mardi 24 avril 2012
Prorogation d'un an, Minurso 2012
lundi 16 avril 2012
Manifestation du 14-04-12, Sahara Occidental, sous-titres
Transcription et traduction (non officielle)
المغرب يا جبان اين هي حقوق الانسان
Maroc, le lâche ! Où sont les droits de l'homme ?
ولابد لليل ان ينجلي ولابد للقيد ان ينكسر
Le destin doit répondre !
Les ténèbres se dissiperont !
Et les chaînes se briseront !
Je ne les oublierai pas même s'ils me tuent
8'25
En cette Journée mondiale des droits de l'homme nous disons que la mission de l'ONU au Sahara Occidental est comme la légende indienne du singe, qui ne veut ni parler, ni voir, ni entendre. La Minurso ne voit pas la souffrance des Sahraouis, ne parle pas de leurs droits violés, et n'entend pas aussi leurs cris et leurs gémissements sous les mains du bourreau. Pour dénoncer cela, il y a aujourd'hui des manifestations de jeunes devant 12 ambassades du Maroc en Europe, aux USA et dans les camps de réfugiés Sahraouis.
En territoires occupés, en particulier dans la capitale, la jeunesse sahraouie n'a pas pu manifester devant la mission de l'ONU, et nous avons été forcés de manifester devant l'Office marocain des droits de l'homme. Nous disons que la Minurso ne fait rien au Sahara, elle est l'ami des marocains.
10'33
Paix sur vous et salutations à tout le monde dans la solidarité avec le peuple sahraoui, y compris l'association d'amitié à Paris, qui a appelé à une manifestation de solidarité avec les détenus de Gdaim Izik pour dénoncer la mission des Nations Unies au Sahara, qui vend pour pas cher l'âme du monde.
Ce que nous faisons et ce que font les jeunes sahraouis en manifestant dans de nombreux pays étrangers, c'est un message à l'Organisation des Nations Unies et à toutes les organisations des droits de l'homme pour qu'ils viennent surveiller et enquêter sur ce qui arrive au peuple Sahraoui
Le nouveau gouvernement marocain à trouvé des solutions pour les prisonniers islamiques mais pas pour les prisonniers de Gdaim Izik.
APSO, 16 avril 2012, vidéo EM
samedi 7 avril 2012
Les scouts de Tantan n’auront que leurs pieds pour aller à Rabat
Tantan, du fait de l’histoire du Sahara Occidental, est une ville où vivent de nombreux Sahraouis, qui, comme au Sahara Occidental subissent des discriminations continues de la part des autorités marocaines.
Du 8 au 21 avril, le mouvement scout marocain organise un camp de vacances au grand centre scout de Rabat. Le groupe de Tant Tan, invité le 8 mars, avait prévu d’y participer.
Le séjour a un double objectif et intérêt, les vacances pour les enfants et la formation des animateurs.
Les responsables du groupe de Tantan ont demandé à la ville de prendre en charge le déplacement du groupe. Et cela notamment par un courrier le 2 avril au gouverneur de Tantan, et une autre le même jour au président de la municipalité.
Le 4 avril, la même demande est adressée au responsable de Tantan auprès du Roi. (voir courriers)
La municipalité détient en effet tous les véhicules nécessaires à ce transport qui lui incombe.
La demande est restée sans réponse alors que le groupe doit être à Rabat demain.
Le 6 avril, le groupe de scout de Tantan a donc fait une information au public, expliquant le désintérêt de la ville pour leur demande de transport. Par le même communiqué, Ils informent les membres du club de scout que les enfants et les animateurs ont décidé de partir à pied. (voir info et vidéo ci-dessous)
La distance Tantan - Rabat représente plus de 900 km.
APSO, le 7 avril 2012
Source : Apso Sahara
Note : Hassania vient de Hassan, ex roi du Maroc, et non de la langue et culture Hassanya des Sahraouis
jeudi 5 avril 2012
Résolution du PE du 25-11-2010 sur la situation au Sahara occidental
Résolution du Parlement européen du 25 novembre 2010 sur la situation au Sahara occidental
P7_TA(2010)0443
Le Parlement européen,
– vu les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara occidental,
– vu la résolution 1920 (2010) du Conseil de sécurité des Nations unies, qui a prorogé le mandat actuel de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO),
– vu les derniers rapports du secrétaire général des Nations unies au Conseil de sécurité, en date du 14 avril 2008, du 13 avril 2009 et du 6 avril 2010, sur la situation au Sahara occidental,
– vu le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par le Maroc le 3 mai 1979,
– vu l'accord euro-méditerranéen établissant une association entre l'Union européenne et ses États membres, d'une part, et le Royaume du Maroc, d'autre part, et notamment son article 2,
– vu la déclaration de l'Union européenne du 7 décembre 2009 sur la 8e session du Conseil d'association UE-Maroc et la déclaration conjointe du 1er sommet UE-Maroc qui s'est tenu le 7 mars 2010,
– vu, en particulier, les conclusions tirées des visites effectuées en septembre 2006 et janvier 2009 par la délégation ad hoc du Parlement pour le Sahara occidental, qui demandaient la prorogation du mandat de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), sous réserve de l'accord de toutes les parties concernées, afin de la charger de surveiller le respect des droits de l'homme au Sahara occidental, et qui demandaient également à la Commission, le cas échéant, par l'intermédiaire de sa délégation à Rabat, de suivre la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et d'envoyer régulièrement des missions sur place,
– vu ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental, en particulier celle du 27 octobre 2005(1) ,
– vu la déclaration de Catherine Ashton, haute représentante de l'Union européenne, sur le Sahara occidental, en date du 10 novembre 2010,
– vu les déclarations du Conseil et de la Commission du 24 novembre 2010 sur la situation au Sahara occidental,
– vu l'article 110, paragraphe 4, de son règlement,
A. considérant que plusieurs milliers de Sahraouis ont quitté leurs villes et installé des tentes dans la banlieue de Laâyoune, édifiant le camp de Gdim Izik pour protester pacifiquement contre leur situation sociale, politique et économique et contre leurs conditions de vie,
B. considérant qu'après plusieurs semaines, leur nombre s'est élevé à quelque 15 000 personnes, selon les observateurs des Nations unies; considérant que le dialogue a été établi avec les autorités,
C. considérant que, dimanche 24 octobre 2010, Nayem El-Garhi, un adolescent sahraoui de 14 ans, a été tué, et cinq autres ont été blessés par les forces militaires marocaines alors qu'ils essayaient de gagner le camp situé dans la banlieue de Lâayoune,
D. considérant que, le 8 novembre 2010, un nombre encore inconnu de personnes, y compris des officiers de police et des agents de sécurité, ont été tuées au cours d'une intervention menée par les forces de sécurité marocaines en vue de démanteler le camp de protestation de Gdim Izik; considérant qu'il est également fait état d'un nombre important de blessés civils du fait que les forces de sécurité ont fait usage de gaz lacrymogènes et de matraques pour faire évacuer le camp,
E. considérant que ces incidents se sont produits le jour de l'ouverture, à New York, du troisième cycle de pourparlers officieux sur le statut du Sahara occidental, auxquels participent le Maroc et le Front Polisario, ainsi que l'Algérie et la Mauritanie, en qualité de pays observateurs,
F. considérant que les journalistes, les députés des parlements nationaux et régionaux de l'Union européenne et les députés au Parlement européen se sont vu interdire l'accès à la ville de Laâyoune et au camp de Gdim Izik, et que certains d'entre eux ont même été expulsés de Laâyoune,
G. considérant que le citoyen espagnol Babi Hamday Buyema est mort de façon violente dans des circonstances qui n'ont pas encore été établies,
H. considérant qu'après plus de 30 années, le processus de décolonisation du Sahara occidental demeure inachevé,
I. considérant que l'Union européenne demeure préoccupée par le conflit sévissant au Sahara occidental et par ses conséquences et implications pour la région, y compris la situation des droits de l'homme au Sahara occidental, et qu'elle soutient pleinement les efforts du secrétaire général des Nations unies et de son envoyé spécial pour trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, ainsi que le prévoient les résolutions des Nations unies,
J. considérant que plusieurs rapports ont montré que les ressources naturelles du Sahara occidental étaient exploitées sans qu'il y ait de retombées pour la population locale,
1. exprime sa profonde préoccupation face à la nette détérioration de la situation au Sahara occidental et condamne fermement les violents incidents qui se sont produits dans le camp de Gdim Izik lors de son démantèlement, ainsi que dans la ville de Laâyoune;
2. appelle toutes les parties à garder leur calme et à s'abstenir de toute nouvelle violence;
3. déplore la perte de vies humaines et manifeste sa solidarité avec les familles des personnes décédées, blessées et disparues;
4. prend acte de la mise en place, par le parlement marocain, d'une commission d'enquête chargée d'étudier les faits qui ont mené à l'intervention des autorités marocaines, mais considère que les Nations unies constitueraient l'organisation la plus à même de mener une enquête internationale indépendante en vue de clarifier les événements, les décès et les disparitions;
5. regrette les atteintes à la liberté de la presse et de l'information auxquelles ont été exposés de nombreux journalistes européens, et demande au Royaume du Maroc d'autoriser la presse, les observateurs indépendants et les organisations humanitaires à accéder librement au Sahara occidental et à y circuler en toute liberté; déplore l'interdiction d'accès au Sahara occidental imposée par les autorités marocaines pour les députés, les journalistes, les médias et les observateurs indépendants;
6. insiste sur la nécessité d'inviter les organes des Nations unies à proposer l'instauration d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au Sahara occidental;
7. se félicite de la reprise des réunions informelles entre le Maroc et le Front Polisario, sous les auspices de l'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, même dans un contexte aussi tendu, et invite les acteurs régionaux à jouer un rôle constructif;
8. rappelle son soutien à la reprise des pourparlers officieux entre les parties au conflit en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, qui soit conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies;
9. invite la Commission à veiller à ce que toute l'aide humanitaire nécessaire, moyennant une augmentation du financement, soit accordée aux réfugiés sahraouis vivant dans la région de Tindouf, dont le nombre oscille, selon les estimations, entre 90 000 et 165 000, afin de les aider à satisfaire leurs besoins essentiels en termes de nourriture, d'eau, de logement et de soins médicaux, et d'améliorer leurs conditions de vie;
10. exprime sa préoccupation face à la détention et aux allégations de harcèlement des défenseurs sahraouis des droits de l'homme sur le territoire du Sahara occidental; demande que les défenseurs des droits de l'homme emprisonnés sur ledit territoire ou au Maroc soient traités dans le respect des normes internationales et qu'ils soient jugés rapidement et de façon juste;
11. demande à l'Union européenne d'exiger du Royaume du Maroc qu'il se conforme au droit international en ce qui concerne l'exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental;
12. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission et à la haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, au secrétaire général des Nations unies, au secrétaire général de l'Union africaine, à la délégation du Parlement européen pour les relations avec les pays du Maghreb, au bureau de l'Assemblée parlementaire de l'Union pour la Méditerranée, au gouvernement et au parlement du Maroc, au Front Polisario, ainsi qu'aux parlements et aux gouvernements de l'Algérie et de la Mauritanie.
(1) JO C 272 E du 9.11.2006, p. 582.
Voir l'original ici
jeudi 29 mars 2012
Bras de fer à l’OCP pour un droit au logement égal pour tous
120 travailleurs sahraouis de Phosboucraa du groupe OCP manifestent aujourd’hui 29 mars 2012 pour demander le respect de l’avantage logement et manifester leur solidarité avec le syndicaliste Mouloud Amidan. Suite à la réunion qui s'est tenue en février entre le directeur de la société Phosboucraa et la société Al Omran pour construire des logements pour les employés de le société à Agadir et Marrakech, le Syndicat UGTM (Union générale des travailleurs au Maroc ) a revendiqué l’octroi d’une compensation financière identique pour les salariés qui souhaitent une maison au Sahara Occidental et non au Maroc. La société Al Omran est une entreprise marocaine de construction de maisons et de bâtiments. Cette demande portée par l’UGTM n’a pas été jugée recevable par l’administration centrale qui a renvoyé la question au directeur.
Faute d’avoir pu aborder la question en réunion de discussion avec l’employeur, le syndicaliste Mouloud Amidan, représentant du syndicat UGTM a commencé un sit in de protestation le 29.02.2012, dans la salle de la réunion qui n’a pas pris fin parce que les employeurs sont partis au milieu de la séance.
La revendication est la suivante : les salariés demandent à bénéficier d’un logement au Sahara Occidental ou de la somme équivalente pour construire eux-mêmes leur logement.
Le 8.03.2012 une autre réunion de discussion de ce sujet s'est tenue en l’absence de M Amidan. Selon l’employeur, les autres syndicats ont approuvé à l’unanimité la décision de construction de logement pour les salariés à Agadir et Marrakech.
M Amidan considère que son absence à la réunion, à laquelle il n’a pas été convié, invalide les décisions prises. Il pense que la décision n’a pas reçu un accueil unanime et que le procès-verbal est faux. Il se base sur le fait qu’il représente une large partie des employés.
Le 9.03.2012 M Amidan décide d'entamer une grève de la faim au siège de la société
Les motifs :
- Ses doutes sur l’unanimité de la décision affirmée par l'administration
- Il demande à obtenir le procès-verbal de la réunion du 8 mars
- Il proteste contre la pression faite par l’administration sur sa famille et sur les travailleurs solidaires avec lui
- Le médecin du travail a eu interdiction de le visiter
- La ligne téléphonique de la salle de réunion où il est en Sit In a été coupée
Le 9.03.2012 les travailleurs de syndicat UGTM et des solidaires sont en Sit in devant le siège de la société
Le 14.03.2012 les forces sécuritaires (police) interdisent aux travailleurs d'organiser un sit in devant le siége de la société Phosboucraa
Les revendications sont toujours que l'administration accepte la demande des travailleurs de bâtir des maisons à El Aaiun ou de verser une compensation financière.
Le 13.03.2012 la société envoie un courrier à M Amidan lui demandant de justifier son absence irrégulière, faute de quoi il sera rayé des contrôles de la société. Voir document.
Le 14.03.2012 M Amidan cesse sa grève de la faim.
Le 27.03.2012 M Amidan est reçu en réunion avec le directeur de la société. La discussion porte sur les logements mais n’aboutit à rien.
Phosboucraa dispose de sa propre équipe de salariés pour la sécurité des usines.
Néanmoins, le 9.03.2012 le directeur de Phosboucraa signe des contrats avec les 2 sociétés privées de sécurité Zayou Raha et Afrique Charaka pour le déploiement de 60 gardiens et 12 chiens.
Le 26.03.2012 un troisième contrat est signé, avec la société internationale Group 4 Securicor dont le siège est à Londres, pour 40 autres gardiens attachés à la surveillance du siège de Phosboucraa et 3 autres chargés de la surveillance de la villa de directeur de la société Phosboucraa.
Le 29.03.2012 l’appel à sit in rassemble 120 salariés de 07.00 du matin jusque 23.00 gmt au siège du syndicat UGTM dans le quartier Maatala à El Aaiun. Ils revendiquent leurs droits légitimes et sont solidaires avec le représentant des travailleurs.
Un appel à manifester en Sit-in au sein de l’entreprise est lancé pour les 2 et 3 avril.
EM, El Aaiun, Sahara Occidental occupé
Le 29 mars 2012
vendredi 23 mars 2012
ASVDH : Après les événements de Dakhla en sept 11, procès encore repoussé pour 17 sahraouis
D'après leurs avocats, 17 prisonniers politiques sahraouis devaient comparaître devant la cour mardi 20 et mercredi 21 mars derniers. Ils sont parmi les 27 hommes Sahraouis, dont un mineur, arrêtés après les événements de Dakhla, à la fin de septembre 2011
Seuls Sidaty Dlimi et Laamer Bosseif, deux des prisonniers ont comparu mercredi, et ont été informés de leur accusation composée des chefs d’accusation suivants : complicité d’assassinat, blocage de la route, formation d'un gang criminel. Ils n’ont pas été jugés.
4 jeunes marocains, responsables de l’assassinat de 2 Sahraouis et de violences contre les forces de police, accusés dans le même dossier que les 2 Sahraouis ont été accusé des même chefs : complicité d’assassinat, blocage de la route, formation d'un gang criminel.
Le procès des 2 sahraouis et 4 marocains a été reporté au 4 avril 2012.
Les 15 autres sahraouis incarcérés à El Aaiun n’ont pas été informés de la date à laquelle est reportée leur comparution.
Les 17 prisonniers en incarcération préventive dans la prison Noire de El Aaiun sont :
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| Nom prénom | date et lieu d'arrestation | Jugement | Lieu d’incarcération | n° d'écrou |
| 1 | Sidati Haibab Elmekhtar | 27/09/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36331 |
| 2 | Elmahjoub Aoilad Cheikh | 02/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36344 |
| 3 | Kamal Trayah | 03/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36345 |
| 4 | Mohamed Manolo | 02/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36346 |
| 5 | Barekallah Dalbouh | 03/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36347 |
| 6 | Abdelaziz Barray | 03/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36359 |
| 7 | Anwar Sadat Lehmaid | 03/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36360 |
| 8 | Khalid Amimo | 03/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36358 |
| 9 | Balla Chyakhto Ali Salem | 04/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36364 |
| 10 | Elhaj H’maida | 04/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36365 |
| 11 | Saleh Seghayer | 18/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36450 |
| 12 | Hamza Khatari Elaalawi | 22/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun |
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| 13 | Aomar Elmahjoub Elkazzazi | 22/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36462 |
| 14 | Laamar Cheikh Boussef | 31/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36504 |
| 15 | Chrif Nasseri | 31/10/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36505 |
| 16 | Atiko Barray | 14/11/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun | 36540 |
| 17 | Hassana El Wali | 06/03/2011 à Dakhla | Détention provisoire. | Prison Noire. El Aaiun |
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Les10 autres incarcérés à Dakhla, condamnés à des peines de 8, 10 ou 12 mois de prison sont :
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| Nom prénom | date et lieu d'arrestation | Jugement | Lieu d’incarcération | n° d'écrou |
| 1 | Ladour Mohamed Hayya ( Mineur ) | 28/09/2011 à Dakhla | 1 an de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 2 | Mansour Sidi Graymish | 28/09/2011 à Dakhla | 8 mois de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 3 | Mohamed Sidi Graymish | 28/09/2011 à Dakhla | 8 mois de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 4 | Mansour Najem B’hay | 27/09/2011 à Dakhla | 10 mois de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 5 | Abdelaziz Mohamed Elmami Elhafed | 27/09/2011 à Dakhla | 10 mois de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 6 | Mohamed Eddeoi Akmach | 27/09/2011 à Dakhla | 1 an de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 7 | Mohamed Salem Elhassan | 27/09/2011 à Dakhla | 1 an de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 8 | Hafdallah Boujemaa Baija | 27/09/2011 à Dakhla | 8 mois de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 9 | Soylam Chaybani | 27/09/2011 à Dakhla | 10 mois de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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| 10 | Lafdal Mohamed M’barek | 27/09/2011 à Dakhla | 1 an de prison ferme | Essejn Al Maddani, Prison civile. Dakhla |
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Parmi le groupe des hommes incarcérés à El Aaiun, 5 prisonniers sont en grève de la faim illimitée depuis le 1er mars. Ils revendiquent un jugement ou une libération sans condition.
Ce sont : lmahjoub Aoilad Cheikh, Abdelaziz Barray,Atiko Barray, Hassana Lwali ,et Chrif Nasseri
Ces hommes sahraouis, dont un mineur, ont été arrêtés suite à des attaques policières contre des manifestants pacifiques dénonçant des violences perpétrés par des résidents marocains dans la ville de Dakhla, soutenus par les forces sécuritaires, après un match de foot le 25 septembre 2011.
Pour les détails en français sur les événements de Dakhla :
http://asvdh.net/5966
Déclaration conjointe contre la violence (GB) par les organisations sahraouies :
http://asvdh.net/5993
ASVDH, le 21 mars 2012
El Aaiun, Sahara Occidental
lundi 19 mars 2012
Les manifestations et les revendications s’intensifient à El Aaiun occupé

Les manifestations réclamant le respect du droit du peuple du Sahara Occidental à l'indépendance se poursuivent dans les villes du territoire occupé, mais aussi les violences policières gratuites.
Hier soir 17 mars, à El Aaiun, plus de 80 personnes ont participé à deux manifestations dans les quartiers Douirat et Erraha. Ils ont crié et répété des slogans en faveur de l'indépendance, de l’autodétermination. Ils ont aussi exprimé leur solidarité avec tous les détenus politiques sahraouis.
Les manifestants ont également demandé à la communauté internationale d'intervenir pour arrêter que le Maroc vole et détruise les richesses naturelles du Sahara Occidental.
Ils ont aussi crié qu’ils approuvaient la décision du Parlement Européen d’arrêter l'accord de pêche avec le Maroc, et qu’ils voulaient que ce même Parlement prenne des décisions similaires au sujet des importations de phosphate et de produits agricoles venant de leur pays.
Au même moment, une troisième manifestation regroupait plus d’une cinquantaine de chômeurs sahraouis devant la section du ministère marocain de l'Emploi dans la ville occupée.
Ils revendiquaient le respect de leurs droits à un emploi, protestaient contre les discriminations et dénonçaient le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental.
Quatre chômeurs sahraouis ont été blessés quand les forces d'occupation ont attaqué la manifestation sans avertissement.
Sidaty Ebbak, membre du groupe des organisateurs du sit-in, a été blessé et soigné à l’hôpital.
Mm Khadjatou Chobeida, et M Moulod Bourekba et Mahfoud Moulaain ont été blessés aussi et ont été soignés à domicile, ils ont peur d’aller à l’hôpital.
En marge de la manifestation, le jeune Aadel Abdel Salam Ahmed a déclaré avoir été arrêté vers 20h dans le quartier Douirat, et roué de coups.
Dans son témoignage, il déclare qu’il a été tabassé à la préfecture de police en raison de ses opinions politiques concernant le conflit sahraoui. Il a été libéré rapidement après le tabassage et c’est sa famille qui est venu le chercher pour le conduire à l’hôpital où les docteurs ont dû lui faire 25 points de suture à la tête.
La veille de ces manifestations, vendredi à 20h30, une patrouille a arrêté le jeune Said Bouba Ould Sid Ahmed dans le quartier Douriat. Il partait en voiture. Il n’a pu présenter ses documents d’identité qu’il avait laissés chez lui, et a refusé d’user de la corruption pour repartir sans encombre. C’est alors que 9 autres policiers se sont joints aux premiers pour l’insulter et le provoquer, avant de le frapper violement et de le conduire au poste de police où il est resté sans soin. C’est sa famille qui l’a conduit à l’hôpital où le docteur lui a fait 7 points de suture à la tête.
EM, Sahara Occidental occupé, le 18 mars 2012
