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jeudi 3 avril 2014

WSAF : 2 ex de l'ONU écrivent à François Hollande leurs préoccupations sécuritaires sur le Sahara Occidental

L'ancien vice-président de la mission de maintien de la paix de l'ONU au Sahara Occidental, Frank Ruddy, et l'ancien Envoyé personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental, Peter Van Walsum, écrivent au président français François Hollande pour lui demander de faire pression pour l'inclusion de la surveillance des droits de l'Homme dans le mandat de la MINURSO.
Dans leur lettre, ils mettent en garde contre les potentiels conflits et l'insécurité au Sahara Occidental si les violations des droits de l'Homme ne sont pas dissuadées.
Voir ci-dessous texte intégral de la lettre.
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M. François Hollande
Président de la République Française
Palais de l'Élysée
55 Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
France
1er avril 2014
Monsieur le Président Hollande

Nous vous écrivons du fait de notre inquiétude croissante au sujet de la situation sécuritaire au Sahara Occidental, et pour vous demander d’assurer au Conseil de Sécurité de l'ONU un indispensable pouvoir d’action pour éviter une potentielle crise sécuritaire dans la région.

En avril 2013, le Secrétaire Général de l'ONU a publié un rapport sur ​​le Sahara Occidental dans lequel il alerte des "inquiétudes croissantes qu’inspirait la situation précaire des jeunes dans les camps de réfugiés près de Tindouf et dans le territoire". Il note que de nombreux jeunes "se sont déclarés favorables à des actions radicales comme la reprise des hostilités contre le Maroc". Il nous alerte d’autre part que "ces exaspérations faisaient des jeunes des cibles potentielles de recrutement pour les réseaux criminels ou terroristes".

Nous abondons dans le sens du Secrétaire Général sur l’existence de sérieuses raisons d'inquiétude sur les sentiments des jeunes sahraouis à la fois dans les camps et dans le territoire occupé. Nous sommes très préoccupés de ce que ce type de sentiments jette les bases de futurs potentiels violence, conflit, et même extrémisme et terrorisme.

Nous voudrions attirer votre attention sur le lien existant entre ces sentiments de frustration et le grand nombre de violations des droits de l'Homme perpétré par les autorités marocaines contre les Sahraouis. Le Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, qui a visité El Aaiun en septembre 2012, a déclaré avoir « reçu des témoignages crédibles sur la pratique de la torture et des mauvais traitements dans la prison de [El-Aaiun], notamment les viols, les passages à tabac et la mise à l’isolement pendant plusieurs semaines, en particulier de détenus accusés de participation aux activités en faveur de l’indépendance." Il a également signalé "un modèle d'utilisation excessive de la force dans la répression des manifestations et dans l'arrestation de manifestants ou de personnes soupçonnées de participer à des manifestations en faveur de l'autodétermination de la population sahraouie." Cela n’est qu’un aperçu des graves et continuelles violations des droits de l'Homme dont sont victimes les Sahraouis. Nous sommes profondément préoccupés par la colère et le ressentiment causé par ces crimes.

L'année dernière, la France a été contrainte de répondre militairement à la grave menace posée par la reprise des conflits et de l'extrémisme au Mali. La similitude entre le Mali et le Sahara Occidental est frappante. Les deux pays sont dans la région du Sahel, où des groupes extrémistes, y compris Al-Qaïda se nourrissent des griefs locaux pour attirer des recrues et récupérer des mouvements armés. Comme au Mali, le Sahara Occidental compte un groupe distinct de personnes - les Sahraouis - qui ne se sentent ni politiquement ni culturellement liés au Maroc et qui ont une histoire de résistance armée.

Il est vital que nous prenions des mesures préventives afin de désamorcer les tensions au Sahara Occidental et d'éviter une répétition du Mali, qui pourrait mettre en danger la sécurité française et occidentale et nécessiter une intervention similairement difficile.

Le renouvellement du mandat de la MINURSO par le Conseil de Sécurité des Nations Unies en avril en fournit une occasion importante. Comme première étape importante pour réduire les frustrations des Sahraouis, nous vous demandons d’appeler fortement à l’inclusion de la surveillance des droits de l'Homme à ce mandat.

Nous avons tous les deux été particulièrement impliqués dans la question du Sahara Occidental, l'un de nous pour avoir servi comme vice-président de la MINURSO, et l'autre comme Envoyé personnel du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental. Nous avons des vues différentes sur la façon dont la question du statut du Sahara Occidental devrait être réglée. Peter van Walsum a clairement fait savoir qu’à son avis, il n'était pas réaliste de continuer à exiger du Maroc son assentiment à un référendum avec l'indépendance comme option. Néanmoins, nous sommes rigoureusement d'accord sur le besoin urgent de surveillance des droits de l'Homme.

Nous croyons que cette mesure va apaiser les tensions et renforcer la confiance dans les futures négociations sur le statut du Sahara Occidental, quel que puisse être le résultat de ces négociations. Il s'agit d'une étape essentielle pour les droits de l'Homme, la stabilité et la paix.

Nous vous remercions de votre attention et nous réjouissons de vous soutenir dans cette entreprise.

Sincères salutations,

Frank Ruddy
Ancien vice-président
Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental

Peter Van Walsum
Ancien Envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara Occidental
Nations Unies

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Vous aussi pouvez agir, voyez les propositions ici.
les textes en anglais sont sur le site de FASO-WSAF ici.

mardi 28 mai 2013

Déclaration de parlementaires japonais sur le Sahara Occidental

Première déclaration historique de 5 importants parlementaires japonais sur le Sahara Occidental à l'occasion de l'anniversaire du 40ème anniversaire de la lutte sahraouie pour l'autodétermination. ITSUKO Hirata

Membres du parlement japonais
2-2-1 Nagata cha Chiyado.Ku Tokyo Japan
20 mai 2013
Déclaration sur le Sahara Occidental 

Considérant l'avis juridique de la Cour Internationale de Justice du 16 octobre 1975 qui sur le cas du Sahara Occidental déclare qu’il n’y a pas de lien de souveraineté territorial entre le territoire du Sahara Occidental et le Royaume du Maroc, et par conséquent que la cour n’a pas trouvé de lien légaux de nature à affecter l’application de la résolution 1514 (XV) dans la décolonisation du Sahara Occidental, en particulier, le principe d’autodétermination par l’expression libre et sincère des peuples du territoire.

Concernés par le rapport pays du 19 avril 13 du Département d’État des États Unis sur les Droits de l’Homme, sur les abus des droits humains au Sahara Occidental sous contrôle marocain, rapport confirmé par Amnesty international, Human Rights Watch et le centre Robert F. Kennedy.

Les membres de différents partis représentés au parlement du Japon co-signataires de cette présente déclaration de préoccupation, soutiennent la solution politique de ce long conflit du Sahara Occidental à travers un referendum démocratique qui permettra au peuple du Sahara Occidental de choisir librement son destin, qui rendra possible l’intégration régionale et la paix dans la région. 
Les cosignataires soutiennent l’implication de la communauté internationale dans la protection des droits humains du peuple sahraoui.

Cosignataires :
1- Yukio Ubukata : représentant de WSJPA (Association de parlementaires japonais pour le Sahara Occidental). [Parti démocratique]
2- Satsuki EDA: Ex Président (Rapporteur) de la Chambre des Conseillers. [Parti démocratique]
3- Mito KAKIZAWA: Membre de la commission Budget.  [Minnano Tou - Votre Parti]
4- Akira KASAI: Membre de la commission affaires étrangères. [Parti communiste japonais]
5- Mizuho HUKUSHIMA: Président du Parti social-démocrate. [Parti social-démocrate]

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Traduction non officielle APSO

dimanche 26 mai 2013

L'ACAT France mobilise contre la complicité française des exactions marocaines au Sahara Occidental

ACAT France : http://www.acatfrance.fr/appel_mois.php?id=81#situation

Signez l'appel de ce mois !

Maroc

France-Maroc, L'amitié de la honte
DATE LIMITE LE 10 juin 2013
> Situation > Agir

Situation

Le Maroc intensifie sa politique de colonisation et de discrimination à l’égard du peuple sahraoui, initiée il y a 38 ans.
Sa méthode : la violence.
Sa caution : le silence complice de la France.


Répression violente de manifestations, tortures, procès inéquitables sont autant de violations des droits de l’homme fréquemment infligées aux Sahraouis qui militent depuis plusieurs décennies pour le respect de leur droit à l’autodétermination et contre les discriminations dont ils sont l’objet de la part des autorités du royaume. La France, principal allié diplomatique et partenaire économique du royaume, fait la sourde oreille aux demandes d’intercession formulées par les ONG de défense des droits de l’homme.

Une volence ordinaire

La politique répressive du gouvernement marocain a atteint son paroxysme en novembre 2010. A la suite du démantèlement du camp sahraoui de Gdeim Izik au cours duquel neuf agents de sécurité marocains ont été tués, les forces de l’ordre se sont livrées à une vague de répression d’une extrême brutalité, arrêtant, torturant et emprisonnant des dizaines de personnes.
Malgré les nombreuses protestations d’une partie de la communauté internationale, la violence reste de mise. Les militants sahraouis et les simples manifestants continuent d’être régulièrement passés à tabac par les membres des forces de sécurité, au cours de rassemblements pacifiques considérés comme illégaux. Ceux qui sont arrêtés sont toujours humiliés et maltraités, voire torturés, puis relâchés ou placés en détention provisoire et poursuivis en justice.

Un mépris décomplexé pour les droits de l’homme

Le 16 février 2013, 24 militants sahraouis arrêtés dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik ont été condamnés par le tribunal militaire de rabat à de lourdes peines d’emprisonnement, allant jusqu’à la perpétuité pour neuf d’entre eux. Ils ont été jugés coupables d’association de malfaiteurs, outrage et violences à fonctionnaires et homicides volontaires, en référence aux neuf agents de sécurité marocains tués au cours du démantèlement du camp.
Une parodie de justice ! un tribunal militaire a jugé des civils. les juges n’ont pas tenu compte des allégations de torture formulées par les accusés et ont refusé toute expertise médicale capable de les étayer. enfin, aucune preuve n’a pu être apportée concernant l’implication personnelle des accusés dans la mort des neufs agents. c’est bien leur engagement en faveur des droits des sahraouis qui a valu à ces 24 militants d’être poursuivis et condamnés.
Avec cette condamnation, les autorités marocaines ont témoigné, sans complexe, de leur disposition à faire fi des droits de l’homme pour tout ce qui a trait au sahara occidental. une insolence que la france n’a pas dénoncée pour ne pas entacher la relation amicale et lucrative qui la lie à la monarchie.

Pour aller plus loin

> Écouter. Voix de l'Amérique - Emission spéciale sur le Sahara occidental avec Hélène Legeay

Agir

Après avoir signé cette lettre, il vous suffit de la renvoyer à l'adresse indiquée
À la fin de la lettre, retrouvez le fichier de la lettre d'action, ainsi que tous les documents de l'appel du mois (affiche, appel du mois complet, pétition).

>> Écrivez au Président de la République François Hollande avant le 10 juin 13CAT

Monsieur François Hollande
Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du faubourg Saint-Honoré
75008 paris


Monsieur le Président,

Sur la base d’informations communiquées par l’acat, je vous exprime ma vive réprobation face à la complaisance dont fait preuve la france vis-à-vis du Maroc, malgré les graves atteintes aux droits de l’homme perpétrées par les autorités du royaume à l’encontre de
la population sahraouie. Les militants et simples manifestants sahraouis sont fréquemment passés à tabac par les forces de sécurité au cours de rassemblements pacifiques considérés comme illégaux. ceux qui sont arrêtés sont maltraités, voire torturés, et parfois
poursuivis en justice sur la base de fausses accusations.

Face à l’illégalité flagrante d’un tel comportement, la france fait preuve d’un silence complice qui n’est pas digne de notre démocratie.
l’absence de réaction significative de votre part, à la suite de la condamnation de 24militants sahraouis à de très lourdes peines à l’issue d’un procès inéquitable, en février dernier, est emblématique de cette indulgence répréhensible.


Dans ces circonstances, je vous demande, Monsieur le président, de bien vouloir :

• intercéder auprès des autorités marocaines en faveur de la libération immédiate des 24 militants ;
• condamner fermement et systématiquement les graves atteintes aux droits fondamentaux des sahraouis ;
• conditionner la coopération économique bilatérale et européenne avec le Maroc au respect, par le royaume, de ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme.


Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.
 

mercredi 15 mai 2013

EM : Les coups de la police marocaine le laisse amnésique, il a 16 ans


Un enfant sahraoui reste amnésique suite aux tortures que lui ont infligées les policiers marocains. C’était il y a 15 jours, après le renouvellement à l’identique par l’ONU de sa mission du notre territoire. La mission doit organiser le referendum d’autodétermination du peuple sahraoui depuis 1991. Elle n’avance à l’évidence pas dans sa mission, et ne peut pas protéger les supposés bénéficiaires du même référendum.

Adnan Ahmed Amsa'aed, 16 ans, a été enlevé le 30 avril 2013 vers 17h sur le boulevard d'El Qairaouan à El Aaiun occupée. Il a été torturé par les policiers marocains pendant 2h, dans une camionnette qui se déplaçait, et relâché loin de sa maison.
Il souffre d’hématomes évidents au niveau de la tête et de la mâchoire inférieure, et de douleurs violentes au niveau des parties génitales.
Adnan est né à El Aaiun occupée en 1997, il a étudié jusqu’en troisième année au collège et savait lire et écrire avant son arrestation. Mais après avoir été frappé et torturé le 30 avril, il ne plus reconnaît les lettres ni les mots, et ne reconnaît pas l'école où il étudiait. Il ne reconnaît d’autre part pas tous les membres de sa famille. Il est effrayé quand des hommes portant des lunettes s’approchent de lui, et l’appel à la prière le met dans un état de grande angoisse. La famille a identifié que cela était en relation avec les caractéristiques physiques des tortionnaires et la période de la torture.
Selon la famille, le traumatisme de l’enfant leur a semblé très fort au niveau psychologique ; Sachant qu’il n’y aucun entité de soins psychiatriques à El Aaiun, ils ont gardé le jeune à la maison pour le protéger.
Néanmoins, le 13 mai 2013, Adnan a été transporté à l'hôpital Ben Mehdi pour les fortes douleurs qui persistait au niveau de ses parties génitales. Le docteur marocain Hajji a refusé de le soigner et a dit qu’il fallait le transporter à Agadir.
Selon des activistes sahraouis M.Hajji semble refuser régulièrement de soigner les sahraouis. C’est le même docteur qui avait menacé Fatma Daouidi, blessée aux doigts lors des manifestations du 25 avril,  de lui casser les autres.

Le cas d'Adnan Amsa'aed montre les pratiques réelles du Maroc alors que le Royaume prétend respecter les droits humains, a signé la Convention relative aux droits de l'enfant le 26 juin 1990 et l'a ratifiée le 21 juin 1993.
Le royaume torture et se permet de réfuter les rapports et vidéos qui exposent et montrent  les faits. Il adopte même une attitude d’agressé, pour tenter de cacher ses exactions.
La famille Amsa'aed a déposé une plainte devant le procureur, mais aucune enquête n'a été ouverte. C’est une pratique courante de justice sélective pratiquée par le Maroc au Sahara Occidental.
Le royaume poursuit les sahraouis avec des accusations fabriquées, mais ne fait rien pour traiter les milliers des plaintes déposées par les victimes sahraouies.

Si l’information de la torture de cet enfant n’a été portée à la connaissance de notre équipe que 15 jours après les faits, il est probable que d’autres enfants ont subit des sorts similaires.
L'équipe Media se tient à la disposition des familles pour les informer des démarches à suivre pour des cas similaires, et les orienter vers les organismes locaux et internationaux crédibles et sérieux de protections des mineurs.
Alors que le monde s’apprête à célébrer le 1er juin la Journée mondiale de l'enfance, et que le Maroc affichera des slogans auto-satisfaits, ses pratiques policières sur les enfants sahraouis laissent des blessures physiques et psychologiques qu’il semble espérer indélébiles et dissuasives.
Email : d.equipe.media2011@gmail.com

Equipe Media, El Aaiun 
Sahara Occidental occupé, 14/05/13

vendredi 3 mai 2013

ASVDH : Délaration du 2 mai 2013


L'ASVDH déplore l'incapacité du Conseil de sécurité et l'organisation des Nations Unies à s'acquitter de ses engagements  à l'égard du peuple du Sahara Occidental et à élargir les compétences de sa Mission pour le Référendum au Sahara Occidental, la Minurso, pour inclure la surveillance des droits de l'homme. 

Au contraire,  le conseil a adopté le point de vue marocain qui se base sur la menace suivante :  « la protection des droits de l'homme menace la paix et la sécurité dans la région et ouvre à l'inconnu ». Il est très malheureux que cette allégation ait été soutenue  par des puissances internationales comme la France et l'Espagne.

Directement après la décision 2099, les populations sahraouies dans les territoires occupés du Sahara Occidental sont sorties dans la rue pour des manifestations pacifiques et spontanées, pour confirmer leurs revendications légitimes de bénéficier des droits que leur confèrent le droit international et le droit international des droits de l'homme.

Comme d'habitude les autorités les ont réprimés.

L'ASVDH déclare ce qui suit :
Nous saluons toutes les organisations des droits de l'homme, les gouvernements et tous les instances qui ont défendu la protection des droits de l'homme au Sahara Occidental et ont demandé l'élargissement des mandats de la Minurso.

Nous demandons aux Nations unies et au conseil de sécurité d'appliquer ses engagements à l'égard du peuple sahraoui et de travailler pour élargir les compétences de sa mission au Sahara Occidental pour inclure la surveillance des droits de l'homme. 

Nous sommes solidaires des victimes de la répression continuelle des autorités marocaines. 

Nous dénonçons les nouvelles façons tordues des autorités marocaines et la propagande qu’ils utilisent contre les activistes des droits de l'homme.

Nous dénonçons les mensonges des autorités marocaines quand ils affirment que les activistes sahraouis envoient les mineurs manifester. Chacun manifeste librement, et les mineurs savent ce qu’ils font.

Nous dénonçons les affirmations des autorités marocaines qui présentent une photo des agents marocains mettant le feu à des poubelles, et les font passer pour des sahraouis. Les autorités coloniales ne cherchent qu’à justifier les violences exagérées de leurs interventions contre les manifestations sahraouies pacifiques.

ASVDH, Sahara Occidental
le 2 mai 2013


mardi 30 avril 2013

JSF: F. Hollande en visite aux Mureaux rencontre aussi les jeunes Sahraouis

F. Hollande en visite aux Mureaux ... rencontre aussi les jeunes Sahraouis

A cette occasion, les jeunes Sahraoui(e)s de France ont attendu de pied ferme la sortie de François Hollande aux Mureaux pour lui parler du Sahara Occidental et du fait qu'il doit défendre les Droits de l'Homme dans les territoires occupés. Nous nous sommes rendus à la sortie du collège Jean Vilar, ou il est allé à la rencontre de la jeunesse.
Nous nous sommes présentés face à lui - avec tout de même un cortège impressionnant de policiers - et nous avons brandi les drapeaux sahraouis, tout en criant qu'il devait respecter les Droits de l'Homme au Sahara Occidental.
Le président nous a entendu et nous a regardé de manière assez surprise je dois l'avouer, peut- être ne s'attendait-il pas à nous voir...
Nous sommes toutes et tous ravis de voir le drapeau sahraoui flotter au dessus de la tête de M. Hollande, on peut le voir sur I télé (chaîne 16 de la TNT) et normalement à 18h, on nous entendra parler...

Je dis normalement car de coutume tout est coupé au montage !
Les vidéos seront disponibles en fin de journée.
Bien à vous,
Les jeunes Sahraouis de France


dimanche 24 février 2013

Déclaration de la Voie Démocratique, Lille février 13



 
La Voie Démocratique – LILLE-


Dans le cadre de sa réunion du 22 février 2013, le Comité Local de la Voie Démocratique de Lille (France), a ouvert un débat sur la situation actuelle des luttes au Maroc et annonce à l’opinion publique ce qui suit:



*      Le comité soutient les luttes du peuple Marocain et salue les initiatives du mouvement du 20 février qui fête ses deux ans de luttes. Ses revendications sont justes et partagées par la majorité du peuple :
§         Une constitution émanant du peuple, lui donnant la souveraineté de choisir son régime et séparant les pouvoirs ;
§         Le respect des droits de l’Homme et l’arrêt de l’impunité des criminels et de ceux qui leur ont donné les ordres. Nous tenons le roi du Maroc pour le premier responsable en tant que chef de l’Etat.

*      Nous considérons que la répression, les arrestations, les assassinats et la torture sont les caractéristiques inchangées de ce régime. Ceci démontre la peur qu’il a de perdre ses intérêts. Le peuple Marocain a beaucoup donné pour sa liberté et n’arrêtera pas sa lutte. Ce sont aussi ses intérêts en tant que peuple qui sont en jeu.

*      Les tribunaux militaires viennent d’infliger des peines sévères à une vingtaine de militants Sahraouis. Nous réclamons leur libération immédiate et déclarons que la volonté du peuple Sahraoui qui aspire à sa liberté et à son autodétermination ne peut être ébranlée après 38 ans par des simulacres de jugements honteux.

*      Nous exprimons à l’opinion publique notre indignation face aux tentatives de réhabilitation du criminel Hassan II, premier responsable des crimes durant les années de plomb où notre peuple a subi des disparitions, assassinats, tortures… Ces tentatives ont eu lieu le jour où le Mouvement du 20 février s’apprêtait à commémorer sa deuxième année de luttes pour édifier la démocratie, la dignité et la justice sociale.
 
 *      Nous appuyons les initiatives du Rassemblement de la Gauche Démocratique en Europe, et appelons tous les militants progressistes à un large front en soutien des luttes de notre peuple ici et au Maroc.

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE MAROCAIN
TOUTE la VÉRITÉ SUR LES CRIMES POLITIQUES et ÉCONOMIQUES

Lille le 22 février 2013