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mercredi 14 mars 2018

EM. Invasion de bateaux pirates au Sahara Occidental occupé

Bientôt plus de 250 000 tonnes de phosphate seront expédiés hors du Sahara Occidental, pour une valeur de plus de 25 millions de dollars US. Il n’y a aucune information concernant l’accord des propriétaires, les Sahraouis, à la vente de ce phosphate par l’OCP, une compagnie marocaine. L’absence de consultation et assentiment rend l’opération illégale.
Les premiers 50 000 tonnes de minerai de phosphate sont en cours de chargement à bord du vraquier le Triton Swan actuellement amarré à quai. 4 autres vraquiers sont en attente à l’ancre au sud du port.

Les 4 vraquiers en question sont les suivants, détaillés par leur ordre d’arrivée au large de El Aaiun.
Le Triton Swan, IMO 9632985, bat pavillon du Panama, son port en lourd est de 61457 tonnes. Il est arrivé le 15 février en provenance de Fos sur mer (France), et après une escale à Gibraltar. Selon les informations disponibles, son propriétaire est Triton Navigation - Amsterdam, Netherlands.
L’African Sunbird, IMO 9397884, bat pavillon du Panama, son port en lourd est de 55688 tonnes. Il est arrivé le 22 février en provenance de Rotterdam (Pays-Bas) avec une escale à Las Palmas (Espagne). Son propriétaire semble être Misuga Kaiun - Tokyo, Japan
L’Ultra Passion, IMO 9811907, bat pavillon du Panama, son port en lourd 63472 tonnes. Il est arrivé le 27 février en provenance de Oran (Algérie) via Las Palmas. Son propriétaire est Ultrabulk A/S, Denmark
Le Zeyno, IMO 9700421, bat pavillon de Malte. Son port en lourd 63064 tonnes. Il est arrivé le 27 février en provenance de Fos sur mer (France). Son propriétaire est Gsd Denizcilik Gayrimenkul, Turquie.
Le Bi Jia Shan, IMO 9632272, bat pavillon de Hong Kong. Son port en lourd est de 56625 tonnes. Il est arrivé le 14 mars en provenance de Civitavecchia (Italie) via Las Palmas. Son propriétaire et opérateur est China Shipping International Shipmanagement Co, Shanghai, Chine.

Les raisons de cette affluence de vraquiers et la longue attente de certains n’est pas connue. Des marins interrogés ont fait allusion à des périodes de vent fort qui pourraient avoir empêché une approche du quai, mais ont douté de la pertinence de cette raison sur une telle durée.
Les travailleurs du phosphate n’ont pas fait état de problème avec le convoyeur de 100km qui relie les mines de Boucraa au port.
Une autre hypothèse serait que cette attente pourrait être liée au jugement finalement rendu par la justice sud-africaine le 24 février, statuant que la cargaison de 55 000 tonnes de phosphate immobilisée depuis 9 mois à Port Elisabeth à bord du NM Cherry Blossom, originairement transportée pour être vendue par l’OCP, l’était illégalement et appartient en droit au peuple Sahraoui.
Néanmoins la logique ne tient pas. Les risques juridiques et financiers inhérents au transport de ce phosphate sont clairement réels, et ont probablement des incidences sur les stratégies des compagnie de transports et leurs commanditaires, mais ces 5 navires sont en attente de chargement. Cela d’autant que de gros acheteurs déclarés, comme Nutrien, ont annoncé avoir décidé de ne plus s’approvisionner en territoire occupé à partir de cette année.
Un importateur cherche-t-il à faire des stocks prévisionnels ?
Au moment de la publication de cet article, les destinations des navires ne sont pas connues, ni les identités des entreprises pour qui sont les cargaisons.

De récents mouvements de bateaux européens au port de El Aaiun sont rapportés ici pour leur collaboration aux activités marocaines sur le territoire occupé militairement.
Les navires sont le Marley, le Oceanic, le Eems Dublin.
Le 12 mars 2018 le bateau Belge le Marley, IMO 9116814, a jeté l'ancre dans la baie du port d’El Aaiun. C’est son 4ème transport en provenance de Casablanca depuis début février. Il a, à chaque fois, déchargé sa cargaison à El Aaiun.
Le Océanic, sous pavillon des Pays-bas, IMO 9624550, est arrivé le même jour, en provenance de Ceuta.
Le Eems Dublin, sous pavillon des Pays-bas aussi, vient de partir à vide du port de El Aaiun après avoir déchargé. Il était arrivé le 8.
Ces trois navires ont la capacité de transporter des éléments d’éoliennes.
Des sources ont confirmé que le Eems Dublin avait apporté des nacelles, rotors, multiplicateurs et des générateurs. Ces appareils seraient destinés aux projets éoliens de Boujdour.
Les parcs de production d’énergie à origine éolienne sont construits au Sahara Occidental par le Maroc pour servir ses activités d’occupation illégale, et selon nos connaissances, ils n’ont pas reçu l’autorisation des représentants du peuple sahraoui.
La cour de justice de l’Union Européenne vient de rappeler à tous ses membres, par son jugement de décembre 2016 sur l’accord commercial EU-Maroc, puis de janvier 2018 sur l’accord de pêche entre les mêmes parties, que les activités avec ou pour le Maroc au Sahara Occidental sont illégales sans l’accord des Sahraouis. Les navires européens indiqués ci-dessus ont donc des activités litigieuses.

D’autre part, depuis le 15 février 2018, le bateau russe Akademik Primakov, IMO 9187514, accompagné des navires d’appui et sécurité le Sursum Corda, et le Marja, ont été observés au large de El Aaiun. C’est à cette période qu’ont commencées les boucles des relevés sismiques. Le navire de 92,5 mètres de long est équipé de 16 treuils de flûtes sismiques pour l'acquisition de données sismiques 3D. Il a une capacité de 68 personnes à bord.
Le BGP Prospector, IMO 9545986 et pavillon Bahamas, effectue lui des relevés sismiques au large de Bougdour au moins depuis le 5 février. Le navire est accompagné du Geo Service 1, du Flamingo et du Shannon.
Les deux navires opèrent sans l’autorisation des Sahraouis.

À Dakhla, le bateau Italien Rhapsody, IMO 9104835, propriété de Grandi Navi Veloci, en provenance de Marseille via Las Palmas est arrivé au port le 10 mars 2018. Avec une capacité de 2650 passagers et 708 véhicules, le bateau est au service de l’édition 2018 du Forum Crans Montana, prévu jusqu’au 20 mars 2018. Il l’avait été de même en 2016. Le site d’information Tourmag précise « 600 participants seront invités à bord. Du 10 au 18 mars 2018, GNV met à disposition ses services d'hébergement et d'hôtellerie et un service de pension complète. Il accueillera également la soirée de gala avant de partir pour une mini-croisière vers Casablanca. »
Le Forum Crans Montana censé réunir « des chefs d’État, des organisations internationales et des entreprises autour de l'Afrique » est en fait l’organisation d’un événement marocain de promotion de sa colonisation du Sahara Occidental. L’instrumentalisation de l’objet et du lieu de la réunion sont dénoncés par l’Union Africaine qui a appelé, comme en 2015, tous les États membres, les organisations de la société civile africaine et les autres acteurs concernés à boycotter la présente édition.

À noter, le 9 octobre 2017 EM avait publié un article informant d’un phénomène similaire de file d’attente de vraquiers de transport du phosphate. Ils étaient alors 3. Ce ne sont pas les seuls transports de phosphate des derniers 6 mois. Les informations systématiques sur les navires du phosphate, leurs cargaisons, destinations et propriétaires, sont étudiées et rapportées par l’organisation internationale WSRW, observatoire des ressources naturelles du Sahara Occidental. Elles sont disponibles en ligne.

Équipe Média, Sahara Occidental occupé
El Aaiun, le 14 mars 2018

Capture écran vesselfinder.com

lundi 18 avril 2016

EM : Un mur autour d’El Aaiun occupée, protection ou agression


Du 17 mars au 13 avril, une entreprise marocaine inféodée aux autorités d’occupation a construit un mur de 4 km à 500 mètres le long du quartier du 25 mars, dans la banlieue est de la ville de El Aaiun, au Sahara Occidental occupé. Selon les informations recueillies par l’Equipe Média, cette portion est la première tranche d’un mur destiné à entourer toute la ville, soit de 20 à 25 km de long.

Le mur de 1,70 m de hauteur et de 2 mètres de largeur va de la bande de l’Oued Essaguia jusqu’au check point établi sur la route entre El Aaiun et Essmara occupée. Il a été construit en sable et roches par la société Omar Sbayou, qui a mobilisé pour le chantier 60 ouvriers, 4 bulldozers Poclain et 6 camions.
Le responsable Omar Sbayou est un ancien élément de l’armée marocaine chargé des arrestations de civils sahraouis, devenu un homme d’affaires très riche au Sahara Occidental. Ses ouvriers sont des colons marocains.

Les terres sur lesquelles passe le mur appartiennent à la commune. Les autorités d’occupation ont décidé de la construction du mur sans aucune consultation avec le peuple sahraoui, le propriétaire légitime de la terre. Aucun affichage n’est disponible au public à la willaya, pas plus qu’il n’y a d’information dans les média autorisés par le colonisateur. Sous couvert d’anonymat, quelques journalistes sahraouis reconnus par les autorités d’occupation ont admis avoir l’information, mais avoir reçu l’interdiction de la Wilaya d’en faire écho.

Le mur a des conséquences sur la libre circulation des citoyens sahraouis et sujets marocains, mais va surtout entraver le passage des familles de bédouins sahraouis avec leurs troupeaux.

C’est un mur similaire que l’armée marocaine avait construit autour du camp de protestation de Gdaim Izik en 2010, pour pouvoir contrôler les 20 mille Sahraouis déplacés là en signe de protestation contre leurs médiocres conditions de vie.

En 1975 et les années suivantes, après l’invasion et l’occupation militaire d’une partie du Sahara Occidental par le Maroc, celui-ci avait construit des murs autour de toutes les villes du Sahara Occidental pour empêcher les citoyens sahraouis de fuir vers les camps des réfugiés mais aussi pour protéger ses colons et ses intérêts au sein des villes occupées. Ces murs n’avaient plus été entretenus après la construction en dur des quartiers périphériques par des colons marocains et avaient progressivement été détruits par le vent.

Ce mur construit dans un contexte international particulier soulève l’inquiétude chez de nombreux sahraouis. Après l’annulation par la Cour européenne de justice en décembre 2015 de l’accord agricole de libre échange UE-Maroc du fait de son application sur les terres occupées, et la rupture des relations diplomatiques entre ces deux protagonistes, puis la visite du Secrétaire Général de l’ONU dans les campements et sa conséquence l’expulsion par le Maroc des agents onusiens de maintien de la paix en territoire occupé, l’isolement de la région laisse craindre la multiplication de violence à huis clos.

Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 18 avril 2016

mercredi 30 mars 2016

1976-2016, 40 années d'exil, 40 années d'occupation

1976-2016, 40 années d'exil, 40 années d'occupation
«Sahara Occidental, dernière colonie d’Afrique, urgence Référendum ! »
Les Sahraouis doivent enfin pouvoir exercer leur droit à l’autodétermination.
C’est le sens de l’appel de la pétition internationale lancée depuis le 1er janvier 2016, appel que vous trouverez sur http://www.westernsahara-referendum.org/?section=2&lang=fr

Sachez que depuis le 1er mars, 13 des 21 prisonniers politiques sahraouis du groupe dit de Gdeim Izik, incarcérés dans la prison militaire Rabat-Salé sont en grève de la faim illimitée ; ils se sont engagés dans cette action au nom de tout le groupe qui comporte des prisonniers malades ou très affaiblis par la détention et les mauvais traitements depuis novembre 2010 ou avant. La situation des grévistes se détériore chaque jour. Ils ne bénéficient d’aucun suivi médical ou sanitaire, bien que requis par le droit international.

Ces prisonniers politiques sahraouis demandent :
- leur transfert à la prison d’El Aaiun, à proximité de leurs familles dont ils sont éloignés de plus de 1200 km depuis plus de 5 ans ;
- l’annulation du jugement du tribunal militaire de Rabat de février 2013, qui les a condamnés, eux qui étaient tous des civils, a des peines extrêmement lourdes (de 20 ans à perpétuité), sur la seule base d’aveux obtenus par la police ; leurs allégations d’avoir été soumis à des actes de torture pour obtenir ces aveux n’ont fait l’objet d’aucune enquête par les magistrats du tribunal militaire ;
- leur libération immédiate suivant cette annulation ;
- un nouveau procès devant un tribunal civil, si besoin est.

Les autorités marocaines n’ont pas encore bougé à ce jour ni répondu à ces demandes.

Par contre, elles viennent de prendre la décision de réduire leur participation au fonctionnement de la Minurso, mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental. Cette mission onusienne créée en 1991 est la seule mission de l'ONU au monde qui n’est toujours pas autorisée à contrôler le respect des droits de l’homme et à enquêter sur leurs violations dans ce « territoire non-autonome », malgré les demandes régulières des Sahraouis, les appuis de diverses organisation non gouvernementales et de nombreux pays, y compris le Parlement européen en décembre dernier favorable à cet élargissement.

Cette décision marocaine est probablement destinée à faire pression sur le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon - dont le mandat finit cette année -, avant la remise du rapport annuel de son envoyé spécial, Christopher Ross, aux membres du Conseil de sécurité en avril prochain.

Notons néanmoins que le 10 décembre 2015, le tribunal de la Cour européenne de justice a prononcé l'annulation de l'accord UE-Maroc relatif aux mesures de libéralisation réciproques en matière de produits agricoles, de produits agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche, du fait de l'exploitation de ces richesses dans un territoire encore «occupé», le Sahara Occidental !!

Constatons enfin l'attitude contradictoire du peuple marocain et de sa diaspora qui soutiennent les Palestiniens mais s’accoutument sans état d’âme à l'occupation du Sahara Occidental.
Les marocains seraient-ils encore victimes d'un régime totalitaire et de sa propagande mensongère multiforme dans les médias de leur pays, victimes du silence de la plupart des médias en France, mais aussi victimes de l'hyperactivité des lobbies dans les antichambres de Bruxelles ?

M. BRUN, citoyenne française

Le 30 mars 2016

jeudi 4 juin 2015

EM. Pénurie, trafic et gaspillage d’eau au Sahara Occidental


Depuis le 1 mai 2015, les températures sont exceptionnellement élevées au Sahara Occidental et les problèmes de pénuries d’eau ont commencé dans les villes occupées par le Maroc.
Les coupures fréquentes et sans préavis de la distribution d'eau du robinet par l’Office national de l’eau potable (l’ONEP), dans les villes de El Aaiun, Smara, Bougdour et Dakhla obligent les habitants à s’équiper de pompes pour stocker cette eau dans des réservoirs sur les toits des maisons et à en acheter à des vendeurs privés.
Pour ceux qui le peuvent, une eau potable acheminée par camion citerne s’achète à des prix au moins 10 fois supérieurs à l’eau du robinet.

L’eau du robinet, appelée a‘aiafa est une eau dessalée. Les coupures d’eau a’aiafa, durent de un à quatre jours, et lorsque l’eau se remet à couler, c’est pour 3 ou 4 heures au maximum, à faible débit, ce qui oblige toutes les maisons d’avoir une ou deux citernes de stockage. Les quartiers habités majoritairement par les Sahraouis, Ma’atalah, Lahchicha, Erraha, El Quads, l’Erak et les immeubles 707 subissent ces fréquentes coupures d’eau.
Les quartiers de l’ancienne ville et le quartier El Massira (la marche verte) où habitent les responsables des autorités d’occupation, des officiers de l’armée royale marocaine ou de la police n’ont pas les mêmes problèmes.
L’office nationale marocain de l’eau potable ne prévient jamais des coupures d’eau dans les quartiers sahraouis, ni ne les justifient objectivement ou de façon crédible. En 2009 l’ONEP avait promis de résoudre le problème et de couvrir 90 % des besoins des habitants mais 5 ans après rien n’a changé dans les maisons. Par contre et paradoxalement le conseil municipal d’occupation a fait construire des fontaines luxuriantes qui elles, ne souffrent pas de pénuries.

Depuis l'occupation marocaine en 1975, l’eau fournie par les autorités par réseau et branchements individuels aux habitants des territoires occupés est cette eau non potable appelée a’aiafa, une eau saumâtre, produite par le dessalement de l'eau de la mer. L’a’aiafa, en plus d’être distribuée sans régularité est mauvaise à boire. Elle est utilisée pour le lavage et le bain sauf dans les maisons pauvres qui l’utilisent aussi pour boire et cuisiner.
Une maison de 9 personnes doit pouvoir stocker environ 1300 litres pour espérer couvrir les périodes de pénuries.

Pour avoir de l’eau réellement potable, les habitants d’El Aaiun, Bougdour et Dakhla sont contraints d’acheter de l’eau qui arrive par camions citernes depuis Tan Tan, à 320 kilomètres au nord d’El Aaiun.

Pour indication, l’a’aiafa est facturée mensuellement par l’ONEP, consommation et assainissement, 10 dirham le m3.
Revendue au moyen de citerne, elle coute alors 6 dirhams les 100 litres, soit 60 dirhams le m3. Les propriétaires et chauffeurs des camions qui revendent ainsi l’a’aiafa sont marocains.
Chaque camion achète 5,5 dh le m3 à l’ONEP, place catalunia. Les modalités de paiement sont une avance mensuelle de 10 000 dh, régularisée en fonction du prélèvement réel.
Les inspections sanitaires dépendant du conseil municipal ne semblent pas très rigoureuses étant donné l’état de certains camions en circulation.

Un baril de 100 l d’eau de Tantan coute 60 dh, les camions sont équipés de longs tuyaux et de pompes pour monter l’eau sur les toits. Les propriétaires des sources et des camions sont aussi marocains. Ce sont des entreprises privées.
Un bidon de 5 litre d’eau minérale coute 12 dh dans les boutiques d’alimentation.

Pour faire le thé, les Sahraouis utilisent traditionnellement lghadir, de l’eau de la pluie, mélangé à l’argile, qui est récoltée dans le désert.

Il est évident que les infrastructures de la distribution de l’eau potable sont insuffisantes au Sahara Occidental et que l’occupant marocain n’a aucune intention d’améliorer les conditions de vies dans le territoire où il pille les ressources naturelles, dont l’eau pour l’agriculture et la propagande.

A El Aaiun, les habitants se souviennent des grandes difficultés et problèmes sanitaires de l'été 2014 quand ils ont été privés d'eau pendant plusieurs jours en plein Ramadan et s’inquiètent de voir se profiler les mêmes problèmes.

Equipe Média, El Aaiun occupée
Le 4 juin 2015


mercredi 13 juin 2012

EM : Nouvelle entrave aux média au Sahara occupé

Les autorités marocaines portent atteinte ouvertement à la production d’information sur ce qui se passe au Sahara Occidental occupé.

Hier soir, lundi 11 juin, un confrère journaliste indépendant et un jeune ont été arrêtés alors qu’ils filmaient une manifestation organisée par la coordination Gdaim Izik.

Omar Karkoub, 26 ans et le jeune Belgacem M'bark 15 ans se trouvaient à bord d'une voiture. Une patrouille les a arrêtés, a confisqué leur caméra et les a conduit au poste de police.

Retenu au siège de la préfecture pendant 10h, Karkoub a subi des questions et une investigation pendant 6 heures. Il a été frappé à la matraque aux jambes, aux épaules, sur la tête et le visage par des officiers qu’il n’a pu identifier.
Ces officiers l’ont aussi insulté et menacé de pressions sur son entourage.

Interrogé par EM, Karkoub a précisé que les enquêteurs ont concentré leurs questions sur le travail de l'Equipe Media, et fait mention des noms de quelques uns de ses militants.

Les enquêteurs ont menacé Karkoub de le mettre en prison s’il continuait son travail de journalisme pour couvrir les événements des villes occupée, et en particulier le travail d’information sur les interventions militaires et sécuritaires contre des manifestants pacifiques.

Omar et Belgacem ont relâchés après avoir payé une amende de 1000 DH, soit environ 90 euros.

Ce n’est pas la première fois que les autorités d’occupation portent atteinte de manière violente à la liberté d’expression et d’information de l’Equipe Média, par l’intimidation, l’arrestation, la torture, l’emprisonnement arbitraire de ses membres.

EM, Sahara Occidental occupé, le 12 juin 2012

mardi 15 novembre 2011

Don’t occupy... Westsahara



Ce 12 novembre 2011, des soldats supposés marocains, armés de fusils en cartons, ont bloqué la route des participants de la manifestation « Banken in die Schranken! » (« Les banques à leur place ! ») vers la Porte de Brandebourg à Berlin. Ils ont occupé un territoire délimité, le Sahara Occidental, et ne se sont pas cachés d'être sponsorisés par la France, l'Espagne et l'Union Européenne.

Une banderole et des tracts avec la sommation "Don't occupy... Westsahara" (N'occupez pas ... le Sahara Occidental) donne l'explication nécessaire. L'action ne se place pas en opposition au mouvement "occupy" (des indignés), mais veut attirer l'attention sur le conflit persistant au Sahara Occidental, les intérêts économiques en jeux et les atteintes perpétrées par le Maroc sur les droits humains ainsi sur le droit international.

Il y a exactement 36 ans (le 14 novembre 1975), furent signés les « accords de Madrid » entre l'Espagne, le Maroc et la Mauritanie.
Depuis, et jusqu'à ce jour...
- le Maroc occupe – en violation du droit international – une grande partie du Sahara Occidental
- 200 000 Sahraouis (chiffres UNHCR) vivent dans des camps de réfugiés
- le Maroc boucle les territoires occupés par un mur de protection militaire de plus de 2000 km de long et réprime par une violence massive toute contestation des Sahraouis
- la population sahraouie attend un référendum d'autodétermination sous l'égide de l'ONU, constamment empêché notamment par l'influence de la France
- l'Union Européenne participe au pillage des matières premières et des richesses halieutiques (poissons) et profite de l'occupation faite en violation du droit international.

C'est pourquoi le groupe 'Projektgruppe Westsahara' exige : « Don't occupy... Westsahara », car :
Nous devrions être conscients du fait, (…) que des occupations sont violentes et brutales dans d'autres pays. Nous devrions apprendre à dire "NON" aux occupations militaires.“
Angela Davis, Occupy Wall Street, New York, USA, 30 octobre 2011

Projektgruppe Westsahara
beim Kreisjugendring Köpenick e.V.
+49 (0)30 65 01 51 45 ou +49 (0)176 77 300 669

westsahara@hdjk.de
www.projektgruppe-westsahara.org

jeudi 14 octobre 2010

Info Boujdour et El Aaiun occupées, 14 octobre 2010

El Aaiun
El Aaiun occupée est encerclée. Les sorties de la ville vers le désert (Vers Lamsayed) sont bloquées.
Le quartier Raha, le boulevard Smara, et d’autres zones de la ville sont sous la haute surveillance de nombreuses voitures de la police marocaine.
Les policiers harcèlent et insultent les Sahraouis. Ils poursuivent les voitures sahraouies qui veulent rejoindre les campements de la résisitance pour les en empêcher.
Voir la video de l’entrée de l’une des pistes vers ces campements, à la sortie de El Aaiun occupée.

Boujdour
Des citoyens sahraouis ont été blessés dans l'intervention violente des différentes forces d'occupation marocaines à leur encontre, après leur sortie massive de la ville de boujdour

Jeudi soir, des dizaines de citoyens ont organisé une manifestation à l'extérieur de la ville de Boujdour occupé, en signe de protestation contre la politique du pouvoir d’occupation visant à appauvrir les Sahraouis, quand dans le même temps celui-ci accorde des subventions et des logements aux colons marocains. .
Les forces d'occupation sont intervenues violement contre les manifestant à environ dix heures du soir, blessant deux jeunes hommes Babait Mohamed Lamine et BouamoudLlakhlifi qui ont été arrétés et conduit vers une destination inconnue.
Après l'intervention, 6 sahraouis se sont signalés bléssés.

Les forces d’oppression encerclent toujours le quartier Laqbibat, suite au manifestations d’aujourd’hui et on procédé à la fouille sans mandat d’au moins 4 maisons sahraouies, fracassant des portes d’entrées et blessant à nouveau d’autres militants.
Photos, voir
apsophotos.
La ville est toujours dans l’état d’alerte déclaré hier soir.
Apso, le 14 octobre 2010
Sources E M, Apso Sahara, voir cidessous.


في ايطار سياست المغرب القمعية قد اقدم على خطو جديد حصار مدينت العيون من كل المخارج المؤدية الى موخيم الاجئين الصحراوين .تطويق* شارع السمارة * و حي* الراحة* و حي ما يوسما* لبلانات* كما قام بالتنكيل بالصحراوين الذاهبين الى المخيم .انواع الات المخزنية دراجات نارية+ سيارات من نوع برادوا +داسية +العديد بزي مدني .....كما تمت متاردت العديد من السيارات خرج المجال الحداري ومن المواطنين من مقر الاعتصام
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أصيب عدد من المواطنين الصحراويين بجراح متفاوتة في تدخل عنيف لقوات الاحتلال المغربي ضدهم، بعد نزوح جماعي خارج مدينة بوجدورالمحتلة ..
وكان العشرات من المواطنين، قد نظموا مظاهرة مساء أمس الخميس خارج المدينة ،احتجاجا منهم على سياسة الاحتلال الرامية إلى تفقير أبناء الشعب الصحراوي، في وقت تقوم فيه بإعطاء الهبات والسكن إلى مستوطنين مغاربة. .
قبل أن تتدخل قوات الاحتلال بالقوة ضد المتظاهرين حوالي الساعة العشرة ليلا ما أسفر عن إصابة الشابين بابيت محمد لمين و بوعمود لخليفي ليتم اعتقالهما والتوجه بهما إلى جهة مجهولة. .
وبعد التدخل ، اصيب العديد من المواطنين بينهم
المسنة عيشة لعروسي سيد احمد لعلي
حمدي حبدي
عبد الرحمان حبدي
فعراس امبيريك
محمود السوداني
مربيه ماء العينين
جدير بالذكر بان قوات الاحتلال لا زالت تحاصر حي لقبيبات، الذي شهد صباح اليوم مظاهرة لتنديد بالتدخل الهمجي ضد المواطنين الصحراويين، بعد مداهمة العديد من المنازل من بينهم
اهل البشير
اهل حمية
اهل سويد احمد
و اهل دافة
واصابة العديد من المتظاهرين
بوطة خيا
نفعي خيا
عزيز زريبيع
حماني عالي
محمد لكحل وفنيش سعيد
ولاتزال حالة الاستنفار معلنة ، منذ مساء امس والى حدود الساعة .
ف ا
العيون المحتلة

dimanche 9 mai 2010

Je résiste, Sahara Occidental

vidéo zabayaro

JE RESISTE
Arrestations et tortures brutales
JE RESISTE
Ségrégation ET isolement
Mur de séparation, routes interdites
JE RESISTE
Occupation
Oppression
Enlèvements
Brutalités
Camps de réfugiés
Injustices
JE RESISTE
Quand je refuse d’oublier
Quand je refuse de rester silencieux
JE RESISTE
Quand je ris
Quand je pleure
Quand je vis
JE RESISTE
Comme tant avant moi
JE RESISTE
Comme jamais avant

YO RESISTO 
Arrestos y torturas brutales
YO RESISTO
Segregacion y aislamiento
Muros de separacion, carreteras prohibidas
YO RESISTO
Ocupacion
Opresion
Registros
Brutalidad
Campos de refugiados
Injusticia
YO RESISTO
Cuando rechazo olvidar
Cuando rechazo estar en silencio
YO RESISTO
Cuando rio
Cuando lloro
Cuando vivo
YO RESISTO
Como tantos antes que yo
YO RESISTO
Como nunca antes