Affichage des articles dont le libellé est pillage ressources naturelles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pillage ressources naturelles. Afficher tous les articles

mardi 19 janvier 2016

Accès au Sahara Occidental refusé à 67 visiteurs étrangers ces 2 derniers jours



De dimanche midi à mardi matin, 67 personnes ont été arrêtées après leur arrivée au Sahara Occidental occupé, ou arrêtée alors qu'elles essayaient d'entrer.
Photo : Près de la moitié des personnes expulsées se sont réunies à Agadir après avoir été expulsé vers cette ville hier.

L'expulsion de 63 étrangers a eu lieu en 20 incidents différents. Ils venaient de Norvège (56 personnes), de Suède, des Pays-Bas, de Lituanie, des États-Unis, du Canada et de Pologne.

Différentes raisons ont été données par la police marocaine pour justifier de l'expulsion ou du refus d'entrée. Elles sont :
- Pour des raisons confidentielles connues de la seule police
- Les voitures de location ne sont pas autorisées à être conduite si loin au sud
- Parce qu’El Aaiun est une grande ville et que l'on peut se perdre
- Les combats de rue et les préoccupations de sécurité
- Parce que c'est beaucoup plus agréable à Agadir et il y a de beaux hôtels à visiter à Marrakech
- Dieu l'a dit
- Terrorisme
- Qu'un si grand nombre de visiteurs norvégiens a créé une situation plus au sud qui rend impossible d'avoir plus de visite de Norvégiens
- Les visites politiques ne sont pas autorisées
- Parce que de nouveaux règlements ont été introduits
- Parce que c'est interdit

Incident 1. Le 17 janvier, à midi. Lieu : El Aaiun, poste de contrôle de la police a marocaine
Amalie Willoch Njaastad, Norvège; Thea Willoch Njaastad, Norvège http: //vest-sahara.no/a1x2328

Incident 2. Le 17 janvier, à midi. Lieu : checkpoint El Aaiun
Ingrid Rabbe Larsen, Norvège; Kristin Rabbe Larsen, Norvège http: //vest-sahara.no/a49x2329

Incident 3. Le 17 janvier, à midi. Lieu : checkpoint El Aaiun
Inga Marie Nymo Riseth, Norvège; Kerime Saraï van Opijnen, Pays-Bas; Aslak Bjørge Hermstad, Norvège ; Martine Jahre, Norvège ; Julie Kristine Wood, Norvège ; Heidi Kristiansen, Norvège http: //vest-sahara.no/a49x2329

Incident 4. Le 17 janvier, 13:00 Lieu : El Aaiun, checkpoint de police
Tess Espey, Canada; Michael Foster, USAhttp: //wsrw.org/a105x3350

Incident 5. Le 17 janvier, 14:00 Lieu : El Aaiun, checkpoint de police
Margit Fausko, Norvège ; Martin Ellingsen, Norvège http: //vest-sahara.no/a49x2332

Incident 6. Le 17 janvier, 14:00 Lieu : La plage de El Aaiun
Dagmara Wojtanowicz, Pologne ; Mali Galaaen Røsseth, Norvège http: //vest-sahara.no/a49x2332

Incident 7. Le 17 janvier, 18h30 et 20h00 Lieu : checkpoint  Police de Tan Tan et Guelmim
Olav Strøm, Norvège ; Lasse Fredheim, Norvège ; Madelaine Jensen, Norvège ;  Morten Fölling, Norvège ; Ådne Madsen, Norvège

Incident 8. Le 18 janvier, 02h45 (du matin) Lieu : checkpoint de police de Guelmim
Maren Marie Wilhelmsen, Norvège ; Eirik Torblå, Norvège ; Espen Wennerberg, Norvège Marius Holst, Norvège ; Heidi Bergestig, Norvège http: //vest-sahara.no/a49x2345

Incident 9. Le 18 janvier, 02h45 (du matin) Lieu : checkpoint de police de Guelmim
Eva Berner, Norvège ; Håvard Skogerbø, Norvège http: // gilet-sahara. Pas / a49x2345

Incident 10. Le 18 janvier, le matin Lieu : El Aaiun, la barrage de police
Håvard Sagbakken Saanum, Norvège ; Kenneth Karijord, Norvège http: //vest-sahara.no/a49x2350

Incident 11. Le 18 janvier, env. 04h00 (du matin) Lieu : barrage de police Guelmim
Anne Hilde Hagland, Norvège ; Tove Liljeholm, Suède http: //vest-sahara.no/a49x2346

Incident 12. Le 18 janvier, 05h40 Lieu : barrage de police Guelmim,
Natalie Milde, Norvège ; Rikke Avec Bergseth, Norvège ; Vilde Stokken, Norvège ; Kristin Hustrulid, Norvège ; Beathe Sognnes, Norvège ; Emilie Bersaas, Norvège http: //vest-sahara.no/a1x2337

Incident 13. Le 18 janvier, 05h40 Lieu : barrage de police Guelmim,
Kai Arne Hustveit, Norvège ; Helga Hustveit, Norvège http: //vest-sahara.no/a1x2337

Incident 14. Le 18 janvier, 05h40 Lieu : barrage de police Guelmim,
Helle Lohnås Engeset, Norvège ; Casper Johansen, Norvège http: // gilet-sahara. Pas / a1x2337

Incident 15. Le 18 janvier Lieu : réception de l'hôtel, El Aaiun
Kristian Tonning Riise, Norvège http: //www.dagbladet.no/2016/01/18/nyheter/krig_og_konflikter/politikk/42798910/

Incident 16. Le 18 janvier, après-midi Lieu : El Aaiun, barrage de police
Hilde Nord Anglevik, Norvège ; Sunniva Folgen Høiskar, Norvège ; Ulrikke Thomsen, Norvège ; Mathilde Bålsrud Mjelva, Norvège ; Tora Regina Myrvang Deglum, Norvège ; Hanna Hagebø Steffenak, Norvège ; Maja Fjellvær Thompson, Norvège http: // vest-sahara.no/a49x2350

Incident 17. Le 18 janvier, env. 16h00 Lieu : El Aaiun, barrage de police
Fujan Parsa, Norvège http: //vest-sahara.no/a49x2350

Incident 18. Le 18 janvier, 17h00 Lieu : Tan Tan, barrage de police
Sara Shafighi, Norvège ; Frida Johansen, Norvège ; Priya Kaur Bains, Norvège ; Kristin Iversen, Norvège ; Urte Sniaukstaite, Norvège / Lituanie http: //vest-sahara.no/a1x2351

Incident 19. Le 18 Janvier dans la soirée Lieu : checkpoint Tan Tan
Erlend Svardal Boé, Norvège ; Heidi Fuglesang, Norvège ; Hedvig Heyerdahl, Norvège ; Ingrid Hopp, Norvège

Incident 20. Le 19 Janvier, 02h45 Lieu : checkpoint Guelmim

Le 19 janvier 2016
Traduction Apso, Source http://vest-sahara.no/a49x2362


lundi 17 mars 2014

EM : Journée de protestation sahraouie contre le pillage des ressources naturelles


http://www.emsahara.com/

Des manifestations populaires en faveur de l'indépendance et contre le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental ont été organisées le 15 mars 2014 dans tous les villes occupées du Sahara Occidental. Plus de 500 sahraouis ont réagi à l'appel de la coordination des associations et comités de défense des droits au Sahara Occidental.

El Aaiun occupée

Quelques heures avant la manifestation, les autorités d'occupation ont fermé les rues et ruelles menant à la rue Essmara, emplacement prévu par les organisateurs. Malgré cela plus de 100 Sahraouis sont passés, et ont crié leurs slogans. On pouvait entendre "Aucun alternative à l'autodétermination – Où sont les droits de l'homme – Libérez nos prisonniers politiques et dévoilez le vérité sur les disparus - Où sont nos ressources ? " http://www.youtube.com/watch?v=CvVO18zMRk0
Ils n'ont pu crier que quelques minutes. Les forces d'occupation en civil et en uniforme sont intervenues avec des matraques pour disperser la manifestation et confisquer les banderoles. Plus de 80 manifestants ont été blessés. Les policiers ont chassé les manifestants dans le quartier Ma'atalah et ont saccagé la maison de Brahim Zoghman. http://www.youtube.com/watch?v=5Tlt94gG6Ok

Deux heures après,  les manifestants se sont regroupés à nouveau en manifestation au centre de ce quartier. La police, les forces auxiliaires et blairs en civil (militaires engagés avec les corps sécuritaires) sont intervenus brutalement et ont caillassé les maisons des sahraouis. http://www.youtube.com/watch?v=qPq3E5a4clk Ettaqui Machdoufi ancien prisonnier politique avec le groupe Gdaim Izik a été témoin des poursuites des manifestants  par les forces sécuritaires d'occupation jusque dans le quartier ma'atalah et l'Ina'ach et en a témoigné.

D'autres manifestations ont été organisées spontanément dans le quartier L'ina'ach. http://www.youtube.com/watch?v=8USeWQzQeIE 

Plus d'une quinzaine de blessés ont été admis à l'hôpital Hassan ben Lmehdi pour des soins à la tête, au dos et aux genoux, et des temps observations suite aux violences policières. http://www.youtube.com/watch?v=9RsZGlnBQKA, http://www.youtube.com/watch?v=6HfA2iRLIf8

M. Dalil Lahsen, membre de comité Sahraoui pour la protection des ressources naturelles et le plan de paix a déclaré que cette manifestation est  la 3 eme dans le cadre de la campagne nationale et internationale pour l'élargissement de la Minurso et que les manifestations ont lieu malgré les blocages de la police, l'entrave à la liberté d'expression par le colonisateur marocain.
Le comité sahraouis de défense du droit à l'autodétermination a lui affirmé que depuis samedi matin les coupures fréquentes des réseaux téléphones et l'internet indiquent que les autorités marocaines tentent de perturber les communications et l'organisation des manifestations.

Boujdour occupée
A Boujdour, plus de 100 sahraouis se sont rassemblés dans le quartier Qbaibat en manifestation pacifique pour dénoncer le pillage des ressources naturelles en particulier les activités de la compagnie américaine Kosmos Energy. Les slogans, banderoles et pancartes revendiquaient aussi l'indépendance du Sahara Occidental, la libération de tous les détenus politiques sahraoui, des informations sur les disparus, et dénonçaient l'accord de pèche de l'union européenne avec le Maroc. 7 activistes ont été blessés lors de l'intervention de la police et les forces auxiliaires. Parmi eux Sultana Khaya, présidente de l'observatoire Sahraoui pour la protection des ressources naturelles à Boujdour. Elle a été transportée à l'hôpital pour de fortes douleurs à l'oeil et au dos.

Dakhla occupée

Plus de 100 citoyens sahraouis ont manifesté pacifiquement dans les quartiers Ksikisat et Oum tounsi pour dénoncer le pillage des ressources naturelles, revendiquer l’indépendance du Sahara Occidental, l'élargissement du mandat de la Minurso. Ils ont agité les drapeaux de la RASD pour appuyer leur slogans.
Plus spécifiquement, des slogans dénonçaient la marginalisation des jeunes sahraouis et les avantages donnés aux colons marocains. La manifestation a été dispersée sans ménagement par la police avant son terme et 5 personnes ont été blessées.

Essmara occupée

Une rencontre organisée toute la journée par  le Forum Avenir pour la Femme Sahraouie, le Fafesa, a réuni plus de 150 participants sahraouis. Les objectifs des interventions étaient de parler de la condition des femmes sahraouies et de la liberté d'association, entravée constamment par les autorités d'occupation.
Après la rencontre, à 17h plus de 50 sahraouis se sont rassemblés dans la rue principale de la ville pour manifester leur mécontentent général sur la situation d'occupation. Les forces d'occupation sont rapidement intervenues pour disperser le groupe, et empêcher la libre expression.


L'équipe Média déplore qu'à nouveau l'une de ses journalistes, Mariem Bourhimi, a été attaquée par la police marocaine à El aaiun, alors qu'elle filmait les événements.

EM, Sahara Occidental occupé
Le 16 mars 2014

Pour suivre l'Équipe Média : https://www.facebook.com/#!/EquipeMedia2010?fref=ts
et http://www.emsahara.com

dimanche 9 mars 2014

WSRW : Problèmes verts pour la société française d'énergie Greensolver ?

La société française d’énergie Greensolver a accepté de coopérer à des projets solaires et éoliens du Maroc. WSRW leur a demandé de préciser si leur travail serait limité au Maroc, ou s’il serait aussi de l’autre côté de la frontière, au Sahara Occidental occupé.

Fin février, la société française de développement d’énergie alternative Greensolver a signé un accord de partenariat avec Finatech Group, une société marocaine d’énergie.

Le Maroc fait monter en puissance son industrie d’énergies renouvelables en se fixant l'objectif de produire 42 % de ses besoins en électricité à partir de sources d'énergie renouvelables d'ici à 2020.

Selon les médias, Greensolver et Finatech Group sont désireux d'aider le Maroc à atteindre cet objectif, en fournissant des investisseurs, fabricants et autres entreprises pour aider à consolider le développement, la construction et l'entretien de multitude opérations d'énergie alternatives dans le pays.

Mais comme Western Sahara Resource Watch l’a documenté dans son rapport "La sale marche verte", publié en août de l'année dernière, certains des projets solaires et éoliens que le gouvernement marocain a prévu afin de devenir moins dépendant des importations de combustibles coûteux, sont en fait situé au Sahara Occidental – et non au Maroc. Le Maroc a envahi le Sahara Occidental en 1975, puis en est arrivé à occuper 80 % du territoire. Les Nations Unies considèrent le Sahara Occidental comme la dernière colonie d'Afrique.

WSRW attend de Greensolver une déclaration qui précise clairement l'étendue géographique de sa coopération aux projets énergétiques du Maroc.

La Banque mondiale et plusieurs investisseurs européens - y compris la Banque européenne d'investissement, les banques allemandes et la Commission européenne - ont indiqué qu'ils ne soutiendraient pas les projets situés au Sahara Occidental.

Le peuple du Sahara Occidental, le peuple sahraoui, a le droit internationalement reconnu à son autodétermination, ce qui s'étend à l'utilisation des ressources de son pays. En 2002, un avis juridique commandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies a déclaré que la volonté du peuple sahraoui et son bénéfice sont des exigences juridiques qui doivent être prises en compte dans le cadre des activités économiques dans le pays. Le Maroc n'est pas en mesure de parler au nom du peuple sahraoui qu'il tient sous le joug brutal de son occupation, ni au nom des Sahraouis vivant dans les camps de réfugiés en Algérie, conséquence de l'invasion par le Maroc.


WSRW.org

vendredi 7 juin 2013

WSRW : Un investisseur norvégien exclut la Cie pétrolière française TOTAL

Le fond de pension norvégien KLP exclut la compagnie pétrolière française Total de ses investissements. KLP considère que les activités de Total au Sahara Occidental sont contraires à l'éthique.

Une version plus longue de l’article ci-dessous a été publiée sur le site Internet norvégien NRK le 03.06.2013. Traduit en anglais par le Comité norvégien de soutien au Sahara Occidental.

KLP, le fond de pension du gouvernement local ne veut plus inclure une des plus grandes compagnies pétrolières du monde dans son portefeuille de placements.

La raison en est l'accord de la compagnie pétrolière avec le Maroc pour l'exploration pétrolière et gazière au large du Sahara Occidental.

"KLP croit que les activités de Total sur le plateau continental au large de la côte du Sahara Occidental peuvent être liées à des violations des normes éthiques fondamentales», a déclaré Jeanett Bergan, chef des investissements responsables pour KLP Kapitalförvaltning.

Total a repris ses activités d'exploration pétrolière et gazière au large des côtes du Sahara Occidental en 2012. Selon KLP, toutes les activités sur le plateau continental au large des côtes du Sahara Occidental sont liées aux violations des normes éthiques fondamentales.

L'enquête du Financial Times sur les plus grandes entreprises du monde, sur le marché de la cotation plaçait Total au 39ème rang en 2012.

Globalement, seulement 12 entreprises ont un plus grand chiffre d'affaires que Total en 2012. La compagnie dispose de 97.000 employés et opère dans 130 pays.

"Ne pas violer la loi»

KLP a contacté le siège de Total en France.

"La compagnie a souligné qu'elle n'a pas enfreint la loi, et nous n’avons pas affirmé qu’elle le fait", a déclaré Bergan. "KLP exclut toutes les entreprises qui se livrent à l'extraction des ressources naturelles au Sahara Occidental occupé."

KLP et les fonds KLP avaient des investissements pour environ 52,6 millions € dans Total SA au 31 décembre 2012.

En comparaison, le Fonds norvégien pour le gouvernement détenait à la fin de 2012 des actions Total pour plus de 1,9 milliard €, soit 2,1% de ses actions.


wsrw

lundi 15 avril 2013

WSRW commente le rapport du Secrétaire Général de l'ONU sur le Sahara

Tout en félicitant Ban Ki-Moon d’exprimer la nécessité d'une surveillance des droits humains au Sahara Occidental, WSRW déplore que le rapport ne traite pas de l'ampleur de la question du pillage des ressources naturelles du territoire par le Maroc.

Le 8 avril 2013, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon a présenté son rapport au Conseil de Sécurité sur la situation au Sahara Occidental.

"Nous regrettons que le rapport n'aborde pas pleinement la question de l'exploitation des ressources naturelles dans ce qui reste un territoire non autonome, en absence d'un pouvoir administrant de jure. C'est précisément le manque de puissance administrante légale et légitime qui confère aux Nations Unies un droit spécifique pour gérer les ressources jusqu'à ce que le statut du territoire soit résolu", écrit WSRW dans sa deuxième lettre au secrétaire général Ban Ki-moon.

WSRW a écrit au Secrétaire Général en février, demandant d'appeler à l'inclusion d'une capacité de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la MINURSO, ainsi que la mise en place d'un mécanisme plaçant le produit de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental sous administration internationale jusqu'à ce que le statut du territoire soit résolu. L'organisation a écrit à tous les membres du Conseil de sécurité, leur demandant de soutenir ces suggestions.

WSRW félicite le Secrétaire Général de souligner la «nécessité d'une surveillance indépendante, impartial, durable de la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental et dans les camps". Mais alors que le rapport fait référence à des manifestations sahraouies contre l'exploitation continue des ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc, il n’aborde pas pleinement la question.

"C'est regrettable, surtout alors que la compagnie pétrolière française Groupe Total SA, la compagnie même dont les activités ont incité, il y a une décennie, le Conseil de sécurité à demander un avis juridique sur l'exploration et l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental - qui a conclu que ces activités serait illégales si elles omettaient de prendre en compte les souhaits et les intérêts des sahraouis comme peuple d'origine du territoire - a repris ses activités d'exploration pétrolière au large des côtes du Sahara Occidental en vertu d'accords avec le gouvernement marocain ", écrit l'organisation.

Lire la lettre complète WSRW en réponse au rapport du Secrétaire général ci-dessous.

----------------------------------------------------------------------------------

L'honorable Ban Ki-moon
Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies
760 United Nations Plaza
Nations unies
New York, NY 10017

10 avril 2013

Votre Excellence,

Western Sahara Resource Watch tient à féliciter le Secrétaire Général de faire valoir la nécessité d'une surveillance indépendante,  impartiale, et durable de la situation des droits humains au Sahara Occidental et dans les camps de réfugiés sahraouis dans le sud-ouest de l'Algérie, dans le «Rapport du Secrétaire Général sur la situation concernant le Sahara Occidental "(S/2013/220) du 8 avril 2013. Nous espérons que les membres du Conseil de sécurité vont conférer à la MINURSO la capacité de surveiller et d’émettre des rapports sur les droits de l'homme.

Le rapport rappelle avec pertinence les manifestations pour les droits sociaux et économiques qui continuent à avoir lieu sur le territoire. Nous sommes convaincus que la présence d’un suivi des droits humains par l'ONU au Sahara Occidental prendra également en compte des violations des droits de l'homme de cette nature. C'est notre ferme conviction que la pauvreté endémique et la marginalisation économique parmi les Sahraouis, qui sont la cause de ces manifestations, sont le résultat direct de l'exploitation par le Maroc des ressources naturelles du territoire.

Par conséquent, nous regrettons que le rapport n'est pas pleinement abordé la question de l'exploitation des ressources naturelles dans ce qui reste un territoire non autonome, en l’absence d'un pouvoir d’administration de jure. C'est précisément le manque de puissance administrante légale et légitime qui confère un droit spécifique à l'Organisation des Nations Unies pour la gestion des ressources jusqu'à ce que le statut du territoire ait été résolu. Donc, nous avons l'honneur d’être en désaccord avec le fait que le rapport admet des «efforts du Maroc pour améliorer les conditions sociales dans le territoire et ... de sa préparation d'une stratégie de développement régional pour le territoire». Bien qu'aucune objection ne puisse être faite sur l’amélioration des conditions pour le peuple sahraoui qui continuent de vivre sous occupation étrangère, il n’incombe pas légalement ni pratiquement au Maroc de développer les trois quarts du Sahara Occidental sous son contrôle comme s'il s'agissait d'une région de son territoire national.

Bien que le rapport contienne des références à des manifestations du peuple sahraoui, à la fois au Sahara Occidental et dans les camps de réfugiés de Tindouf, en réponse à une exploitation permanente par le Maroc des ressources naturelles du Sahara Occidental, il n'aborde pas pleinement le problème.

C'est regrettable, surtout alors que la compagnie pétrolière française Groupe Total SA, la compagnie même dont les activités ont incité, il y a une décennie, le Conseil de sécurité à demander un avis juridique sur l'exploration et l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental - qui a conclu que ces activités serait illégales si elles omettaient de prendre en compte les souhaits et les intérêts des sahraouis comme peuple d'origine du territoire - a repris ses activités d'exploration pétrolière au large des côtes du Sahara Occidental en vertu d'accords avec le gouvernement marocain.

Le prélèvement continu et illégal exercé sur les ressources naturelles du Sahara Occidental par le Maroc s'est avéré être un obstacle majeur à la réalisation du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui. Un droit une fois de plus noté comme capital par la Cour Internationale de Justice dans son avis consultatif de 2010 sur le Kosovo. Permettre au Maroc de profiter systématiquement des richesses du territoire, non seulement mine la confiance bien nécessaire des parties pour les négociations, mais il contribue également au financement de la poursuite de l'occupation illégale tout en privant le peuple sahraoui de l'utilisation actuelle et future de ses ressources.

La Charte des Nations Unies impose aux Nations Unies d’assurer la souveraineté territoriale et la protection des peuples sous occupation et de leurs ressources. Nous félicitons le présent rapport, et vous demandons de faire tous les efforts pour la pleine application du droit international, à la fois par les Nations Unies et la communauté internationale, pour une administration acceptable des ressources naturelles du Sahara Occidental jusqu'à ce que le peuple sahraoui ait accompli son droit de l'autodétermination.

Sincèrement,

Sara Eyckmans
Coordinatrice international
Western Sahara Resource Watch

coordinator@wsrw.org
0032 475 45 86 95

mardi 26 juin 2012

Les jeunes Sahraouis manifestent à Paris

Ce mardi 26 juin 2012, de 15h à 18h, une trentaine de jeunes sahraouis se sont retrouvés place du Trocadéro à Paris pour une manifestation appelée par l'Association des Sahraouis Réfugiés en France. Voir le tract ici.
Ci-dessous le texte d'explications et de revendications qui a été lu. (voir la vidéo ici)


"Notre pays, le Sahara Occidental est occupé par le Maroc, dans la violence depuis 1975. C’est une COLONIE.
2700 km de mur marocain, les champs de mines antipersonnel écartèlent nos familles entre campements de réfugiés et territoires occupés.

L’actualité c’est :
23 civils Sahraouis en prison militaire au Maroc depuis 19 mois sans jugement : ils avaient manifesté.
Une centaine d’autres prisonniers politiques, maltraités, torturés
2 jeunes Sahraouis assassinés par des policiers marocains, enterrés sans enquête et contre la volonté des parents
Nous sommes interdits dans notre pays, rejetés par son occupant
Du fait de la France, la mission de l’ONU sur place n’a pas les moyens de protéger nos frères, quotidiennement frappés, torturés, enlevés, emprisonnés abusivement

Tous les jours :
Notre terre, notre mer, sont pillées par le Roi du Maroc, ses généraux, ses fonctionnaires et des entreprises étrangères. Ils volent phosphate, sable, poissons, eau douce, fruits et légumes… Ce qui est et pousse en territoire occupé n’appartient pas à l’occupant.

Le Maroc doit quitter la partie de notre territoire qu’il occupe
Le Maroc doit répondre de ses crimes, et payer
Les prisonniers politiques sahraouis doivent être jugés équitablement ou libérés sans condition

Christopher Ross, envoyé spécial de l’ONU doit pouvoir se rendre dans les territoires occupés pour y constater la réalité.
La communauté internationale doit faire pression sur le Maroc et soutenir tous les efforts pour que le problème se résolve sans reprise du conflit armé.

La France doit cesser de cautionner les crimes et vols marocains au Sahara Occidental

L’UE, l’Onu doivent cesser de payer au roi du Maroc ce qu’il vole au Sahara

Nous refusons la destruction de notre pays
Nous revendiquons le respect de nos droits et le premier, vivre libre sur notre terre."
 












http://www.youtube.com/watch?v=ZTDKUuGhr4A

lundi 28 mai 2012

Manifestations sahraouies du 25 mai, répression policière, 13 blessés sahraouis


Vendredi 25 mai au soir,  à El Aaiun occupée, la police marocaine a de nouveau réprimé une manifestation de citoyens sahraouis qui revendiquaient le respect du droit à l'autodétermination et demandait la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis.

Les manifestants scandaient des slogans contre l'occupation et brandissaient les drapeaux de la République Sahraouie.
13 citoyens sahraouis ont été blessés et deux ont été arrêtés après l’intervention brutale de la police, qui a aussi pris d'assaut la maison d'Ahl Lkhalil.

Parmi les blessés Mme Ghlaila Hallab, handicapée et malade a été battue par les policiers qui ont ensuite cassé sa chaise roulante.

Selon les témoins, les policiers étaient armés de machettes.

La liste provisoire des autres blessés suit.
Mesdames :
Salam Brra
Moukhtara Mohamed Fadel
Rabab Halab
Failla Bouchalga
Balkissa Hallab
Noura El Hamel
Haimad Salam

et messieurs
Ahmed Salem Rami
Hamdi Hallab
Sid Ahmed Halab
Salek Haimad

Les deux qui ont été arrêtés après la manifestation sont : Mbarek Akik et Ali Salem Lkaouri.
Ils ont été interrogés, intimidés et maltraités par les policiers pendant plus de 10h, puis ils ont été libérés.


Hier aussi, vendredi 25 mai, Asrir Abdelmoutalib, jeune sahraoui arrêté le 23 mai 2012 a comparu devant le juge d'instruction de El Aaiun qui a reporté le procès au 1er juin 2012 .
Il avait été arrêté après sa participation à une manifestation organisée le 23  mai par la coordination Gdaim Izik sur le boulevard Essmara de El Aiun, et les chefs d'accusation sont « attaque d’un agent de police ».

ASVDH, 26 mai 2012
Sahara Occidental

lundi 19 mars 2012

Les manifestations et les revendications s’intensifient à El Aaiun occupé


Les manifestations réclamant le respect du droit du peuple du Sahara Occidental à l'indépendance se poursuivent dans les villes du territoire occupé, mais aussi les violences policières gratuites.

Hier soir 17 mars, à El Aaiun, plus de 80 personnes ont participé à deux manifestations dans les quartiers Douirat et Erraha. Ils ont crié et répété des slogans en faveur de l'indépendance, de l’autodétermination. Ils ont aussi exprimé leur solidarité avec tous les détenus politiques sahraouis.

Les manifestants ont également demandé à la communauté internationale d'intervenir pour arrêter que le Maroc vole et détruise les richesses naturelles du Sahara Occidental.
Ils ont aussi crié qu’ils approuvaient la décision du Parlement Européen d’arrêter l'accord de pêche avec le Maroc, et qu’ils voulaient que ce même Parlement prenne des décisions similaires au sujet des importations de phosphate et de produits agricoles venant de leur pays.

Au même moment, une troisième manifestation regroupait plus d’une cinquantaine de chômeurs sahraouis devant la section du ministère marocain de l'Emploi dans la ville occupée.
Ils revendiquaient le respect de leurs droits à un emploi, protestaient contre les discriminations et dénonçaient le pillage des ressources naturelles du Sahara Occidental.
Quatre chômeurs sahraouis ont été blessés quand les forces d'occupation ont attaqué la manifestation sans avertissement.
Sidaty Ebbak, membre du groupe des organisateurs du sit-in, a été blessé et soigné à l’hôpital.
Mm Khadjatou Chobeida, et M Moulod Bourekba et Mahfoud Moulaain ont été blessés aussi et ont été soignés à domicile, ils ont peur d’aller à l’hôpital.

En marge de la manifestation, le jeune Aadel Abdel Salam Ahmed a déclaré avoir été arrêté vers 20h dans le quartier Douirat, et roué de coups.
Dans son témoignage, il déclare qu’il a été tabassé à la préfecture de police en raison de ses opinions politiques concernant le conflit sahraoui. Il a été libéré rapidement après le tabassage et c’est sa famille qui est venu le chercher pour le conduire à l’hôpital où les docteurs ont dû lui faire 25 points de suture à la tête.

La veille de ces manifestations, vendredi à 20h30, une patrouille a arrêté le jeune Said Bouba Ould Sid Ahmed dans le quartier Douriat. Il partait en voiture. Il n’a pu présenter ses documents d’identité qu’il avait laissés chez lui, et a refusé d’user de la corruption pour repartir sans encombre. C’est alors que 9 autres policiers se sont joints aux premiers pour l’insulter et le provoquer, avant de le frapper violement et de le conduire au poste de police où il est resté sans soin. C’est sa famille qui l’a conduit à l’hôpital où le docteur lui a fait 7 points de suture à la tête.


EM, Sahara Occidental occupé, le 18 mars 2012



Vidéo EM