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dimanche 9 mars 2014

EM : Journée de la femme sans aucune galanterie à Elaaiun occupé

Ce 8 mars 2014 à El Aaiun occupé, les femmes Sahrouies ont tenté de manifester leur solidarité avec les femmes du monde entier et leur rejet de l'occupation du Sahara Occidental. La police marocaine ayant encerclé la place prévue pour la manifestation, 50 Sahraouis ont réussi à passer, alors que 200 manifestants ont été refoulé. L'appel à manifesté était lancé pour 17h.
La police a dispersé violemment les manifestants regroupé chara Smara, ne laissant au groupe que quelques minutes d'expression.

Des journalistes informés de cette manifestations avaient pris place à des endroits stratégiques bien avant l'heure annoncée de l'événement, pour pouvoir rapporter en image les revendications.
A 16h, Lafkir Laghdaf de l'équipe Media, Khaled Rouhi photographe de groupe information Sahara Occidental,  et un troisième photographe dont le nom n'a pas été communiqué, ont été arrêté  sur le toit d'un immeuble de l'avenue Smara. Les policiers semblaient être bien informés.
Les trois journalistes ont été transportés à bord d'une voiture de police vers la préfecture, et 7h après il n'y a aucune information sur leur sort.

L'arrestation de ces trois journalistes sahraouis suit de quelques semaines l'arrestation de quatre autres journalistes sahraouis d'une même équipe à un barrage de police à Sidi Ifni au sud du Maroc. Ceux ci ont été condamnés très rapidement en première instance à des peines allant de quatre à six mois de prison ferme.

La visite d'un agent de la police judicaire du commissariat du Salé (nord de Rabat) au prisonnier politique Mohamed Tahlil, détenu avec le groupe "Gdaim Izik" semble entrer dans le même cadre de tentative d'empêcher le travail de témoignage et journalisme sur ce qui se passe au Sahara Occidental occupé. L'agent a en effet enquêté sur les accusations portées contre Mohamed Tahlil d'avoir attaqué cinq policiers à El Aaiun occupée en 2010. Selon Mohamed Tahlil, les questions cherchaient à incriminer l'activiste des droits de l'homme Hassanna Duihi dans la même affaire.

EM, le 8 mars 2014
Sahara Occidental occupé

Ajout 9 mars : les journalistes ont été libérés, leur matériel confisqué

samedi 14 janvier 2012

Procès injuste reporté à Rabat et solidarité pacifique violemment réprimée à El Aaiun


Le procès de 23 détenus politiques Sahraouis qui devaient comparaître aujourd'hui devant la cour martiale de Rabat a été reporté sine die selon le procureur général.

Alors que certains remettent en cause la légalité d’une telle décision, les familles et amis des détenus ont manifesté leur indignation et leur solidarité.


Les 23 détenus ont été arrêtés en novembre 2010, après le démantèlement par les forces d’occupation marocaines de la manifestation pacifique sous tente du camp de Gdeim Izik, qui avait regroupé 20 à 30 000 Sahraouis.


Aujourd’hui des dizaines de parents des détenus, des observateurs européens ont manifesté devant la cour de Rabat. Les bannières écrites en arabe et en français ont dénoncé la poursuite de citoyens civils par les tribunaux militaires.

Les manifestants ont été rejoints par des représentants de la coordination de Gdaim Izik et par des étudiants sahraouis. Le groupe a demandé aux autorités marocaines la libération immédiate des détenus politiques sahraouis.


À El Aaiun occupée aussi, des centaines de citoyens sahraouis ont manifesté aujourd’hui contre le report du jugement. Les manifestations de solidarité avec les détenus se sont tenues boulevard de Mezouar et Al Quds.

Il semble que les autorités marocaines d’occupation ont craint des telles manifestations étant donné le grand déploiement des forces de l'armée, de la police et des forces auxiliaires, en plus de dizaines d'agents civils et militaires des services de renseignement.


Les manifestants ont néanmoins crié leur solidarité aux détenus et revendiqué plus généralement le respect de leurs droits fondamentaux comme le droit à l'autodétermination.

Les forces d'occupation sont intervenues en violence contre les manifestants, blessant plus d’une trentaine de femmes et d’hommes, dont certains sont toujours à l’hôpital.

Les agents de police ont d’autre part attaqué la maison de la citoyenne Ghlaijilha Serrakh dans laquelle avaient pris refuge des citoyens sahraouis. Ils ont brutalisé et blessé Madame Ghlaijilha et sa fille Mahmouda Ahel Lhadj.


Messieurs Hammadi Filali et Rami Tayeb ont été arrêtés à 11h et conduit à la préfecture de police. Ils n’ont toujours pas été libérés.


À Agadir, plus de 80 étudiants sahraouis ont organisé une manifestation au sein de la faculté des lettres en soutien aux prisonniers politiques du groupe dit de Gdaim Izik, et pour revendiquer le respect des droits des sahraouis.


À Smara occupée, dans le quartier Tan-tan, plus d’une trentaine de sahraouis ont manifesté leur solidarité aux détenus sahraouis de Gdaim Izik, en brandissant leurs photos et des drapeaux de la République Sahraouie.



El Aaiun, 13 janvier 2012 http://youtu.be/lnYHqumEM8w


La liste provisoire des blessés à El Aaiun suit.

Mesdames et mesdemoiselles

Salima Limam

Rabab Ali Baiba

Hadi Minatou

Lmjaied Mbarka

Aiaich Maigaf

Nafaai El Ghalia

Mossaoui Malika

Bourtali Gaila

Mnaina Haddi

Bouba Haddi

Manna Toubali

Fattam Sidi Haiba

Omama Mohamed Skaima

Naimaa Soufi

Zahra Regaibi

Fatma Soudani

Tomana Daida Mosaoui

Mbarka Haidan

Akik Hjaiba

Taaila Ali Baiba

Fatimatou Zraiginat et Fatma Sabbar

Et messieurs

Ali Saadouni

Lahbib Salhi

Bamba Lafkir

Bchraoui Nabett

Mokhtar Mahloub Ali

Neaama Jedamou

Hamada Lfilali


EM, le 13 janvier 2012

El Aaiun, Sahara Occidental occupé

(VF)

mardi 27 septembre 2011

Précisions sur les événements de Dakhla

Des informations fournies par divers média citant la MAP font état de 7 décès lors des émeutes qui se déroulent actuellement dans la ville occupée de Dakhla au Sahara Occidental
Nous devons clarifier les raisons des morts qui sont les suivantes :
4 colons Marocains se sont tués dans un accident de la route après avoir volé un véhicule à un sahraoui,
1 militaire marocain est décédé à la suite d’un «tir ami» d’un de ses compagnons
1 marocain a été tué par une balle des coups tirés en l’air par l’armée
et 1 jeune sahraoui de 29 années Maiche Mohamed Lamin Lahbib a été tué par les coups des colons marocains.

Les troubles dans la ville occupée de Dakhla se poursuivrent, hier des maisons sahraouies ont été incendiées dans les 4 quartiers Salam, Rahma, 64 Dar y 45 Dar.

Vers 14h aujourd’hui, les colons marocains ont mis le feu à une école privée «Ecole Alirfane de Dakhla », propriété du citoyen Sahraoui Mohamed Bobaker.
Puis ont attaqué la maison du citoyen sahraoui Dawdi Ahl pour l’incendier.

Le 27 septembre 2011
Source : Comité Contre la Torture de Dakhla
Traduction APSO

lundi 26 septembre 2011

Les colons marocains assassinent impunément à Dakhla

(VO en dessous : قتلى وعشرات الجرحى في هجمات لمستوطنين مغاربة

De violents affrontements ont éclaté dimanche 25 septembre au soir entre des citoyens sahraouis et des colons marocains dans la ville occupée de Dakhla au sud du Sahara Occidental. Ce matin, un jeune Sahraoui est mort des coups reçus, des dizaines d’autres sont blessés.

Les colons marocains armés de gourdins et de couteaux se sont dirigés vers les quartiers de Ksikisat Omtounsi Ghofran et Birnzaran, après des accrochages entre les spectateurs des deux nationalités après un match de football qui opposait l'équipe locale de la ville et le foyer de la jeunesse Muhammadiyah.
Selon Oanna Baida, défenseur des droits de l'homme à Dakha et d’autres témoins, les forces de police marocaines ont soutenu l'attaque des colons, et n'ont pas du tout porté assistance aux Sahraouis attaqués. Parmi les dizaines de blessés, des femmes, des enfants et des personnes âgées. Des voitures et des magasins sahraouis ont été incendiés.

Pour sa part, le défenseur sahraoui de droits de l'homme Mohamed Manolo, a déclaré que des inconnus l'avaient pourchassé puis avaient cassé sa voiture. Il était sur place pour tenter de surveiller les violations commises par des groupes de colons soutenus par la police et l'armée marocaine, pour pouvoir en témoigner.
Il a ajouté que la situation risquait de s’aggraver, en particulier du fait de la situation péninsulaire particulière de la ville.

Liste préliminaire des noms des blessés sahraouis : Sid Ahmed Lkouri, Sidi Michan, Meddah Mechnan, Lkaouri Ellab, Chaikh Bouseif, Khaled Bouaaila, Mansour Graimich, Hamma Bella Ahmed Zain, Med Yahdih Habbat, Med Omar Wballa

Des renforts militaires sont arrivés dans la ville occupée ce lundi matin, et des centaines de soldats armés se sont déployés dans les quartiers.
La peur et l'appréhension dominent chez les citoyens Sahraouis. Il est largement visible que les autorités d'occupation sont derrière les attaques des colons marocains.

Dans ce climat de violence, ce matin vers 10 heures, le jeune Michan Med Lamin Brahim Chaiaa, a été battu à mort par des colons marocains.

Cet étudiant de 28 ans habitant le quartier lmssira 1, a été arrêté par des colons alors qu’il circulait en voiture avec Kiri Ould lhbib Moussa et Med Lamin Ould Sid Shmed Adda.

Selon Med Hmaiadda, l’oncle du jeune homme assassiné, les colons, après avoir bloqué la voiture, ont frappé les trois hommes à coups des barres de fer et de bois, laissant Michan Med Lamin Brahim Chaiaa dans un état critique. Des jeunes sahraouis venus défendre les trois jeunes attaqués et les ont conduits à l’hôpital, où le jeune Michan Med Lamin Brahim Chaiaa est décédé des conséquences des coups reçus malgré les soins reçus.

Malgré les demandes de la famille, aucune enquête n’a été entreprise par les autorités d’occupation, pourtant omniprésentes dans la ville, sur les circonstances et auteurs de l’agression mortelle.

EM, le 26 septembre 2011.
Équipe Média du Sahara Occidental occupé.
Voir le bulletin d'info en images : http://www.facebook.com/amaidan.salah#!/photo.php?v=166800503404388



Michan Med Lamin Brahim Chaiaa, hôpital de Dakhla

العيون المحتلة
26.09.2011
قتلى وعشرات الجرحى في هجمات لمستوطنين مغاربة

مواجهات عنيفة اندلعت مساء الاحد بين مواطنين صحراويين ومستوطنين مغاربة بمدينة الداخلة المحتلة جنوبي الصحراء الغربية اسفرت عن مقتل مواطن صحراوي جراء الاعتداء عليه بالضرب و اصابة العشرات بجراح .
وكان مستوطنون مسلحون بهروات واسلحة بيضاء قد توجهوا صوب احياء كسيكسات ، ام التونسي بير انزران والغفران بعد مناوشات بين الطرفين تلت مباراة لكرة القدم جمعت بين الفريق المحلي للمدينة وضيفه شباب المحمدية
وحسب افادة الناشط الحقوقي الصحراوي ونة ابيدة ، فان قوات الشرطة المغربية وقفت متفرجة على هجوم المستوطنين ان لم تكن قدمت لهم المساعدة ، وقال بيدة ان بين عشرات الجرحى اطفال ونساء ومسنون ، كما احرقت عدد من السيارات و المحال التجارية .
من جهته قال الناشط الصحراوي محمد مانولو ان مجهولين قد قاموا بمطاردته وكسر السيارة التي كان يتنقل بها لرصد الانتهاكات التي ترتكبها مجموعات المستوطنين المسنودة من عناصر الشرطة والجيش المغربي واضاف بان الوضع مرشح لمزيد من التطور خاصة مع حصار المنفذ البري الوحيد للمدينة المحتلة من طرف وحدات من الجيش المغربي

لائحة اولية باسماء الضحايا

سيداحمد ولد الكوري ، سيدي ميشان ، مدح مشنان ، لكوري اللب، الشيخ بوسيف ، خالد بوعيلا، منصور كريميش ، حمة ولد بلة ولد احمد زين ، محمد يحظيه حبت ، محمد ولد عمر وبلا
هذا واستيقظت مدينة الداخلة صباح الاثنين على وصول تعزيزات عسكرية ، فيما انتشر مئات الجنود مسلحين ببنادق في احيائها ، لكن الخوف والتوجس يسيطران على مشاعر المواطنين الصحراويين ويسود الاعتقاد بان سلطات الاحتلال هي من يقف وراء هجمات المستوطنين
وسط هذا الجو العنيف ، وفي حدود الساعة العاشرة من صباح اليوم الاثنين لقى المواطن الصحراوي ميشان محمد الامين ابراهيم الشيعة مصرعه متاثرا بجراح بعد الاعتداء عليه من طرف مستوكنين مغاربة .
الطالب الصحراوي والبالغ من العمر 28 عاما والقاطن بحي المسيرة 1 تم توقيفه من طرف مستوطنين رفقة زميليه كيري ولد الحبيب ولد موسى ومحمد الامين ولد سيد احمد ادة بينما كانوا يتنقلون على متن سيارتهم
وقال محمد حميادة خال الضحية ، ان المستوطنين وبعد ما اوقفوا السيارة قاموا بالاعتداء على الشبان الثلاث بعصي حديدية واخرى خشبية ، تاركين ابن شقيقته في وضع حرج وقد تمكن شبان صحراويين م الوصول الى مكان الحادث ونقل المصابين الى المستشفى اين لفظ ميشان الشيعة انفاسه على الرغم من الاسعافات المقدمة له
هذا ولم تفتح سلطات الاحتلال اي تحقيق بعد في الحادث على الرغم من تقديم العائلة لطلب بالخصوص

ف ا
المناطق المحتلة
الصحراء الغربية

mardi 24 mai 2011

Les sahraouis dénoncent la violence et la complicité internationale

Au Sahara Occidental occupé, malgré la répression violente et constante, les Sahraouis manifestent pour revendiquer leurs droits et dénoncer les injustices et incohérences européennes et internationales dont ils sont les premières victimes indirectes, du fait de l’impunité tacite que ces conventions offrent au Maroc.



Traduction APSO:
Manifestation de Sahraouis anciens travailleurs de Fos Boucraa, et de Sahraouis victimes de sévères violations de leurs droits humains. Ils demandent le respect de leurs droits socio économiques et condamnent le pillage continu des ressources naturelles du Sahara Occidental.

Les Sahraouis, anciens travailleurs de Fos Boucraa manifestent avenue Smara à el Aaiun

Devant le département local du ministère marocain des mines et de l’énergie.

Les Sahraouis victimes de graves violations de leurs droits humains

Ils crient : « mes droits sont dans mon sang et je n’y renoncerais pas, même s’ils me tuent »

Sur la bannière : « les Sahraouis victimes de disparitions forcées et de détentions arbitraires demandent à l’Etat marocain de réactiver les recommandations de l’instance équité et réconciliation (IER). »

Sur une autre bannière : « Non à l’accord de pêche UE-Maroc »
« Les anciens prisonniers d’opinion demandent justice et droits. Nous dénonçons le Statut Avancé EU-Maroc »
« Acheter nos ressources, c’est acheter notre douleur, notre souffrance, nos larmes. »

Nous soulignons que les demandes d’indemnisation de centaines de sahraouis ont été reconnues par l’instance équité et réconciliation (IER) mise ne place en 2004 pour dédommager les victimes des abus des droits de l’homme commis par l’Etat marocain sous le règne du roi Hassan 2. Les Sahraouis ont souffert infiniment pendant la guerre et sous l’occupation ultérieure, et ont affirmé pendant des années que l’IER les avait complètement oubliés. Alors que des douzaines de Sahraouis ont été convoqués devant le bureau de la commission de El Aaiun, aucun d’eux n’a jamais reçu de compensation pour les lourdes pertes et les traitement inhumains qu’ils avaient subis.

vendredi 20 mai 2011

Manifestations Sahraouies, violences et chantage marocains

El Aaiun
Ce jeudi 19 mai, au moins 30 sahraouis, en grande partie des femmes, ont été blessés au cours d’un sit-in organisé devant la maison de famille de Said Damber, un jeune citoyen sahraoui assassiné il y a 5 mois. Les manifestants demandent que soient rendues publiques les circonstances du crime du jeune homme par des policiers marocains.

Les citoyens sahraouis regroupés devant la maison des la famille Damber exprimaient leur solidarité avec la famille et leur soutien à leur demande que soient divulgués les détails de l'assassinat de Said Damber, 29 ans. Mais les équipes marocaines d'intervention rapide sont intervenues contre les manifestants dès leur sortie de la maison familiale par une violente attaque. De nombreuses personnes ont été blessées.
Voir les photos ci dessous et une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=rsdHfGvokK8


Le citoyen sahraoui Bechri Slem Mailad qui avait vigoureusement protesté contre les agressions des policiers marocains contre les femmes sahraouies a été suivi jusqu’au quartier Al Ouffak où il a été attaqué et battu par des agents marocains en civil.

La sœur du jeune homme assassiné a été arrêtée et sa mère a été blessée à la tète.
Une première liste de blessés suit.
Les enfants : Hamza Sahraoui et Limam Zaidaf
Les femmes et hommes : Saadi Oum Lkhout, Meska Maimouna, Meriem Mghaimad, Tfaolouha Badda, Zaoui Toumana, Sod Ahmed Laaiachi, Lala Hatra Aram, Sbaai Abdellah El Hafed Toubali, Lkhalil Chaikhi, Lmstehia Lbalal, Lmrabet Abdelrahman, Laabaidi Niha, Ismaili Gajmoula, Sidmou Khouita, Filali Hamdi, Noumria Haimadaha, Amar Fatma, Laamouri Izana, Mohamed Lamin Lkhlifi et Laarousi Choubida.

La famille refuse toujours de recevoir le cadavre de leur fils, tué par un policier d’une balle en pleine tête. Selon elle, la seule condition pour procéder à l’enterrement, c'est de savoir toute la vérité et poursuivre les responsables réels de l'assassinat.

Essmara
A Essmara, 4 militants des droits de l’homme ont commencé une grève de la faim et un sit in pour protester contre la suspension de leurs salaires après leur participation à une visite effectuée l’année dernière à leurs familles dans les campements de réfugiés sahraouis dans le sud-ouest algérien.
Les militants sont : Oum Lfdali Jouda , Chaikhi Lmhaba , El Moussaoui Ahmed et Thnakha Othman.

Les militants ont d’autre part refusé la proposition en forme de chantage du gouvernement marocain de rétablir leurs salaires à conditions qu’ils s’engagent à ne pas mener d’activités qui selon le pouvoir colonial « menace l’intégrité territoriale ».

EM, Sahara Occidental occupé, 19 mai 2011


mercredi 17 novembre 2010

Aminatou Haidar au Parlement européen le 16/11/10


Chers(e) amis(e),
Députés Européenes: Ivo VAJGL, Eva JOLY, Raül ROMEVA
Amb. M. Francesco BASTAGLI, Prof. Carlos RUIZ MIGUEL
Honorable audience,
Tout d’abord, je remercie chaleureusement les organisateurs de ce séminaire si important; pour m’avoir honoré et donné l'opportunité de pouvoir m’adresser à vous. A cette occasion, je tiens également à remercier tous les Eurodéputés et les groupes politiques qui m’ont soutenu durant ma grève de la faim que j’avais observée en 2009 en protestation contre mon expulsion arbitraire et illégale par les autorités marocaines à Lanzarote, aux îles Canaries. Je saisis également cette occasion pour les saluer pour avoir soutenu le groupe des 7 défenseurs sahraouis des droits de l’homme arrêtés en octobre 2009 juste après leur retour d’une visite à caractère humain des campements des refugiés sahraouis à Tindouf en Algérie.
Je souhaite le succès et la bonne réussite à notre conférence et que ses travaux puissent contribuer à mettre fin à l'injustice exercée contre le peuple Sahraoui
Mesdames et Messieurs,
Depuis 1975, l'état marocain, continue toujours de modifier la carte démographique des territoires occupés du Sahara Occidental en le peuplant par des milliers de civils marocains. La population sahraouie active s'est trouvée alors souffrir du chômage alors que les emplois sont accordés en priorité aux marocains résidants aux territoires occupés du Sahara Occidental. En signe de protestation contre les conditions socio-économiques précaires dans lesquelles elle vit; et contre les affres de la répression marocaine pratiquée à l’encontre du peuple sahraoui réclamant son droit à l’autodétermination, un exode collectif volontaire de la population civile sahraouie vers une zone en dehors du périmètre urbain de la ville d'El Aaiun/Sahara Occidental a été enregistré depuis le 10 octobre 2010. C’est ainsi que des milliers de civils sahraouis ont quitté la ville de El Aaiun pour dresser des campements qui etaient durant un mois surveillés par des hélicoptères et encerclés par un dispositif sécuritaire important et en particulier par des contingents de l’armée marocaine qui n’ont pas cessé de tabasser sauvagement les civils sahraouis tentant de regagner les campements, détruire leurs biens et imposer des restrictions quant à l’approvisionnement des campements en question en eau, nourriture et médicaments. Dans ces circonstances de quadrillage militaire, le 24 octobre 2010, le mineur sahraoui ELGARHI ENNAJEM âgé de 14 ans a trouvé la mort après avoir été criblé de balles par des éléments de l’armée marocaine. Les 05 jeunes sahraouis qui l’accompagnaient à bord d’un véhicule qui tentait de regagner les campements en question, ont été gravement blessés par balles et sauvagement torturés. Des convois des forces de la police et l’armée marocaines venant des villes marocaines ce sont vus affluer vers El Aaiun depuis le 1er jour de l’exode de la population civile sahraouie.
Depuis la pause des premières tentes, la presse et la classe politique marocaines n’ont cessé de véhiculer un message de la haine et du chauvinisme contre les civils sahraouis qui ont choisi de protester pacifiquement au désert, en dehors de la ville de El Aaiun.
Le lundi 08 novembre 2010, à l’aube, l'armée marocaine assistée par des hélicoptères militaires a organisé un assaut violent pour démanteler le campement. Durant cet assaut violent, les bombes lacrymogènes et les canons lanceurs d’eau chaude ont été utilisés contre les civils sahraouis. C’était un massacre de la population civile sahraouie qui avait eu lieu. Des centaines de civils sahraouis ont été sauvagement tabassés par les éléments de l’armée marocaine, des forces auxiliaires et de la gendarmerie royale marocaine.
Le bilan des victimes de ce massacre est très lourd; des centaines des blessés parmi eux des blesses par balles; et d'autres sont tout simplement heurtés par des véhicules de ces services, alors que des centaines de civils sahraouis ont été arrêtés et torturés férocement dont un groupe parmi eux sera différé devant un tribunal militaire; alors que les autres comparaitront devant la justice marocaine avec des chefs d’inculpation à caractère pénal. Des dizaines de civils sahraouis demeurent toujours disparus sans que leur sort ne soit connu.
Mesdames et Messieurs,
Après que l’armée marocaine ait semé la terreur à l’intérieur du campement, les civils sahraouis s'étaient évadés vers la ville d'El Aaiun pour sauver leurs vies. Les blessés parmi les évadés n’avaient pas pu accéder aux soins aux hôpitaux. Les tentes et leurs ameublements ont été détruits puis mis à feu par les éléments de l’armée marocaine. A l’arrivée des sahraouis évadés à El Aaiun, des manifestations réclamant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui s’étaient éclatées dans tous les quartiers de la ville.
Aidés par des milices de civils marocains, les autorités marocaines avec toutes ses composantes avaient sauvagement réprimé les manifestants sahraouis. Les habitations des civils sahraouis ont été saccagées par la police les milices de civils marocains, et leurs meubles ont été détruits. Des dizaines de véhicules appartenant aux civils sahraouis ont été détruits puis brulés par les milices de civils marocains. Les enfants sahraouis se trouvent traumatiser par la sauvagerie de l’intervention musclée des autorités marocaines et les milices des civils marocains. Actuellement toute la ville de El Aaiun est contrôlée par des patrouilles de l’armée marocaine qui circulent dans tous ses quartiers et protègent les éléments de la police marocaine qui envahissent les habitations des civils sahraouis pour arrêter les jeunes sahraouis soupçonnés d’avoir participé aux manifestations. L’armée marocaine, utilisant actuellement des écoles comme casernes et lieux d’interrogatoires des civils sahraouis arrêtés, impose donc un quadrillage militaire total à la population civile sahraoui qui se trouve sous un vrai état de siège. Les journalistes et les observateurs étrangers demeurent toujours interdits de venir à El Aaiun pour voir de près la situation alarmante à El Aaiun occupé.
Vu le quadrillage militaire, sécuritaire et médiatique que connaît la ville de El Aaiun et tous les territoires occupés du Sahara Occidental, les défenseurs sahraouis des droits de l’homme se trouvent dans l’impossibilité de récolter toutes les informations sur les violations des droits de l’homme commises par les autorités marocaines à El Aaiun depuis le 08 novembre 2010.
Mesdames et Messieurs,
Par leur intervention barbare et leur encadrement des milices de civils marocains pour réprimer la population civile sahraouie, les autorités marocaines nourrissent le chauvinisme au sein de la population civile marocaine et alimentent certes la guerre civile entre les marocains et les sahraouis, ce qui va certainement déstabiliser la paix dans la région.
Malgré la montée du chauvinisme marocain depuis 1999 et la répression atroce qui l'accompagne, la population civile sahraouie a continué de mener une résistance pacifique et non violente. Dans les annales de la lutte des peuples pour exiger le respect de leurs droits légitimes, la population civile sahraouie faisait l’exception. Elle n'a jamais eu recours aux actions violentes ou à caractère terroriste ni contre les autorités marocaines ni contre les civils marocains résidants aux territoires occupés du Sahara Occidental. Cette population civile a toujours préféré compter sur la légalité internationale et le soutien de la communauté internationale pour faire exiger le respect de ses droits légitimes. C'est une population civile qui a choisi une lutte PROPRE. Elle est porteuse d'un message de PAIX et de TOLERANCE. Mais malheureusement face à l’indifférence affichée par la communauté internationale quant aux appels des défenseurs sahraouis des droits de l’homme l’appelant à faire des pressions sur le Maroc pour qu’il respecte les droits de l’homme au Sahara Occidental, les jeunes sahraouis désespérés ont riposté violement contre les autorités marocaines. C’est malheureux de voir la jeunesse de mon pays recourir à la violence pour exiger les droits légitimes du peuple sahraoui. Ça sera également malheureux de voir la communauté internationale continuer d’afficher son indifférence par rapport à l’exigence de la résolution du conflit du Sahara Occidental conformément à la légalité internationale. Dans ce cadre, j’appelle solennellement l'UE à agir pour la mise en œuvre, par l’ONU, d’une commission internationale chargée d’enquêter sur les évènements sanguinaires survenues le 08 novembre 2010 au campement de Gdeim Izik et à Laâyoune et l’élargissement du champ des compétences de la MINURSO au volet de la surveillance de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental ou l’attribution de cette compétence à un mécanisme de l’ONU. De même et pour la protection des droits de l’homme au Sahara Occidental, j’appelle l’Union Européenne à mettre en œuvre les recommandations émises par les deux commissions ad hoc du Parlement Européen qui s’étaient rendues au Sahara Occidental en 2002 et 2009 et je l'appelle aussi d'envoyer une nouvelle commission pour enquêter sur le massacre qu'a connu la population civile sahraouie à cause de sa revendication au respect de ses droits légitimes.
Mesdames et Messieurs,
Le sous –sol du Sahara Occidental est connu pour sa richesse en minerais et surtout les phosphates dont les réserves sont parmi les plus grandes à l’échelle internationale. En plus de cette richesse en minerais, le sous-sol du Sahara Occidental est connu également pour son énorme potentiel pétrolier et autres hydrocarbures. D’autre part, les eaux territoriales du Sahara Occidental restent parmi les eaux les plus poissonneuses du monde où on trouve les espèces halieutiques les plus recherchées par les investisseurs de l’industrie agro-alimentaire mondiale et en particulier européenne, japonaise et russe.
En plus du Maroc qui est le principal exploitant de ces ressources naturelles et halieutiques, ces ressources suscitent et continuent de susciter les appétits, partout dans le monde, des compagnies pétrolières, sociétés de pêche et Groupements industriels de valorisation minérale et en particulier ceux de l’industrie des fertilisants qui voulaient tirer profit de ce gisement de ressources naturelles et halieutiques du Sahara Occidental.
Contrairement aux principes fondamentaux du droit international applicables aux territoires non autonomes, à l'avis consultatif du bureau juridique du Conseil de sécurité saisi en 2002 sur la légalité des activités de reconnaissance et d'évaluation minérale et pétrolière au territoire du Sahara Occidental sous contrôle marocain, aux termes de l’Avis du Service Juridique du Parlement Européen en 2009 exigeant le respect du droit international pour la pêche de l’Union Européenne vis-à-vis du Sahara Occidental et bafouant les règles et les normes internationales régissant les activités économiques aux territoires non autonomes et en particulier l'exploitation des ressources naturelles et halieutiques, l’Etat marocain continue toujours de mener des activités économiques au territoire du Sahara Occidental, préjudiciables aux intérêts du peuple sahraoui. Ces activités économiques préjudiciables sont notamment l’offre et la signature des contrats de reconnaissance et d'évaluation minérale et pétrolière passées avec des compagnies étrangères, l’exploitation systématique des richesses halieutiques et minières (le sable et les phosphates en particulier). Cette exploitation illégale des richesses halieutiques et minières est illustrée par la commercialisation annuellement; de millions de tonnes des phosphates qui sont exportés vers les pays d'Europe, d'Asie, d'Amérique et d'Océanie, la commercialisation ; annuellement; des milliers de tonnes de sable qui sont exportés vers les îles Canaries, la présence dans les eaux territoriales du Sahara Occidental d'une énorme flotte marine marocaine et étrangère opérant dans la pêche hauturière, les activités de pêche, dans les eaux territoriales du Sahara Occidental, de navires battant pavillon des pays de l’Union Européenne en application de l’Accord de partenariat entre l’UE et le Maroc (Accord de partenariat relatif à la pêche) et la présence en campements, le long du littoral sahraoui, des milliers de pêcheurs marocains exerçant la pêche côtière et artisanale.
En plus de la privation du peuple sahraoui de tirer profit de l’exploitation de ses ressources naturelles et halieutiques, cette exploitation va conduire certainement à l'épuisement des ressources minières, et l’extinction des ressources halieutiques du Sahara Occidental et générer inévitablement des problèmes d’ordre économique et écologique graves, de nature à compromettre l’équilibre de l'écosystème marin et hypothéquer les intérêts économiques des générations futures au Sahara Occidental.
Mesdames et Messieurs,
Concernant les négociations entre l’UE et le Maroc sur le sujet de l’octroi d’un statut avancé, mon Organisation, le CODESA ne s’oppose pas par principe à une coopération renforcée entre le Maroc et l’UE, mais appelle l’Union Européenne à :
* mettre en œuvre les recommandations émises par la commission ad-hoc du Parlement Européen après sa visite au Sahara Occidental en 2009 et en particulier celles relatives au volet des droits de l’homme (rôle des ambassades et de la mission diplomatique de l’Union Européenne au Maroc dans l’observation des violations des droits de l’homme perpétrées à l’encontre des civils sahraouis et la rencontre des défenseurs sahraouis des droits de l’homme) ;
* de n' accorder ce statut préférentiel au Maroc (excluant nommément le Sahara Occidental) que sous réserve du respect des droits de l’homme au Maroc et au Sahara Occidental,
* ne pas étendre son application au territoire non autonome du Sahara Occidental,
Pour les négociations entre l’Union Européenne et le Maroc sur l’éventualité d’un renouvellement de l’Accord de partenariat relatif à la pêche, et vu les termes de l’Avis du Service Juridique du Parlement Européen exigeant le respect du droit international pour la pêche de l’UE vis-à-vis du Sahara Occidental, le CODESA interpelle l’Union Européenne qui est coresponsable de l’exploitation illicite des ressources halieutiques du Sahara Occidental et lui demande de :
* se conformer avec les principes du droit international concernant les droits du peuple Sahraoui sur ses ressources halieutiques,
* s’abstenir d’autoriser ses navires à pêcher dans les eaux territoriales du Sahara Occidental,
* ne pas reconduire avec le Maroc l’Accord de partenariat relatif à la pêche (excluant nommément le Sahara Occidental) que si ce dernier s’engage à respecter les droits de l’homme au Maroc et au Sahara Occidental.
* interdire aux compagnies relevant de leur jurisprudence de participer à l’exploitation des ressources naturelles et halieutiques du Sahara Occidental,
* demander aux compagnies qui participent déjà à cette exploitation de la cesser immédiatement.
Vu les antécédents concernant la protection des ressources naturelles et halieutiques des anciens territoires non autonomes, à savoir le Nauru, le Timor Oriental et la Namibie, accordée par l’ONU, il est d’une grande urgence que :
* les organismes de l'ONU compétents prennent toutes les mesures nécessaires afin d'assurer la souveraineté permanente du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles et halieutiques,
* l’ONU fasse savoir à la communauté internationale que l’exploitation des ressources naturelles et halieutiques par le Maroc est illégale,
* le Conseil de Sécurité attribue les compétences du contrôle des ressources naturelles et halieutique à la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental "MINURSO" ou attribuer ce contrôle à un mécanisme de l’ONU.
Mesdames et Messieurs,
Bien que l’état marocain viole d’une façon grave les dispositions de la 4ème convention de Genève relative à la protection des civils lors des conflits armés, les violations graves des droits de l’homme commises par l’état marocain à l’encontre des civils sahraouis impliquent également la responsabilité de l’Organisation des Nations Unies "ONU" et la communauté internationale, non seulement à garantir et à maintenir la paix et la sécurité internationales et à protéger les principes de la justice mais à exercer des pressions sur l’état marocain pour le respect des droits de l’homme au Sahara Occidental. Pour cela, et afin de garantir une protection internationale pour les civils sahraouis et les prémunir contre d’éventuelles violations qui peuvent être commises par l’état marocain, je saisis ma présence parmi vous pour vous appeler à adhérer au mouvement international, qui s’élargit au fil des ans, interpellant l’ONU pour qu’elle contribue efficacement à la protection des civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara Occidental par l’envoi urgent d’une part d’une commission de l’ONU pour enquêter sur les dernières violations des droits de l’homme commises par l’état marocain à l’encontre des civils sahraouis et l’élargissement d’autre part du champ des compétences de la MINURSO au volet de la surveillance de la situation des droits de l’homme au Sahara Occidental ou par l’attribution de cette compétence à un autre mécanisme de l’ONU.
Mesdames et Messieurs,
Les autorités marocaines continuent avec persistance de commettre des violations graves des droits de l’homme à l’encontre des civils sahraouis aux territoires occupés du Sahara Occidental. L’état marocain s’est délibérément abstenu à ouvrir des enquêtes ou qu’il les a ouvertes mais sans déclencher des poursuites judiciaires conformément aux dispositions imposées par les pactes et les conventions internationales des droits de l’homme qu’il a signés et ratifiés. C’est ainsi que les responsables sécuritaires marocains impliqués dans ces violations bénéficient toujours de l’impunité et ne sont jamais traduits en justice. Bien qu’il y a un ensemble de considérations juridiques, humaines et morales rendant la mise en œuvre du principe d’interpellation et de poursuite judiciaires nécessaire et possible pour la détermination de la responsabilité pénale et civile dans le cas où les violations ont été commises par des personnes ou des entités officielles ou non officielles ou commises avec son consentement, il est à noter que le droit international humanitaire se trouve constamment violé par les autorités marocaines et en particulier les clauses interdisant l’impunité. Pour cela, j’appelle l'Union Européenne à exercer pression sur le Maroc, pour qu'il respecte ces conventions internationales et particulièrement les Clauses et directives concernant les droits de l'homme est les défenseurs des droits de l'homme, impliquées dans le Statut de l'UE et qui sont signées par le Maroc.
Mesdames et Messieurs,
Le Maroc, avec en particulier l'appui de certaines puissances mondiales, affiche toujours son refus de se conformer à la légalité internationale et permettre ainsi au peuple sahraoui de jouir de son droit à l’autodétermination. C’est pour cela que j’appelle l'UE et tous les groupes au sein du Parlement Européen et sollicite leur soutien pour exiger le respect des droits légitimes du peuple sahraoui et en particulier son droit à l’autodétermination. Enfin, je tiens, au nom de tous les membres de mon organisation, le CODESA, à vous exprimer ma profonde gratitude et ma haute considération.
Merci beaucoup pour votre attention.
AMINATOU HAIDAR, Présidente du CODESA, le 16 NOV 2010 au PE

lundi 15 novembre 2010

Le Maroc doit enquêter sur les événements ayant fait plusieurs morts dans un camp de protestataires au Sahara occidental

Les autorités marocaines doivent ouvrir une enquête indépendante sur les événements qui ont fait un certain nombre de morts et de blessés à Gadaym Izik, camp de protestataires situé près de Laayoune, au Sahara occidental, a déclaré Amnesty International ce jeudi 11 novembre 2010.
D'après le gouvernement, neuf personnes, dont huit membres des forces de sécurité, sont mortes au cours des opérations menées lundi 8 novembre et le lendemain.

Des militants locaux des droits humains ont raconté à Amnesty International que des témoins ont vu 11 habitants du camp allongés sur le sol, blessés. Certains perdaient du sang, tandis que d'autres souffraient de brûlures.

Selon certaines informations, des milliers de Sahraouis ont été expulsés de force de ce camp de fortune par les forces de sécurité marocaines.

« Il est clair que nous sommes face à un événement très grave, qui menace d'attiser de nouvelles tensions au Sahara occidental, a expliqué Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

« Les autorités marocaines doivent ouvrir sans délai une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé et envisager de demander leur aide aux Nations unies.

« Nous devons savoir ce qui a déclenché cette opération et si la force utilisée était raisonnable et proportionnée ou excessive. En cas de recours à une force excessive, les responsables doivent rendre des comptes. »

D'après les témoignages qu'a reçus Amnesty International, les habitants n'ont appris l'action imminente des forces de sécurité que vers 6 heures du matin, lundi 8 novembre, lorsqu'un hélicoptère s'est mis à survoler le camp et qu'on leur a ordonné de quitter les lieux.

Quelques minutes plus tard, les forces de sécurité auraient pénétré de force dans le camp, frappant les habitants et faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau chaude pour les contraindre à sortir de leurs tentes, qui ont ensuite été incendiées ou rasées.

Les autorités marocaines affirment que l'opération s'imposait afin de libérer des personnes retenues dans le camp contre leur gré. Elles ajoutent que les forces de sécurité ont rencontré une vive résistance.

Selon l'agence de presse marocaine officielle, cinq policiers ou agents des forces de sécurité ont été tués lors de cette opération et trois autres ont succombé à leurs blessures le lendemain, tandis qu'un Sahraoui a été tué accidentellement par une voiture de police qui circulait à vive allure à Laayoune. Une enquête a été ouverte sur sa mort, selon les autorités.

Cependant, peu d'informations ont filtré de la part des personnes se trouvant dans le camp, qui ont été contraintes de partir. Le site a véritablement été bouclé par les forces de sécurité marocaines.

À Laayoune, à quelques kilomètres à l'ouest du camp, des manifestants auraient attaqué et endommagé des bâtiments publics, des banques, des magasins et d'autres biens au lendemain de l'opération menée par les forces de sécurité.

Gadaym Izik est un campement composé de tentes et d'abris de fortune où se sont installés à la mi-octobre des milliers de Sahraouis, pour protester contre la marginalisation dont ils s'estiment victimes de la part des autorités marocaines. Ils demandent du travail et des logements convenables.

Les Sahraouis estiment que, bien que natifs du Sahara occidental, ils ne reçoivent pas une part équitable des bénéfices tirés des ressources naturelles et des terres de la région. En outre, les autorités locales ne prêtent pas l'oreille à leurs revendications concernant l'amélioration de leurs conditions socio-économiques.

Les violences commises lundi 8 novembre ont coïncidé avec l'ouverture de nouvelles discussions informelles sur l'avenir du Sahara occidental entre les autorités marocaines et le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), qui appelle de ses vœux l'indépendance du Sahara occidental et dirige un gouvernement autoproclamé en exil – la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Ces pourparlers ont été organisés à New York à l'instigation de l'envoyé spécial des Nations unies pour le Sahara occidental, Christopher Ross.

« Ces derniers événements illustrent une fois encore qu'il est indispensable d'inclure un volet de surveillance des droits humains dans le mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO), organe chargé de surveiller l'application du cessez-le-feu signé entre le Maroc et le Front Polisario il y a près de 20 ans, en 1991, a confié Malcolm Smart.

« L'absence d'un tel volet a miné l'efficacité de la MINURSO et permis que des atteintes aux droits humains soient perpétrées sans faire l'objet d'enquêtes adéquates. »

Amnesty international, le 11 novembre 2010

mercredi 10 novembre 2010

Video Thawra, El Aaiun le 8/11/10

Montage vidéo de Thawra, la destruction des campements, les réactions dans El Aaiun...


mardi 9 novembre 2010

Sahara Occidental occupé, lourd bilan provisoire

 Ministère de l'Information                                                                               وزارة الاعــــلام  
Communiqué
11 morts, 723 blessés et 159 disparus

La ville d’El Aaiun  commence à enterrer ses martyrs  dans la douleur et la dignité face à la barbarie d’un occupant despotique  et féodal  qui ne se gêne pas de commettre de lâches  assassinats   dignes de l’apartheid et du nazisme.
En effet, l’héroïque population de la ville d’El Aaiun a enterré ses martyrs, dont le nombre s’élève jusqu’à présent   à 11 personnes.
Les blessés, quant à eux sont au nombre de 723 blessés bien que la liste n’est pas, pour l’heure exhaustive,   tandis que celui des disparus ou personnes qui sont recherchées par leurs parents et proches a atteint 159 personnes dont le sort laisse supposer qu’il y a parmi eux des morts. Les forces marocaines ont, en outre  saccagé des centaines de  maisons et boutiques  et détruit des   voitures appartenant à des sahraouis.
Ce bilan provisoire risque, malheureusement de s’alourdir vu les dimensions de l’agression  barbare exécutée par les forces armées royales appartenant à plusieurs corps, notamment les  Détachements  d’Intervention Rapide (DIR) venant du mur de la honte et appartenant au secteur de Guelta,  de   Haouza et du sous-secteur d’Amgala en plus de 6  bataillons des  mêmes troupes  marocaines et  de la gendarmerie de guerre  en plus des unités de mokhaznis (gardes-mobiles) et des forces de la police.
Les forces d’agression marocaines  ont utilisé les balles réelles, les bombes lacrymogènes, les bâtons, les cailloux et les canons à eau  contre une population civile pacifique sans défense, composée de plus de 26 000 personnes en majorité de femmes, d’enfants et de personnes âgées.
Tout cela avait été minutieusement  préparé par l’état major de l’occupant, sous les ordres des plus hauts gradés de l’armée  de l’occupant et  en coordination  avec les spécialistes des services de renseignement qui  maitrisent parfaitement, de par une longue expérience dans  les innombrables bagnes secrets du royaume,  l’art de la torture,  des liquidations physiques et de la disparition.
L’expulsion, en plein jour  de journalistes étrangers, venus nombreux, notamment d ’Europe pour informer l’opinion publique  de la situation à El Aaiun et du Campement de Gdeim Izik, ainsi que les expulsions d’Euro-députés,  de députés nationaux européens et de représentants de la société civile,  étaient une nécessité impérieuse pour l’assassin qui ne peut accepter la présence de témoins gênants, d’autant que ceux-ci  viennent de l’Union européenne qui a accordé à « sa majesté » un statut avancé. Un statut qui doit être renforcé maintenant d’une médaille, notamment après ses « performances » dans ce domaine suite au massacre d’El Aaiun occupée.

Bir Lahlou, le 09 novembre 2010

lundi 8 novembre 2010

La résistance s'oppose violemment à la violence marocaine

Les réactions des civils sahraouis à l'agression militaire marocaine sont incontrôlables, et incontrôlées. Les drapeaux de la RASD flottent, les symboles de l'autorité coloniale répressive sont attaqués.

Les campements de l'indépendance détruits, 8/11/10

 
Les Campements sahraouis de l'indépendance sont détruits. Les militaires marocains à l'oeuvre.
Il y a des centaines de blessé, hommes, femmes et enfants.


El Aaiun, sahara Occidental, 8/11/10, images de guerre civile

El Aaiun occupé brûle. il y a des affrontements militaires contre les civils sahraouis dans toute la ville.



Le drapeau de la RASD est hissé dans les rues.

Explosions



Intervention ce matin contre les campements de l'indépendance


dimanche 7 novembre 2010

Barrages interdisant l'accès aux campements de Gdeym Izik, 7/11/10

Barrages policiers et militaires dans El Aaiun, empêchant l'approche des campements.
Manifestation de protestation sahraouie

Gdeym Izik



Barrage sur la route

vendredi 5 novembre 2010

Promesses et menaces marocaines, désordre sans solution

Hier 4 novembre à El Aaiun, le ministre de l’intérieur marocain avait convoqué le comité d’organisation des campements de la protestation pour une réunion en présence du Wali de El Aaiun, du président du Corcas, et du wali représentant du ministre de l’intérieur chargé de la promotion national.

Les autorités veulent solutionner « la crise » avant le 6 novembre, date anniversaire de la marche verte (invasion marocaine du Sahara Occidental) et avant la session de négociation entre les représentants de sahraouis, le Polisario, et le Maroc, pour la résolution du conflit, organisée par l’envoyé personnel du Secrétaire Général de l’ONU, Christopher Ross, du 7 au 9 novembre à Manhasset, USA.

Lors de cette réunion il a été promis à chacun des participants qu’il leur serait donné : une terre, le bénéfice de la promotion nationale, du travail pour les diplômés, et pour les non diplômés un poste dans les forces auxiliaires et la sécurité nationale marocaine.

Il a d’autre part été promis la construction d’une université à El Aaiun, comprenant les formations pour les filières médicales, médecins, infirmiers…

Le Comité a pris acte de ces promesses et informé les représentants des autorités marocaines qu’ils allaient rapporter le tout aux gens des campements, puisqu’ils n’étaient que les représentants, pour que cela soit ensuite discuté avec tous les manifestants.

Aujourd’hui à 11h30, le wali et les représentants du ministère de l’intérieur se sont présentés aux campements dans le but d’y entrer pour discuter avec les exilés.
Ceux-ci ont refusé catégoriquement, et ont organisé un cordon vivant main dans la main encerclant le campement pour en empêcher l’accès.

Le 5 novembre 2010.
Equipe Média Sahara Occidental Occupé EMSOO, http://emsoo-emsoo.blogspot.com
Traduction APSO.

Note : le président du Corcas, et le wali représentant du ministre de l’intérieur chargé de la promotion national sont des sahraouis qui travaillent avec les autorités marocaines.

jeudi 14 octobre 2010

Info Boujdour et El Aaiun occupées, 14 octobre 2010

El Aaiun
El Aaiun occupée est encerclée. Les sorties de la ville vers le désert (Vers Lamsayed) sont bloquées.
Le quartier Raha, le boulevard Smara, et d’autres zones de la ville sont sous la haute surveillance de nombreuses voitures de la police marocaine.
Les policiers harcèlent et insultent les Sahraouis. Ils poursuivent les voitures sahraouies qui veulent rejoindre les campements de la résisitance pour les en empêcher.
Voir la video de l’entrée de l’une des pistes vers ces campements, à la sortie de El Aaiun occupée.

Boujdour
Des citoyens sahraouis ont été blessés dans l'intervention violente des différentes forces d'occupation marocaines à leur encontre, après leur sortie massive de la ville de boujdour

Jeudi soir, des dizaines de citoyens ont organisé une manifestation à l'extérieur de la ville de Boujdour occupé, en signe de protestation contre la politique du pouvoir d’occupation visant à appauvrir les Sahraouis, quand dans le même temps celui-ci accorde des subventions et des logements aux colons marocains. .
Les forces d'occupation sont intervenues violement contre les manifestant à environ dix heures du soir, blessant deux jeunes hommes Babait Mohamed Lamine et BouamoudLlakhlifi qui ont été arrétés et conduit vers une destination inconnue.
Après l'intervention, 6 sahraouis se sont signalés bléssés.

Les forces d’oppression encerclent toujours le quartier Laqbibat, suite au manifestations d’aujourd’hui et on procédé à la fouille sans mandat d’au moins 4 maisons sahraouies, fracassant des portes d’entrées et blessant à nouveau d’autres militants.
Photos, voir
apsophotos.
La ville est toujours dans l’état d’alerte déclaré hier soir.
Apso, le 14 octobre 2010
Sources E M, Apso Sahara, voir cidessous.


في ايطار سياست المغرب القمعية قد اقدم على خطو جديد حصار مدينت العيون من كل المخارج المؤدية الى موخيم الاجئين الصحراوين .تطويق* شارع السمارة * و حي* الراحة* و حي ما يوسما* لبلانات* كما قام بالتنكيل بالصحراوين الذاهبين الى المخيم .انواع الات المخزنية دراجات نارية+ سيارات من نوع برادوا +داسية +العديد بزي مدني .....كما تمت متاردت العديد من السيارات خرج المجال الحداري ومن المواطنين من مقر الاعتصام
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أصيب عدد من المواطنين الصحراويين بجراح متفاوتة في تدخل عنيف لقوات الاحتلال المغربي ضدهم، بعد نزوح جماعي خارج مدينة بوجدورالمحتلة ..
وكان العشرات من المواطنين، قد نظموا مظاهرة مساء أمس الخميس خارج المدينة ،احتجاجا منهم على سياسة الاحتلال الرامية إلى تفقير أبناء الشعب الصحراوي، في وقت تقوم فيه بإعطاء الهبات والسكن إلى مستوطنين مغاربة. .
قبل أن تتدخل قوات الاحتلال بالقوة ضد المتظاهرين حوالي الساعة العشرة ليلا ما أسفر عن إصابة الشابين بابيت محمد لمين و بوعمود لخليفي ليتم اعتقالهما والتوجه بهما إلى جهة مجهولة. .
وبعد التدخل ، اصيب العديد من المواطنين بينهم
المسنة عيشة لعروسي سيد احمد لعلي
حمدي حبدي
عبد الرحمان حبدي
فعراس امبيريك
محمود السوداني
مربيه ماء العينين
جدير بالذكر بان قوات الاحتلال لا زالت تحاصر حي لقبيبات، الذي شهد صباح اليوم مظاهرة لتنديد بالتدخل الهمجي ضد المواطنين الصحراويين، بعد مداهمة العديد من المنازل من بينهم
اهل البشير
اهل حمية
اهل سويد احمد
و اهل دافة
واصابة العديد من المتظاهرين
بوطة خيا
نفعي خيا
عزيز زريبيع
حماني عالي
محمد لكحل وفنيش سعيد
ولاتزال حالة الاستنفار معلنة ، منذ مساء امس والى حدود الساعة .
ف ا
العيون المحتلة

samedi 4 septembre 2010

Les policiers marocains frappent et la laissent paralysée

A El Aaiun au Sahara Occidental occupé, dans le récent déchaînement aveugle des forces répressives, une jeune femme, Rabia a été frappée par la police Marocaine.
Frappée à la tête, dans le dos et sur tout son corps jusqu’à perdre toute sensibilité dans ses deux jambes, paralysées.



Vidéo SaharaThawra
Le 4 septembre 2010

Violences policières marocaines au Sahara Occidental : les « ordres du roi »

Alors que depuis une semaine les sahraouis manifestaient toutes les nuits pour revendiquer l’application de leur droit légitime à l’autodétermination, et subissaient en retour la violence policière marocaine, focus sur quelques jours où les événements déraillent.
Une manifestation espagnole pro indépendance à Elaaiun occupé, les violences policières marocaines contre les Espagnols, et comme déchaînées ensuite sur la population Sahraouie, enlèvements et tortures.
La pudeur sahraouie loue le courage des étrangers et oublie les violences faites quotidiennement contre le peuple vivant sous l’occupation.


Samedi 28 août vers 18h15 gmt La police marocaine est intervenue contre quatorze activistes européen, venus a El-Aaiun pour protester contre les violations de droits de l’homme au Sahara occidental. La protestation a eu lieu devant l’hôtel de ‘Negjir’ où résident les membres de la MINURSO. (Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental)
Alors que les militants de nationalité espagnole entonnaient des chants et slogans pour le Sahara Libre des dizaines du policier en tenue civile les ont encerclés et les ont frappés à coups de pied avant de les transférer au siège des renseignements généraux de la préfecture du El-Aaiun où ils ont été interrogés. Après des heures d’interrogatoire, les espagnols ont été remis à la Casa Espana , puis ont été renvoyés dimanche soir aux Canaries.


La police et les services de renseignement général se sont multipliés dans les premières minutes de la manifestation, et ont imposé un cordon de sécurité étanches et empêché des dizaines de citoyens sahraouis de rejoindre les Espagnols à l’endroit de la manifestation pour les soutenir.


A proximité, dans le quartier de l’Inach, les autorités marocaines ont attaqué des citoyens sahraouis qui avaient l’intension d’organiser une manifestation.
La police s’est introduite par la force dans plusieurs maisons de citoyens sahraouis et blessé un certain nombre d’entre eux, dont deux vieilles femmes, Mmes Aziza Khatry et Salam bouha Elmoudan.


Auparavant, samedi matin vers 2h gmt, quatre femmes Sahraouies ont été grièvement blessées par une voiture Mercedes conduite par un policier marocain employé dans le quatrième arrondissement de El-Aaiun.
Selon Mme Aziza, l’une des quatre blessées, l’officier était ivre, et les forces de police n’ont pas établi de procès verbal sur l’incident, mais seulement transféré l’homme à bord d’un véhicule officiel .

Mm Aziza accuse l’agent de police marocain d’avoir agit délibérément pour des raisons racistes et politiques.

Lundi 30 août vers 17h30 gmt des dizaines de citoyens sahraouis ont été blessé lors d'une intervention brutale des forces de police marocaine contre leur manifestation dans le quartier M'atallah au centre de la ville de El-Aaiun occupée.
La police marocaine a cerclé le quartier et arrêté M. Lefkraoui lghaout et blessé Rabia Fakraoui, Bah Bourhim, Baighia Hadi, Malika Ndour, Omar Ndour, Kamal Ndour, Ali Taglabout, Ali Baila.
Les maisons des familles Ahl ALHAFED, Ahl LHMAD, et Ahl TALEB ont été attaquées par la police qui s’est introduite de force à l’intérieur. Les dégâts matériels sont importants.


Enlèvement et torture des trois militants sahraouis, Hassana Abba, Taglabout Ali, Kebdana Abdul Ghani, le 31 août 2010.
Une patrouille de police marocaine a enlevé Hassana Abba, un activiste sahraoui, et l’a emmené en dehors de la ville de El-Aaiun où il a été interrogé sous la torture.
Hassana Abba, 25 ans, a été enlevé mardi matin, 31 août, vers 3h00 GMT. Il était surveillé par les agents des renseignements généraux depuis qu’il avait répété des slogans en faveur de l'autodétermination du peuple sahraoui à son retour d'une visite a Alger et aux camp de réfugies le 7 juin dernier avec un groupe du militant.
Selon lui, après l'enlèvement, les policiers lui ont retourné violement les doigts vers l’arrière, ils l'ont étranglé, et l'ont menacé de viol après avoir enlevé son pantalon.

Taglabout Ali, 24 ans, activiste lui aussi, a été enlevé à la même heure par une autre patrouille de la police marocaine. Il était dans la rue de El Ma'amoun du quartier de Ma'atalah, centre de la ville de El'Aain,quand il a été enlevé.
Il a été lui aussi conduit de force vers l'extérieur de la ville où il a été l'interrogé et torturé.
Selon lui le caporal Al-husoni Mohammed a donné l’ordre à ses agents de le tenir écartelé et lui a donné des coups de tête.
En réponse à ses questions, les policiers ont affirmé qu’ils appliquaient les ordres du roi.

Un ancien prisonnier politique sahraoui, Kebdana Abdul Ghani, a été arrêté en même temps, par une troisième patrouille, il a été enlevé par les policiers marocains, amené à bord d'une voiture en dehors de la ville où il a été torturé pour sa responsabilité présumée de l'organisation d'une manifestation en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
À l’injonction des policiers de dire « vive le roi » Kebdana Abdul Ghani a répondu « vive le Polisario ».

Les trois militants ont été relâchés au milieu du désert vers 6h du matin.

APSO, le 3 septembre 2010, sources ASVDH

Photos EM, voir APSO photo
http://asvdh.net/img/main.php

dimanche 29 août 2010

La police marocaine attaque des espagnols au Sahara Occidental

Dépèche AFP, voir les commentaires ou complements d'information aprés le texte.

Maroc: quatorze militants espagnols arrêtés, bientôt renvoyés aux Canaries (AFP) 29 août 2010.
RABAT — Quatorze espagnols ont été arrêtés samedi soir à Lâayoune, chef-lieu du Sahara occidental, au cours d'une manifestation en faveur de l'indépendance du territoire, et doivent être renvoyés dimanche soir aux Canaries, a-t-on appris auprès d'une source locale.

"La manifestation à laquelle ont participé ces militants espagnols a commencé samedi à 18h (17h GMT) à Lâayoune, une heure avant la rupture du jeûne. Ils ont été ensuite interpellés par la police", a indiqué à l'AFP un témoin sous couvert de l'anonymat.
Dimanche en fin d'après midi les autorités marocaines n'avaient pas réagi.
Selon le ministère des Affaires étrangères espagnol, contacté par l'AFP, les 14 personnes ont été regroupés sur "recommandation des autorités locales" à la Casa Espana (hôtel espagnol) à Lâayoune en attendant d'embarquer dimanche soir à 21HGMT pour les Canaries.
Deux d'entre elles "ont nécessité des soins (pour) blessures", a indiqué le ministère, qui n'a pas précisé l'origine des blessures.
Selon l'association espagnole "SaharAcciones", organisatrice de la manifestation, les interpellations ont eu lieu au moment où ses militants cherchaient à déployer des pancartes "en faveur du peuple sahraoui et du respect des droits de l'homme" à Lâayoune.
Selon cette association basée aux Canaries, "un groupe de policiers en civil les a chargés sauvagement, arrêtés et conduits au commissariat", deux militants ont été blessés à la tête et au corps par des "coups de pieds et poings".
Dans un communiqué publié dimanche, l'Association du Sahara marocain (ASM, pro-gouvernementale) estime qu'au "moment où on s'attend à la reprise des négociations" entre le Maroc et le Polisario, sous les auspices de l'ONU (...) "les séparatistes sous tutelle de l'Algérie ne ménagent pas leurs efforts pour (les) entraver."
Ancienne colonie espagnole, le Sahara occidental est l'objet d'un conflit opposant le Front Polisario, partisan de l'indépendance, au Maroc, qui a annexé ce territoire en 1975 et propose une autonomie élargie.


Nota APSO :
Laayoune ou El Aaiun (nom officiel), est la capitale du Sahara Occidental, pays occupé par le Maroc depuis 1975.
Le Sahara Occidental est en attente de décolonisation. L'autodetermination du peuple sur son avenir et les richesses naturelles de sa terre est un droit reconnu internationalement. Majoritairement le choix des anciennes colonies a été l'independance.

Les dites négociations entre le royaume du Maroc et le Polisario sont entravées par la position marocaine qui ne respecte pas les consignes d'aller discuter la paix "sans condition prélable". Imposer de ne discuter que la solution d'une autonomie de la région ne respecte pas le droit international ni les préalables de la négociation. Cela maintient le statut quo de la situation et permet au Maroc, avec la complicité de l'Europe entre autre, de continuer à piller les ressources naturelles du Sahara Occidental.
Les 200 000 Sahraouis vivant en exil avec leur république, dans les campements de réfugiés situés dans le sud ouest algérien dépendent totalement pour leur survie de l'aide internationale, alimentaire et sanitaire. L'algérie, seul pays voisin n'ayant jamais eu de revendication sur le Sahara Occidental, a accueilli les réfugiés en 1975, et leur prête depuis lors une zone de désert à proximité de la frontiere de leur pays, et de la zone libérée.

vendredi 18 juin 2010

Tabassage gratuit d'un militant Sahraoui


Jeudi 17 juin 2010 en fin d’après-midi, une patrouille de la police marocaine a enlevé Hasana Aalaia dans une rue de la ville de El Aaiun - Sahara occidental.
Le militant sahraoui a été tabassé et interrogé avant d’être libéré dans un lieu désert loin de la ville.

Selon M. Hasana Aalaia, 22 ans, les agents de la patrouille de police l'ont encerclé dans la rue du 24 novembre, alors qu’il était accompagné d’un collègue, Mohammad Hali, 23 ans.
Ils l’ont couvert de coups de poing et l’ont forcé à monter la voiture de patrouille.

L’enquête et les coups ont duré 45 minutes, pendant lesquelles il était menotté.
Les questions ont eu pour objet les relations de Hasana Aalaia avec certaines personnes, son intention d'organiser des manifestations festives pour l’anniversaire du soulèvement de ZAMLA.

Après les coups, les policiers lui ont proposé un drapeau de la République Arabe Sahraouie Démocratique pour essuyer le sang qui couvrait son visage. Hasana a refusé d’utiliser comme cela du drapeau pour lequel il milite.

Il a été libéré dans le désert loin après aéroport de la ville, blessé au niveau du visage, des jambes et du dos.
Les policiers lui ont recommandé d’aller se montrer à tous pour que chacun sache ce qu’ils pratiquent.


ASVDH/APSO, le 18 juin 2010.