mercredi 14 septembre 2016

José Bové sur la conclusion de l'avocat général de la cour européenne

Cour de Justice de l'UE/ Sahara Occidental – Strasbourg, le 13/9/2016
L'accord d’association UE-Maroc et l’accord UE-Maroc sur la libéralisation des échanges des produits agricoles et de la pêche ne peuvent s’appliquer au Sahara occidental"

Commentaire de José BOVÉ, rapporteur en 2012 sur le projet de décision du Conseil concernant l'accord entre l'UE et le Royaume du Maroc relatif aux mesures de libéralisation réciproques en matière de produits agricoles, de produits agricoles transformés, de poissons et de produits de la pêche et aux modifications de l'accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d'une part, et le Royaume du Maroc, d'autre part.

Pour l’avocat général Wathelet, « ni l’accord d’association UE-Maroc ni l’accord UE-Maroc sur la libéralisation des échanges des produits agricoles et de la pêche ne s’appliquent au Sahara occidental».

L’avocat général lève le voile sur l’hypocrisie de l’UE et les mensonges du Maroc au sujet du Sahara occidental. Il a déclaré sans équivoque que le Sahara occidental ne faisait pas partie du Maroc et que, par conséquent, les accords de l’UE avec le Maroc ne pouvaient s’y appliquer.

Cela valide donc ce que, avec d’autres militants, je défendais depuis le début de ces accords, en tant que rapporteur pour le Parlement.

L’UE devrait sans tarder prendre les mesures adéquates pour qu’aucun produit provenant du Sahara Occidental n’entre illégalement sur le marché de l’UE en tant que produit marocain.

La complicité de l’UE dans l’occupation illégale de ce territoire n’a que trop duré.