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vendredi 15 janvier 2016

EM : Interdiction de visite, violence et humiliation pour la famille de Salek Laasiri



Mardi 12 janvier 2016,  la mère, un frère et une sœur du prisonnier politique sahraoui Salek Laasiri se sont présentés à la prison Locale ait Melloul à Agadir, à 400km de chez eux, pour une visite à leur parent.
A l’interdiction de rencontrer Salek se sont ajoutées brutalité, fouille au corps humiliante et insultes raciales par les gardiens de la prison.

Selon Salka Laasiri, qui a accepté de se confier à notre équipe, pendant une heure, trois gardiennes ont obligé sans ménagement sa mère et elle-même à se mettre totalement nues, pour des fouilles allant jusqu’à l’exploration vaginale manuelle, sans question ni explication, mais insultes à caractère racial et crachats.
Cette fouille s’est déroulée devant des gardiens hommes qui ont pris des photos, et des visiteurs.

Après la fouille dégradante, les gardiens ont informé de l’interdiction de la visite.
La mère, Jmaaia, 66 ans, qui n’a pas vu son fils depuis 2 ans, la sœur depuis 3 ans et le frère ainé depuis 17 ans, ont insisté et attendu toute la journée.
Le frère Ali, malgré les insultes et crachats qui lui étaient adressés, a expliqué aux gardiens que sa santé très précaire après plusieurs opérations chirurgicales subies au poumon et foie lui faisait craindre que se soit la dernière fois qu’il puisse visiter son frère, sans que ceux-ci ne lui accordent plus d’attention.
Après la journée d’attente, la famille est repartie chez elle à Tan Tan, au sud du Maroc.
Salka a ajouté qu’elle avait été harcelée et agressée plusieurs fois par les gardiens de la prison de Kénitra alors qu’elle venait rendre visite à son frère lorsqu’il y était.

Le lendemain, mercredi 13 janvier, Jmaaia et Salka ont déposé une plainte devant le procureur du roi du Maroc auprès la cour de Tan Tan, en accusant les gardiennes de viols et harcèlements  sexuels, et les gardiens (les hommes qui ont regardé) d’avoir pris des photos, de les avoir frappées, couvertes de crachats, et expulsées.

Salek Laasiri a 33 ans, il a été arrêté le 13/10/2004 et condamné le 6/12/2005 par la cour martiale à la réclusion à perpétuité, selon le chef d'accusation meurtre d’un officier marocain. Il est maintenant incarcéré à Ait Melloul au Maroc et son numéro d’écrou est le 7533.

Plusieurs tentatives de l’Equipe Média de joindre par téléphone les autorités de prison locale d’Ait Melloul et la Haute Délégation des prisons pour avoir des commentaires sur les faits  sont restées sans interlocuteurs.

Quant à elle, la ligue pour la protection des prisonniers sahraouis a dénoncé fortement le harcèlement subi par la famille Laasiri, le considérant comme un acte raciste contraire à toutes les affirmations officielles marocaines.

Equipe Média, El Aaiun occupée, Sahara Occidental
Le 15 janvier 2016


mercredi 12 août 2015

EM. Abus et violences à la Prison Noire à El Aaiun

Jeudi 6 août dans la soirée, les gardiens de la Prison Noire de El Aaiun au Sahara Occidental occupé ont mené une inspection musclée au cours de laquelle ils ont confisqué les téléphones portables et autres effets personnels de prisonniers sahraouis de droits commun.

Suite à cela et en signe de protestation, 37 de ces prisonniers ont, vendredi, refusé de sortir de leurs cellules.
Toute la journée et le jour suivant, enfermés dans leurs cellules, ils ont chanté et crié des slogans contre l’occupation marocaine, et pour le respect du droit international et des engagements pris par l’ONU avec du peuple sahraoui.
Ils ont exigé d’être mieux traités immédiatement, et que le vice directeur de la prison, auteur et instigateur des vols et de discrimination répétée à leur égard soit envoyé ailleurs.
Ils ont refusé de croire aux promesses faites par le procureur général du roi du Maroc auprès la cour d’appel d’El Aaiun de l’ouverture d’une enquête sur les vols d’objet personnels et continué à protester.

Dimanche 9 août à 5h du matin, les prisonniers ont été attaqués par une équipe centrale d'intervention venue de Rabat. Ils ont résisté comme ils ont pu contre l’agression en bloquant leurs portes et se sont défendu en jetant de l’eau et de l’huile bouillante sur les agents de l’équipe d’intervention.

Les prisonniers ont été saisis vers 6 h après que l’équipe d’intervention ait cassé les murs des cellules avec des pioches et des massues. Ils ont ensuite tous été frappés et maltraités.

Vers 14h ce même jour, 30 de ces prisonniers ont été placés dans d’autres cellules.
4 ont été incarcérés dans une cellule réservée aux malades sidéens, ce sont El Maa'ni El Mehdi, Zayrag Dahi, Bousaoula Lamin, Ayoub Chekrad.

Jusqu’à lundi matin il manquait les informations pour 7 d’entre eux : El Khfaouni Mohamed, Babait Mohamed, Omar El Hadachi, Jamal Lkarouch, Bousta Said, Rachid Chahir et Sidaty Yassin.
Les familles les ont cherchés dans les hôpitaux de El Aaiun, et se sont adressés à l’administration qui a répondu n’avoir pas connaissance de ces personnes.
Les 7 prisonniers ont en fait été transférés le dimanche après midi vers la prison de Ait Meloul, à 750 km de leurs familles.
Selon plusieurs sources, après avoir tabassé El Khfaouni Mohamed, les gardiens lui ont mis un sac sur la tète pour l’emmener et le prisonnier semblait avoir des blessures aux jambes suffisamment graves pour qu’il ne puisse plus marcher. Il a en effet la jambe droite cassée.
Babait Mohamed a eu l’œil droit crevé sous les coups donnés par les gardiens.
Bousta Said aurait lui perdu au moins 2 dents.
Ces trois prisonniers sont à l’infirmerie de la prison, ils n’ont pas été conduits à l’hôpital.

Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 12 août 2015

عنف وسوء معاملة بالسجن الاكحل بالعيون
مساء يوم الخميس 6 اغسطس ـ اجرى حراس السجن الاكحل بالعيون –الصحراء الغربية المحتلة تفتيشا تم من خلاله مصادرة هواتف محمولة وحاجيات شخصية لمعتقلي الحق العام الصحراويين

وعلى اثر ذلك الاجراء ، وكخطوة احتجاجية ، رفض 37 معتقلا من هؤلاء يوم الجمعة الخروج من زنازنيهم

وطوال ذلك اليوم واليوم الموالي ظل هؤلاء حبيسي الزنازن ، وهم يرددون شعارات ضد الاحتلال المغربي و ضرورة احترامه للقانون الدولي والتزاماته مع الامم المتحدة تجاه الشعب الصحراوي

وطالبوا بضرورة حسن معاملتهم ، وبابعاد نائب مدير السجن باعتباره المسؤول والمحرض على سرقتهم والتمييز المتواصل تجاههم

ورفض السجناء ايضا الوعود التي قدمها الوكيل العام لملك المغرب لدى محكمة الاستئناف بالعيون بفتح تحقيق بشان ما تعرضوا له من سرقة لحاجياتهم الخاصة و اعلنوا استمرارهم في الاحتجاج

وفي الخامسة صباحا من يوم الاحد 9 من اغسطس ، تعرض السجناء الى اعتداء من طرف فريق مركزي للتدخل جاء من الرباط ، قاوموا قدر المستطاع الهجوم واغلقوا الابواب واستخدموا المياه والزيت المغلي ضد عناصر فريق التدخل

تم السيطرة على الوضع الساعة السادسة صباحا بعد ان قام فريق التدخل بكسر جدران الزنازن بفؤوس . وتعرض السجناء بعدها للضرب وسوء المعاملة
وفي حدود الساعة الثانية من ظهر نفس اليوم تم نقل ثلاثون سجينا الى زنازن اخرى

4 من هؤلاء وضعوا في زنزانة خاصة بمرضى فقدان المناعة المكتسبة "ايدز " وهم المعني المهدي ، الزيرك داهي ، بوصولة الامين وايوب شكرا

والى يوم الاثنين لاتوجد اي معلومات عن مصير سبعة سجناء وهم الحفاوني محمد ، بابيت محمد ، عمر الهداشي ، جمال لكروش، بوستة سعيد ، رشيد شاهير وسيداتي ياسين .

عائلات هؤلاء بحثت عنهم في المستشفيات العيون وتوجهت الى ادارة السجن لكن هته الاخيرة نفت اي علم لها عن مكان تواجدهم .

لكن في الواقع أن هؤلاء تم ترحيلهم ظهر الاحد الى سجن ايت ملول الذي يقع 750 كلم بعيدا عن عائلاتهم .
وبحسب العديد من المصادر فان محمد الخفاوني وبعد تعرضه للاعتداء بالضرب وضع الحراس كيسا على راسه لنقله وبدت جروح بليغة على ساقيه لم يعد بمقدوره المشي على اثرها
وفي الواقع كسرت ساقه اليمنى
في حين ان محمد بابيت اصيب بجرح في عينه جراء لكمات تلقاها من طرف الحراس .
اما سعيد بوستة فقد كسرت اثنين من اسنانه على الاقل
واكتفت ادارة السجن بعلاج المصابين في مصحة السجن عوضا عن نقلهم الى المستشفى

ايكيب ميديا ، العيون المحتلة
12 ,اغسطس 2015

lundi 22 décembre 2014

EM : Discriminations et violences sur les étudiants sahraouis à Agadir


Jeudi et vendredi 11 et 12  décembre 2014 plus de 150 étudiants sahraouis ont participé à des manifestations dans les Facultés de droit et de lettres d’Agadir, mais aussi dans le quartier de résidence Essalam. Ils revendiquent le respect de leurs droits administratifs à l'inscription pour les étudiants adultes, et au transfert d'un département à l'autre, ou d'une Faculté à l'autre. Alors que ces inscriptions et mouvements sont possibles pour les étudiants marocains, il y a beaucoup de freins et de refus pour les étudiants sahraouis.

Cette situation de discrimination dure depuis le début de l'occupation du Sahara Occidental par le Maroc, et n'évolue pas. Faute d'université au Sahara Occidental, les jeunes sahraouis doivent poursuivre leurs études au Maroc, et face aux problèmes de tous ordres rencontrés, pédagogiques et administratifs, ils sont poussés à manifester quand les situations sont critiques.

Les deux jours, les jeunes manifestants, garçons et filles, ont été attaqués par la police marocaine et les forces auxiliaires qui les ont dispersés en utilisant des matraques.
Au cours de ces manifestations, 14  étudiants ont été arrêtés. 7 de ces jeunes hommes ont été relâchés après 48 heures de garde-à-vue et les 6 autres ont été transférés vers la prison d'Ait Melloul. Le dernier, 16 ans, arrêté lors de la manifestation dans le quartier Essalam a été transféré au centre de détention pour mineurs à Inzigane.

L'administration pénitentiaire d’Ait Melloul a séparé les 6 étudiants qui ont chacun été enfermés dans une cellule avec des prisonniers de droit commun. Les 6 Sahraouis ont entamé une grève de la faim à partir de lundi 15 décembre pour protester contre leur incarcération abusive et pour faire entendre leur demande que soit ouverte une enquête sur les tortures qu'ils ont subies dans le centre de police d'Agadir, sous des ordres du commissaire Mustapha Kamour. Cet homme est connu pour son implication dans de nombreuses violations physiques et psychologiques contre les sahraouis lorsqu'il travaillait dans les villes occupées du Sahara Occidental.

Aujourd'hui lundi 22 décembre a eu lieu le procès des étudiants. L’audience a commencé à 13h et le verdit a été rendu à 19h. L'étudiant sahraoui Mohamed El Kentaoui a été condamné à 2 mois de prison avec sursis et libéré. Tous les autres ont été acquittés et libérés. Les 6 ont mis fin à leur grève de la faim.
Tous les 14 étudiants torturés envisagent de déposer plainte auprès du procureur du roi à Agadir au plus tôt.
Nafaa El Kentaoui (mineur), Siba Molay El Mahjoub, Noumria Hassanna, Sbaai Mohamed, Laarousi Fatan, Kharachi Abdellah, Mohamed Chraga après avoir été torturé en interrogatoire, ont donc passé une éprouvante semaine de détention, sans jugement ni excuse, ni dédommagement.
Il est à craindre que les agents coupables des tortures sur les jeunes sahraouis ne soient ni inquiétés ni punis, la plainte restant sans suite comme des milliers d’autres précédentes de cette teneur.

Équipe Média, Agadir
Le 22 décembre 2014

 

lundi 25 août 2014

EM : Retour douloureux au Sahara Occidental occupé pour une délégation de militants

Une délégation de Sahraouis habitant les territoires occupés du Sahara Occidental et revenant de Boumerdes (Algérie) où ils avaient assisté à une série de conférences a été malmenée par la police marocaine le vendredi 22 aout à l'aéroport de Casablanca.
L’université d’été organisée par le Polisario du 3 au 18 aout sous la présidence de Boulahi Essayed, ministre de la RASD à la Reconstruction des territoires libérés avait pour sujet « la politique d'expansion et d'exportation de la drogue sont des obstacles à la réalisation des rêves des peuples maghrébins ».
Les conférences se sont alternées sur les thématiques sécuritaires, après une introduction vidéo sur la résistance civile en territoires occupés proposée par l’Équipe Média.

Selon Mahfoud Dahou, membre de la délégation et journaliste de l'Équipe Média, 57 activistes ont protesté contre les mesures sécuritaires exceptionnelles qui ont été prises à leur égards, contre la confiscation de leurs biens personnelles (attestation de participation, vêtements, livres).
 Les forces spéciales d’intervention marocaines qui les ont encerclé à minuit dans l’aéroport lors de leur correspondance ont été brutaux et ont blessé 15 des membres du groupe, dont 5 femmes.
Après l'intervention, les autorités de l'aéroport ont forcé  les activistes sahraouis de monter dans des taxis qui les ont conduits vers Casablanca.
Dahou a ajouté que des agents des services de renseignements généraux ont été vu travailler avec des clés usb sur les ordinateurs des activistes. Lorsque les ordinateurs ont été restitués aux activistes ces derniers n’ont pu que constater qu’il leur était impossible de redémarrer le disque dur, ni d’utiliser leur matériel.

Le lendemain, le groupe a pris à 17h le vol Casablanca - El Aaiun occupée.
A nouveau à l’arrivée à El Aaiun, les autorités d'occupation ont fait preuve d’excès de violence et de discrimination. L’aéroport a été encerclé de sorte à empêcher les familles, journalistes et militants sahraouis d'aller recevoir la délégation.  Le président de l'Équipe Média Ahmed Ettanji et le coordinateur Mohamed Mayara n’ont ainsi pas pu accéder à l’aéroport.

A l’intérieur de l’aéroport les activistes sahraouis ont été à nouveau l’objet  d’inspections exagérées et abusives des agents de police et des services secrets qui les ont obligé à entrer un par un dans une salle pour les fouiller.
Lors de la fouille de l'artiste et musicien sahraoui Ahmed El Qamari, les policiers marocains ont  trouvé dans ses affaires personnelles un poème satirique de sa création sur le roi Med 6. Ils ont alors frappé violemment l’artiste et lui ont provoqué une forte hémorragie nasale.

Dans un communiqué de presse, la délégation a dénoncé les mesures exceptionnelles qui leur ont été réservées, dont leur isolement des autres voyageurs et les mauvais traitements.

EM, Sahara Occidental occupé
le 25 aout 2014

dimanche 21 octobre 2012

Un cadre sahraoui malvenu au Sahara, comme tant d'autres



Les autorités marocaines d'occupation marginalisent un jeune cadre sahraoui pour le contraindre à quitter son pays pour chercher du travail?

Le jeune sahraoui, Saleh El Bachra, connu sous le nom de "Jamal", a été forcé de quitter sa terre natale pour chercher du travail à l'étranger après avoir été harcelée à plusieurs reprises et privé de nombreuses possibilités d'emploi au Sahara Occidental, où il n’a rencontré que discrimination, intimidation et marginalisation.
El Bachra est  né en 1973 à El Aaiun, capitale occupée du Sahara Occidental. Il a fait ses études à l'Université de Rabat, avant d'émigrer aux Etats-Unis d'Amérique où il est devenu citoyen américain après 5 ans de résidence.
Après dix ans d'exil loin de sa terre natale, il a décidé de rentrer et s'installer chez lui.  A cette fin, il s'est mis à la recherche d'un travail. En vain.
En rentrant chez lui, il a essayé de poursuivre ses études de troisième cycle et de s'inscrire en doctorat dans les universités marocaines, mais ses tentatives se sont heurtées au refus catégorique de la part des autorités marocaines sans qu’il n’y soit donné de raison.
Sans perdre de l'espoir, il a poursuivi sa recherche de travail en présentant ses diplômes et aptitudes : un baccalauréat en littérature anglaise obtenu au Maroc, un certificat d'études supérieures en gestion d’organisation sans but lucratif  ainsi qu'un Master en Administration Publique obtenu à l'Université de Northern Kentucky University, aux Etats-Unis.

À sa grande surprise, chaque candidature acceptée pour une offre d'emploi déterminée était suivie d'un refus postérieur. La raison invoquée est que la décision venait de hautes instances du ministère de l'intérieur du Maroc qui s'opposait à son engagement dans ces postes. Il était vu comme une menace à cause de ses qualifications et ses relations développées au cours des nombreuses années de travail et d'activisme aux Etats-Unis et en Europe.

En août 2011, il a été sélectionné pour un poste au ministère des Affaires étrangères
en qualité de haut fonctionnaire, et a ensuite été convoqué pour un entretien informel dans le cadre des modalités de recrutement. Après cet entretien qui a eu lieu à Rabat, au Maroc, il lui a été signifié qu'il occuperait ce poste, qu'il serait rappelé bientôt pour commencer son travail. Las d’attendre, il décidait de se rendre à Rabat pour s'informer de la suite. La réponse a été que le département avait déjà engagé les personnes dont il avait besoin et qu'il n'y avait plus de poste vacant pour lui. Jamais il n’en avait été informé par écrit ni par e-mail.

En décembre 2011, il est convoqué par le service de ressources humaines de la Province de Tarfaya afin de fournir un dossier de candidature pour un poste de fonctionnaire au Ministère des Affaires Etrangères. Quelques jours plus tard, on l’appelle pour le prévenir que son nom ne figure pas dans la liste des fonctionnaires nouvellement nommés, et que le problème vient de l'évaluation de son diplôme étranger de Master.
En questionnant la Direction des Ressources Humaines du Ministère de l'Intérieur à Rabat, la  réponse est que le défaut venait de l'évaluation administrative de son diplôme supérieur obtenu aux Etats-Unis d'Amérique. Cette argument n’a pas de valeur étant donné que le diplôme était accompagné d’un certificat d'évaluation officiel délivré par le ministère marocain de l'Enseignement supérieur et  publié au Bulletin Officiel d'Enregistrement du Maroc.

En mars 2012, El Bachra est convoqué pour un autre poste de travail dans une organisation internationale opérant au Sahara Occidental. Il présente son dossier et fait la visite médicale. Fait connu et signalé par de nombreux observateurs, il y a toujours des espions marocains dans toutes les organisations qui opèrent au Sahara Occidental. Par conséquent, il n'est pas étonnant que les services secrets marocains aient été informés de sa candidature. Ils sont donc intervenus auprès du directeur de l'ONG pour faire obstacle à la la réponse favorable en prétendant que le responsable n'a pas respecté la procédure administrative habituelle.

El Bachra a aussi essayé de monter sa propre affaire dans le domaine du tourisme. Il n’a pas pu dépasser les multiples obstacles et modalités administratives dressées contre lui.
Au niveau personnel et comme pour démontrer qu’il fallait qu’il parte, les autorités marocaines ont procédé à la destruction d'une cabane en bois sur la plage du site appelé "Amigriou" sans l’avertir à l’avance. Suite à cela, El Bachra a déposé des plaintes auprès des différents départements, sans obtenir des réponses à ses questions et demandes, et encore moins de dédommagement pour le préjudice.

Dans le but de connaître les raisons de tous ces obstacles et la raison des multiples « excuses » pour l’empêcher de mener une vie normale, El Bachra a fait quelques enquêtes ici et là. La réponse qu'il a obtenu de différentes sources, c'est qu'il était indésirable, "Persona Non Grata", au Sahara Occidental. Parce qu'il est un citoyen Américain avec un grand potentiel, il est évident que les autorités coloniales ne voulaient pas qu'il y travaille.
Pour en savoir plus sur Saleh El Bachra, il y a lieu de rappeler ses liens étroits avec de nombreuses organisations internationales, pour avoir étudié et travaillé aux Etats-Unis d'Amérique. Ses études et son expérience professionnelle et militante lui ont permis de construire un réseau mondial, aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique. Il est également très informé de la façon dont les décisions sont prises au niveau des Etats-Unis et des méthodes de lobbying grâce à son expérience acquise auprès du membre du Congrès américain Joseph Pitts à Washington D.C.

El Bachra est le fils d'un ancien prisonnier politique et victime de la prison secrète marocaine de "Megouna". Saleh El Bachra est en étroite relation avec un grand nombre d'activistes des droits de l'homme Sahraouis et internationaux ainsi qu'avec de nombreux reporters, journalistes et académiciens de par le monde. En outre, il a de bons contacts avec de nombreux diplomates et représentants appartenant a des ambassades et organisations opérant au Maroc. Ce fait s'avère très contrariant pour le régime marocain, parce qu'El Bachra est en mesure de porter la voix de  son peuple vis-à-vis de la communauté internationale.
Quant à sa formation, outre les diplômes et les qualifications énumérées auparavant, il a un certificat de l'American Red Cross sur «l'orientation pour les services internationaux» et un certificat en traduction délivré par la Translation Bureau Agency des Etats-Unis. Il est également membre de Traducteur du Monde Arabe et membre de l'association des anciens de l'Université du Kentucky, Etats-Unis.
Il parle couramment l'arabe, l'anglais, le français et possède en outre de bonnes connaissances de l'espagnol.

Source : la société civile sahraouie

samedi 7 avril 2012

Les scouts de Tantan n’auront que leurs pieds pour aller à Rabat

Le groupe de "scoutisme Hassania Marocain" de Tantan au Maroc est constitué d'enfants et d'animateurs marocains et sahraouis.

Tantan, du fait de l’histoire du Sahara Occidental, est une ville où vivent de nombreux Sahraouis, qui, comme au Sahara Occidental subissent des discriminations continues de la part des autorités marocaines.

Du 8 au 21 avril, le mouvement scout marocain organise un camp de vacances au grand centre scout de Rabat. Le groupe de Tant Tan, invité le 8 mars, avait prévu d’y participer.

Le séjour a un double objectif et intérêt, les vacances pour les enfants et la formation des animateurs.
Les responsables du groupe de Tantan ont demandé à la ville de prendre en charge le déplacement du groupe. Et cela notamment par un courrier le 2 avril au gouverneur de Tantan, et une autre le même jour au président de la municipalité.
Le 4 avril, la même demande est adressée au responsable de Tantan auprès du Roi. (voir courriers)
La municipalité détient en effet tous les véhicules nécessaires à ce transport qui lui incombe.

La demande est restée sans réponse alors que le groupe doit être à Rabat demain.

Le 6 avril, le groupe de scout de Tantan a donc fait une information au public, expliquant le désintérêt de la ville pour leur demande de transport. Par le même communiqué, Ils informent les membres du club de scout que les enfants et les animateurs ont décidé de partir à pied. (voir info et vidéo ci-dessous)

La distance Tantan - Rabat représente plus de 900 km.

APSO, le 7 avril 2012
Source : Apso Sahara

Note : Hassania vient de Hassan, ex roi du Maroc, et non de la langue et culture Hassanya des Sahraouis