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mardi 22 janvier 2019

EM. Pas d’innovation au Sahara Occidental occupé, interdictions et répressions

Parmi les déplorables poncifs d'une colonisation militaire, soit les multiples contraintes, interdictions, entraves, privations, discriminations, répressions sur la population autochtone, le Maroc ne fait preuve d'aucune originalité dans la partie du Sahara Occidental qu'il occupe illégalement par la force armée.

S'il est besoin de redire que les citoyens Sahraouis n'y sont pas libres de circuler, ou de parler, alors les faits récents sont à relater.

Un groupe de 13 civils sahraouis avisés a effectué une visite dans les campements de réfugiés sahraouis en terre algérienne, et dans le territoire libéré du Sahara Occidental géré par la République Sahraouie en exil. Leurs activités du 30 décembre au 13 janvier 2019 étaient privées et citoyennes, rencontres familiales, échanges et réflexions politiques.

De retour au Sahara Occidental, de la volonté de partager, ils ont fait le projet d'aller ensemble à Smara, Bougdour et Tantan pour rencontrer des groupes de Sahraouis intéressés. Insultés à la descente de l'avion, - et même frappé pour le coordinateur d'EM -, le groupe a ensuite rencontré des barrages policiers et militaires sur chacune de leurs routes.

À chaque fois les forces d'occupation, cocktail de militaires, policiers et agents du renseignement, les ont obligé à faire demi tour, parfois à quelques kilomètres de leur destination.
Aux commandes pour empêcher les 13 civils pacifiques d'aller à Smara, le préfet Hassan Abou Dahab et le Pacha, escortés de 30 véhicules de police, force auxiliaires et les forces paramilitaire.
Sur la route de Bougdour, 150km au sud de El Aaiun, au poste de contrôle «  Agtti El Ghazi » : 5 camions de gendarmerie et deux des forces auxiliaires. Les habitants de Bougdour qui ont voulu faire le trajet inverse pour rencontrer leurs amis n’ont pas pu passer non plus.
Au poste contrôle direction Tantan, 30 véhicules de police, force auxiliaires et les forces paramilitaires.

Certains que la Minurso, instance onusienne sur place chargée de défendre au moins le droit de vote référendaire des Sahraouis, devait être informée avant que la rumeur ne déforme les faits, le groupe a décidé de rencontrer son chef Colin Stewart, et  a butté à nouveau sur un important groupe policier et paramilitaire. Personne n’a pu passer la porte.
Un policier marocain a commenté que la nation sahraouie n'arriverait jamais à rien avec une femme comme cheffe, en voyant la militante Aminatou Haidar mener la délégation. Il n'a pas voulu donner son nom aux journalistes de la délégation.

Les Sahraouis ne peuvent pas non plus librement protester en manifestant collectivement contre les multiples irrespects de leurs droits fondamentaux, quelques soient les formes administratives qu'ils aient respectées.

Ces mêmes jours du 15 au 18 janvier 2019, des Sahraouis ont tenté de protester à Smara contre la décision des députés européens d'adopter un accord commercial avec le Maroc qui inclut le Sahara Occidental, d’autres à Dakhla contre les discriminations constantes à leur égard et le pillage des ressources de leur terre occupée. Tentations réprimées…

Hélas, rien ne change au Sahara Occidental occupé.


Équipe Média, El Aaiun, le 21 janvier 2019
Sahara Occidental occupé

jeudi 18 mai 2017

EM. Le parlement panafricain est au travail, mai 2017

Le Parlement panafricain tient sa 4ème session ordinaire du 8 au 19 mai 2017 à Midrand en Afrique du Sud.
Quelques points et faits marquants sont rapportés ci-dessous.
 

Le 9 mai, la Palestine a présenté une demande officielle au parlement panafricain pour être admise en tant qu'État observateur, devançant ainsi une possible demande similaire d'Israël. Le parlement a accepté le statut de membre observateur de la Palestine le 16 mai 2017.
 

Le 11 mai le président Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a présenté son rapport en réunion plénière. Un paragraphe concernait le Sahara Occidental. Le Président a rappelé que le pays est inscrit sur la liste onusienne des pays non décolonisé depuis 50 ans, et qu'aucune solution n'a été trouvée jusqu’à maintenant. La position de l’Union africaine est claire dans ce cas. Il faut que l’Union africaine intervienne en urgence pour garantir l’expression libre du peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination à travers un référendum. Le président espère que l’admission du Maroc à l’Union africaine permettra l'aboutissement proche à une solution.
Plusieurs députés ont critiqué ce rapport du président du conseil.
Stephens Julius de Tanzanie a déploré que le rapport n’aborde pas les racines du problème, soit l’invasion et l’occupation marocaine, et ce qu'est maintenant le grand défi de la sécurité et la paix dans la région.
Jean Patrick de l'Ile Maurice a souligné que le Maroc doit permettre au peuple Sahraoui d'exercer son droit à l’autodétermination pour maintenir la paix et le stabilité au continent.
Le député du Kenya Keer Oubilio a exprimé son étonnement et questionné la raison pour laquelle le conseil de paix et sécurité n’a pas utilisé la rigueur contre le Maroc. Le problème pour lui ce n’est pas tant un problème de décolonisation que celui d'un pays qui occupe son voisin.

Le 13 mai, Maria Suarez du Mozambique est intervenue dans la réunion plénière sur le sujet « participation des jeunes femmes aux efforts de maintien de la paix et sécurité sur le continent. Elle a souligné dans cette intervention "l’importance de participation des femmes aux mécanismes de paix et sécurité parce que la femme est plus affecté par des phénomènes fabriqués par les êtres humains tels que les guerres les sécheresses, les inondations et les tremblements de terre, et qui exacerbent plus les disparités entre les hommes et les femmes."
Mme Suarez a donné des statistiques qui montrent l’incapacité de nombreuses femmes à avoir les ressources suffisantes pour se protéger elles-mêmes. Cela entraine qu'elles sont, avec les enfants, la majorité des personnes déplacées et réfugiées de plusieurs conflits, elles sont vulnérables et subissent toutes les violences y compris sexuelles.
Mme Suarez a appelé à renforcer les efforts et à ce que les missions de maintien de la paix et l'intégration travaillent dans une perspective d'égalité de genre, de renforcement des capacités, et d’intégration des femmes dans les armées.
 

Le 15 mai, une autre séance en plénière a provoqué des discussions sur la femme et l'éducation. Mm Senia Ahmed Merhba députée sahraouie au parlement panafricain a détaillé l’expérience et le rôle que la femme sahraouie a joué pendant la période de la guerre malgré tous les défis, et dans les camps des réfugies, pour la constitution de la République et son effort particulier pour l'éducation nationale.
Un caucus particulier était dédié aux défis des pays Mauritanie, Sahara Occidental, Algérie, Tunisie et Libye. Les marocains ont assisté à la réunion en observateurs.

Le Maroc, représenté par cinq députés, est en effet présent en qualité d'observateur.
En effet, si le gouvernement a adopté le projet de loi portant approbation du protocole au traité instituant la communauté économique africaine relatif au Parlement panafricain et du protocole relatif au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, le parlement marocain ne s'est pas encore prononcé.
Néanmoins, étant donné les agissements irrespectueux des députés marocains, dont les rumeurs et faits attestent qu'ils ont pour objectif de semer le trouble, d'insulter les spécialistes et de tenter de corrompre les plus tentés, le sérieux de l'engagement du Maroc à participer à l'Union Africaine pour un meilleur avenir du continent est plus qu'hypothétique.

Équipe Média. Midrand. le 17 mai 2017

lundi 18 avril 2016

EM : Un mur autour d’El Aaiun occupée, protection ou agression


Du 17 mars au 13 avril, une entreprise marocaine inféodée aux autorités d’occupation a construit un mur de 4 km à 500 mètres le long du quartier du 25 mars, dans la banlieue est de la ville de El Aaiun, au Sahara Occidental occupé. Selon les informations recueillies par l’Equipe Média, cette portion est la première tranche d’un mur destiné à entourer toute la ville, soit de 20 à 25 km de long.

Le mur de 1,70 m de hauteur et de 2 mètres de largeur va de la bande de l’Oued Essaguia jusqu’au check point établi sur la route entre El Aaiun et Essmara occupée. Il a été construit en sable et roches par la société Omar Sbayou, qui a mobilisé pour le chantier 60 ouvriers, 4 bulldozers Poclain et 6 camions.
Le responsable Omar Sbayou est un ancien élément de l’armée marocaine chargé des arrestations de civils sahraouis, devenu un homme d’affaires très riche au Sahara Occidental. Ses ouvriers sont des colons marocains.

Les terres sur lesquelles passe le mur appartiennent à la commune. Les autorités d’occupation ont décidé de la construction du mur sans aucune consultation avec le peuple sahraoui, le propriétaire légitime de la terre. Aucun affichage n’est disponible au public à la willaya, pas plus qu’il n’y a d’information dans les média autorisés par le colonisateur. Sous couvert d’anonymat, quelques journalistes sahraouis reconnus par les autorités d’occupation ont admis avoir l’information, mais avoir reçu l’interdiction de la Wilaya d’en faire écho.

Le mur a des conséquences sur la libre circulation des citoyens sahraouis et sujets marocains, mais va surtout entraver le passage des familles de bédouins sahraouis avec leurs troupeaux.

C’est un mur similaire que l’armée marocaine avait construit autour du camp de protestation de Gdaim Izik en 2010, pour pouvoir contrôler les 20 mille Sahraouis déplacés là en signe de protestation contre leurs médiocres conditions de vie.

En 1975 et les années suivantes, après l’invasion et l’occupation militaire d’une partie du Sahara Occidental par le Maroc, celui-ci avait construit des murs autour de toutes les villes du Sahara Occidental pour empêcher les citoyens sahraouis de fuir vers les camps des réfugiés mais aussi pour protéger ses colons et ses intérêts au sein des villes occupées. Ces murs n’avaient plus été entretenus après la construction en dur des quartiers périphériques par des colons marocains et avaient progressivement été détruits par le vent.

Ce mur construit dans un contexte international particulier soulève l’inquiétude chez de nombreux sahraouis. Après l’annulation par la Cour européenne de justice en décembre 2015 de l’accord agricole de libre échange UE-Maroc du fait de son application sur les terres occupées, et la rupture des relations diplomatiques entre ces deux protagonistes, puis la visite du Secrétaire Général de l’ONU dans les campements et sa conséquence l’expulsion par le Maroc des agents onusiens de maintien de la paix en territoire occupé, l’isolement de la région laisse craindre la multiplication de violence à huis clos.

Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 18 avril 2016

vendredi 29 janvier 2016

EM : Quand publier des infos dérange le cérémonial du thé



Jeudi 29 janvier 2016, vers 20h et quartier Erraha à El Aaiun occupé, 10 véhicules de la police coloniale se sont invités à boire le thé dans une maison sahraouie, où trois amies discutaient.

Si l’hospitalité sahraouie est légendaire, les manières policières, agressives et intimidantes n’ont pas été compatibles. Effrayer les enfants pour trouver la maison, puis l’encercler et menacer, sont tout sauf manières courtoises.

La raison donnée par la police à sa présence massive, c’est quelle entendait interdire par la force la réunion dans cette maison, - celle du journaliste sahraoui coordinateur de l’Equipe Média Mohamed Mayara -, du groupe de journaliste, mais aussi une réunion du « Polisario », dont elle avait été informée, selon l’officier Ali Ait El Baz.

Cette manœuvre ostensible et massive ressemble plutôt à une mesure d’intimidation, qui n’a pourtant pas fonctionné avec la femme du journaliste, sa belle sœur et ses amies qui ont vertement expliqué pendant les trois heures qu’ont durée le siège, ce qu’elles pensaient de ces manières.

Depuis 5 mois les  salaire et allocation du journaliste et de sa  femme sont suspendus par les autorités d’occupation, moyen de pression et dissuasion évident sur les activités du journaliste.

On peut néanmoins remarquer que le déplacement policier concorde avec la publication quelques heures auparavant par EM de deux articles, l’un sur la lutte pacifique à El Aaiun des diplômés chômeurs sahraouis pour le respect de leurs droitau travail et l’autre sur les promesses d’emploi jamais tenues de l’OCP pour les Sahraouis à Phosboukra.

Équipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 29 janvier 2016

mercredi 12 août 2015

EM. Abus et violences à la Prison Noire à El Aaiun

Jeudi 6 août dans la soirée, les gardiens de la Prison Noire de El Aaiun au Sahara Occidental occupé ont mené une inspection musclée au cours de laquelle ils ont confisqué les téléphones portables et autres effets personnels de prisonniers sahraouis de droits commun.

Suite à cela et en signe de protestation, 37 de ces prisonniers ont, vendredi, refusé de sortir de leurs cellules.
Toute la journée et le jour suivant, enfermés dans leurs cellules, ils ont chanté et crié des slogans contre l’occupation marocaine, et pour le respect du droit international et des engagements pris par l’ONU avec du peuple sahraoui.
Ils ont exigé d’être mieux traités immédiatement, et que le vice directeur de la prison, auteur et instigateur des vols et de discrimination répétée à leur égard soit envoyé ailleurs.
Ils ont refusé de croire aux promesses faites par le procureur général du roi du Maroc auprès la cour d’appel d’El Aaiun de l’ouverture d’une enquête sur les vols d’objet personnels et continué à protester.

Dimanche 9 août à 5h du matin, les prisonniers ont été attaqués par une équipe centrale d'intervention venue de Rabat. Ils ont résisté comme ils ont pu contre l’agression en bloquant leurs portes et se sont défendu en jetant de l’eau et de l’huile bouillante sur les agents de l’équipe d’intervention.

Les prisonniers ont été saisis vers 6 h après que l’équipe d’intervention ait cassé les murs des cellules avec des pioches et des massues. Ils ont ensuite tous été frappés et maltraités.

Vers 14h ce même jour, 30 de ces prisonniers ont été placés dans d’autres cellules.
4 ont été incarcérés dans une cellule réservée aux malades sidéens, ce sont El Maa'ni El Mehdi, Zayrag Dahi, Bousaoula Lamin, Ayoub Chekrad.

Jusqu’à lundi matin il manquait les informations pour 7 d’entre eux : El Khfaouni Mohamed, Babait Mohamed, Omar El Hadachi, Jamal Lkarouch, Bousta Said, Rachid Chahir et Sidaty Yassin.
Les familles les ont cherchés dans les hôpitaux de El Aaiun, et se sont adressés à l’administration qui a répondu n’avoir pas connaissance de ces personnes.
Les 7 prisonniers ont en fait été transférés le dimanche après midi vers la prison de Ait Meloul, à 750 km de leurs familles.
Selon plusieurs sources, après avoir tabassé El Khfaouni Mohamed, les gardiens lui ont mis un sac sur la tète pour l’emmener et le prisonnier semblait avoir des blessures aux jambes suffisamment graves pour qu’il ne puisse plus marcher. Il a en effet la jambe droite cassée.
Babait Mohamed a eu l’œil droit crevé sous les coups donnés par les gardiens.
Bousta Said aurait lui perdu au moins 2 dents.
Ces trois prisonniers sont à l’infirmerie de la prison, ils n’ont pas été conduits à l’hôpital.

Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 12 août 2015

عنف وسوء معاملة بالسجن الاكحل بالعيون
مساء يوم الخميس 6 اغسطس ـ اجرى حراس السجن الاكحل بالعيون –الصحراء الغربية المحتلة تفتيشا تم من خلاله مصادرة هواتف محمولة وحاجيات شخصية لمعتقلي الحق العام الصحراويين

وعلى اثر ذلك الاجراء ، وكخطوة احتجاجية ، رفض 37 معتقلا من هؤلاء يوم الجمعة الخروج من زنازنيهم

وطوال ذلك اليوم واليوم الموالي ظل هؤلاء حبيسي الزنازن ، وهم يرددون شعارات ضد الاحتلال المغربي و ضرورة احترامه للقانون الدولي والتزاماته مع الامم المتحدة تجاه الشعب الصحراوي

وطالبوا بضرورة حسن معاملتهم ، وبابعاد نائب مدير السجن باعتباره المسؤول والمحرض على سرقتهم والتمييز المتواصل تجاههم

ورفض السجناء ايضا الوعود التي قدمها الوكيل العام لملك المغرب لدى محكمة الاستئناف بالعيون بفتح تحقيق بشان ما تعرضوا له من سرقة لحاجياتهم الخاصة و اعلنوا استمرارهم في الاحتجاج

وفي الخامسة صباحا من يوم الاحد 9 من اغسطس ، تعرض السجناء الى اعتداء من طرف فريق مركزي للتدخل جاء من الرباط ، قاوموا قدر المستطاع الهجوم واغلقوا الابواب واستخدموا المياه والزيت المغلي ضد عناصر فريق التدخل

تم السيطرة على الوضع الساعة السادسة صباحا بعد ان قام فريق التدخل بكسر جدران الزنازن بفؤوس . وتعرض السجناء بعدها للضرب وسوء المعاملة
وفي حدود الساعة الثانية من ظهر نفس اليوم تم نقل ثلاثون سجينا الى زنازن اخرى

4 من هؤلاء وضعوا في زنزانة خاصة بمرضى فقدان المناعة المكتسبة "ايدز " وهم المعني المهدي ، الزيرك داهي ، بوصولة الامين وايوب شكرا

والى يوم الاثنين لاتوجد اي معلومات عن مصير سبعة سجناء وهم الحفاوني محمد ، بابيت محمد ، عمر الهداشي ، جمال لكروش، بوستة سعيد ، رشيد شاهير وسيداتي ياسين .

عائلات هؤلاء بحثت عنهم في المستشفيات العيون وتوجهت الى ادارة السجن لكن هته الاخيرة نفت اي علم لها عن مكان تواجدهم .

لكن في الواقع أن هؤلاء تم ترحيلهم ظهر الاحد الى سجن ايت ملول الذي يقع 750 كلم بعيدا عن عائلاتهم .
وبحسب العديد من المصادر فان محمد الخفاوني وبعد تعرضه للاعتداء بالضرب وضع الحراس كيسا على راسه لنقله وبدت جروح بليغة على ساقيه لم يعد بمقدوره المشي على اثرها
وفي الواقع كسرت ساقه اليمنى
في حين ان محمد بابيت اصيب بجرح في عينه جراء لكمات تلقاها من طرف الحراس .
اما سعيد بوستة فقد كسرت اثنين من اسنانه على الاقل
واكتفت ادارة السجن بعلاج المصابين في مصحة السجن عوضا عن نقلهم الى المستشفى

ايكيب ميديا ، العيون المحتلة
12 ,اغسطس 2015

jeudi 25 juin 2015

EM. Les dépouilles de 48 Sahraouis toujours détenues par le Maroc


Il y a neuf ans, l'instance équité et réconciliation (IER) reconnaissait la mort de 48 Sahraouis dans les centres secrets de Agadez, Kala’at Megouna et El Aaiun entre 1975 et 1991 et émettait des recommandations. Les familles de ces 48 victimes, constituées en « comité des familles des martyrs sahraouis » attendent toujours que leur soient remis les restes de leurs parents. Les familles des plus de 450 autres disparus sahraouis pour la même période sont toujours sans nouvelles.

Le comité sahraoui des familles des martyrs a déploré le vendredi 12 juin 2015, que l’État marocain, malgré ses engagements, n’ait pas encore répondu à ses demandes et revendications. Le comité a également dénoncé la discrimination faite par  les autorités marocaines d’occupation envers eux puisque les demandes des familles de marocains sont satisfaites que les leurs sont ignorées et rappelé les menaces lancées par les autorités marocaines contre ses membres en 2006 alors qu’ils refusaient les propositions de l’IER.
Les membres du comité insistent d’autre part pour que des tests ADN soient pratiqués sur les restes, même si l’État marocain le refuse argumentant du coût trop élevé, parce qu’ils craignent que soient remis aux familles des os de chiens ou chats.

Globalement les membres de comité des familles des martyrs ont rappelé leurs demandes à l’IER : connaître les motifs de la disparition, les conditions de détention et de décès, la délivrance de certificat de décès, l’identification des restes à l’aide de test ADN en présence d’experts et de représentants des familles des martyrs, le transport des restes vers le Sahara Occidental ou le sud du Maroc selon les vœux des familles.
Mais que les tortionnaires soient traduits devant la justice, et que l’État marocain présente des excuses aux familles des martyrs morts suite aux tortures dans les prisons secrètes.

L'instance équité et réconciliation (IER) est un comité marocain créé le 12 avril 2004 par le roi du Maroc Mohammed 6 et portant la période 1958-1999, soit le règne de son père, Hassan 2. Le but de l’IER est de  se « réconcilier » avec les victimes de violations graves commises par ce père.

Mais l’IER n’a pas ouvert d’enquêtes sur les disparitions et assassinats des Sahraouis après 1999. Or ces pratiques ont continué sous Mohammed 6.
Sur une cinquantaine de personnes, il y a en particulier le cas des 15 jeunes activistes sahraouis enlevés le 26 décembre 2005, l’assassinat de l’enfant Najem El Garhi, tué par des balles de l’armée marocaine alors qu’elle encerclait le camp de Gdaim Izik, et les  Sahraouis sont morts lors de l’attaque violente contre le campement de Gdaim Izik.
Il y a aussi le cas de Said Dembar, assassiné le 24 décembre 2010, enterré sans autopsie et sans la présence de sa famille le 4 mai 2012 et celui, récent, de Med Lamin Haidala.

Équipe Média, El Aaiun occupée
Le 25 juin 2015

dimanche 14 juin 2015

EM. Brèves du Sahara Occidental occupé, résistances et conséquences


Mercredi 10 juin 2014, à 9h du matin, Ali Sa’adouni et Noud Eddine Argoubi  membres du groupe des « Sahraouis qui rejettent la nationalité marocaine »  sont entrés dans le consulat de France à Agadir et ont protesté contre la position subjective de ce pays, contraire au droit international, dans le conflit sur le Sahara Occidental.
Les deux activistes ont étendu le drapeau de la RASD au sein du consulat et ont demandé à rencontrer le consul. Ils n’ont pas pu le faire, et la police marocaine est intervenue pour forcer les deux militants à sortir du consulat.
Ali Sa’adouni et deux autres activistes avait auparavant protesté au sein du consulat d’Espagne contre la position de l’ancien colonisateur de leurs pays dans le conflit.


Le 7 juin 2015, le journaliste Salah Lbseir 24 ans, a été arrêté par une patrouille de police marocaine à El Aaiun occupé. Il revenait des campements de réfugiés sahraouis pour une visite à sa famille. Salah, menotté et les yeux bandés, a, selon sa mère, était torturé lors de l’interrogatoire mené par la police.
Après 48 heures de garde-à-vue, le procureur du roi du Maroc à El Aaiun a donné l’ordre de conduire le  journaliste à la prison noire, et a fixé le procès au 29 juin.
En mai 2013, Salah Lbseir avait fui vers les  campements de réfugiés sahraouis après avoir été informé qu’un mandat d’arrêt avait été émis contre lui suite à sa couverture de manifestations organisées à Essmara occupée le 23 mai.
5 de ses compagnons, les activistes Hamoud Yahmoun, Sidi Mohamed Malal, Ayoub Barka Mohamed Nouh, Hussein Abdi Hamad et Mohamed Lamin Lkaihal  avaient eux été arrêtés le jour-même à Essmara et avaient passé cinq mois de prison sans jugement avant d’être mis en liberté provisoire.


À Essmara occupé le Forum Avenir pour la Femme Sahraouie, le Fafesa, a organisé une rencontre  pour célébrer le 39  anniversaire, le 9 juin, de la mort de fondateur du front Polisario El Wali Mustapha Sayed. Lors de cette rencontre, les participants ont exprimé leur solidarité avec Tekber Haddi. Cette femme sahraouie est en grève de la faim depuis 30 jours devant le consulat du Maroc de Las Palmas, pour protester contre ses demandes restées vaines que soit ouverte une enquête impartiale sur l’assassinat de son fils Mohamed Lamin Haidala par des colons marocains. 
150 femmes et jeunes gens ont participé à cette réunion qui a été encerclée par la police marocaine et les forces auxiliaires.
Les participants ont dénoncé les violations des droits de l’homme commis par les occupants et ont critiqué le silence de la communauté internationale. 


Le 10 juin 2015, dans le quartier la Polco de El Aaiun occupée, 15 femmes sahraouies ont manifesté bruyamment dans la rue pour demander d’arrêter le pillage de ressources naturelles par le Maroc et ses complices étrangers, et la libération des prisonniers politiques sahraouis. https://www.youtube.com/watch?v=rRoIpICNDt0#t=74

EM, El Aaiun occupé
Le 14 juin 2015

jeudi 4 juin 2015

EM. Pénurie, trafic et gaspillage d’eau au Sahara Occidental


Depuis le 1 mai 2015, les températures sont exceptionnellement élevées au Sahara Occidental et les problèmes de pénuries d’eau ont commencé dans les villes occupées par le Maroc.
Les coupures fréquentes et sans préavis de la distribution d'eau du robinet par l’Office national de l’eau potable (l’ONEP), dans les villes de El Aaiun, Smara, Bougdour et Dakhla obligent les habitants à s’équiper de pompes pour stocker cette eau dans des réservoirs sur les toits des maisons et à en acheter à des vendeurs privés.
Pour ceux qui le peuvent, une eau potable acheminée par camion citerne s’achète à des prix au moins 10 fois supérieurs à l’eau du robinet.

L’eau du robinet, appelée a‘aiafa est une eau dessalée. Les coupures d’eau a’aiafa, durent de un à quatre jours, et lorsque l’eau se remet à couler, c’est pour 3 ou 4 heures au maximum, à faible débit, ce qui oblige toutes les maisons d’avoir une ou deux citernes de stockage. Les quartiers habités majoritairement par les Sahraouis, Ma’atalah, Lahchicha, Erraha, El Quads, l’Erak et les immeubles 707 subissent ces fréquentes coupures d’eau.
Les quartiers de l’ancienne ville et le quartier El Massira (la marche verte) où habitent les responsables des autorités d’occupation, des officiers de l’armée royale marocaine ou de la police n’ont pas les mêmes problèmes.
L’office nationale marocain de l’eau potable ne prévient jamais des coupures d’eau dans les quartiers sahraouis, ni ne les justifient objectivement ou de façon crédible. En 2009 l’ONEP avait promis de résoudre le problème et de couvrir 90 % des besoins des habitants mais 5 ans après rien n’a changé dans les maisons. Par contre et paradoxalement le conseil municipal d’occupation a fait construire des fontaines luxuriantes qui elles, ne souffrent pas de pénuries.

Depuis l'occupation marocaine en 1975, l’eau fournie par les autorités par réseau et branchements individuels aux habitants des territoires occupés est cette eau non potable appelée a’aiafa, une eau saumâtre, produite par le dessalement de l'eau de la mer. L’a’aiafa, en plus d’être distribuée sans régularité est mauvaise à boire. Elle est utilisée pour le lavage et le bain sauf dans les maisons pauvres qui l’utilisent aussi pour boire et cuisiner.
Une maison de 9 personnes doit pouvoir stocker environ 1300 litres pour espérer couvrir les périodes de pénuries.

Pour avoir de l’eau réellement potable, les habitants d’El Aaiun, Bougdour et Dakhla sont contraints d’acheter de l’eau qui arrive par camions citernes depuis Tan Tan, à 320 kilomètres au nord d’El Aaiun.

Pour indication, l’a’aiafa est facturée mensuellement par l’ONEP, consommation et assainissement, 10 dirham le m3.
Revendue au moyen de citerne, elle coute alors 6 dirhams les 100 litres, soit 60 dirhams le m3. Les propriétaires et chauffeurs des camions qui revendent ainsi l’a’aiafa sont marocains.
Chaque camion achète 5,5 dh le m3 à l’ONEP, place catalunia. Les modalités de paiement sont une avance mensuelle de 10 000 dh, régularisée en fonction du prélèvement réel.
Les inspections sanitaires dépendant du conseil municipal ne semblent pas très rigoureuses étant donné l’état de certains camions en circulation.

Un baril de 100 l d’eau de Tantan coute 60 dh, les camions sont équipés de longs tuyaux et de pompes pour monter l’eau sur les toits. Les propriétaires des sources et des camions sont aussi marocains. Ce sont des entreprises privées.
Un bidon de 5 litre d’eau minérale coute 12 dh dans les boutiques d’alimentation.

Pour faire le thé, les Sahraouis utilisent traditionnellement lghadir, de l’eau de la pluie, mélangé à l’argile, qui est récoltée dans le désert.

Il est évident que les infrastructures de la distribution de l’eau potable sont insuffisantes au Sahara Occidental et que l’occupant marocain n’a aucune intention d’améliorer les conditions de vies dans le territoire où il pille les ressources naturelles, dont l’eau pour l’agriculture et la propagande.

A El Aaiun, les habitants se souviennent des grandes difficultés et problèmes sanitaires de l'été 2014 quand ils ont été privés d'eau pendant plusieurs jours en plein Ramadan et s’inquiètent de voir se profiler les mêmes problèmes.

Equipe Média, El Aaiun occupée
Le 4 juin 2015


samedi 2 mai 2015

EM : Territoires occupés, infos diverses, semaine du 28 avril au 2 mai 2015


Est de Smara, 1er mai
L'explosion d'une mine antipersonnel au passage d'une Land-Rover dans la région Skikima à l’est de Essmara, au Sahara Occidental occupé à fait 4 victimes d’une même famille.
L’ambulance de l’hôpital de Smara, administré par les autorités marocaines, a refusé de faire les 2km de pistes séparant la route goudronnée de l’accident. Ce sont donc des Sahraouis qui ont transporté les corps des blessés du lieu de l’accident à l’ambulance, soit une prise en charge médicale 3h après l’explosion.
La mère, Mme Ahjab Ghafiri, dont la jambe avait été arrachée est morte, probablement du fait de l’hémorragie, au moment de l’arrivée dans l’ambulance.
Son mari, Boutomit Ali, son fils Essahel (13 ans) et sa fille  Lala (15 ans) ont été  conduits à l'hôpital provincial de Smara pour des soins d’urgence. Selon les informations recueillies, le jeune garçon est toujours dans un état critique.
Le dernier rapport de l'observatoire des mines de l’ONU estime que  10 millions de mines ont été enterrées au Sahara Occidental par l'armée marocaine des deux côtés du mur, qui est pour les Sahraouis le mur de la honte.

Smara, le 30 avril
Plus de 30 Sahraouis ont manifesté dans le quartier Essoukna pour revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental, en solidarité avec deux jeunes Sahraouis arrêtés par la police marocaine lors de la visite de la commission onusienne des Droits de l’Homme dans les territoires occupées.
Lahfoud Karoum est encore dans la prison d’Essmara et l’étudiant Rahmoun Hamdi est en liberté provisoire après sa participation à une manifestation contre les discriminations marocaines contre les Sahraouis et contre la partialité de certains hauts fonctionnaires du HCDH en faveur du Maroc laissant supposer leur corruption.

Dakhla, 1er et 2 mai
Vendredi 1er mai, 400 Sahraouis ont participé à des manifestations  pacifiques dans les quartiers Ksikisat, Oum Tounsi, et Lebichat, pour protester contre la décision du conseil de sécurité qui a ignoré leurs revendications et leurs appels, ceux des gouvernements et associations des doits de l’homme, pour élargir les compétences de la MINURSO à la surveillance des Droits humains.
De nombreux drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique étaient visibles dans la manifestation, et les manifestants ont également prononcé des slogans contre le pillage de leurs ressources naturelles.
La police et les blairs (soldats en tenues de police) marocains ont violemment réprimé la manifestation, frappant femmes et hommes. 5 manifestants ont été conduits à la préfecture de police de la ville occupée, interrogés et relâchés le lendemain.

Samedi 2 mai 2015, à 14h, plus de dix véhicules de la police marocaine ont encerclé la maison de Atikou Barai, située dans le quartier El Ghofran, avant s'y introduire de force en cassant la porte. Ils ont arrêté le militant sahraoui, libéré depuis 4 mois, après 4 ans de prison pour sa participation aux manifestations pacifiques de Dakhla en 2011.
Selon notre correspondant à Dakhla, quatre autres activistes sahraouis ont été arrêtés dans la rue dans différents quartiers de la ville. Il s’agit de Mohamed Salem Sidi, Mansour Sbaai, Wanati Rbani et Sid Ahmed Bairouk.
Environ 55 manifestants ont protesté pendant une heure devant la préfecture contre ces arrestations avant d’être dispersés violemment par la police marocaine. À l’heure de la publication de cette information, les militants sont toujours en garde à vue.

À El Aaiun occupée
D’importants convois de renforts sécuritaire et paramilitaires sont arrivés à El Aaiun en provenance des villes marocaines de Casablanca, Marakech et Agadir durant cette dernière semaine comprenant la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU concernant sa mission sur place et son mandat.
Depuis le 28 avril, les observateurs ont pu estimer à plus de 2000 policiers, agents de force auxiliaires, blairs, et les agents du renseignements généraux stationnés autour des rues et ruelles menant à la rue Essmara et au quartier Ma’atala, des endroits traditionnels de manifestation des militants sahraouis.

Conséquence de cette présence répressive, la coordination locale des cadres sahraouis chômeurs et le groupe OCP SKILLS n’ont pas pu célébrer le 1er mai.
Plus de 200 chômeurs sahraouis ont tenté en deux groupe de se rendre rue du 24 février où ils avaient prévu de manifester, à proximité de la banque populaire du centre ville.
Les policiers en uniforme et en civil sont intervenus violemment pour les empêcher de passer et ont confisqué casquettes et gilets.
Cinq chômeurs ont été blessés : mesdames Naya Abali, Oum  La’aid El Ansari, Yehdiha Achmir, et messieurs Mohamed Babait, et Salek El Qadi.

EM, le 3 mai 2015
Sahara Occidental occupé

mardi 3 mars 2015

EM : Contrôle de police musclé pour 2 journalistes sahraouis à l'aéroport d'El Aaiun



تفتيش عنيف يستهدف صحفيين صحراويين بمطار العيون المحتلة

Mardi 3 mars 2015, les deux journalistes Ahmed Ettanji et Mahfoud Dahou, en partance pour Casablanca par le vol de 18h45 ont subi un contrôle de police musclé et intrusif avant d’être autorisés à entrer dans la salle d’embarquement de l’aéroport de El Aaiun.

Ahmed Ettanji, président de l'Equipe Média et Mahfoud Dahou journaliste de la même organisation sont arrivés ensemble à l’aéroport, Casablanca étant la première escale de leur voyage vers les pays basque espagnols où ils vont participer à un colloque international de solidarité avec le peuple Sahraoui.

Conduits l’un après l’autre dans une salle spéciale après avoir présentés leur passeports, les journalistes ont été interrogés par une équipe de police dirigées par le Pacha Brahim Ben Brahim.

Le Pacha lui-même a demandé les détails du programme des journalistes, distribuant insultes, gifles et crachats selon les réponses. Il a insisté violement  sur l’inexistence du peuple sahraoui, et interrogé sur l’objectif pour l’Equipe Média de publier des informations en arabe et dans d’autres langues européennes.

Les officiers des RG et DST présents pour l’interrogatoire ont eux frappé les journalistes à coups de poids et pieds.

Le pacha et les officiers ont menacé nos confrères de représailles dès leurs retours à El Aaiun après leur conférence.

Sans lien avec les journalistes, Nhbouha Boutngiza, une jeune activiste membre de comité des mères des 15 portés disparus sahraouis, partant pour Acra au Ghana, et avec la même escale à Casablanca, a été interpelée par les mêmes officiers  lors de sa présentation au contrôle pour l’enregistrement. Ils l'ont interrogé sur sa destination, et sachant qu’elle allait participer à un colloque sur la résistance sahraouie,  lui ont confisqué des clés usb et des documents. Elle a protesté vivement mais elle a été forcée de quitter le bureau  dans ses biens.

Equipe Média, El Aaiun occupée
Le 3 mars 2015


تفتيش عنيف يستهدف صحفيين صحراويين بمطار العيون المحتلة

الثلاثاء 3 اذار مارس 2015 ، وخلال رحلتهما المتوجهة الى الدار البيضاء الساعة السادسة و 45 دقيقة مساءا تعرض الصحفيان الصحراويان احمد الطنجي والمحفوظ دحو الى تفتيش بوليسي عنيف ويمس حياتهما الشخصية قبل ان يسمح لهما بدخول قاعة الاركاب بمطار العيون المحتلة .
احمد الطنجي هو رئيس الفريق الاعلامي و محفوظ دحو صحفي ضمن نفس المنظمة وصلا معا الى مطار الدار البيضاء في محطة اولى من رحلة تقودهما الى بلاد الباسك حيث سيشاركان في ندوة دولية للتضامن مع الشعب الصحراوي.
تم اقتياد واحد وراء الاخر الى قاعة خاصة بعد ان قدما جوازي سفرهما ، خضع الصحفيان الى استنطاق من طرف فريق من الشرطة يقوده باشا المدينة المدعو ابراهيم بنبراهيم .
الباشا نفسه طلب من الصحفيين مده بتفاصيل برنامجهما موجها شتائمه ، صفع 
الاثنين وبصق في وجهيهما بحسب اجاباتهم . اصر وبشكل عنيف على عدم وجود الشعب الصحراوي وتوجه بالسؤال حول اهداف الفريق الاعلامي "ايكيب ميديا" من بث نشراته لغات اوربية عدا العربية .
قام ضباط الاستعلامات العامة و ما يسمى بالمديرية العامة لمراقبة التراب الوطني الذين حضروا عملية الاستنطاق بتوجيه لكمات و ركلات للصحفيين .
ووجه الباشا وأولئك  الضباط تهديدا لزميلينا بالانتقام منهما لدى عودتهما الى العيون عقب مشاركتهما في المؤتمر .
بعيدا عن ما تعرض له الصحفيان ، نحبوها بوتنكيزة ناشطة شابة عضو في لجنة امهات المختطفين الصحراويين الخمسة عشر كانت متوجهة الى أكرا بغانا وستتوقف في رحلتها هي الاخرى بالدار البيضاء تعرضت للاستنطاق من طرف نفس العناصر لدى وصولها الى محطة تسجيل المسافرين ، تم استفسارها عن وجهتها وبعد التاكد من انها ستشارك في ندوة دولية حول المقاومة الصحراوية قاموا بمصادرة مفاتيح تخزين معلومات ووثائق ، وعلى الرغم من احتجاجها فانها ارغمت بالقوة على مغادرة المكتب و ترك حاجياتها .

الفريق الاعلامي الصحراوي " ايكيب ميديا" العيون المحتلة
في 03 اذار مارس 2015

http://www.emsahara.com/article747.html