلالها نقل 3 او 4 ركاب مقابل 5 دراهم و 10 دراهم لثلاث ركاب و 20 درهما لاربعة . وتعمل من الساعة 7 صباحا والى حدود العاشرة مساءا .
ويصل ثمن البنزين حاليا 7 دراهم ونصف .
في 28 من ماي 2012 ولاول مرة منذ بدء الاحتلال المغربي تعزز النقل العمومي بثمان وعشرين حافلة بهدف ضمان ربط مركز وصواحي المدينة المحتلة بوسائل النقل.
وتم اختيار شركة الكرامة للنقل لصاحبها ابراهيم الجماني بعد اجراءات ودفتر تحملات يضمن الجودة والاعتمادية بخاصة ان المدينة تشهد نموا ديمغرافيا بسبب التوافد الهائل للمستوطنين المغاربة .
حاليا يبدو ان الشرطة المغربية تراقب بشكل نشط "لكويرات" لكن المستهدف من العملية هم السائقين الصحراويين .

الفريق الاعلامي الصحراوي "ايكيب ميديا"
 العيون المحتلة في 15 ماي 2015

samedi 2 mai 2015

EM : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015


Est de Smara, 1er mai
L'explosion d'une mine antipersonnel au passage d'une Land-Rover dans la région Skikima à l’est de Essmara, au Sahara Occidental occupé à fait 4 victimes d’une même famille.
L’ambulance de l’hôpital de Smara, administré par les autorités marocaines, a refusé de faire les 2km de pistes séparant la route goudronnée de l’accident. Ce sont donc des Sahraouis qui ont transporté les corps des blessés du lieu de l’accident à l’ambulance, soit une prise en charge médicale 3h après l’explosion.
La mère, Mme Ahjab Ghafiri, dont la jambe avait été arrachée est morte, probablement du fait de l’hémorragie, au moment de l’arrivée dans l’ambulance.
Son mari, Boutomit Ali, son fils Essahel (13 ans) et sa fille  Lala (15 ans) ont été  conduits à l'hôpital provincial de Smara pour des soins d’urgence. Selon les informations recueillies, le jeune garçon est toujours dans un état critique.
Le dernier rapport de l'observatoire des mines de l’ONU estime que  10 millions de mines ont été enterrées au Sahara Occidental par l'armée marocaine des deux côtés du mur, qui est pour les Sahraouis le mur de la honte.

Smara, le 30 avril
Plus de 30 Sahraouis ont manifesté dans le quartier Essoukna pour revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental, en solidarité avec deux jeunes Sahraouis arrêtés par la police marocaine lors de la visite de la commission onusienne des Droits de l’Homme dans les territoires occupées.
Lahfoud Karoum est encore dans la prison d’Essmara et l’étudiant Rahmoun Hamdi est en liberté provisoire après sa participation à une manifestation contre les discriminations marocaines contre les Sahraouis et contre la partialité de certains hauts fonctionnaires du HCDH en faveur du Maroc laissant supposer leur corruption.

Dakhla, 1er et 2 mai
Vendredi 1er mai, 400 Sahraouis ont participé à des manifestations  pacifiques dans les quartiers Ksikisat, Oum Tounsi, et Lebichat, pour protester contre la décision du conseil de sécurité qui a ignoré leurs revendications et leurs appels, ceux des gouvernements et associations des doits de l’homme, pour élargir les compétences de la MINURSO à la surveillance des Droits humains.
De nombreux drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique étaient visibles dans la manifestation, et les manifestants ont également prononcé des slogans contre le pillage de leurs ressources naturelles.
La police et les blairs (soldats en tenues de police) marocains ont violemment réprimé la manifestation, frappant femmes et hommes. 5 manifestants ont été conduits à la préfecture de police de la ville occupée, interrogés et relâchés le lendemain.

Samedi 2 mai 2015, à 14h, plus de dix véhicules de la police marocaine ont encerclé la maison de Atikou Barai, située dans le quartier El Ghofran, avant s'y introduire de force en cassant la porte. Ils ont arrêté le militant sahraoui, libéré depuis 4 mois, après 4 ans de prison pour sa participation aux manifestations pacifiques de Dakhla en 2011.
Selon notre correspondant à Dakhla, quatre autres activistes sahraouis ont été arrêtés dans la rue dans différents quartiers de la ville. Il s’agit de Mohamed Salem Sidi, Mansour Sbaai, Wanati Rbani et Sid Ahmed Bairouk.
Environ 55 manifestants ont protesté pendant une heure devant la préfecture contre ces arrestations avant d’être dispersés violemment par la police marocaine. À l’heure de la publication de cette information, les militants sont toujours en garde à vue.

À El Aaiun occupée
D’importants convois de renforts sécuritaire et paramilitaires sont arrivés à El Aaiun en provenance des villes marocaines de Casablanca, Marakech et Agadir durant cette dernière semaine comprenant la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant sa mission sur place et son mandat.
Depuis le 28 avril, les observateurs ont pu estimer à plus de 2000 policiers, agents de force auxiliaires, blairs, et les agents du renseignements généraux stationnés autour des rues et ruelles menant à la rue Essmara et au quartier Ma’atala, des endroits traditionnels de manifestation des militants sahraouis.

Conséquence de cette présence répressive, la coordination locale des cadres sahraouis chômeurs et le groupe OCP SKILLS n’ont pas pu célébrer le 1er mai.
Plus de 200 chômeurs sahraouis ont tenté en deux groupe de se rendre rue du 24 février où ils avaient prévu de manifester, à proximité de la banque populaire du centre ville.
Les policiers en uniforme et en civil sont intervenus violemment pour les empêcher de passer et ont confisqué casquettes et gilets.
Cinq chômeurs ont été blessés : mesdames Naya Abali, Oum  La’aid El Ansari, Yehdiha Achmir, et messieurs Mohamed Babait, et Salek El Qadi.

EM, le 3 mai 2015
Sahara Occidental occupé

jeudi 30 avril 2015

ARTE, "La dernière colonie, le peuple oublié du Sahara Occidental"




"Welcome to Camp Smara" : un panneau de tôle rouillée indique l’emplacement d’un camp de réfugiés près de Tindouf, dans l'ouest de l’Algérie. Plus de 100 000 Sahraouis vivent ici dans un dénuement extrême, comme d’autres membres de leur peuple, répartis dans cinq autres camps. Deux tiers d’entre eux ont moins de 25 ans. Certains ont suivi des études supérieures comme Mohamed Sulaiman, qui a pourtant choisi de revenir au camp pour travailler dans l’échoppe de son père, tailleur. Mais les Européens préfèrent fermer les yeux sur ce drame, trop intéressés par les richesses du Sahara occidental intensivement exploitées par le Maroc : côtes poissonneuses ouvertes aux bateaux de pêche de l’UE et gisements de phosphates.
Ce documentaire remarquable capte le quotidien de ces réfugiés qui croupissent aux portes de leur propre pays, tout en retraçant l'histoire doublement coloniale de la guerre larvée que Rabat livre depuis 1975 à leur principal représentant, le Front Polisario. Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est en effet depuis quarante ans une colonie marocaine.
Pourrissement
Ancienne colonie espagnole évacuée par Madrid en 1975, le Sahara occidental (266 000 km²) est alors partagé : deux tiers au nord pour le Maroc et un tiers au sud pour la Mauritanie, au grand dam des populations représentées par le Front Polisario. Créé en 1973, celui-ci proclame l’indépendance de la région. Mais Hassan II envoie des Marocains coloniser ce qu’il considère comme la province méridionale naturelle du royaume, avant de lancer une offensive armée, appuyée par des bombardements massifs, contre les Sahraouis. Nombre d’entre eux fuient vers l’Algérie, et 25 000 personnes périssent au cours de cet exode. En août 1979, le nouveau gouvernement mauritanien cède au Polisario sa partie, mais le Maroc s’empresse de l’occuper. Le Polisario continue de résister, jusqu’à ce que l’ONU négocie un cessez-le-feu en 1991. Bientôt, le Maroc érige un mur pour isoler les Sahraouis sur les 20% du territoire qu’ils contrôlent. La MINURSO (Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental) patrouille depuis dans la zone litigieuse et le référendum est sans cesse repoussé. En mars dernier, l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies est revenu dans les camps de réfugiés pour une mission de bons offices avant une énième réunion du Conseil de sécurité prévue en avril, pour trouver enfin une issue au conflit.

mercredi 8 avril 2015

Le Point Quotidien de france 4, une semaine pour le Sahara Occidental

Le point Quotidien de France 4 a consacré la semaine du 30 mars au 3 avril 2015 au Sahara Occidental...
La problématique, les territoires occupés, les ressources naturelles, les campements de réfugiés, les exilés en France, la prochaine échéance international avec le renouvellement de la Minurso fin avril... Tout y est. (même la pub, et nos excuses donc)

C'était tous les soirs à 20h35. Le lien vers l'émission est la http://www.france4.fr/emission/le-point-quotidien. les rediffusions sont visibles ailleurs maintenant. Voir en dessous !


http://www.vice.com/fr/video/sahara-la-guerre-oubliee-partie-1-181


http://www.vice.com/fr/video/sahara-la-guerre-oubliee-partie-3-685


http://www.vice.com/fr/video/sahara-la-guerre-oubliee-partie-2-105

mardi 31 mars 2015

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine sur le Sahara Occidental


Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 496ème réunion tenue le 27 mars 2015, a adopté la décision suivante sur la situation au Sahara occidental:

Le Conseil,

1. Prend note du rapport de la Présidente de la Commission sur la situation au Sahara occidental [PSC/PR/2(CDXCVI)], ainsi que de la communication faite par l'Envoyé spécial de la Présidente de la Commission pour le Sahara occidental, l'ancien Président Joaquim Chissano du Mozambique. Le Conseil prend également note des déclarations faites par le Ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ainsi que par les représentants de la République fédérale du Nigéria, membre africain du Conseil de sécurité des Nations unies, et du Secrétariat des Nations unies ;

2. Rappelle le Plan d'action adopté par la session spéciale de la Conférence de l'Union sur l'examen et le règlement des conflits en Afrique, tenue à Tripoli, en Libye, le 31 août 2009 [SP/Assemblage/PS/PLAN(I)], exprimant son appui aux efforts des Nations unies visant à surmonter l'impasse dans le processus de paix au Sahara occidental et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui appellent à des négociations directes entre les Parties au conflit, à savoir le Royaume du Maroc et le Front Polisario, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans le contexte d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies, et, à cette fin, demandant l'intensification des efforts visant à l'organisation d'un référendum pour permettre au peuple du Territoire de choisir entre l'option de l'indépendance et celle de l'intégration au Royaume du Maroc;

3. Rappelle en outre la décision EX.CL/Dec. 758 (XXII) adoptée par la 22ème session ordinaire du Conseil exécutif, tenue à Addis Abéba les 24 et 25 janvier 2013, demandant à la Commission de prendre toutes les dispositions nécessaires pour l'organisation d'un référendum pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, en application des décisions pertinentes de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et des résolutions des Nations unies, ainsi que la décision EX.CL/Dec. 773 (XXIII) adoptée par la 23ème session ordinaire du Conseil exécutif, tenue à Addis Abéba du 19 au 23 mai 2013, réitérant les décisions et prises de positions antérieures de l'OUA/UA sur la situation au Sahara occidental et demandant à la Présidente de la Commission de continuer ses efforts, y compris par le moyen de nouvelles consultations avec les Parties et la poursuite de l'interaction avec les Nations unies et les autres acteurs internationaux concernés;

4. Rappelle aussi la décision Assembly/AU/Dec.559(XXIV) adoptée par la 24ème session ordinaire de la Conférence de l'Union, tenue à Addis Abéba les 30 et 31 janvier 2015, réitérant l’appel du Conseil de sécurité des Nations unies aux Parties pour qu’elles poursuivent les négociations sans conditions préalables et de bonne foi, exprimant le plein appui de l'UA aux efforts déployés par l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, se félicitant des mesures prises par la Présidente de la Commission dans le cadre du suivi de la décision pertinente du Conseil exécutif et lui demandant de poursuivre ses efforts, afin de mobiliser l'appui nécessaire au processus conduit par les Nations unies;

5. Se félicite des efforts constants du Secrétaire général des Nations unies, ainsi que de ceux de son Envoyé personnel, en vue de la recherche d'une solution dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris les consultations menées par l'Envoyé personnel dans le cadre de sa nouvelle approche, comme indiqué dans le rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidental, daté du 10 avril 2014 (S/ 2014/258);

6. Se félicite en outre des mesures prises par la Présidente de la Commission dans la mise en œuvre des décisions pertinentes des instances politiques compétentes de l’UA et en appui aux efforts conduits par les Nations unies, y compris la nomination de l'ancien Président Joaquim Chissano comme Envoyé spécial de l’UA et l'initiative d'interagir avec les Parties au conflit. Le Conseil se déclare satisfait des consultations menées par l'Envoyé spécial avec les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et l'Espagne, en tant qu’ancienne puissance occupante, ainsi qu'avec le Secrétariat des Nations unies, et le félicite pour l’engagement avec lequel il s’acquitte de son mandat ;

7. Note avec une profonde préoccupation que quatre décennies après l’éclatement du conflit au Sahara occidental et cinquante ans après la décision de décoloniser le Sahara occidental, tous les efforts visant à trouver une solution ont jusqu'à présent échoué à atteindre les résultats escomptés et que l'impasse actuelle non seulement accroît la tension dans le Territoire, mais aussi sape les efforts visant à promouvoir l'intégration dans la région du Maghreb. En conséquence, le Conseil souligne l'urgence d’efforts renouvelés en vue de sortir de cette impasse. À cet égard, le Conseil :

(i) lance un appel pour une action internationale renforcée et cordonnée en vue de l’organisation rapide d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux décisions pertinentes de l’OUA/UA et aux résolutions des Nations unies ;

(ii) exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre toutes les décisions nécessaires pour assurer un progrès dans la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental, reconnaissant son rôle crucial et sa responsabilité principale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales. À cet égard, le Conseil encourage le Conseil de sécurité des Nations unies, lors de sa réunion sur la question du Sahara occidental prévue en avril 2015, à prêter toute l’attention requise à la recommandation figurant dans le rapport susmentionné du Secrétaire général du 10 avril 2014, en vue d’un examen complet du cadre fixé en avril 2007 pour le processus de négociation, si aucun progrès n’est fait avant avril 2015, étant entendu que cet examen devrait viser à faciliter la tenue rapide d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental;

(iii) renouvelle son soutien aux appels lancés par le Conseil de sécurité des Nations unies pour des négociations directes entre les deux Parties, à savoir le Royaume du Maroc et le Front Polisario, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans le contexte d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies; et

(iv) appelle la communauté internationale à apporter son plein appui aux efforts visant à surmonter l'impasse actuelle.

8. Encourage la Présidente de la Commission, notamment à travers son Envoyé spécial et tout autre arrangement approprié, à poursuivre et à intensifier les efforts déjà entrepris dans le cadre du suivi des décisions pertinentes des instances politiques compétentes de l'UA, en particulier le renforcement des contacts avec les Parties, les États voisins et d’autres États membres de l'UA, ainsi qu'avec les Nations unies et d’autres acteurs internationaux, en vue de promouvoir la mise en œuvre effective des décisions pertinentes de l’OUA/UA et des résolutions des Nations unies sur le Sahara occidental, ayant à l’esprit le rôle de l’OUA/UA en tant que Garant du Plan de Paix entériné par la résolution AHG/Res.104 (XIX), adoptée par la 19ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement, tenue à Addis Abeba du 6 au 12 juin 1983, qui a servi de base aux Propositions de règlement d’août 1988 ayant lancé le processus de paix au Sahara occidental. À cet égard, et prenant en compte le fait que le Sahara occidental reste une question pendante dans le parachèvement de la décolonisation de l’Afrique, le Conseil :

(i) décide de réactiver le Comité ad hoc de chefs d’État et de Gouvernement sur le conflit du Sahara occidental, établi conformément à la résolution AHG/Res.92(XIV) adoptée lors de la 15ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de l’ OUA, tenue à Khartoum, au Soudan, du 18 au 22 juillet 1978. Le Conseil décide en outre d’élargir le Comité ad hoc de façon à ce qu’il soit composé de 10 chefs d’Etat et de Gouvernement, à raison de deux pour chacune des cinq régions du continent. Le Conseil demande à la Présidente de la Commission de d’entreprendre d’urgence les consultations requises pour la finalisation de la composition et l’opérationnalisation du Comité ;

(ii) prie la Présidente de la Commission, à travers les canaux appropriés, d’entreprendre une démarche en direction du Conseil de sécurité des Nations unies pour que l’Envoyé spécial de l’UA pour le Sahara occidental ait l’opportunité de s’adresser à la réunion du Conseil de sécurité d’avril 2015 sur le Sahara occidental. Le Conseil demande en outre aux membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies, œuvrant dans le cadre du A3, de soutenir cette requête et d’en faciliter l’aboutissement ;

(iii) décide de mettre en place un Groupe international de contact sur le Sahara occidental (GIC-SO), en vue de maintenir la question sur l’agenda de la communauté internationale et de mobiliser le soutien nécessaire pour le règlement rapide du conflit, et prie la Présidente de la Commission d’entreprendre les consultations requises à cet effet ; et

(iv) décide en outre d’examiner régulièrement, et au moins deux fois l’an, la situation au Sahara occidental sur la base de mises à jour et recommandations faites par la Présidente de la Commission ;

9. Attend avec intérêt le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) à l'expiration, le 30 avril 2015, du mandat actuel, comme décidé par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2152 (2014) du 29 avril 2014. Le Conseil encourage le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre les mesures nécessaires pour donner à la MINURSO un mandat en matière de droits de l'homme, compte tenu de la nécessité d'assurer la surveillance durable, indépendante et impartiale des droits de l'homme, tant sur le Territoire que dans les camps de réfugiés. Le Conseil prie le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme de prendre des mesures appropriées à cet égard ;

10. Prie la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) d’entreprendre, aussi rapidement que possible, une mission au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés, pour évaluer la situation des droits de l’homme et faire des recommandations au Conseil, s’appuyant en cela sur les résultats de la visite qu’elle avait effectuée en septembre 2012 dans la région. À cet égard, le Conseil exhorte le Gouvernement du Royaume du Maroc à apporter son entière coopération à la CADHP, en particulier en lui permettant de visiter le Territoire ;

11. Exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à trouver une solution à la question de l'exploitation illégale des ressources naturelles du Territoire, en ayant à l'esprit l'appel lancé par le Secrétaire général des Nations unies, dans son rapport du 10 avril 2014, pour qu’à la lumière de l’intérêt croissant qu’éveillent les ressources naturelles du Sahara occidental, tous les acteurs concernés « reconnaissent le principe de la primauté des intérêts des habitants de ces territoires, conformément au Chapitre XI, article 73 de la Charte ». À cet égard, le Conseil recommande l’examen d’une stratégie globale de boycott des produits des compagnies impliquées dans l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental, en tant que moyen permettant de renforcer la mobilisation de la communauté internationale sur la situation au Sahara occidental ;

12. Prie la Présidente de la Commission de transmettre le présent communiqué aux Parties, pour leur information et action en tant que de besoin. Le Conseil prie en outre la Présidente de la Commission de transmettre le communiqué au Secrétaire général des Nations unies et de lui demander qu’il soit circulé comme document officiel du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu'à d'autres acteurs internationaux concernés;

13. Décide de rester activement saisi de la question.

mercredi 11 mars 2015

Emissions francophones : Sahara Occidental, Maroc, France, Suisse...

France inter : Comme un bruit qui court, notre voisin le roi" le 7 mars à 16h


lien écoute : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1063689


RTS : "L'implantation du groupe suisse Glencore au Sahara occidental crée le débat"
Glencore a signé son contrat avec le Maroc, alors que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du royaume sur le Sahara occidental.


lien direct vers la vidéo : http://tp.srgssr.ch/p/rts/embed?urn=urn%3Arts%3Avideo%3A6599486
vers l'émission : http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/limplantation-du-groupe-suisse-glencore-au-sahara-occidental-cree-le-debat?id=6599486



Le supplément Canal + : "France -Maroc : c'est compliqué"

lien : http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-supplement/pid6586-l-emission.html?vid=1223912#pid6586-l-emission.html?vid=1223912&_suid=1426067723572013078473476246355

mardi 3 mars 2015

EM : Contrôle de police musclé pour 2 journalistes sahraouis à l'aéroport d'El Aaiun



تفتيش عنيف يستهدف صحفيين صحراويين بمطار العيون المحتلة

Mardi 3 mars 2015, les deux journalistes Ahmed Ettanji et Mahfoud Dahou, en partance pour Casablanca par le vol de 18h45 ont subi un contrôle de police musclé et intrusif avant d’être autorisés à entrer dans la salle d’embarquement de l’aéroport de El Aaiun.

Ahmed Ettanji, président de l'Equipe Média et Mahfoud Dahou journaliste de la même organisation sont arrivés ensemble à l’aéroport, Casablanca étant la première escale de leur voyage vers les pays basque espagnols où ils vont participer à un colloque international de solidarité avec le peuple Sahraoui.

Conduits l’un après l’autre dans une salle spéciale après avoir présentés leur passeports, les journalistes ont été interrogés par une équipe de police dirigées par le Pacha Brahim Ben Brahim.

Le Pacha lui-même a demandé les détails du programme des journalistes, distribuant insultes, gifles et crachats selon les réponses. Il a insisté violement  sur l’inexistence du peuple sahraoui, et interrogé sur l’objectif pour l’Equipe Média de publier des informations en arabe et dans d’autres langues européennes.

Les officiers des RG et DST présents pour l’interrogatoire ont eux frappé les journalistes à coups de poids et pieds.

Le pacha et les officiers ont menacé nos confrères de représailles dès leurs retours à El Aaiun après leur conférence.

Sans lien avec les journalistes, Nhbouha Boutngiza, une jeune activiste membre de comité des mères des 15 portés disparus sahraouis, partant pour Acra au Ghana, et avec la même escale à Casablanca, a été interpelée par les mêmes officiers  lors de sa présentation au contrôle pour l’enregistrement. Ils l'ont interrogé sur sa destination, et sachant qu’elle allait participer à un colloque sur la résistance sahraouie,  lui ont confisqué des clés usb et des documents. Elle a protesté vivement mais elle a été forcée de quitter le bureau  dans ses biens.

Equipe Média, El Aaiun occupée
Le 3 mars 2015


تفتيش عنيف يستهدف صحفيين صحراويين بمطار العيون المحتلة

الثلاثاء 3 اذار مارس 2015 ، وخلال رحلتهما المتوجهة الى الدار البيضاء الساعة السادسة و 45 دقيقة مساءا تعرض الصحفيان الصحراويان احمد الطنجي والمحفوظ دحو الى تفتيش بوليسي عنيف ويمس حياتهما الشخصية قبل ان يسمح لهما بدخول قاعة الاركاب بمطار العيون المحتلة .
احمد الطنجي هو رئيس الفريق الاعلامي و محفوظ دحو صحفي ضمن نفس المنظمة وصلا معا الى مطار الدار البيضاء في محطة اولى من رحلة تقودهما الى بلاد الباسك حيث سيشاركان في ندوة دولية للتضامن مع الشعب الصحراوي.
تم اقتياد واحد وراء الاخر الى قاعة خاصة بعد ان قدما جوازي سفرهما ، خضع الصحفيان الى استنطاق من طرف فريق من الشرطة يقوده باشا المدينة المدعو ابراهيم بنبراهيم .
الباشا نفسه طلب من الصحفيين مده بتفاصيل برنامجهما موجها شتائمه ، صفع 
الاثنين وبصق في وجهيهما بحسب اجاباتهم . اصر وبشكل عنيف على عدم وجود الشعب الصحراوي وتوجه بالسؤال حول اهداف الفريق الاعلامي "ايكيب ميديا" من بث نشراته لغات اوربية عدا العربية .
قام ضباط الاستعلامات العامة و ما يسمى بالمديرية العامة لمراقبة التراب الوطني الذين حضروا عملية الاستنطاق بتوجيه لكمات و ركلات للصحفيين .
ووجه الباشا وأولئك  الضباط تهديدا لزميلينا بالانتقام منهما لدى عودتهما الى العيون عقب مشاركتهما في المؤتمر .
بعيدا عن ما تعرض له الصحفيان ، نحبوها بوتنكيزة ناشطة شابة عضو في لجنة امهات المختطفين الصحراويين الخمسة عشر كانت متوجهة الى أكرا بغانا وستتوقف في رحلتها هي الاخرى بالدار البيضاء تعرضت للاستنطاق من طرف نفس العناصر لدى وصولها الى محطة تسجيل المسافرين ، تم استفسارها عن وجهتها وبعد التاكد من انها ستشارك في ندوة دولية حول المقاومة الصحراوية قاموا بمصادرة مفاتيح تخزين معلومات ووثائق ، وعلى الرغم من احتجاجها فانها ارغمت بالقوة على مغادرة المكتب و ترك حاجياتها .

الفريق الاعلامي الصحراوي " ايكيب ميديا" العيون المحتلة
في 03 اذار مارس 2015

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