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mercredi 12 août 2015

EM. Abus et violences à la Prison Noire à El Aaiun

Jeudi 6 août dans la soirée, les gardiens de la Prison Noire de El Aaiun au Sahara Occidental occupé ont mené une inspection musclée au cours de laquelle ils ont confisqué les téléphones portables et autres effets personnels de prisonniers sahraouis de droits commun.

Suite à cela et en signe de protestation, 37 de ces prisonniers ont, vendredi, refusé de sortir de leurs cellules.
Toute la journée et le jour suivant, enfermés dans leurs cellules, ils ont chanté et crié des slogans contre l’occupation marocaine, et pour le respect du droit international et des engagements pris par l’ONU avec du peuple sahraoui.
Ils ont exigé d’être mieux traités immédiatement, et que le vice directeur de la prison, auteur et instigateur des vols et de discrimination répétée à leur égard soit envoyé ailleurs.
Ils ont refusé de croire aux promesses faites par le procureur général du roi du Maroc auprès la cour d’appel d’El Aaiun de l’ouverture d’une enquête sur les vols d’objet personnels et continué à protester.

Dimanche 9 août à 5h du matin, les prisonniers ont été attaqués par une équipe centrale d'intervention venue de Rabat. Ils ont résisté comme ils ont pu contre l’agression en bloquant leurs portes et se sont défendu en jetant de l’eau et de l’huile bouillante sur les agents de l’équipe d’intervention.

Les prisonniers ont été saisis vers 6 h après que l’équipe d’intervention ait cassé les murs des cellules avec des pioches et des massues. Ils ont ensuite tous été frappés et maltraités.

Vers 14h ce même jour, 30 de ces prisonniers ont été placés dans d’autres cellules.
4 ont été incarcérés dans une cellule réservée aux malades sidéens, ce sont El Maa'ni El Mehdi, Zayrag Dahi, Bousaoula Lamin, Ayoub Chekrad.

Jusqu’à lundi matin il manquait les informations pour 7 d’entre eux : El Khfaouni Mohamed, Babait Mohamed, Omar El Hadachi, Jamal Lkarouch, Bousta Said, Rachid Chahir et Sidaty Yassin.
Les familles les ont cherchés dans les hôpitaux de El Aaiun, et se sont adressés à l’administration qui a répondu n’avoir pas connaissance de ces personnes.
Les 7 prisonniers ont en fait été transférés le dimanche après midi vers la prison de Ait Meloul, à 750 km de leurs familles.
Selon plusieurs sources, après avoir tabassé El Khfaouni Mohamed, les gardiens lui ont mis un sac sur la tète pour l’emmener et le prisonnier semblait avoir des blessures aux jambes suffisamment graves pour qu’il ne puisse plus marcher. Il a en effet la jambe droite cassée.
Babait Mohamed a eu l’œil droit crevé sous les coups donnés par les gardiens.
Bousta Said aurait lui perdu au moins 2 dents.
Ces trois prisonniers sont à l’infirmerie de la prison, ils n’ont pas été conduits à l’hôpital.

Equipe Média, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 12 août 2015

عنف وسوء معاملة بالسجن الاكحل بالعيون
مساء يوم الخميس 6 اغسطس ـ اجرى حراس السجن الاكحل بالعيون –الصحراء الغربية المحتلة تفتيشا تم من خلاله مصادرة هواتف محمولة وحاجيات شخصية لمعتقلي الحق العام الصحراويين

وعلى اثر ذلك الاجراء ، وكخطوة احتجاجية ، رفض 37 معتقلا من هؤلاء يوم الجمعة الخروج من زنازنيهم

وطوال ذلك اليوم واليوم الموالي ظل هؤلاء حبيسي الزنازن ، وهم يرددون شعارات ضد الاحتلال المغربي و ضرورة احترامه للقانون الدولي والتزاماته مع الامم المتحدة تجاه الشعب الصحراوي

وطالبوا بضرورة حسن معاملتهم ، وبابعاد نائب مدير السجن باعتباره المسؤول والمحرض على سرقتهم والتمييز المتواصل تجاههم

ورفض السجناء ايضا الوعود التي قدمها الوكيل العام لملك المغرب لدى محكمة الاستئناف بالعيون بفتح تحقيق بشان ما تعرضوا له من سرقة لحاجياتهم الخاصة و اعلنوا استمرارهم في الاحتجاج

وفي الخامسة صباحا من يوم الاحد 9 من اغسطس ، تعرض السجناء الى اعتداء من طرف فريق مركزي للتدخل جاء من الرباط ، قاوموا قدر المستطاع الهجوم واغلقوا الابواب واستخدموا المياه والزيت المغلي ضد عناصر فريق التدخل

تم السيطرة على الوضع الساعة السادسة صباحا بعد ان قام فريق التدخل بكسر جدران الزنازن بفؤوس . وتعرض السجناء بعدها للضرب وسوء المعاملة
وفي حدود الساعة الثانية من ظهر نفس اليوم تم نقل ثلاثون سجينا الى زنازن اخرى

4 من هؤلاء وضعوا في زنزانة خاصة بمرضى فقدان المناعة المكتسبة "ايدز " وهم المعني المهدي ، الزيرك داهي ، بوصولة الامين وايوب شكرا

والى يوم الاثنين لاتوجد اي معلومات عن مصير سبعة سجناء وهم الحفاوني محمد ، بابيت محمد ، عمر الهداشي ، جمال لكروش، بوستة سعيد ، رشيد شاهير وسيداتي ياسين .

عائلات هؤلاء بحثت عنهم في المستشفيات العيون وتوجهت الى ادارة السجن لكن هته الاخيرة نفت اي علم لها عن مكان تواجدهم .

لكن في الواقع أن هؤلاء تم ترحيلهم ظهر الاحد الى سجن ايت ملول الذي يقع 750 كلم بعيدا عن عائلاتهم .
وبحسب العديد من المصادر فان محمد الخفاوني وبعد تعرضه للاعتداء بالضرب وضع الحراس كيسا على راسه لنقله وبدت جروح بليغة على ساقيه لم يعد بمقدوره المشي على اثرها
وفي الواقع كسرت ساقه اليمنى
في حين ان محمد بابيت اصيب بجرح في عينه جراء لكمات تلقاها من طرف الحراس .
اما سعيد بوستة فقد كسرت اثنين من اسنانه على الاقل
واكتفت ادارة السجن بعلاج المصابين في مصحة السجن عوضا عن نقلهم الى المستشفى

ايكيب ميديا ، العيون المحتلة
12 ,اغسطس 2015

dimanche 2 septembre 2012

Lettre AVSDH, militants libres et emprisonnés, violences et procès

Le procès des 23 de Gdaim Izik est annoncé pour le 24 oct 2012
La cour martiale de Rabat  a fixé au 24 octobre 2012 le procès des 23 prisonniers politiques sahraouis incarcéré dans la prison de Salé depuis le démantèlement le 8 novembre 2010 par les forces marocaines du camp de Gdaim Izik près d'El-Aaiun (Sahara Occidental). 
Depuis leur incarcération, les prisonniers sahraouis Abdulahi Lakfawni, Abdullahi Toubali, Ahmed Sbai, Babait Mohamed Juna, Brahim Ismaïli, Cheikh Banga, Deich Eddaf (Daish Daf), El Ayoubi Mohamed (Mohamed Al Ayoubi), El Bachir Khadda, El Houssin Ezzaoui, Enaama Asfari, Hassan Dah, Laaroussi Abdeljalil,  Machdoufi Ettaki (Taki Elmachdoufi), Mohamed Bani, Mohamed Bourial, Mohamed El Bachir Boutinguiza, Mohamed Embarek Lefkir, Mohamed Lamin Haddi, Mohamed Tahili, Sid Ahmed Lemjiyed, Sidi Abdallah B’hah, Sidi Abderahmane Zayou, ont observé quatre grèves de la faim afin d'alerter l'opinion publique et revendiquer l'amélioration de leurs conditions de détention, la tenue d'un procès juste et équitable devant une juridiction civile ou leur libération inconditionnelle.
 
Les prisonniers sahraouis, militants des droits de l'homme, sont arbitrairement accusés notamment d'"atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Etat, formation d'une bande criminelle et atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l'exercice de leur fonction". Selon la loi marocaine, ils risquent la réclusion à perpétuité.
Nous vous rappelons que la cour a reporté sine die la première audience prévue le 13 janvier 2012.

l'ASVDH appelle toutes les organisations internationales des droits de l'homme, de juristes solidaires, les observateurs à venir assister à ce procès.
ASVDH, 1er septembre 2012

Agression de la présidente du FAFESA
Samedi 25 août 2012, Soukaina El Idrissi, activiste Sahraouie des droits de l'homme a été blessée par la police marocaine.
Une équipe de policiers marocains en civil a brutalement attaqué Mm Soukeina alors qu’elle attendait la mise en place d’une manifestation pour l'élargissement des compétences de la mission des nations unies au Sahara Occidental en y incluant la protection des droits de l'homme.
Soukaina Jed-Ahlu ou Soukaina El Idrisi, 52 ans, ancienne portée disparue plus de 11 années dans les prisons secrètes marocaines, présidente du Forum Avenir de la Femme Sahraouie (FAFESA) a été agressée par le Pacha (vice préfet) Mohamed Nachtti  et son équipe alors qu'elle était assise dans une rue du quartier Maatala d’El Aaiun.
Mme Soukaina souffre de traumatismes crânien, facial, aux épaules, au bassin et au thorax. Elle a été transportée en ambulance à l'hôpital Hassan Belmehdi. Ce sont les militants sahraouis qui ont appelé les secours du fait de la gravité apparente des blessures.

La chaîne de télévision locale marocaine d'El Aauin a prétendu au cours de l'interview d'un médecin que Mme Soukaina n’était pas blessée.
L'ASVDH s'interroge donc sur le fait que ce même médecin ait pu délivrer un certificat d'incapacité à Mme Soukaina pour une durée de 15 jours.
Transfert à l’hôpital de deux militants en grève de la faim
Deux prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans la prison Noire de El Aaiun, ont été transportés à l'hôpital de la ville vendredi 25 août 2012 en mauvais état de santé. L'ASVDH a rencontré M. Oulad Chaikh Mahjoub et son collègue Dalbouh Barikallah à l'hôpital où ils ont menottés et encerclés par de nombreux policiers.
M Mahjoub témoigne que son état de santé s'est dégradé en raison de la grève de la faim et de la promiscuité dans laquelle les prisonniers vivent au quotidien dans cette prison.
Oulad Chaikh Mahjoub et Dalbouh Barikallah, originaires de Dakhla, ont été arrêté le 29 septembre 2011, après l’agression des Sahraouis par les colons marocains après un match de foot, et condamné le 18 avril 2012 à 3 ans de prison ferme pour constitution d’un gang criminel, destruction de biens publics, possession d’arme blanche, violence contre fonctionnaire du secteur public.

Puni en prison pour avoir protesté contre des mauvais traitements
Les autorités pénitentiaires de la prison Noire - El Aaiun – ont puni le  détenu politique sahraoui Ghali Bouhala de cinq jours d’isolement parce qu’il protestait contre le mauvais traitement subit par lui et ses codétenus.
La famille de M. Bouhala a manifesté lundi 27 août au soir devant les portes de la prison contre l'interdiction de rendre visite à leur fils.
Ghali Bouhala a été arrêté le 30 juillet 2011 après une manifestation pacifique à El Aaiun revendication le respect du droit à l’autodétermination du peuple Sahraoui, et condamné à 1an et demi de prison ferme selon les chefs d’accusation : constitution d’un gang criminel, destruction de biens publics, possession d’arme blanche.
ASVDH, 27 août 2012

vendredi 10 août 2012

Info EM. Les Sahraouis prisonniers politiques, cibles des autorités marocaines

Prison Noire, El Aaiun, Sahara Occidental
Par mesure punitive, 4 prisonniers politiques sahraouis de la prison Noire ont été transférés vers une autre aile de la prison.
Le premier, Mahjoub Oula Chaikh, défenseur des droits de l'homme, a été transféré le 7 août 2012 après avoir refusé d’aller dans la salle de visite pour protester contre les traitements sur les prisonniers.
Mahjoub Oula Chaikh avait été arrêté à son domicile le 29 septembre 2011 par les autorités marocaines, et condamné avec quatre autre défenseurs des droits de l'homme à trois ans de prison sous l’accusation d’attaque de fonctionnaire de secteur public et destruction de biens publics.
Ensuite 3 autres prisonniers Atikou Baray, Hassana El Wali et Chreif Nassiri ont tous été transférés de force vers une autre cellule de la même prison.

Kamal Trayah pour sa part, dénonce les mauvais traitements que lui inflige M. Mohamed Bouanani, vice directeur de prison. Cet homme est bien connu pour son implication répétée dans les abus commis contre des détenus et défenseurs sahraouis des droits humains.

La semaine dernière, les familles des prisonniers politiques enfermés dans cette prison Noire ont écrit une lettre au Procureur du roi à El-Aaiun occupée, critiquant les privations des droits fondamentaux et les attaques endurées par les prisonniers politiques. Ils attendent toujours une réponse, et ont constaté qu’aucune enquête n'a été ouverte.

Il est connu que la plupart des rapports de la maltraitance, abus physiques et psychologiques commis contre des prisonniers politiques et d’opinions concernent cette prison Noire.

Prison de Kénitra, Maroc
Les autorités pénitentiaires de la prison central de Kénitra ont refusé de donner l'autorisation au prisonnier politique sahraoui Saleh Amidan de s’inscrire en Master de sciences criminelles à la faculté des sciences juridiques économiques et sociales de Rabat.
Ces mêmes autorités ont annoncé pour après le ramadan le transfert de force de M. Amidan, dans le but évident de l’empêcher de poursuivre son deuxième cursus en Psychologie dans l’université de rabat, proche de Kénitra.
Les autorités disent que l’inscription d’entrer en Master lui est interdite parce qu’il est prisonnier politique.
M. Saleh Amidan 29 ans Sahraoui est un militant pour l’indépendance du Sahara Occidental, défenseur des droits de l’homme, condamné par la justice marocaine le 13/10/2004 à 10 ans de réclusion.
Selon nos informations, les organisations nationales et internationales des droits de l’homme, l’ONU, les députés européens, des médias ont été alertés de cette violation du droit à l’éducation.

Prison de Salé, Maroc
Les 22 prisonniers politiques sahraouis détenus à la «prison locale 2» de Salé, depuis la manifestation pacifique de Gdaim Izik ont déclaré le 8 août leur protestation contre le comportement de la direction pénitentiaire à leur égard .
Les prisonniers civils attendent la tenue d’un procès devant le tribunal militaire depuis leurs arrestations.
Ce sont : Bachir Kadda, Hassan Dah, Naama Asfari, Ahmed Sbaai, Mohamed Tahlil, Abdallahi Lakhfaouni, Banga Cheikh, Sid Ahmed Lemjeyed, Brahim Ismaïli, Elhoussein Zaoui, Abdellah Toubali, Daich Daf,Mohamed Bourial, Laaroussi Abdeljalil, Mohamed ElAyoubi, Taqi Machdoufi, Mohamed Lamin Haddi, Mohamed Elbachir Boutinguiza, Abhah Abdallah, Mohamed Khouna Babait, Mohamed Mbarek lafkir, Ahmed Daoudi, Abderahmane Zayou
Ils demandent régulièrement aux puissances internationales qui défendent les droits humains et la justice de faire pression sur l’Etat marocain pour être présentés immédiatement devant une cour ou être libérés.

EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 10 août 2012