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dimanche 14 juin 2015

EM. Brèves du Sahara Occidental occupé, résistances et conséquences


Mercredi 10 juin 2014, à 9h du matin, Ali Sa’adouni et Noud Eddine Argoubi  membres du groupe des « Sahraouis qui rejettent la nationalité marocaine »  sont entrés dans le consulat de France à Agadir et ont protesté contre la position subjective de ce pays, contraire au droit international, dans le conflit sur le Sahara Occidental.
Les deux activistes ont étendu le drapeau de la RASD au sein du consulat et ont demandé à rencontrer le consul. Ils n’ont pas pu le faire, et la police marocaine est intervenue pour forcer les deux militants à sortir du consulat.
Ali Sa’adouni et deux autres activistes avait auparavant protesté au sein du consulat d’Espagne contre la position de l’ancien colonisateur de leurs pays dans le conflit.


Le 7 juin 2015, le journaliste Salah Lbseir 24 ans, a été arrêté par une patrouille de police marocaine à El Aaiun occupé. Il revenait des campements de réfugiés sahraouis pour une visite à sa famille. Salah, menotté et les yeux bandés, a, selon sa mère, était torturé lors de l’interrogatoire mené par la police.
Après 48 heures de garde-à-vue, le procureur du roi du Maroc à El Aaiun a donné l’ordre de conduire le  journaliste à la prison noire, et a fixé le procès au 29 juin.
En mai 2013, Salah Lbseir avait fui vers les  campements de réfugiés sahraouis après avoir été informé qu’un mandat d’arrêt avait été émis contre lui suite à sa couverture de manifestations organisées à Essmara occupée le 23 mai.
5 de ses compagnons, les activistes Hamoud Yahmoun, Sidi Mohamed Malal, Ayoub Barka Mohamed Nouh, Hussein Abdi Hamad et Mohamed Lamin Lkaihal  avaient eux été arrêtés le jour-même à Essmara et avaient passé cinq mois de prison sans jugement avant d’être mis en liberté provisoire.


À Essmara occupé le Forum Avenir pour la Femme Sahraouie, le Fafesa, a organisé une rencontre  pour célébrer le 39  anniversaire, le 9 juin, de la mort de fondateur du front Polisario El Wali Mustapha Sayed. Lors de cette rencontre, les participants ont exprimé leur solidarité avec Tekber Haddi. Cette femme sahraouie est en grève de la faim depuis 30 jours devant le consulat du Maroc de Las Palmas, pour protester contre ses demandes restées vaines que soit ouverte une enquête impartiale sur l’assassinat de son fils Mohamed Lamin Haidala par des colons marocains. 
150 femmes et jeunes gens ont participé à cette réunion qui a été encerclée par la police marocaine et les forces auxiliaires.
Les participants ont dénoncé les violations des droits de l’homme commis par les occupants et ont critiqué le silence de la communauté internationale. 


Le 10 juin 2015, dans le quartier la Polco de El Aaiun occupée, 15 femmes sahraouies ont manifesté bruyamment dans la rue pour demander d’arrêter le pillage de ressources naturelles par le Maroc et ses complices étrangers, et la libération des prisonniers politiques sahraouis. https://www.youtube.com/watch?v=rRoIpICNDt0#t=74

EM, El Aaiun occupé
Le 14 juin 2015

mercredi 23 octobre 2013

EM : La visite de C. Ross fin octobre 2013 et ses conséquences sur les Sahraouis des territoires occupés

Samedi 19 octobre 2013, l'envoyé spécial du secrétaire général pour le Sahara Occidental M. Christopher Ross a reçu, au siège de la Minurso à El Aaiun occupée, des associations et comités des droits de l'homme non reconnus par les autorités marocaines d'occupation.
À 9h, M. C. Ross a rencontré les membres du CODESA à propos des violations des droits de l'homme dans les territoires depuis sa dernière visite. Le CODESA a profité de cette occasion pour demander l'élargissement du mandat de la Minurso afin d'inclure le monitoring des droits de l'homme. Il a également présenté une lettre à M. Ross dans laquelle il demande la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.
 
À 10.30 M. Ross a tenu une réunion avec  l'ASVDH. De la même façon l'association a fait un point détaillé sur l'actualité des diverses violations des droits de l'homme.
M. Ross a déclaré le secrétaire général des NU très intéressé par la question des droits de l'homme au Sahara Occidental et a ajouté que ce dernier profite toujours des visites des responsables marocains pour leur demander avec insistance de respecter les droits de l'homme au Sahara Occidental.
En ce qui concerne les ressources naturelles M. Ross a souligné que l'avis juridique du conseiller juridique du Secrétaire Général est clair. Selon M. Ross, c'est en vertu de cet avis de Hans Corel que la Minurso contacte chaque entreprise impliquée dans les ressources naturelles de notre pays pour l'informer ou lui rappeler le statut juridique du territoire.
Interpellé sur le problème de la liberté des médias sahraouis, et notamment des violences rencontrées par les journalistes de l'Équipe Média, M. Ross a assuré être intéressé de recevoir des rapports détaillés sur la question, et que ce point serait présent dans son rapport à paraître le 30 octobre.
A 12h M. Ross a reçu collectivement  des représentants de toutes les autres associations et comités sahraouis de défense des droits des Sahraouis : Codapso, Association Sahraouie de diffusion de la culture et du patrimoine, Cspron, La ligue des prisonniers politiques sahraouis, l'Organisation justice et dignité, Groupe des personnes qui rejettent la nationalité marocaine, Forum avenir de la femme sahraouie (FAFESA), Observatoire de la femme et l’enfant sahraoui, Comité des familles de 15 disparus sahraouis, Coordination Gdaim Izik, Groupe des sahraouis rescapés des geôles secrets (Agdez et Kal'aat Magouna), CSTS d'Ahmed Eddaia.
Dans le domaine des droits de l'homme, les associations et les comités ont souligné la détérioration de la situation en territoires occupés après l'adoption de la résolution 2099, et insisté pour que les prisonniers politiques soient relâchés tant que le Maroc ne présente aucune preuve de leurs culpabilités.
La confédération Syndicale des Travailleurs Sahraouis (CSTS) a soulevé le problème des travailleurs sahraouis du phosphate embauchés sous le colonialisme espagnol et de leurs conditions de vie et retraites, ainsi que le problème du fort chômage actuel des Sahraouis, quand les emplois sur les ressources naturelles du territoire sont détournés pour les colons.

Samedi 19 octobre 2013, à 17h GMT et suite à un appel à manifester de la coordination des associations et comités sahraouis des droits de l'homme dans la rue Smara à El Aaiun occupée, les autorités marocaines d'occupation ont encerclé les rues et ruelles menant au lieu de la manifestation. Ni les voitures 4-4 des sahraouis, ni les petits taxis n'ont pu circuler sur le boulevard.
Pour tenter de passer ces barrages de la police, 40 activistes sahraouis réunis dans une maison de la rue Chawia sont partis ensemble vers la rue Essmara. La tentative a échouée quand les forces d'occupation les ont arrêtés et battus.
Par l'ouest de la rue Essmara, d'autres activistes des droits de l'homme ont essayé d'accéder à l'endroit de la manifestation.  Une quarantaine de  policiers en civil les a attaqué, blessant de nombreux activistes. Ceux qui ont dû aller à l'hôpital n'ont pu recevoir ni certificat ni attestation de soin.

Des activistes sont allés au siège de la Minurso pour informer M. Ross et le représentant personnel chef de la Minurso Mr Wolfgang Wiber de ce qui venait de se passer. En réaction à l'omniprésence policière et aux événements, les citoyens sahraouis sont sortis pour manifester dans les rues proches de la rue Essmara.

Dans le quartier ma'atala  plus du 150 sahraouis sont sortis avec les drapeaux du Polisario. Ils ont été attaqués par des voyous marocains protégés et soutenus par la police. Ceux ci les ont poursuivi et sont entrés dans certaines maisons pour saccager les mobiliers.
Sur le boulevard Al Quds, Mezouar, quartier El Matar, quartier Lina'ach, rue Jiratoria, quartier Hchaicha, rue Skaikima, quartier El Aaouda, les appartements rouge, les citoyens sahraouis sont sortis avec les drapeaux du Polisario et ont chanté des slogans pour l'indépendance du Sahara Occidental.

La répression policière marocaine a fait plus de 100 blessés, dont des mineurs, des anciens, et des journalistes de l'Équipe Média.
Selon de nombreux témoignages, les coups étaient violents et arbitraires.
Dimanche 20 octobre, les citoyens sahraouis de quartier Ma'atala dont les biens ont été détruis par la police  se sont rassemblés pour  protester, et ont été attaqués par la police, blessant de nouvelles personnes.

À Essmara occupée la coordination locale des associations et comités des droits de l'homme a appelé les citoyens sahraouis à manifester sur le boulevard Ennasr, dimanche à 17h à l'occasion de la visite de M. Ross.
Les forces d'occupations sont intervenues violemment contre les manifestants qui sont sortis avec les drapeaux de Polisario et les ont chassé dans le quartier Taqadoum les bâtiments rouges.
Plus de 50 personnes ont été blessées, et la plupart sont des femmes et des mineurs.
Les autorités d'occupation à Essmara ont fermé le boulevard, et forcé les magasins et boutiques à fermer leurs portes.
Il ne restait donc sur le boulevard que les vehicules de la police et des forces auxiliaires qui ont circulé sans cesse pour intimider les citoyens. 
L'hôpital du Essmara n'a pas les possibilités et les moyens de soigner les blessés .

EM, El Aaiun Sahara Occidental occupé
Le 22 octobre 2013

Photos, videos, infos, voir http://emsahara.com/ar, https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts

mercredi 6 février 2013

Les organisations sahraouies déclarent TOTAL indésirable au Sahara



Le 6 février 2013, les organisations sahraouies indiquées ci-dessous déclarent

Il y a un an, la compagnie française TOTAL SA a signé un accord avec le gouvernement marocain pour faire des études et des recherches dans les eaux de notre pays le Sahara Occidental. Elle vient de renouveler son engagement.
La lecture partielle, et l'interprétation abusive de l'avis juridique de l'ONU en 2002 sert à la compagnie à justifier son accord avec le gouvernement marocain.

Néanmoins, toute présence sur notre terre ou dans les eaux de notre pays pour une quelconque action sur nos ressources naturelles est illégale si nous n'y avons pas donné notre consentement.
En effet, dans notre situation qui est l'occupation par la force marocaine d'une grande partie de notre pays, même une lecture profane du droit international, de même que le bon sens, permet d'affirmer que nos ressources nous appartiennent, comme il nous appartient de décider ce que nous voulons en faire et pour quel usage.

TOTAL SA n'a donc rien à faire dans les eaux de votre pays ni ses partenaires, collaborateurs ou autres. La compagnie n'a pas demandé la permission, ni ne l'a reçue, ni auprès du mouvement de libération qui nous représente officiellement devant l'organisation des Nations Unies, ni de notre part, société civile et peuple Sahraoui.
Nous sommes contre toute observation, recherche, exploitation qu'elle soit de gaz, de pétrole, d'eau ou de tout autre substance, sur notre terre et dans nos eaux.

Les valeurs traditionnelles de notre peuple sont le respect de la nature, de la végétation et des animaux, de son rythme et de son écosystème, et non la destruction et le pillage au profit d'un fonctionnement économique sans règle, ni respect de la terre. L'utilisation des énergies fossiles, la destruction des réserves souterraines, hypothèquent l'avenir de nos enfants sur notre territoire tellement fragile et exigeant. Ce mode de consommation n'est pas l'avenir quand il existe des moyens d'utiliser des énergies qui se renouvellent.

Le Polisario et le gouvernement marocain cherchent depuis 1991 une solution pour sortir de la colonisation du pays, dans le cadre des Nations Unies, date à laquelle nous avons suspendu la guerre. Le vol de nos ressources est la raison pour laquelle le Maroc refuse d'entrer dans les négociations. Il ne lâchera notre terre qu'exsangue de son eau, de ses poissons et de toutes ses ressources minérales... Nous ne pouvons l'admettre, et n'aspirons qu'à la paix, et la bonne entente avec nos voisins. Depuis 38 ans, nos frères vivent en exil des conditions très difficiles et nous vivons sous l'indignité, l'oppression et la discrimination, il faut que cela cesse.

L'accord donné à Total par le Maroc est impossible. Le gouvernement français doit dire à Total et à toutes ses entreprises qu'il leur est interdit de venir travailler chez nous - avec l'accord et en payant au Maroc - tant que la situation est dans cet état. Leur présence et leur action soutiennent l'action colonisatrice, et c'est tout le contraire de ce que travaille l'ONU par le biais de son envoyé spécial son excellence l'ambassadeur Christopher Ross.

Nous, signataires de cette déclaration, sommes contre la présence de Total au Sahara Occidental. Nous demandons à la compagnie d'arrêter toutes ses recherches et de partir immédiatement.
Pour avoir l'avis de tous les sahraouis sur la question de l'utilisation de nos ressources naturelles, il est urgent que s'organise le référendum par lequel nous exprimerons notre décision sur notre devenir, et sur les valeurs politiques, économiques et sociétales qui feront notre avenir.


AFAPREDESA, association des familles des prisonniers et disparus sahraouis
ARSF - Association des réfugiés Sahraouis en France
ASF - Association des Sahraouis en France
Association sahraouie pour la protection et la diffusion de la culture et le patrimoine sahraouis
ASVDH - Association sahraouie des victimes de violations graves des droits humains commises par l’Etat Marocain
CARASO - Comité d’Action et de Réflexion pour l'Avenir du Sahara Occidental (France)
CODAPSO - Comité de Défense du Droit à l’Autodétermination du Peuple du Sahara Occidental
CODESA – Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme
Comité sahraoui de défense de droits de l'homme à Essmara
Comité des mères des 15 enlevés
Coordination Gdaym Izyk,
Coordination sahraouie de défense des droits de l’homme à Tantan
CSPRON - Comité de soutien du plan onusien et la protection des ressources naturelles
CSTS - Confédération Syndicale des Travailleurs Sahraouis
EM - Equipe Média
FAFESA - Forum Avenir de la femme sahraouie
Groupe des sahraouis refusant la nationalité Marocaine
Le centre sahraoui de la conservation de la mémoire commune
LSDHPR- Ligue sahraouie de la défense des droits humains et la protection des ressources naturelles, Bougdour
Observatoire de défense des droits de l’homme et de la protection des ressources naturelles à Dakhla
UESARIO – Union des étudiants de Saguia el Hamra y Rio de Oro
UGTSARIO - Union des travailleurs de Saguia el Hamra y Rio de Oro.
UJS - Union des Juristes Sahraouis
UJSARIO, l'Union de la jeunesse de Saguia el Hamra y Rio de Oro,
UNMS, Union Nationale des femmes sahraouies,
UPES - Union des journalistes et écrivains sahraouis

dimanche 2 septembre 2012

Lettre AVSDH, militants libres et emprisonnés, violences et procès

Le procès des 23 de Gdaim Izik est annoncé pour le 24 oct 2012
La cour martiale de Rabat  a fixé au 24 octobre 2012 le procès des 23 prisonniers politiques sahraouis incarcéré dans la prison de Salé depuis le démantèlement le 8 novembre 2010 par les forces marocaines du camp de Gdaim Izik près d'El-Aaiun (Sahara Occidental). 
Depuis leur incarcération, les prisonniers sahraouis Abdulahi Lakfawni, Abdullahi Toubali, Ahmed Sbai, Babait Mohamed Juna, Brahim Ismaïli, Cheikh Banga, Deich Eddaf (Daish Daf), El Ayoubi Mohamed (Mohamed Al Ayoubi), El Bachir Khadda, El Houssin Ezzaoui, Enaama Asfari, Hassan Dah, Laaroussi Abdeljalil,  Machdoufi Ettaki (Taki Elmachdoufi), Mohamed Bani, Mohamed Bourial, Mohamed El Bachir Boutinguiza, Mohamed Embarek Lefkir, Mohamed Lamin Haddi, Mohamed Tahili, Sid Ahmed Lemjiyed, Sidi Abdallah B’hah, Sidi Abderahmane Zayou, ont observé quatre grèves de la faim afin d'alerter l'opinion publique et revendiquer l'amélioration de leurs conditions de détention, la tenue d'un procès juste et équitable devant une juridiction civile ou leur libération inconditionnelle.
 
Les prisonniers sahraouis, militants des droits de l'homme, sont arbitrairement accusés notamment d'"atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat, formation d'une bande criminelle et atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l'exercice de leur fonction". Selon la loi marocaine, ils risquent la réclusion à perpétuité.
Nous vous rappelons que la cour a reporté sine die la première audience prévue le 13 janvier 2012.

l'ASVDH appelle toutes les organisations internationales des droits de l'homme, de juristes solidaires, les observateurs à venir assister à ce procès.
ASVDH, 1er septembre 2012

Agression de la présidente du FAFESA
Samedi 25 août 2012, Soukaina El Idrissi, activiste Sahraouie des droits de l'homme a été blessée par la police marocaine.
Une équipe de policiers marocains en civil a brutalement attaqué Mm Soukeina alors qu’elle attendait la mise en place d’une manifestation pour l'élargissement des compétences de la mission des nations unies au Sahara Occidental en y incluant la protection des droits de l'homme.
Soukaina Jed-Ahlu ou Soukaina El Idrisi, 52 ans, ancienne portée disparue plus de 11 années dans les prisons secrètes marocaines, présidente du Forum Avenir de la Femme Sahraouie (FAFESA) a été agressée par le Pacha (vice préfet) Mohamed Nachtti  et son équipe alors qu'elle était assise dans une rue du quartier Maatala d’El Aaiun.
Mme Soukaina souffre de traumatismes crânien, facial, aux épaules, au bassin et au thorax. Elle a été transportée en ambulance à l'hôpital Hassan Belmehdi. Ce sont les militants sahraouis qui ont appelé les secours du fait de la gravité apparente des blessures.

La chaîne de télévision locale marocaine d'El Aauin a prétendu au cours de l'interview d'un médecin que Mme Soukaina n’était pas blessée.
L'ASVDH s'interroge donc sur le fait que ce même médecin ait pu délivrer un certificat d'incapacité à Mme Soukaina pour une durée de 15 jours.
Transfert à l’hôpital de deux militants en grève de la faim
Deux prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison Noire de El Aaiun, ont été transportés à l'hôpital de la ville vendredi 25 août 2012 en mauvais état de santé. L'ASVDH a rencontré M. Oulad Chaikh Mahjoub et son collègue Dalbouh Barikallah à l'hôpital où ils ont menottés et encerclés par de nombreux policiers.
M Mahjoub témoigne que son état de santé s'est dégradé en raison de la grève de la faim et de la promiscuité dans laquelle les prisonniers vivent au quotidien dans cette prison.
Oulad Chaikh Mahjoub et Dalbouh Barikallah, originaires de Dakhla, ont été arrêté le 29 septembre 2011, après l’agression des Sahraouis par les colons marocains après un match de foot, et condamné le 18 avril 2012 à 3 ans de prison ferme pour constitution d’un gang criminel, destruction de biens publics, possession d’arme blanche, violence contre fonctionnaire du secteur public.

Puni en prison pour avoir protesté contre des mauvais traitements
Les autorités pénitentiaires de la prison Noire - El Aaiun – ont puni le  détenu politique sahraoui Ghali Bouhala de cinq jours d’isolement parce qu’il protestait contre le mauvais traitement subit par lui et ses codétenus.
La famille de M. Bouhala a manifesté lundi 27 août au soir devant les portes de la prison contre l'interdiction de rendre visite à leur fils.
Ghali Bouhala a été arrêté le 30 juillet 2011 après une manifestation pacifique à El Aaiun revendication le respect du droit à l’autodétermination du peuple Sahraoui, et condamné à 1an et demi de prison ferme selon les chefs d’accusation : constitution d’un gang criminel, destruction de biens publics, possession d’arme blanche.
ASVDH, 27 août 2012

mercredi 30 mai 2012

Les Sahraouis en territoires occupés écrivent à M. Hollande


Version originale en arabe ci-dessous
A Monsieur le Président de la France
El Aaiun, Sahara Occidental, le 26 Mai 2012

Son Excellence Monsieur François Hollande
Monsieur le Président,

Nous, associations et comités de promotion et de défense des droits humains aux territoires occupés du Sahara Occidental, signataires de la présente lettre, vous félicitons pour votre succès à l’élection présidentielle.
Nous sommes convaincus que votre mandat présidentiel saura promouvoir les valeurs de liberté, de démocratie et de droits de l'homme, des valeurs supérieures en France, pour parvenir à la paix et la justice dans un monde libre.

Monsieur le Président
Vous le savez, en vertu des lois sur les conflits armés, la situation au Sahara Occidental est considérée comme en état d’occupation.
Le 31 octobre 1975, le Maroc a envahi le Sahara Occidental dans un grand déploiement militaire, avec la volonté manifeste de supprimer la population originaire. Les exactions commises relèvent de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

Tout processus de développement s’est alors arrêté dans la région. La présence du Maroc est illégale, comme est illégal tout ce qu’il entreprend sur notre terre à l’Ouest du mur qu’il a construit. Nous n’y avons jamais consenti.
Nous n’avons jamais consenti non plus au pillage des richesses naturelles de notre terre. Le Maroc nous vole le phosphate, les sable et autres minéraux, de même qu’il surexploite notre mer, avec la complicité d’entités étrangères… Nous demander notre avis passe par un référendum.

Nous résistons depuis 1975. Les villes dans les territoires occupés du Sahara Occidental, les villes du sud du Maroc, les campus universitaires marocains sont régulièrement le théâtre de manifestations pacifiques et des sit-in organisés par les citoyens sahraouis. Ils revendiquent le respect de nos droits fondamentaux, et notamment le droit a l'autodétermination. Tout aussi régulièrement, la police, les forces auxiliaires et l'armée  marocaine sont déployées pour faire face aux manifestants civils et user de la violence.
Des dizaines de citoyens sahraouis sont chaque semaine enlevés, arrêtés ou mis en prison en guise de représailles pour leurs activités, d’autant plus quand ils visent à exposer les tortures physiques et psychiques commises par les forces de sécurités et les militaires contre les civils sahraouis.

À l'automne 2010, plus de 20 000 sahraouis ont quitté la ville de El Aaiun pour planter les tentes à 20 km dans le désert, à Gdaim Izik. Ils se sont mis là à l’abri de l'oppression et des violations continuelles par les autorités marocaines contre leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels. C’était aussi un message d’alerte, un appel à la communauté internationale.

Vous le savez aussi, l'intervention par surprise de l'armée marocaine, avec aviation, véhicules militaires, contre ces milliers de civils, femmes, enfants, vieillards en majorité, a été démesurée de violence.
Pendant le mois précédant le 8 novembre, les négociations n’avaient été que parodies et tentatives de corruption des représentants des autorités marocaines sur les médiateurs élus par les sahraouis du campement Gdaim izik. Le caractère légitime et politique des revendications des déplacés entraient dans le cadre du droit international sur les droits de l'homme et des pactes et accords internationaux auxquels le Maroc est parti. Mais il n’en a tenu aucun compte.

Moins d’un an après la destruction de Gdaim Izik, à Dakhla, deux citoyens sahraouis ont été tués et des centaines ont été blessés  dans des incidents inventés par les autorités marocaines, incitant certains colons marocains, alimentés et subventionnés par les autorités, à des déchaînements de violences contre les civils sahraouis.

Monsieur le président,
La position de la France en faveur des efforts illégaux du Maroc pour imposer un statu quo dans le conflit est en déséquilibre sur les ruines du dossier des droits de l'homme et sur les meurtres des sahraouis.
Cette position est contraire aux principes de la révolution française, contraire aux principes des pactes internationaux des droits de l'homme, contraire aux normes de l'Union Européenne. Elle trahit les valeurs de protection des êtres humains et de sauvegarde de leurs droits.
La France par sa position est complice d’un régime dictatorial parce qu’elle ignore volontairement de savoir ce qu’il fait subir à son peuple et au peuple voisin, nous, dont le pays est écartelé, pillé, pollué de mines antipersonnel. Dans notre territoire occupé, la population de colons marocains est plus importante que la nôtre, quand nombre de nos parents vivent en exil dans les campements de réfugiés. Tout cela ne constitue qu’une base de culture populaire de haine entre les nations.

Monsieur le Président,
Nous espérons que vous ferez le choix, au pouvoir de la France, de respecter et faire respecter le droit international, en faisant peser sur le Royaume du Maroc une pression efficace, pour permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit à l'autodétermination en toute liberté et démocratie.

Nous espérons également que la France ne sera plus un obstacle à l'extension à la surveillance des droits de l'homme et leur rapport des compétences de la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental.

La situation est, vous l’avez compris, quotidiennement extrême en matière de violation des droits sahraouis par le Maroc.
Et la blessure du peuple sahraoui restera à vif tant que n’est pas divulguée la vérité sur le sort de plus de 500 disparus du fait du Maroc, de 151 prisonniers sahraouis de la guerre et tant que tous les prisonniers politiques sahraouis ne sont pas libérés.

Monsieur le Président de la France, nous espérons que vous prendrez en considération notre lettre, et que vous répondrez à nos  préoccupations.

En l’attente, agréez, s’il vous plait, l’expression de notre profond respect.

CODAPSO
CSPRON
ASVDH
ASSOCIATION SAHRAOUI POUR PROTEGER  LA CULTURE SAHRAOUIE
LA CORDINATION GDAIM IZIK
OBSERVATOIRE DE L ENFANT ET LA FEMME SAHRAOUIE
FAFESA  FORUM AVENIR DE LA FEMME SAHRAOUIE



رسالة مفتوحة الى السيد فرنسوا اولاند
رئيس الجمهورية الفرنسية
العيون 28.05.2012
فخامة الرئيس
 
يسرنا نحن الفعاليات الحقوقية الممضية اسفله  وبمناسبة إنتخابكم رئيسا للجمهورية الفرنسية أن نتوجه إليكم بتهانينا الحارة و تمنياتنا لكم بالنجاح في الإضطلاع بالمهام السامية الموكولة اليكم.
اننا على ثقة بأن رئاستكم ستُعزز قيم الحرية والديمقراطية وحقوق الإنسان، قيم فرنسا العليا، لتحقق للعالم السلام والعدل المنشودين  .
 
السيد الرئيس
 يعد الوضع في الصحراء الغربية  بموجب قوانين النزاع المسلح وضع احتلال ، فبتاريخ 31 من اكتوبر 1975، تعطلت مسيرة التنمية بالمنطقة ، وامتلأت القلوب غيظا وكراهية، بسبب غزو المغرب للاقليم وما ارتكبته قواته من انتهاكات صنفت ضمن خانة جرائم حرب وجرائم ضد الانسانية  كانت تهدف الى ابادة الشعب الصحراوي.
كل المشاريع التنموية اذن شلت بالاقليم .
ان وجود المغرب بالاقليم غير قانوني تماما كما هو الشان بالنسبة للانشطة المقامة على اراضينا غربي الجدار الذي تم بناؤه رغما عنا .
لم نوافق يوما السيد الرئيس على النهب الذي تتعرض له ثرواتنا الطبيعية بشكل ممنهج  ،  المغرب يسلب الفوسفات ، الرمال ، وثروات معدنية تماما كما يفعل بالنسبة لثرواتنا السمكية بتواطؤ مع اطراف دولية .
اننا لانطالب سوى باستشارة تمر عبر استفتاء .
 
السيد الرئيس
 اننا نناضل منذ العام 1975 ، مدن الاقليم ومناطق جنوب المغرب والمواقع الجامعية هي مسرح لمظاهرات سلمية مطالبة بالحقوق الاساسية وعلى رأسها الحق في تقرير المصير ، لكن قوات الشرطة والقوات المساعدة لها وقوات الجيش تنتشر لتحاصر المناطق الاهلة بالسكان المدنين تتصدى للمتظاهرين بالعنف ، ويتم الزج بالعديد من النشطاء في السجون انتقاما من انشطتهم الرامية لفضح الانتهاكات التي ترتكبها القوات الامنية والعسكرية بحق المدنيين الصحراويين .
وفي خريف العام 2010 كانت رسالة الصحراويين اقوى حين تجمع اكثر من عشرين الف مواطن صحراوي في مخيم بمنطقة اكديم ايزيك  بالضاحية الشرقية لمدينة  العيون ، احتماءا من قمع السلطات المغربية وانتهاكها لحقوقهم السياسية والاقتصادية و الاجتماعية والثقافية . لكنها ايضا رسالة تنبيه الى المجتمع الدولي
 و كما تعلمون بان تدخل الجيش المغربي بطائراته و الياته العسكرية ضد الاف المدنيين  اغلبهم من  النساء ، الاطفال ، و الشيوخ  كان عنفا غير مبرر .
ان المفاوضات التي دارت بين لجنة منتخبة عن النازحين والسلطات المغربية لمدة شهر كامل سبق تاريخ الثامن من تشرين الثاني نوفمبر 2010 ، لم تكن الى محاولات رجال السلطة المغربية رشوة الوسطاء المنتخبين من لدن نازحي مخيم اكديم ايزيك .
 ان الطابع الشرعي والسياسي لمطالب النزحين يؤطرها القانون الدولي لحقوق الانسان ، والعهود والاتفاقات الدولية التي يعتبر المغرب طرفا فيها لكنه وللاسف لم يضع لها اعتبارا .  
لم يمر العام عن تلك الاحداث الاليمة وبمدينة الداخلة جنوب الاقليم  قتل مواطنان صحراويان واصيب المئات بجروح في احداث خطيرة ، اججتها السلطات بتحريضها للمقيمين باحد الاحياء التي تمونها وتمولها ضد المدنيين الصحراويين ، بعد تلك الاحداث الدموية لم تقم سوى بمعاقبة نشطاء لم يعرف عنهم سوى نشاطهم المدافع عن حقوق الانسان .
 
السيد الرئيس
 ان الموقف الفرنسي المؤيد لمساعي المغرب الغير مشروعة لفرض الامر الواقع  , يبنى على أنقاض ملف حقوق الإنسان , بل سيبنى على أشلاء الشعب الصحراوي  , ويعتبر نموذجا فريدا مناقضا لمبادئ الثورة الفرنسية و لمبادئ العهود الدولية لحقوق الإنسان و لمعايير الاتحاد الأوربي وما تتضمنه من قيم تحمي الإنسان وتصون حقوقه . إضافة إلى أن ما يمارس من سياسة فرنسية في هذا المجال , بدعم الأنظمة الأمنية والتغاضي عن ما تفعله بشعوبها وشعوب جيرانها , يشكل تأسيسا لثقافة شعبية تنتج عداء وكراهية بين الامم .
 
السيد الرئيس
 اننا السيد الرئيس  نامل في وصولكم الى سدة الحكم في بلدكم ، الى الوقوف الى جانب الشرعة الدولية ، والضغط على المملكة المغربية للسماح للشعب الصحراوي من حقه في تقرير مصيره بكل حرية وديمقراطية .
كما نامل بان لاتكون فرنسا عقبة امام توسيع صلاحيات بعثة الامم المتحدة للاستفتاء في الصحراء الغربية لتشمل مراقبة حقوق الانسان  والتقرير عنها .
ان معاناة الصحراويين لن تكتمل الا بالكشف عن مصير اكثر من 500 مختطف مجهول للمصير لدى الدولة المغربية و151 اسير حرب صحراوي واطلاق سراح كافة المعتقلين السياسيين الصحراويين .
 
السيد رئيس الجمهورية الفرنسية ، على امل اخذكم ملاحظاتنا وانشغالتنا
 

تقبلوا فائق الاحترام والتقدير
* لجنة الدفاع عن تقرير مصير شعب الصحراء الغربية
* لجنة دعم مخطط التسوية الاممي وحماية الثروات الطبيعية
* الجمعية الصحراوية لضحايا الانتهاكات الجسيمة لحقوق الانسان المرتكبة من طرف الدولة المغربية
* الجمعية الصحراوية لحماية ونشر الثقافة والتراث الصحراوي
* تنسيقية اكديم ايزيك
* منتدى المستقبل للمراة الصحراوية
* المرصد الصحراوي للطفل والمرأة
* لجنة امهات المختطفين 15
 العيون / الصحراء الغربية
28.05.2012