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samedi 10 octobre 2020

EM. Les associations sahraouies sont en pleine activité en territoire occupé

Dimanche 20 septembre, des militants sahraouis des droits de l’homme ont fondé l’Instance Sahraouie Contre l’Occupation Marocaine, l'ISACOM. Le but de cette association est de défendre les droits du peuple sahraoui à la liberté, à l'indépendance et à la dignité, par des moyens légitimes pacifiques, contre la colonisation militaire marocaine de son pays. 

Les 33 fondateurs sont des défenseurs des droits de l’homme, des syndicalistes, rescapés de prisons secrètes et ex-prisonniers politiques, et parmi eux des militants connus au niveau international. L'assemblée a élu un bureau exécutif, composé de Aminatou Haidar - sa présidente -, El GhaliaDjimi, Mina Baal, Lehsan Dalil, Ahmed Naciri, Abderahmane Zayou, et Mohamed El Moutawakil.

Immédiatement, le Maroc a déployé intimidations et menaces contre les citoyens militants de l'organisation. Une enquête judiciaire est ouverte pour "atteinte à l'intégrité territoriale". L'intégrité territoriale au sens du régime marocain signifie qu'une entité existe entre les deux pays Maroc et Sahara Occidental. Néanmoins, le régime marocain est le seul au monde à soutenir son propre acte militaire d'occupation d'une partie du Sahara Occidental. Pour rappel, la cour de justice de l'Union Européenne a rappelé à plusieurs reprises les dernières années que les deux pays sont séparés et distincts, en cohérence avec le droit international. 

À la même période, le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'homme, CODESA, a tenu une réunion suite au départ d'Aminatou Haidar de sa présidence, a réorganisé son fonctionnement et émis plusieurs communiqués de presse et rapports d'actualité de la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental occupé. 

EM a récemment interrogé les organisations sur le point précis des ressources naturelles du pays. Madame Oum El Moumnin Yaya, membre du bureau exécutif du CODESA a dénoncé l'exploitation excessive et non raisonnée des ressources halieutiques, pêche et fonds marins, et des ressources minérales - phosphate - du territoire par le Maroc. 

Selon elle ce pillage compromet l'avenir du pays pour les Sahraouis, par l'épuisement des ressources mais aussi par son saccage de la nature et de l'environnement. Selon elle "c'est d'autant plus déplorable que les entreprises étrangères concernées sont engagées de façon agressive dans l'exploitation et le pillage effrénés des ressources naturelles de notre peuple sans nous avoir consulté, ni avoir reçu notre consentement." 

"Bien évidemment nous sommes opposés à la sur-pêche des stocks de poissons de la mer de notre pays, par les centaines de navires marocains, européens, turcs, chinois, japonais, et russes, qui entraîne leurs épuisements." 

À propos des énergies renouvelables solaires ou éoliennes, Madame Oum El Moumnin Yaya à souligné que leur "intérêt écologique‫ ‬est confronté au paradoxe de leur soutien à l'occupation marocaine et à l'injustice envers le peuple sahraoui. Une production écologique ne peut pas être complice d’une occupation militaire et violente. Les actions de sociétés comme l’Allemand Siemens, l’Italien Enel et d'autres entreprises européennes sont illégales, et violent nos droits fondamentaux sur notre avenir et notre terre". 

La recrudescence des pressions des autorités sécuritaires marocaines, sur les militants des droits de l'homme et journalistes sahraouis, si elle réussit à faire perdre du temps à chacun, semble ne pas avoir d'effet sur l'énergie déployée à l’information et à la défense de leurs droits légitimes par les citoyens sahraouis. 

 Équipe Média, El Aaiun - Sahara Occidental occupé, le 8 octobre 2020

jeudi 23 mars 2017

Communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine sur le Sahara occidental, mars 2017

Communiqué de la 668ème réunion du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA) sur la situation au Sahara occidental

Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 668ème réunion tenue le 20 mars 2017, a adopté la décision qui suit sur la situation au Sahara occidental :

Le Conseil,

1.    Prend note du rapport du Président de la Commission sur la situation au Sahara occidental [PSC/PR/2 (CDXCVI)], ainsi que de la mise à jour faite par le Représentant spécial de l'UA pour le Sahara occidental, l'Ambassadeur Tadesse Yilma. Le Conseil prend également note de la déclaration faite par la délégation de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) conduite par Son Excellence Mohamed Salem Ould Salek, Ministre des Affaires étrangères, ainsi que de celle faite par les Nations unies;


2.    Rappelle la décision EX.CL/DEC.758 (XXII) adoptée par la vingt-deuxième Session ordinaire du Conseil exécutif tenue à Addis Abéba, les 24 et 25 janvier 2013, demandant à la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour organiser un referendum pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux décisions pertinentes de l'Organisation de l'Unité africaine (OUA) et des Nations unies, ainsi que la décision EX.CL/DEC.773(XXIII) adoptée par la 23ème Session ordinaire du Conseil exécutif tenue à Addis Abéba du 19 au 23 mai 2013, réitérant les décisions et prises de position antérieures de l'OUA/UA sur la situation au Sahara occidental et demandant au Président de la Commission de poursuivre ses efforts, y compris davantage de consultations avec les Nations unies et les autres parties prenantes internationales concernées;

3.    Rappelle en outre la décision Assembly/AU/Dec.559(XXIV) adoptée par la 24ème  Session ordinaire de la Conférence de l'Union, tenue à Addis Abéba, les 30 et 31 janvier 2015, réitérant les appels du Conseil de sécurité des Nations unies aux Parties à continuer des négociations sans conditions préalables et en bonne foi, exprimant le plein appui de l'UA aux efforts de l'Envoyé personnel des Nations unies, saluant les mesures prises par  la Présidente de la Commission pour assurer le suivi de la décision pertinente du Conseil exécutif et lui demandant de poursuivre ses efforts, afin de mobiliser l’appui nécessaire au processus sous conduite des Nations unies;

4.    Rappelle également la décision Assembly/AU/629 (XXVIII) adoptée par la 28ème Session ordinaire des chefs d'État et de Gouvernement tenue à Addis Abéba, les 30 et 31 janvier 2017, dans laquelle la Conférence a noté avec une profonde préoccupation l'impasse actuelle dans le processus de paix au Sahara occidental, a souligné la nécessité urgente de redoubler d'efforts pour faciliter le règlement rapide du conflit, et a réitéré son appel à l'Assemblée générale des Nations unies pour qu’elle détermine une date pour la tenue du referendum d'autodétermination du peuple du Sahara occidental et assure la préservation de l'intégrité du Sahara occidental, en tant que territoire non autonome de tout acte susceptible de la compromettre. Le Conseil souligne d'autres dispositions pertinentes de la décision de la Conférence relatives à l'exhortation du Conseil de sécurité des Nations unies à assumer pleinement ses responsabilités pour que la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) puisse de nouveau exercer ses fonctions, ce qui est indispensable pour la supervision du cessez-le-feu et à l’organisation du référendum au Sahara occidental , ainsi qu’ à trouver des réponses aux questions du respect des droits de l'homme et de l'exploration et de l'exploitation illégales des ressources naturelles du territoire, en particulier dans le cadre de l'important arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne, le 21 décembre 2016, sur l'Accord entre l'UE et le Maroc signé en 2012 sur la libéralisation mutuelle des échanges de produits agricoles et de la pêche.

5.    Rappelle ses décisions antérieures sur la situation au Sahara occidental, à savoir le Communiqué PSC/PR/COMM/.1 (CDXCVI) du 27 mars 2015 (496ème réunion), Communiqué de presse PSC/PR/COMM.2 (DII) du 30 avril 2015 (503ème réunion) et le Communiqué PSC/PR/COMM (DLXXXVIII) du 6 avril 2016 (588ème), ainsi que son Communiqué PSC/PR/COMM (DCXVII) du 12 août 2016 (617ème). Rappelle également le Communiqué PSC/AHG/COMM.4 (DXLVII) adopté lors de la 547ème réunion du Conseil tenue le 26 septembre 2015, à New York, au niveau des chefs d'État et de gouvernement, dans lequel il a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à assumer pleinement ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour régler rapidement le conflit du Sahara occidental et trouver une réponse efficace aux questions liées au respect des droits de l'homme et à l'exploitation illégale des ressources naturelles du territoire;

6.    Félicite le Royaume du Maroc pour son adhésion à l'UA, sans conditions préalables ni réserves. Le Conseil salue la disponibilité du Maroc à s’asseoir côte à côte de la RASD lors des délibérations des organes délibérants de l'UA;

7.    Regrette le fait que le Royaume du Maroc, qui a été invité par le Conseil à participer à sa 668ème réunion sur la situation au Sahara occidental, ne soit pas venu à la réunion. Le Conseil appelle, par conséquent, le Royaume du Maroc à apporter la coopération nécessaire conformément  aux dispositions de l’Acte constitutif de l’UA et du Protocole relatif à la création du CPS;

8.    Salue les efforts continus déployés par le Secrétaire général des Nations unies, ainsi que de ceux de son Envoyé personnel pour trouver une solution dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris les consultations menées par l'Envoyé personnel dans le cadre de sa nouvelle approche, telle que définie dans le rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidental du 10 avril 2016 (S/2016/355). Le Conseil regrette la démission de l'Ambassadeur Christopher Ross, Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental, et le félicite pour les efforts qu'il avait déployé pour surmonter l'impasse dans le processus de paix.

9.    Se félicite des mesures prises par le Président de la Commission en application des décisions pertinentes des organes directeurs de l'UA et des efforts déployés par les Nations unies, y compris les efforts déployés par l'ancien Président Joaquim Chissano en tant qu’Envoyé spécial de l'UA. Le Conseil exprime sa satisfaction quant aux efforts déployés par l'Envoyé spécial pour surmonter l'impasse actuelle dans le processus de paix et le félicite pour son engagement dans l'accomplissement de son mandat;

10.    Note avec une profonde préoccupation que, quatre décennies après le déclenchement du conflit au Sahara occidental, et cinquante-quatre ans après la décision de décoloniser le Sahara occidental, tous les efforts visant à trouver une solution n'ont pas encore abouti aux résultats escomptés et l'impasse dans le processus de paix ne renforce pas seulement les tensions sur le territoire, mais compromet également les efforts visant à promouvoir l'intégration continentale. En conséquence, le Conseil exprime l'urgence de redoubler d'efforts pour parvenir à un règlement rapide et définitif de ce conflit. À cet égard, le Conseil:

(i)    rappelle les dispositions pertinentes de l'article 4 de l'Acte constitutif de l'Union africaine qui stipule, entre autres, le règlement pacifique des conflits entre les États membres de l'Union;

(ii)    souligne qu'il est impératif que le Royaume du Maroc et la RASD, en tant qu'États membres de l'Union, engagent immédiatement des pourparlers directs et sérieux, sans conditions préalables et conformément à l'article 4 de l'Acte constitutif;

(iii)    décide de renforcer le mandat de l'ancien Président Joaquim Chissano du Mozambique, pour être nommé Haut Représentant de l'UA pour le Sahara occidental, chargé de faciliter les pourparlers directs entre les deux États membres et de mobiliser les efforts de l'Afrique et des Nations unies à cet effet. Le Conseil demande au Président de la Commission de prendre les mesures nécessaires pour permettre au Haut Représentant de l'UA d'assumer immédiatement son mandat;

(iv)    décide également de réactiver le Comité ad hoc des chefs d'État et de Gouvernement sur le conflit au Sahara occidental, créé en application de la résolution AHG/Res.92 (XV), adoptée lors de la 15ème Session ordinaire de la Conférence des chefs d'État et de Gouvernement de l'OUA, qui s'est tenue à Khartoum (Soudan) du 18 au 22 juillet 1978. Le Conseil demande au Président de la Commission d'entreprendre les consultations nécessaires pour finaliser la composition et l’opérationnalisation du Comité ad hoc;

(v)    appelle tous les États membres de l'UA, dans l'esprit du panafricanisme et conformément aux dispositions de l'Acte constitutif, à mobiliser et à apporter d’autres formes d’appui politique, diplomatique aux deux États membres et au Haut Représentant de l'UA pour le Sahara occidental, afin de faciliter leurs pourparlers directs;

(vi)    demande en outre à la Commission de l'UA de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour la réouverture du Bureau de l'UA à Laayoune, au Sahara occidental, y compris la fourniture des ressources humaines et financières et des moyens logistiques nécessaires;

(vii)    lance un appel aux Nations unies et à l’ensemble de la communauté internationale pour qu'elles apportent leur plein appui aux efforts africains visant à surmonter l'impasse actuelle dans le processus de paix au Sahara occidental;

(viii)    décide en outre d'examiner régulièrement la situation au Sahara occidental, sur la base de mises à jour et des recommandations fournies par le Président de la Commission et le Haut Représentant de l'UA pour le Sahara occidental;

(ix)    décide également d’effectuer une mission sur le terrain au Sahara occidental en cours de l’année 2017.

11.    Attend avec intérêt le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) à l'expiration de son mandat actuel, le 30 avril 2017, conformément à la décision 2285 (2016) du 29 Avril 2016. Le Conseil exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre les mesures nécessaires pour que la MINURSO puisse de nouveau exercer pleinement ses fonctions, afin qu’elle supervise efficacement l’accord de cessez-le-feu et d’éviter la reprise des violations. Le Conseil demande en outre au Conseil de sécurité des Nations unies d’attribuer à la Mission un mandat en matière de droits de l'homme, en tenant compte de la nécessité d'assurer un suivi indépendant et impartial des droits de l'homme aussi bien dans le territoire que dans les camps de réfugiés. Le Conseil demande également au Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme de prendre les mesures appropriées à cet égard;

12.    Demande en outre à la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) d'entreprendre, dans les meilleurs délais possibles, une mission au Sahara occidental et aux camps de réfugiés de Tindouf, afin d'évaluer la situation des droits de l'homme et de formuler des recommandations au Conseil, sur la base des résultats de sa visite dans la région en septembre 2012. À cet égard, le Conseil exhorte les deux États membres à coopérer pleinement avec la mission de la CADHP;

13.    Souligne qu'il est urgent de trouver des réponses à la question de l'exploration et de l'exploitation illégales des ressources naturelles du territoire, en ayant à l’esprit l'appel lancé dans le rapport du Secrétaire général des Nations unies du 10 avril 2014 à tous les acteurs concernés, à la lumière de l'intérêt croissant pour les ressources naturelles du Sahara occidental, afin de «reconnaître le principe selon lequel les intérêts des habitants de ces territoires sont primordiaux», conformément au Chapitre XI de l'Article 73 de la Charte », ainsi qu'aux nombreux avis juridiques et jugements émis par des organisations internationales et régionales sur la question. À cet égard, le Conseil exhorte le Royaume du Maroc à ne pas conclure d’accords pour l'exploration et l'exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental.

14.    Demande à la Commission, par les voies appropriées, d'entreprendre une démarche envers le Conseil de sécurité des Nations unies, afin que le Haut Représentant de l'UA pour le Sahara occidental ait la possibilité de s'adresser au Conseil de sécurité lors de sa réunion sur le Sahara occidental prévue le mois d'avril 2017. Le Conseil demande en outre aux membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies, travaillant dans le cadre de l'A3, d’appuyer et de faciliter cette demande ;

15.    Prie le Président de la Commission de transmettre le présent communiqué aux deux États membres, à savoir le Royaume du Maroc et la RASD, pour qu'ils prennent des mesures immédiates. Le Conseil prie en outre le Président de la Commission de transmettre le communiqué au Secrétaire général des Nations unies et de demander qu'il soit distribué en tant que document officiel du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu'aux autres parties prenantes internationales concernées;

16.    Décide de rester activement saisi de la question.

Source : http://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-la-668eme-reunion-du-conseil-de-paix-et-de-securite-de-l-union-africaine-ua-sur-la-situation-au-sahara-occidental 
Télécharger le communiqué ici : http://www.peaceau.org/uploads/psc-comm-western-sahara-fr.pdf

mardi 7 juin 2016

EM. Une compagnie polonaise hors-la-loi au Sahara Occidental


Depuis le 15 février 2016, la compagnie Polonaise Geofizyka-Kraków est au Sahara Occidental occupé. L’entreprise annonce sur son site web qu’elle mène ses activités au Maroc en contrat avec l’ONHYM, Office national des hydrocarbures et des mines de l’État marocain.

En recoupant nos sources, la zone concernée par les activités de l’entreprise polonaise d’enquête sismique est une vaste zone dont la diagonale serait l’axe Boucraa - Bougdour. Cette zone, entre les villes de Semara. El Aaiun, Boujdour. et Gueltat Zemmour, est au Sahara Occidental, et non au Maroc.

Les activités sur les ressources naturelles dans le Sahara Occidental, dit territoire non autonome par l’ONU, sont conditionnées en droit international à la volonté du peuple sahraoui, - donc sa consultation et son accord -, et à son bénéfice. Il n’en est rien dans le cas présent, et cela rend illégale la présence de l’entreprise polonaise.

Selon nos recherches, les activités correspondent à l’appel d'offres ouvert sur offres de prix n°26/2015 du 30/07/2015, « prestations d'acquisition et de traitement des données sismiques 2D (zone de Lemsid) », proposé par l’ONHYM pour le gouvernement marocain, qui occupe militairement la partie ouest de notre pays. Voir le document de l’appel d’offre ici. http://ao.onhym.com/Documents/AO%2026-2015%20-%20CPS%20SIGNE.pdf

La recherche sismique est prévue en 7 lignes quadrillant la zone, soit un total selon l’appel d’offre de 950km d’étude sismique, que l’entreprise à 330 jours pour réaliser.
La première des lignes à être étudiée va de Kdayyat Essba’a vers Lmsyed près de la cote atlantique, au nord de Boujdour, soit environ 200km. La 2ème va de Lemsyed vers Lgelta.

Les opérations de préparation du terrain et de repérage ont donc commencé le 15 février, après une semaine de rapide vérification par l’armée marocaine des risques liés aux mines terrestres et autres restes de guerre. Après la période des tests, l’étude sismique a officiellement commencé le 17 mai.

Sur place sont présentes près de cent personnes, des employés polonais, et marocains de l’entreprise, des Sahraouis et Marocains en contrat de sous-traitance pour des tâches subalternes, et l’armée marocaine. Il semble que l’Onhym soit l’intermédiaire entre ces différentes entités.

Au niveau matériel mobile, il y a 7 grands camions blancs d’études sismiques (camion vibrateur sismique) sans immatriculation, 2  camions orange, l'un de maintenance des camions blancs et l’autre dit « le labo » de réception des données vibrationnelles, et 52 véhicules 4x4.

A Boucraa, la société polonaise a installé, avec l'aide de l'armée marocaine, un quartier de 10 bungalows préfabriqués destiné à loger dans un premier temps les chauffeurs et les employés nettoyeurs, Sahraouis et Marocains. Chaque préfabriqué doit servir pour 10 personnes. Une cuisine, avec une salle de restauration, gérée par une équipe de cuisiniers et aides assure l’intendance de toute l’équipe.
C’est dans ce quartier que sont garés les véhicules de transport et d’étude de l’entreprise, et qu'est stocké le matériel.
Le quartier est entouré d’un mur de sable puis d’un grillage.

Les employés polonais et marocains, dans un premier temps logés dans des maisons luxueuses appartenant à l’OCP (office chérifien des phosphates) dans la ville de Boucraa ont rejoint le reste du groupe dans le quartier préfabriqué le 22 mai 2016, ainsi que le bataillon de FAR chargé de leur sécurité.

L’organisation de l’étude sismique
Le groupe chargé du nettoyage du terrain doit enlever à la main toutes les pierres présentes sur le tracé de l’étude sismique sur une largeur de 6 mètres, ensuite marquer le terrain à l’aide de sac de sable, et fixer au sol les géophones reliés avec des câbles, soit pas loin de 300 géophones par jour. Ce sont les topographes qui identifient les endroits précis ou sont posés les sacs et installés les géophones.

Cette équipe devait initialement sous le contrôle de chefs marocains nettoyer et marquer 3 à 4 kilomètres par jour. Une récente demande de l’entreprise polonaise que cette charge passe à 9 km par jour dans les mêmes conditions (nombre de personnes, salaires…)  a déclenché des réactions et des mouvements de grève, quand les conditions de travail n’étaient déjà pas satisfaisantes. Cela fera l’objet d’une information plus précise ultérieurement.

Depuis le 17 mai, viennent ensuite 3 des 7 camions blancs, qui se déplacent doucement vers les places identifiées, démarrent en même temps tous ensemble et avancent à une allure de 5 km/h pour entreprendre les relevés sismiques qui seront étudiés ensuite.

L’équipe de travail au 30 mai 2016*
51 Sahraouis sont embauchés sans contrat par Logisteam pour 3 mois, chauffeurs des différents personnels, selon une prestation 4X4 avec chauffeur, payé 13000 dh soit 10000 dh pour le véhicule et 3000dh pour le chauffeur. Ils travaillent 12h par jour sans repos hebdomadaire. La maintenance des véhicules et le gasoil sont à la charge de la société polonaise.
Un chauffeur marocain dans le même groupe est venu de Casablanca avec un véhicule 4x4 de location immatriculé dans cette même ville. Ses conditions de travail et employeur ne sont pas connus de nos sources.

6 chauffeurs marocains conduisent les camions blancs et orange. Ils ont signé des contrats avec Logisteam et ne bénéficient pas des repos hebdomadaire.

50 hommes, soit 20 Sahraouis et 30 Marocains, embauchés pour nettoyer et baliser le terrain sont sous contrats avec Afrique Partenariat pour 3 mois, pour 12h de travail quotidien, sans repos hebdomadaire, payés 3000 dh (235 euros) par mois. Ils sont logés sur la base et nourris.

6 topographes marocains, employeur et contrat inconnu de nous à ce jour, travaillent 12h chaque jour sans repos hebdomadaire. Ils sont logés et nourris au camp.

20 Polonais, soit un directeur de projet, 2 chargés finances et caisse, et 17 ingénieurs sont logés nourris sur la base et n’ont pas de repos hebdomadaire.

16 cuisiniers marocains travaillent 12h par jour sans repos hebdomadaire et logent à la base préfabriquée. Employeur et salaires inconnus de nos sources.

2 aides-cuisine sahraouis, en contrat avec Afrique partenariat, travaillent à la base préfabriquée 12 heures par jour, sans repos hebdomadaire, pour un salaire mensuel de 3000 dh/mois, logement au camp.

Pour l’entreprise Logisteam, les recrutements ont été assurés sur place par le codirigeant de l’entreprise, Yahdih Sidi Youssef, un entrepreneur  sahraoui expérimenté dans le secteur étude sismique depuis qu’il a travaillé avec des compagnies de prospection pétrolière sur la zone Zag au sud du Maroc. Le siège de l’entreprise Logisteam est à Casablanca.

L’armée d’occupation
L’armée marocaine sur place compte deux bataillons de 10 personnes.
L’un sous le commandement d’un adjudant est chargé des Polonais. Les soldats chacun avec son fusil M-16 se déplacent avec les Polonais seul ou en groupe pour assurer leur sécurité. Ils logent et sont nourris dans le quartier de préfabriqués de l’entreprise.
L’autre groupe des FAR, indépendant, commandé par le capitaine Cotto est un groupe spécialisé en déminage. Ils sont chargés de décontaminer les 7 lignes définies pour l’étude sismique. Ils logent et sont nourris dans un camp à quelques km de Boukraa. Selon nos sources, leur travail est attaché au gouvernement marocain et non avec la société polonaise. Selon des témoins ils sont équipés de matériel détecteur de métaux de  type « poêle à frire ».

Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 6 juin 2016

*  Voir l’information complémentaire à paraître à propos des grèves et leurs conséquences.




mercredi 27 janvier 2016

EM : Pour les Sahraouis, excès de formation pour zéro emploi



Selon l’un d’eux, 9000 Sahraouis diplômés chômeurs sont  inscrits auprès de la Wilaya de El Aaiun comme demandeurs d’emploi.

Nombreux d’entre eux manifestent régulièrement depuis des mois pour demander que cessent les discriminations à leur encontre et que soit respecté leur droit au travail, quand ce sont majoritairement les colons marocains qui sont embauchés au Sahara Occidental occupé.

Le 5 décembre 2015, Mustafa Terrab, directeur général de l’office chérifien du phosphate (OCP), une compagnie de phosphate appartenant au royaume du Maroc, a annoncé la création de 1270 emplois pour les Sahraouis sur le site de Phos Boukra. La démarche en plusieurs étapes consistait en la sélection de 500 premiers Sahraouis, envoyés en formation pendant 2 ans au Maroc avant de rejoindre le travail à l’OCP. L’annonce a été faite à l’occasion de la visite du roi du Maroc à El Aaiun à cette date.

Le 7 décembre 2016 l’OCP a publié sur son site web ses besoins en travailleurs. Les qualifications demandées étaient les suivantes : technicien, technicien spécialisé, diplôme universitaire de technologie (DUT), brevet de technicien supérieur (BTS), licence sciences et techniques (LST), maitrise sciences et techniques (MST), dans les filières : mécanique, électrique/ électronique, thermique et froid, chimie industrielle, génie civil.

Considérant que ce sont des filières et qualifications les moins accessibles aux Sahraouis et les moins choisies, la grogne des manifestants s’est accentuée, notamment actuellement, alors que les entretiens des recrutements ont été repoussés par l’OCP du 18 au 29 janvier 2016.

Pour certains manifestants diplômés chômeurs, comme Ahmed Haidar, l’annonce de décembre avait pour but d’apaiser les récriminations, et il est apparu que les profils recherchés sont en eux-mêmes discriminatoires, ce qui est un acte délibéré de la direction de l’OCP.

Quatre groupes des chômeurs sahraouis ont constitué une coordination et commencé à manifester dès le 7 décembre dernier. Ce sont les cadres (les masters), les OCP Skills, le groupe Ennhda (la renaissance) et le groupe El Amal (l’espoir).



Les manifestations se sont succédées dans plusieurs quartiers de la ville et simultanément.

27 chômeurs de la coordination ont mené une grève de la faim du 12 au 25 janvier, et subi tour à tour intimidation, blocus, menace de violence, coupure de l’eau et électricité, de la part des autorités locales aux ordres du gouvernement d’occupation et des forces sécuritaires. Voir l’article EM.

A Boujdour, le 20 janvier, plus de 200 Sahraouis chômeurs diplômés et citoyens solidaires se  rassemblent dans une marche pacifique pour exprimer leur solidarité avec les chômeurs grévistes de El Aaiun, pour revendiquer le respect de leur droit au travail et bénéficier de leurs ressources naturelles.

Les forces d’occupations intervenues brutalement laissent plusieurs blessés. Les portes des maisons sahraouies du quartier Lakbibat et Um Lamhar  sont défoncées par d’autres agents marocains et leurs habitants agressés.

Une quinzaine des sahraouis sont arrêtés et 3 entre eux transférés à El Aaiun pour comparaitre devant le procureur le 21 janvier, qui donne l’ordre pour les amener à la prison noire. Jeddna Lgrifa , Erraha Younes et Ismail Saili sont accusés des motifs habituels contre les manifestants sahraouis pacifiques, soit attaque de fonctionnaire, destruction de bien public, entrave à la circulation.

A Essmara le 22 janvier 2015, « La coalition unie des chômeurs sahraouis » de Essmara organisent deux manifestations. Les banderoles des 70 manifestants revendiquent le respect de leurs droits au travail et dénoncent le pillage systématique des ressources naturelles du territoire. 4 chômeurs sont blessés suite à l’intervention violente de la police marocaine.

 

En 2011, l’OCP avait mené une opération annonçant le recrutement de 800 chômeurs licenciés ou diplômés. Ils ont appelé le groupe OCP Skills. Il était prévu que les chômeurs bénéficient d’une formation pendant deux ans, grâce à une bourse, avant de trouver une place dans l’entreprise.
400 d’entre eux sont restés à El Aaiun pour une formation de 2 ans à l'Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT) dans les filières : gestion du stock,   secrétariat, développement entreprise. Ils sont reçu une bourse de 1100 dirham mensuel. (env 100 euros/mois)
80 ont suivi des diplômes de la filière développement social à l’école Isiam d’Agadir. Ils ont reçu une bourse de 2000 dirham mensuel (env 185 euros/mois) comme tous ceux qui ont quitté le Sahara Occidental.
200 sont allés à l’université Kadi Aaiad  de Marrakech dans le développement durable.
60 à l’Ecole Nationale Supérieure d'Electricité et de Mécanique, filière dessin bâtiment et informatique, à Casablanca.
35 à l’université Bouchaaib Doukali de El Jadida dans les filières espace fragile + 2 en journalisme + 20 en communication, 20 à Ecole Nationale de Commerce et de Gestion.
20 en stage infirmerie à l’hôpital Zayed de Rabat, 30 en gestion d’entreprise université Med 5 de Rabat



En 2013, à l’issu de leurs formations, ces 800 n’ont trouvé aucune place à l’OCP ni ailleurs au Sahara Occidental. Ils se sont constitué en groupe et gardent donc toujours le nom OCP Skills pour revendiquer ensemble le respect des promesses faites.Le groupe manifeste régulièrement sans résultat. Fin 2015, quelques jours avant l’annonce de l’OCP, le groupe constitue la coordination déjà mentionnée.

La nouvelle annonce de l’OCP propose donc à 500 Sahraouis de partir 2 ans au Maroc en formation. Un scénario 2016 quasi identique à celui de 2011, qui n’a eu d’autres résultats que d’éloigner 800 Sahraouis, dont 600 femmes, de leur pays et famille, d’autant que les formations suivies pendant 2 ans ne sont pas agrées par l’État.



Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
27 janvier 2016

بالنسبة للصحراويين عطالة رغم التدريب


بحسب ما ادلى بها احدهم ،  فان 9000 معطل صحراوي سجلوا في ولاية العيون كطالبي عمل .
البعض من هؤلاء يتظاهر ومنذ اشهر  بشكل منتظم من اجل وقف العنصرية المنتهجة ضدهم واحترام حقهم في العمل طالما ان الاغلبية التي يتم تعيينها للعمل في الصحراء الغربية المحتلة هي من المستوطنين المغاربة .
اعلن مصطفى التراب المدير العام للمكتب الشريف للفوسفات وهو شركة للفوسفات تملكها المملكة المغربية خلق 1270 منصب عمل للصحراويين وذلك عبر موقع شركة فوسبوكراع .  وتبدا الاجراءات بالعديد من الخطوات اولها انتقاء 500 من الصحراويين لاجراء تكوين مدته سنتين في المغرب قبل التحاقهم بالعمل في الشركة . وجاء ذلك الاعلان بمناسبة زيارة قام بها ملك المغرب الى العيون في ذلك التاريخ .
في 7 من ديسمبر 2016 نشر المكتب الشريف للفوسفات على موقعه بلاغا يعلن فيه حاجته الى عمال ، وكانت المؤهلا المطلوبة هي التالية : تقني ، تقني مختص ، شهادة جامعية في التكنولوجيا ، شهادة تقني عال التخصص ، اجازة علوم وتقنيات ، ماستر في العلوم والتقنيات وفي الشعب:  الميكانيك ، الكهرباء / الاليكترونيك الحرارية والباردة الكيمياء الصناعية والهندسة المدنية .
وبالنظر الى ان الشعب المطلوبة لايلجها الصحراويون والاقل اختيارا فان سخط المتظاهرون ازداد حدة بخاصة الان حيث ان مباريات التوظيف اعلنها المكتب في الفترة ما بين 18 الى 29 يناير كانون الثاني 2016 .
 وبحسب عدد من المتظاهرين المعطلين الحاصلين على شهادات مثل احمد حيدار فان اعلان ديسمبر كانون الاول كان يهدف الى وقف الاحتجاجات المستمرة  ويبدو ان الشهادات المطلوبة بحد ذاتها تمييز وهي بالتالي عمل متعمد من ادارة المكتب الشريف للفوسفات.
قررت اربع مجموعات من المعطلين الصحراويين تاسيس تنسيقية و بدأوا في التظاهر ابتداءا من 7 ديسمبر كانون الثاني  الماضي زهم الاطارات ( الحاصلين على الماستر) مجموعة او سي بي سكيلس ، مجموعة النهضة ومجموعة الامل .
نظمت المظاهرات في عدد من احياء المدينة وفي وقت واحد . وخاض 27 معطلا من التنسيقية اضرابا مفتوحا عن الطعام منذ 12 يناير والى 25 منه . وتعرضوا للترهيب والحصار والتهديد بممارسة العنف ، قطع التيار الكهربائي والماء من طرف السلطات المحلية بامر من حكومة الاحتلال وقوات الاحتلال . انظر مقال "ايكيب ميديا" .
في بوجدور ، 20 من يناير ، اكثر من 200 من المعطلين الصحراويين الحاصلين على شهادات و مواطنين متضامنين معهم احتشدوا في مسيرة سلمية للتعبير عن تضامنهم مع المعطلين المضربين في العيون وللمطالبة باحترام حقهم في العمل و الاستفادة من ثرواتهم الطبيعية .
تدخلت قوات الاحتلال بالقوة وخلفت عددا من المصابين ، تم تحطيم ابواب منازل الصحراويين في احياء لقبيبات وام لمحار والاعتداء على قاطنيها من طرف رجال الشرطة المغاربة .
اعتقل اكثر من 15 صحراويا و نقل ثلاثة منهم الى العيون للمثول امام وكيل ملك المغرب في 21 يناير كانون الثاني ، اعطى هذا الاخير اوامره بتحويلهم الى السجن الاكحل .  ويتهم جدنا لكريفة ، الراحة يونس واسماعيل صيلي بتهم اعتادت ان توجه الى المتظاهرين الصحراويين المسالمين كالاعتداء على موظفين عموميين تخريب ممتلكات عامة و عرقلة السير .
22 يناير كانون الثاني وفي السمارة نظم ائتلاف المعطلين الصحراويين مظاهرتين وكتب في اليافطات مطالبة سبعين متظاهرا باحترام حقهم في العمل ونددوا بالنهب الممنهج لثروات بلدهم . اصيب اربعة معطلين بعد تدخل عنيف للشرطة المغربية .
في العام 2011 اعلن المكتب الشريف للفوسفات توظيف 800 معطل حاصل على الاجازة او شهادات مهنية وسميت المجموعة ( اوسي بي سكيلكس) وكان من المنتظر ان يستفيد المعطلون من تكوين لمدة سنتين بفضل منحة قبل العثور على مكان في الشركة .
بقي 400 من هؤلاء في العيون من اجل التكوين في مكتب التكوين المهني وانعاش الشغل في شعب : تسيير المخزون ، السكرتارية و تسيير المقاولات . تلقوا منحة شهرية بميلغ 1100 درهم ( ما يعادل 100 اورو).
80 اخرون اكملوا دراستهم من اجل الحصول على شهادات في التنمية الاجتماعية بالمعهد العالي للاعلاميات التطبيقية و التسيير باغادير وتلقوا منحة ب2000 درهم شهريا (مايعادل 185 اورو) مثلهم مثل كل الذين غادرو الصحراء الغربية.
انتقل 200 للتكوين في شعبة التنمية المستدامة بجامعة القاضي عياض بمراكش .
60 بالمدرسة الوطنية العليا للكهرباء والميكانيك بالدار البيضاء لدراسة تصميم المباني والاعلاميات.
وبجامعة بوشعيب الدكالي بالجديدة تلقى 35 تكوينا في شعب " المجال الهش
 اثنين درسا الصحافة
 20 التواصل في المدرسة الوطنية للتجارة والتسيير.
وفي الرباط تلقى 20 تكوينا في التمريض بمستشفى الشيخ زايد
30 في شعبة تسيير المقاولات بجامعة محمد الخامس بالرباط
في العام 2013 ، وبعد انتهاء تكوينهم ، لم يجد هؤلاء الثمانمائة مكانا لهم في الشركة ولا في مكان في الصحراء الغربية وانتظموا في مجموعة محتفظين بالاسم الذي اطلق عليهم من اجل المطالبة مجتمعين بالتعهدات التي اعلنتها الدولة المغربية .
تظاهرت المجموعة بشكل منتظم لكن دون اي نتيجة . وفي العام 2015 واياما قبل اعلان المكتب الشريف للفوسفات اسست المجموعة التنسيقية المشار اليها اعلاه.
ويقترح المكتب ضمن اعلانه الجديد ان يتم تدريب 500 صحراوي لمدة سنتين في المغرب ، وهو سيناريو يبدو شبيها لذاك في العام 2011 والذي لم تكن من نتائجه سوى ابعاد 800 صحراوي بينهم 600 امراة عن وطنهم وعائلاتهم مع الاخذ بالعلم ان التدريب الذي دام لسنتين لايحظى باعتراف من طرف الدولة المغربية .
الفريق الاعلامي الصحراوي "ايكيب ميديا" الصحراء الغربية المحتلة
27 يناير كانون الثاني 2016

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