mercredi 5 octobre 2011

Déclaration commune pour un Sahara Occidental sans violence ni racisme

Depuis le 25 septembre 2011, des civils sahraouis de Dakhla, dans le sud du Sahara Occidental, font face à des attaques brutales et agressives de la part milices armées marocaines. Ces milices résident dans le quartier Alwakala, qui abrite des milliers de colons marocains déplacés en 1991 sur le territoire par le gouvernement marocain, pour participer au référendum prévu au Sahara Occidental.

Les vies et sécurités des Sahraouis sont en danger, leurs maisons sont pillées, les biens privés et publics sont incendiés. L'armée a bouclé la route de Dakhla, interdisant ainsi l’accès aux médias afin de cacher les crimes graves commis en toute impunité par les services de renseignement marocains et des milices armées. Cette agression marocaine est enracinée dans le racisme, et a fait des dizaines de victimes parmi les Sahraouis, qui tentent de fuir la ville pour sauver leurs vies.

Nous notons que les autorités marocaines tentent de déformer les faits sur les événements à Dakhla, comme ils l'ont fait plusieurs fois auparavant quand ils ont soutenu les milices armées dans l’attaque des civils sahraouis et de leurs propriétés.

En conséquence, les ONG et les comités des droits humains sahraouis souhaitent déclarer ce qui suit :

1. Notre solidarité absolue avec les victimes des attaques vicieuses perpétrées par les milices armées du quartier Alwakala et les agents des autorités marocaines.

2. Nos condoléances et solidarité avec la famille du Sahraoui martyr Maichane Mohamad Lamine Echiaa Lahbib, qui a été enlevé et battu à mort par les milices.

3. Nous dénonçons les tentatives des autorités marocaines de fausser la réalité de Dakhla, et de désinformer l'opinion publique locale et internationale.

4. Nous exigeons du gouvernement marocain qu’il autorise une enquête indépendante et équitable dans tous les crimes commis par les milices armées et les services secrets marocains contre les civils sahraouis de Dakhla, au Sahara Occidental.

5. Nous appelons les Nations Unies et le Conseil des droits humains de l’ONU à envoyer une commission internationale pour enquêter sur les violations graves des droits de l'homme commises par des milices armées soutenues par les autorités marocaines.

6. Nous demandons à la communauté internationale, les ONGs et toutes les voix libres d'agir immédiatement pour :

a. Le respect des droits humains au Sahara Occidental, y compris le droit du peuple Sahraoui à l'autodétermination. Le conflit politique et le siège militaire du Sahara Occidental doit prendre fin.

b. Oeuvrer pour l’établissement d’un mécanisme de l'ONU destiné à protéger les civils sahraouis et rapporter la situation des droits humains au Sahara Occidental.

c. Une réponse immédiate à la demande des civils sahraouis d'être protégé contre la violence des milices armées et la répression par l'Etat marocain.

d. Augmenter la pression sur le Maroc pour :

- Clarifier le sort des sahraouis enlevés;

- Libérer tous les prisonniers politiques sahraouis;

- Garantir les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels du peuple Sahraoui, y compris le droit à bénéficier de ses ressources naturelles.

Sahara Occidental, le 29 Septembre 2011

Signé par:

- La famille du Sahraoui martyr Said Dambar

- CODESA (Collectif des Défenseurs Sahraouis des Droits de l’Homme)

- ASVDH (Association Sahraouie des Victimes des violations graves des Droits Humains commises par l'Etat marocain)

- CODAPSO (Comité de défense de l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental)

- CSPRON (Comité Sahraoui pour Plan de Règlement de l'ONU et la protection des ressources naturelles du Sahara Occidental)

- Comité de coordination de Gdeim Izik

- Les victimes de disparitions forcées et les arrestations arbitraires au Sahara Occidental

- Comité de défense de la liberté publique et des Droits de l'Homme au Sahara Occidental

- Association sahraouie de protection des prisonniers

- Comité sahraoui pour la défense des droits de l'homme à Smara, au Sahara Occidental

- Organisation contre la torture de Dakhla, au Sahara Occidental

- Comité des familles des Sahraouis kidnappés

- FAFESA, le Forum de l'Avenir de la Femme Sahraouie au Sahara Occidental

- Comité des mères des 15 Sahraouis disparus

- Comité Sahraoui pour la Défense des Droits de l'Homme à Glaimim, Sud du Maroc

- Soleil Libre pour la Protection des Défenseurs des Droits de l'Homme au Sahara Occidental

- Centre Sahraoui de Protection de la Mémoire Collective

Traduction APSO

mardi 27 septembre 2011

Précisions sur les événements de Dakhla

Des informations fournies par divers média citant la MAP font état de 7 décès lors des émeutes qui se déroulent actuellement dans la ville occupée de Dakhla au Sahara Occidental
Nous devons clarifier les raisons des morts qui sont les suivantes :
4 colons Marocains se sont tués dans un accident de la route après avoir volé un véhicule à un sahraoui,
1 militaire marocain est décédé à la suite d’un «tir ami» d’un de ses compagnons
1 marocain a été tué par une balle des coups tirés en l’air par l’armée
et 1 jeune sahraoui de 29 années Maiche Mohamed Lamin Lahbib a été tué par les coups des colons marocains.

Les troubles dans la ville occupée de Dakhla se poursuivrent, hier des maisons sahraouies ont été incendiées dans les 4 quartiers Salam, Rahma, 64 Dar y 45 Dar.

Vers 14h aujourd’hui, les colons marocains ont mis le feu à une école privée «Ecole Alirfane de Dakhla », propriété du citoyen Sahraoui Mohamed Bobaker.
Puis ont attaqué la maison du citoyen sahraoui Dawdi Ahl pour l’incendier.

Le 27 septembre 2011
Source : Comité Contre la Torture de Dakhla
Traduction APSO

lundi 26 septembre 2011

Les colons marocains assassinent impunément à Dakhla

(VO en dessous : قتلى وعشرات الجرحى في هجمات لمستوطنين مغاربة

De violents affrontements ont éclaté dimanche 25 septembre au soir entre des citoyens sahraouis et des colons marocains dans la ville occupée de Dakhla au sud du Sahara Occidental. Ce matin, un jeune Sahraoui est mort des coups reçus, des dizaines d’autres sont blessés.

Les colons marocains armés de gourdins et de couteaux se sont dirigés vers les quartiers de Ksikisat Omtounsi Ghofran et Birnzaran, après des accrochages entre les spectateurs des deux nationalités après un match de football qui opposait l'équipe locale de la ville et le foyer de la jeunesse Muhammadiyah.
Selon Oanna Baida, défenseur des droits de l'homme à Dakha et d’autres témoins, les forces de police marocaines ont soutenu l'attaque des colons, et n'ont pas du tout porté assistance aux Sahraouis attaqués. Parmi les dizaines de blessés, des femmes, des enfants et des personnes âgées. Des voitures et des magasins sahraouis ont été incendiés.

Pour sa part, le défenseur sahraoui de droits de l'homme Mohamed Manolo, a déclaré que des inconnus l'avaient pourchassé puis avaient cassé sa voiture. Il était sur place pour tenter de surveiller les violations commises par des groupes de colons soutenus par la police et l'armée marocaine, pour pouvoir en témoigner.
Il a ajouté que la situation risquait de s’aggraver, en particulier du fait de la situation péninsulaire particulière de la ville.

Liste préliminaire des noms des blessés sahraouis : Sid Ahmed Lkouri, Sidi Michan, Meddah Mechnan, Lkaouri Ellab, Chaikh Bouseif, Khaled Bouaaila, Mansour Graimich, Hamma Bella Ahmed Zain, Med Yahdih Habbat, Med Omar Wballa

Des renforts militaires sont arrivés dans la ville occupée ce lundi matin, et des centaines de soldats armés se sont déployés dans les quartiers.
La peur et l'appréhension dominent chez les citoyens Sahraouis. Il est largement visible que les autorités d'occupation sont derrière les attaques des colons marocains.

Dans ce climat de violence, ce matin vers 10 heures, le jeune Michan Med Lamin Brahim Chaiaa, a été battu à mort par des colons marocains.

Cet étudiant de 28 ans habitant le quartier lmssira 1, a été arrêté par des colons alors qu’il circulait en voiture avec Kiri Ould lhbib Moussa et Med Lamin Ould Sid Shmed Adda.

Selon Med Hmaiadda, l’oncle du jeune homme assassiné, les colons, après avoir bloqué la voiture, ont frappé les trois hommes à coups des barres de fer et de bois, laissant Michan Med Lamin Brahim Chaiaa dans un état critique. Des jeunes sahraouis venus défendre les trois jeunes attaqués et les ont conduits à l’hôpital, où le jeune Michan Med Lamin Brahim Chaiaa est décédé des conséquences des coups reçus malgré les soins reçus.

Malgré les demandes de la famille, aucune enquête n’a été entreprise par les autorités d’occupation, pourtant omniprésentes dans la ville, sur les circonstances et auteurs de l’agression mortelle.

EM, le 26 septembre 2011.
Équipe Média du Sahara Occidental occupé.
Voir le bulletin d'info en images : http://www.facebook.com/amaidan.salah#!/photo.php?v=166800503404388



Michan Med Lamin Brahim Chaiaa, hôpital de Dakhla

العيون المحتلة
26.09.2011
قتلى وعشرات الجرحى في هجمات لمستوطنين مغاربة

مواجهات عنيفة اندلعت مساء الاحد بين مواطنين صحراويين ومستوطنين مغاربة بمدينة الداخلة المحتلة جنوبي الصحراء الغربية اسفرت عن مقتل مواطن صحراوي جراء الاعتداء عليه بالضرب و اصابة العشرات بجراح .
وكان مستوطنون مسلحون بهروات واسلحة بيضاء قد توجهوا صوب احياء كسيكسات ، ام التونسي بير انزران والغفران بعد مناوشات بين الطرفين تلت مباراة لكرة القدم جمعت بين الفريق المحلي للمدينة وضيفه شباب المحمدية
وحسب افادة الناشط الحقوقي الصحراوي ونة ابيدة ، فان قوات الشرطة المغربية وقفت متفرجة على هجوم المستوطنين ان لم تكن قدمت لهم المساعدة ، وقال بيدة ان بين عشرات الجرحى اطفال ونساء ومسنون ، كما احرقت عدد من السيارات و المحال التجارية .
من جهته قال الناشط الصحراوي محمد مانولو ان مجهولين قد قاموا بمطاردته وكسر السيارة التي كان يتنقل بها لرصد الانتهاكات التي ترتكبها مجموعات المستوطنين المسنودة من عناصر الشرطة والجيش المغربي واضاف بان الوضع مرشح لمزيد من التطور خاصة مع حصار المنفذ البري الوحيد للمدينة المحتلة من طرف وحدات من الجيش المغربي

لائحة اولية باسماء الضحايا

سيداحمد ولد الكوري ، سيدي ميشان ، مدح مشنان ، لكوري اللب، الشيخ بوسيف ، خالد بوعيلا، منصور كريميش ، حمة ولد بلة ولد احمد زين ، محمد يحظيه حبت ، محمد ولد عمر وبلا
هذا واستيقظت مدينة الداخلة صباح الاثنين على وصول تعزيزات عسكرية ، فيما انتشر مئات الجنود مسلحين ببنادق في احيائها ، لكن الخوف والتوجس يسيطران على مشاعر المواطنين الصحراويين ويسود الاعتقاد بان سلطات الاحتلال هي من يقف وراء هجمات المستوطنين
وسط هذا الجو العنيف ، وفي حدود الساعة العاشرة من صباح اليوم الاثنين لقى المواطن الصحراوي ميشان محمد الامين ابراهيم الشيعة مصرعه متاثرا بجراح بعد الاعتداء عليه من طرف مستوكنين مغاربة .
الطالب الصحراوي والبالغ من العمر 28 عاما والقاطن بحي المسيرة 1 تم توقيفه من طرف مستوطنين رفقة زميليه كيري ولد الحبيب ولد موسى ومحمد الامين ولد سيد احمد ادة بينما كانوا يتنقلون على متن سيارتهم
وقال محمد حميادة خال الضحية ، ان المستوطنين وبعد ما اوقفوا السيارة قاموا بالاعتداء على الشبان الثلاث بعصي حديدية واخرى خشبية ، تاركين ابن شقيقته في وضع حرج وقد تمكن شبان صحراويين م الوصول الى مكان الحادث ونقل المصابين الى المستشفى اين لفظ ميشان الشيعة انفاسه على الرغم من الاسعافات المقدمة له
هذا ولم تفتح سلطات الاحتلال اي تحقيق بعد في الحادث على الرغم من تقديم العائلة لطلب بالخصوص

ف ا
المناطق المحتلة
الصحراء الغربية

dimanche 25 septembre 2011

Coureur rebelle et vainqueur

Salah Eddine Hmatou, - Salah Eddine Amaidan de son nom sahraoui -, a gagné ce dimanche 24 septembre, la 17ème édition de la course Carro-Carry.

C’est en 44 minutes et 42 secondes, que le sportif sahraoui, réfugié politique en France, a remporté les 14km 200 de la course, disputée par 1722 femmes et hommes.

Le peloton de tête de 5 coureurs s’est détaché dans les premiers kilomètres après le départ dans le port de Carro, pour diminuer progressivement, Salah Amaidan finissant seul dans une belle accélération du dernier kilomètre, pour arriver premier dans le port de Carry.


Voir la vidéo :

et l'interview du champion : http://www.maritima.info/sports/autres/depeches/martigues/6750/challenge-maritima-la-reaction-du-vainqueur-de-carro-carry.html

Trois courses précédaient celle-ci.

Dimanche dernier, le 18 septembre, Salah Amaidan avait terminé premier des 10 km de la course de la fête de l’humanité en 32 minutes 59 secondes, devant Nazer Karim en 32’06. Cette victoire de Salah Amaidan était dédiée à de son peuple et aux nombreux sahraouis présents pour informer les visiteurs sur la situation de leur pays, la dernière colonie d’Afrique.
Cette course suivie d’une semaine de militantisme éprouvant précédait donc directement la Carro-Carry, gagnée sur l’énergie propre aux grands résistants pour la liberté.

Le 11 septembre, les 31 minutes 54 secondes du chrono de Salah Amaidan lui avait valu la 4ème place dans le très rapide 10 km d’Avignon.
Ruben Iindongo, d’origine kenyane, était arrivé premier en 30 minutes 04.

Le 27 août, Salah Amaidan avait terminé 2ème des 15,6 km de Marignane en 53 minutes 02, derrière David Vallat, en 51 minutes 52.

APSO, le 25 septembre 2011.


Photo SEA

samedi 30 juillet 2011

Une Cie pétrolière irlandaise prospecte dans les territoires occupés

Les relevés sismiques de San Leon seront effectués dans les régions du nord du Sahara Occidental occupé à partir de juillet 2011, en violation du droit international. Les placements de l’investisseur George Soros pourrait avoir joué un rôle crucial.

Les compagnies pétrolières irlandaise et britannique
San Leon et Longreach ont annoncé que des études sismiques seront menées au Sahara Occidental à partir de juillet 2011. L'étude portera sur 600 km d'analyses sismiques sur chacun des permis de Tarfaya et de Zag. Les deux blocs sont principalement situés dans les territoires occupés du Sahara Occidental, où la recherche pétrolière a lieu en violation du droit international.

Le contrat est attribué à
Novaseis, une compagnie de services sismiques nouvellement créée et appartenant à San Leon. Novaseis, basée à Varsovie, est une filiale à 100% de la société néerlandaise Island Oil and Gas B.V, acquise l’année dernière par San Leon lors de sa prise de contrôle de son partenaire irlandais Island Oil and Gas.

"Nous avons trouvé une solution appropriée aux coûts élevés de la réalisation de nos prévisions de programmes d'acquisition sismique. Grâce à notre filiale en propriété exclusive, Novaseis Sp. z o.o, nous avons créé une société d'acquisition sismique utilisant une technologie sans fil de OyoGeospace (USA) et des vibrateurs de Sercel (France). Novaseis effectuera ses premières opérations au Maroc avant de retourner en Pologne, où nous espérons une augmentation de l’activité d'exploration dans tout le pays… » a déclaré San Leon dans le
rapport d’audit final de 2010, publié le 29 juin 2011.

San Leon projette que Novaseis deviendra une " filiale lucrative autonome qui offrira principalement des services au Groupe San Leon pour le développement rapide des actifs polonais et fournira des services à des tiers quand il en aura la capacité ", selon le rapport.

Focus sur la Pologne
Il semble que la présence de San Leon en Pologne a contribué au financement du lancement de cette année de programme d'exploration controversé du Sahara Occidental. La société irlandaise détient des droits dans six licences en Pologne, trois d'entre elles situées sur la région souvent mentionnée du nord du Bassin Baltique en Pologne. Ce bassin pourrait être la raison de l'investissement de George Soros dans l'entreprise qui fait de l'exploration pétrolière hautement immorale au Sahara Occidental occupé.

En 2010, les entreprises de San Leon, Island et Longreach ont entrepris une importante restructuration du groupe. Dans le même temps, un fond spéculatif du multimilliardaire George Soros s’est intéressé à la géologie de la Pologne, où le groupe avait un bastion.

L'intérêt pour la Pologne peut s’expliquer. Selon un récent rapport de l'Administration Information Energie du département américain de l'Énergie, la Pologne compte 5,3 billions de mètres cubes de gaz de schiste naturel, égal à plus de 300 années de consommation en gaz selon le besoin annuel. Il s'agit de la plus grande quantité de gaz de schiste présent dans un État européen dans une étude sur 32 pays,
selon l'agence.

Le fonds Soros a acheté des actions successivement dans des entreprises mineures explorant le gaz de schiste dans le nord de la Pologne. Les investissements de Soros ont été fait via Partenaires Quantum LP, une filiale du Fonds spéculatif Soros Fund Management. Pendant l'automne de 2010, Quantum a réalisé les investissements suivants:

-
BNK Petroleum, 22% des actions («BNK dit qu'il va utiliser le profit du placement privé pour ses affaires, y compris les engagements sur ses concessions de gaz de schiste européen»)
- R
ealm Energy, 19,5% des actions ("Le produit net du placement privé sera utilisé pour poursuivre l'évaluation technique et l'acquisition du gaz de schiste et de schiste bitumineux dans toute l'Europe continentale et aux fins générales du fonds de roulement.")
-
Aurélien Oil and Gaz, 4,36% 


Depuis le 6 janvier 2011, Quantum est devenu propriétaire de 22,6% de la part de l’explorateur Léon San du Sahara Occidental. BNK, Realm et San Leon détiennent ensemble les intérêts d’au moins 8 licences dans la région du Bassin Baltique de gaz de schiste.

San Leon doit partir
Après le placement de Soros, San Leon avait des fonds pour établir sa filiale sismique en Pologne, en mars 2011. Cette nouvelle filiale est désormais en contrat avec la société mère pour les travaux dans les territoires occupés du Sahara Occidental avant que les études sismiques du bassin de la Baltique ne commencent.

Les gisements potentiels de gaz de schiste de la Pologne pourrait donc être devenus un atout majeur pour l'entreprise qui voulait continuer son programmes d'exploration du pétrole et de gaz au Sahara Occidental occupé.

Nous appelons San Leon à démontrer son attachement au droit international et aux droits humains par le suspension de son implication dans le Sahara Occidental et le non renouvellement des activités de l'entreprise jusqu'au règlement du conflit sur le Sahara Occidental », a déclaré Western Sahara Resource Watch, Western Sahara Action Ireland et la Fondation polonaise Fundacja "Afryka Inaczej" dans une lettre à San Leon le 20 juillet.

«En collaborant avec un occupant illégal dans un territoire qui fait l'objet de négociations soutenues par les bons offices du Secrétaire Général de l’ONU, San Leon agit illégalement de façon irresponsable, et augmente sérieusement le risque de nouveaux conflits armés, de déstabilisation et de souffrance dans la région du Maghreb ", indiquait la lettre, en soulignant que le Sahara Occidental ne fait pas partie du Maroc, et que la population locale a le droit à l'autodétermination. Le courrier fait aussi référence à un avis juridique clé de l'ONU, indiquant que l'exploration des hydrocarbures au Sahara Occidental serait en violation du droit international.

Lire la lettre complète ici. Une lettre similaire a été envoyée à Longreach.

Depuis juin 2011, le gestionnaire d'actifs
BlackRock a suivi les pas de Soros, et acheté 12,1 pour cent des actions de San Leon. Au total, les trois dirigeants de San Leon, Oisin Fanning, Phillip Thompson et Paul Sullivan controlent aujourd'hui 22,29 pour cent.

Soros Fund Management LCC est une société de services financiers qui aurait de gros investissements dans les transports, l'énergie, détail, financières et autres industries. Selon l’éditeur
Institutuional investor, en 2011 Soros Fund Management avait 27,9 milliards de dollars d'actifs sous gestion.

Abandon de l’Arabie 

Jusqu'à l'année dernière, avant l’entrée des nouveaux propriétaires de San Leon, le groupe d’entreprises du Royaume-Uni et d’Irlande opérant au Sahara Occidental était dépendant financièrement du soutien financier de Badr Al-Aiban, qui à travers son entreprise Platinium Petroleum contrôlait +/- 30% de Island Oil.

L'homme d'affaires connu a attiré l'attention lorsqu’une de ses entreprises, Delta Oil, a été impliqué dans une affaire douteuse dans les années 90. Delta est devenue connu quand ses dirigeants ont pris part à des pourparlers avec les talibans pour un pipeline de gaz naturel. Le pipeline prévu, devait transporter de gaz des zones de la mer Caspienne du dernier dictateur de Turkménistan Niazov, jusqu’à un port au Pakistan, à courte distance des marchés asiatiques en expansion et demandeurs d'énergie.

Jusqu'au jour où les américains ont commencé le bombardement des camps d'entraînement terroristes en Afghanistan, les partenaires pétroliers pro-talibans ont appuyé le changement de régime Talibani.

Delta a même financé le voyage d’une délégation de talibans à La Mecque, selon le livre Oil and Petrol du journaliste Steve Levine. Même après l'invasion américaine de l'Afghanistan, Delta a conservé son idée. "Il y a encore beaucoup de gaz qui a besoin de trouver un marché", a déclaré Phil Beck, le directeur de Delta Oil, au sujet de gisements de gaz du dictateur turkmène, selon le magazine
Pipeline World en avril 2002.

Beck a travaillé pour Delta plus de 10 ans, en partie comme chef de l'exploitation, et a servi de cadre supérieur dans Unocal (principalement sur la mer du Nord) - l'autre entreprise en pourparlers avec les talibans. Plus tard, M. Beck, il est devenu directeur de Island Oil and Gas. En novembre 2010, Platinum n'était plus propriétaire de l'entreprise, mais Al-Aiban contrôlait 3,8% des parts de San Leon.


Durant les dernières années, le financement de San Leon par la Banque sud-africaine Rand Merchant Bank a cessé en 2008, après des critiques. En 2009, la compagnie sismique norvégienne PGS est devenu propriétaire de San Leon, avec 2,6% des actions, mais a reçu
l'assurance de San Leon qu'aucun de leurs fonds ne seraient utilisés pour développer la capacité de San Leon à effectuer des explorations au Sahara Occidental.

WSRW

dimanche 17 juillet 2011

Les pécheurs de Dakhla nient les bénéfices

Trois associations de pêcheurs enregistrées à Dakhla, au Sahara Occidental occupé, disent qu'ils n'ont vu aucun bénéfice découler d’investissements et de projets dans le port local. Ironiquement, leur déclaration vient seulement quelques jours après un vote par les Etats-membres divisés de l'UE pour une prolongation très débattue d'un an de l’accord de pêche UE Maroc – argumentant que les investissements faits au titre de cet accord bénéficient à la population locale.


Trois organisations officiellement enregistrées, Alqandil de Pêche Maritime, Ennawrass de Pêche Maritime et l’Association des marins qui travaillent sur les navires de pêche, ont porté leur cause devant la Commission Européenne.

Dans une déclaration publiée le 30 juin 2011, les organisations ont confirmé que seul un petit pourcentage de la population locale de Dakhla est encore employée dans le secteur de la pêche au Sahara Occidental, malgré les déclarations du Maroc d'avoir fait de lourds investissements dans le port.
"Alors que l'exclusion et la corruption sont répandues dans l'administration marocaine dans la région, d'autres investissements dévastateurs ont détruit la classe moyenne de la population, 42% d'entre eux tiraient leur subsistance dans le secteur de la pêche avant l’installation de l'administration marocaine. Mais au cours des 15 dernières années, cette proportion a chuté à 4,9% ", selon la déclaration.
« Le ministère marocain de la Pêche a limité ses investissements et ses intérêts dans l'exploitation répondant aux souhaits des lobbies et des entreprises sans aucun autre principe que de faire des profits. Le ministère des Pêches et l'Etat marocain mentionnent constamment les investissements et les développements dans la région, alors qu'en réalité, rien n’est fait sur le terrain pour engager les populations locales et leur faire bénéficier de ces prétendus «investissements», ou pour créer des emplois dans le secteur de la pêche dans la région pour la population locale ou développer des projets liés à ce secteur ».

Cliquez sur l'image en dessous pour voir une version plus grande du communiqué des associations de pêcheurs.

Les UE États membres de l’UE font commerce du poisson, en dépit de l'absence de preuve sur les bénéfices pour les Sahraouis

Le 29 juin, le Conseil Européen des ministres a officiellement accepté de donner le feu vert à la très controversée et largement critiqué prolongation d'un an de l’accord de pêche de l'UE avec le Maroc. En votant cela, l'Union Européenne s’est divisée, avec seulement une majorité qualifiée pour croire que le Maroc ait fourni une preuve suffisante que le peuple sahraoui du Sahara Occidental bénéficie en effet de l’accord de pêche.

Mais selon un article paru dans
European Voice le 7 juillet (traduction ici)"la documentation marocaine – une présentation confidentielle de 44 diapositives PowerPoint - ne fait aucune référence au Sahara Occidental et met dans le même panier le territoire occupé avec des zones du Maroc, ce qui rend impossible de juger quels bénéfices, s’il y en a, vont à la population sahraouie".

Sept États membres - la Suède, le Danemark, l'Autriche, la Finlande, Chypre, le Royaume-Uni et aux Pays-Bas – n’ont pas accepté la proposition, parce qu’ils ne voyaient pas comment l'accord avec le Maroc bénéficiait au peuple du Sahara Occidental.

Leur position est basée sur un avis juridique de l'ONU de 2002, qui liste non seulement les intérêts du peuple du Sahara Occidental, mais aussi leur consultation et consentement préalables comme exigence légale aux activités économiques dans le territoire. Un manque de preuves que le peuple sahraoui ait été consulté et bénéficierait de l'accord de pêche a abouti à l’appel par les services juridiques du Parlement Européen à un arrêt immédiat de l’accord en 2009.

Ill- Gestion des stocks de poissons

Dans leur déclaration, les trois associations de Dakhla déplorent aussi la mauvaise gestion des stocks de poissons, alléguant de «Violations graves qui contribuent à l'épuisement des stocks de poissons sur une base quotidienne ».

Selon les pêcheurs, la flotte marocaine continue d'utiliser des techniques de filets illégales tels que les filets dérivants. Par l’accord de pêche UE-Maroc 2007-2011, le Maroc a reçu 1 million d'euros par an pour la suppression progressive de l'utilisation des destructeurs filets dérivants.

Les pêcheurs voient le « contrôle irresponsable et corrompu » des navires étrangers agissants dans les eaux comme un important facteur de l'appauvrissement des stocks de poissons. L'absence de contrôles efficaces à bord des navires battant pavillon du Maroc, de la Russie ou du Portugal est particulièrement importante dans leur déclaration.


jeudi 14 juillet 2011

Le Maroc torture impunément les prisonniers politiques sahraouis au 20e comme au 21e siècle

Info Equipe Média, Sahara Occidental occupé
    
Photo EM 

Le Maroc torture impunément les prisonniers politiques sahraouis au 20e comme au 21e siècle

Dans la prison Ait Meloul
Au cinquante et unième jour de grève de la faim, l’état de santé des deux sahraouis prisonniers politique se détériore rapidement.
Selon le citoyen sahraoui Said Amidan, son frère Cheikh et Bachri Bentaleb ont été transférés à l’infirmerie de la prison après avoir perdu plusieurs fois conscience. Ils sont tous les deux en grève de la faim depuis le 20 mai 2011, et les familles qui les ont visitées sont très inquiètes.

A El Aaiun
Hier, des citoyens sahraouis et activistes des droits de l’homme ont exprimé leur solidarité avec les prisonniers en grève de la faim lors d’une réunion qui s’est tenue dans la maison du famille de prisonnier politique Amidan Chaikh.
Les présents ont dénoncé et condamné l’absence de respect des droits des prisonniers et de prises en compte des demandes des prisonniers par les autorités d'occupation.
Les participants de la réunion ont souligné qu’il incombait aux Nations Unies d’assumer leurs responsabilités à l'égard de la situation des droits humains au Sahara Occidental.

Le matin du lundi 11 juillet, des dizaines de citoyens Sahraouis ont manifesté sur le boulevard de Semara en solidarité avec les prisonniers, et répété des slogans politiques comme :
« O Maroc de marginalisation, O Maroc de l'exploitation,
Pour l’indépendance et la victoire, nous sommes une génération »

Agression gratuite devant le bagne secret P-C.CMI
Vendredi 8 juillet, le citoyen Sahraoui Yahia Mahmoud a été blessé après avoir été violemment agressé par des éléments des forces auxiliaires à la ville d’El Aaiun occupée.
Yahia Mahmoud, 30 ans, employé au service de nettoyage appartenant à la « promotion nationale », a été attaqué sans préavis par des agents des forces auxiliaires alors qu’il balayait un trottoir près du nouveau bâtiment policier construit à l’emplacement du centre de détention secret P-C.CMI.
Dans l’attaque, l’homme a été blessé au niveau de la tête et du dos. Il a du être transporté à l’hôpital de la ville occupée.

Pour rappel, il y a quatre ans, les autorités d'occupation avaient commencé le démantèlement de l’unité « Force d'intervention rapide », qui comprenait aussi la destruction du bagne secret P-C.CMI.
Cette manœuvre entendait couper court aux actions du groupe dit la "mission".
En 1987, ce groupe de jeunes sahraouis avait manifesté pour l’indépendance du Sahara Occidental à l’occasion de la venue de « la mission » des Nations Unies. Ils avaient ensuite été enlevés par les autorités coloniales marocaines, et avaient disparu jusqu’en 1991, détenu dans le bagne secret P-C.CMI. Parmi eux, Aminatou Haidar, Elghalia Djimi, Brahim Dahan, El Kanti Balla, qui sont toujours militants pour le respect des droits de l’homme.

La destruction du centre de détention secret P-C.CMI, théâtre de nombreuses tortures, et morts violentes et suspectes était dénoncée par les organisations et associations des droits humains parce qu’elle était la mise en œuvre de la confiscation de la mémoire collective des souffrances du peuple Sahraoui.

EM, Sahara Occidental occupé, 12 juillet 2011