mardi 24 mai 2011

Un Sahraoui au championnat de France interclub 2011

Salah Eddine Amaidan, sportif sahraoui de haut niveau réfugié politique en France a participé aux championnats de France interclub, avec Martigues Sport Athlétisme, club en National A.

Le 8 mai 2011, à Martigues (13), au premier tour des championnats, Salah Eddine a disputé le 1500 m, pour lequel il a fini 2ème en 3 minutes 54 secondes, derrière Hamid Oualich, finaliste cette année du championnat du monde sur 800m.

Le 22 mai pour le deuxième tour à Bron Parilly (69), Salah Eddine a terminé 2ème sur l’épreuve des 5000 m, derrière Hocine Jary du même club, le duo rapportant ainsi le maximum de points à l’équipe.

Les bons résultats sur le demi-fond n’ont cependant pas permis au club, rejoint cette année par Salah Eddine, de passer en catégorie Elite, à quelques points prés.

APSO, le 24 mai 2011
Photo SEA APSO

Les sahraouis dénoncent la violence et la complicité internationale

Au Sahara Occidental occupé, malgré la répression violente et constante, les Sahraouis manifestent pour revendiquer leurs droits et dénoncer les injustices et incohérences européennes et internationales dont ils sont les premières victimes indirectes, du fait de l’impunité tacite que ces conventions offrent au Maroc.



Traduction APSO:
Manifestation de Sahraouis anciens travailleurs de Fos Boucraa, et de Sahraouis victimes de sévères violations de leurs droits humains. Ils demandent le respect de leurs droits socio économiques et condamnent le pillage continu des ressources naturelles du Sahara Occidental.

Les Sahraouis, anciens travailleurs de Fos Boucraa manifestent avenue Smara à el Aaiun

Devant le département local du ministère marocain des mines et de l’énergie.

Les Sahraouis victimes de graves violations de leurs droits humains

Ils crient : « mes droits sont dans mon sang et je n’y renoncerais pas, même s’ils me tuent »

Sur la bannière : « les Sahraouis victimes de disparitions forcées et de détentions arbitraires demandent à l’Etat marocain de réactiver les recommandations de l’instance équité et réconciliation (IER). »

Sur une autre bannière : « Non à l’accord de pêche UE-Maroc »
« Les anciens prisonniers d’opinion demandent justice et droits. Nous dénonçons le Statut Avancé EU-Maroc »
« Acheter nos ressources, c’est acheter notre douleur, notre souffrance, nos larmes. »

Nous soulignons que les demandes d’indemnisation de centaines de sahraouis ont été reconnues par l’instance équité et réconciliation (IER) mise ne place en 2004 pour dédommager les victimes des abus des droits de l’homme commis par l’Etat marocain sous le règne du roi Hassan 2. Les Sahraouis ont souffert infiniment pendant la guerre et sous l’occupation ultérieure, et ont affirmé pendant des années que l’IER les avait complètement oubliés. Alors que des douzaines de Sahraouis ont été convoqués devant le bureau de la commission de El Aaiun, aucun d’eux n’a jamais reçu de compensation pour les lourdes pertes et les traitement inhumains qu’ils avaient subis.

vendredi 20 mai 2011

Manifestations Sahraouies, violences et chantage marocains

El Aaiun
Ce jeudi 19 mai, au moins 30 sahraouis, en grande partie des femmes, ont été blessés au cours d’un sit-in organisé devant la maison de famille de Said Damber, un jeune citoyen sahraoui assassiné il y a 5 mois. Les manifestants demandent que soient rendues publiques les circonstances du crime du jeune homme par des policiers marocains.

Les citoyens sahraouis regroupés devant la maison des la famille Damber exprimaient leur solidarité avec la famille et leur soutien à leur demande que soient divulgués les détails de l'assassinat de Said Damber, 29 ans. Mais les équipes marocaines d'intervention rapide sont intervenues contre les manifestants dès leur sortie de la maison familiale par une violente attaque. De nombreuses personnes ont été blessées.
Voir les photos ci dessous et une vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=rsdHfGvokK8


Le citoyen sahraoui Bechri Slem Mailad qui avait vigoureusement protesté contre les agressions des policiers marocains contre les femmes sahraouies a été suivi jusqu’au quartier Al Ouffak où il a été attaqué et battu par des agents marocains en civil.

La sœur du jeune homme assassiné a été arrêtée et sa mère a été blessée à la tète.
Une première liste de blessés suit.
Les enfants : Hamza Sahraoui et Limam Zaidaf
Les femmes et hommes : Saadi Oum Lkhout, Meska Maimouna, Meriem Mghaimad, Tfaolouha Badda, Zaoui Toumana, Sod Ahmed Laaiachi, Lala Hatra Aram, Sbaai Abdellah El Hafed Toubali, Lkhalil Chaikhi, Lmstehia Lbalal, Lmrabet Abdelrahman, Laabaidi Niha, Ismaili Gajmoula, Sidmou Khouita, Filali Hamdi, Noumria Haimadaha, Amar Fatma, Laamouri Izana, Mohamed Lamin Lkhlifi et Laarousi Choubida.

La famille refuse toujours de recevoir le cadavre de leur fils, tué par un policier d’une balle en pleine tête. Selon elle, la seule condition pour procéder à l’enterrement, c'est de savoir toute la vérité et poursuivre les responsables réels de l'assassinat.

Essmara
A Essmara, 4 militants des droits de l’homme ont commencé une grève de la faim et un sit in pour protester contre la suspension de leurs salaires après leur participation à une visite effectuée l’année dernière à leurs familles dans les campements de réfugiés sahraouis dans le sud-ouest algérien.
Les militants sont : Oum Lfdali Jouda , Chaikhi Lmhaba , El Moussaoui Ahmed et Thnakha Othman.

Les militants ont d’autre part refusé la proposition en forme de chantage du gouvernement marocain de rétablir leurs salaires à conditions qu’ils s’engagent à ne pas mener d’activités qui selon le pouvoir colonial « menace l’intégrité territoriale ».

EM, Sahara Occidental occupé, 19 mai 2011


dimanche 1 mai 2011

Les juristes de New York : « l’ONU doit enquêter sur le pillage »


Un rapport de l’Association du Barreau de la Ville de New York demande instamment à l’ONU d’enquêter sur le pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental.

L’Association du Barreau de la Ville de New York, organisation regroupant plus de 23 000 avocats new-yorkais, après 16 mois de recherche et d’analyse, a publié en avril 2011 un « rapport sur les questions juridiques liées au conflit du Sahara Occidental : l’utilisation des ressources naturelles. »

Télécharger le rapport ici.

"En considérant le statut juridique le plus favorable à la position marocaine - qui serait de considérer le Maroc comme puissance administrante du territoire - dans la mesure où le Maroc utilise les ressources naturelles situées dans le territoire du Sahara Occidental, excepté si cette utilisation est en consultation avec, et pour le bénéfice direct du peuple du Sahara Occidental, l’utilisation des ressources naturelles du territoire par le Maroc constitue une violation du droit international » indique le rapport.

WSRW, 24 avril 2011.

vendredi 29 avril 2011

Le Conseil de Sécurité, les droits de l’homme et le référendum au Sahara Occidental


Le conseil de sécurité confirme que les droits de l’homme et un référendum sont au coeur de toute solution pour le Sahara Occidental

Déclaration de Mhamed Khadad, coordinateur du Front POLISARIO avec la Mission des Nations Unies pour le référendum au Sahara Occidental, la MINURSO

Après de nombreuses années de négligence par le Conseil de Sécurité du fait de l’attitude de la France, en faveur du Maroc, la résolution 1979 du Conseil de Sécurité de l’ONU, adoptée à l’unanimité aujourd’hui, innove. Elle reconnaît «l’importance de la protection et de la promotion des droits de l’homme au Sahara Occidental» et appelle à l’établissement de «mesures crédibles et indépendantes» afin d’assurer le respect des droits de l’homme.

Cette résolution inclut également les recommandations du Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki‐moon,contenues dans son dernier rapport sur le Sahara Occidental (UN Doc. S/2011/249), qui soulignent la nécessité de promouvoir, lors des prochains pourparlers sur le statut du Territoire, une solution qui garantit «un référendum en tant que libre exercice du droit a l’auto‐détermination du peuple Sahraoui».

A cet égard, il y a lieu de souligner que la résolution 1979 appelle les deux parties à approfondir les négociations en tenant compte des propositions de solution respectives qui contiennent, toutes deux, la nécessité de consulter la population sur son avenir à travers un référendum.

“En ces temps de contestation et d’interventions militaires au nom de la démocratie et des droits de l’homme au Moyen Orient et en Afrique du Nord, le Conseil de Sécurité a rappelé, avec force, que la volonté du peuple Sahraoui ne peut plus être ignorée.”

"Grâce à la solidarité, entre autres, de nos amis d’Afrique du Sud et du Nigeria, nous accueillons avec satisfaction l’élan renouvelé du Conseil de Sécurité de vouloir se concentrer sur les droits de l’homme et l’impérieuse nécessité de consulter le peuple Sahraoui sur son devenir. Toutefois ceci n’est qu’un premier pas,” a souligné Khadad. “Le Conseil doit maintenant s’atteler à épauler le processus politique et à conduire les parties vers une solution qui reflète réellement la volonté légitime du peuple Sahraoui.”

“Nous avons constamment exhorté le Conseil de Sécurité à agir conformément aux recommandations du Haut Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et des autres agences indépendantes de droits de l’homme et déploré que la MINURSO soit la seule mission contemporaine des Nations Unies sans mandat de surveillance des droits de l’homme» a noté Khadad, après l’adoption de la résolution 1979.

Au moment où les peuples de la région crient haut et fort pour être entendus, une autre année entière sans engagements sérieux des Nations Unies sur la question de droits de l’homme au Sahara Occidental, serait absolument inacceptable.

Nations Unies, 27 Avril, 2011

voir http://www.unmultimedia.org/tv/webcast/2011/04/mhamed-khadad-polisario-on-minurso-security-council-media-stakeout.html

dimanche 6 mars 2011

Manifeste sahraoui pour la justice, la décence et l’indépendance totale

Face à l’actuelle situation aussi bien interne qu’externe et conscients de la responsabilité historique qui est la nôtre, les signataires présentent publiquement le MANIFESTE qui suit:

Largement convaincus que la Cause sahraouie est fondée sur des arguments imparables aussi bien légaux que moraux

Convaincus que le Front POLISARIO constitue notre seule avant-garde pour atteindre la liberté et l’indépendance,

Considérant que l’existence de notre Mouvement de Libération Nationale  n’est pas incompatible avec les principes de bonne gouvernance

Réaffirmant notre engagement sans équivoque et immuable dans la lutte pour la liberté et l’indépendance totale

Inquiets par la détérioration des institutions et le recul visible dans tous les domaines d’activité dans lesquels d’importants progrès avaient été atteints pendant la période de lutte

Alarmés par l’apparition de comportements incompatibles avec l’esprit de lutte et de résistance qui doit être la conduite de nos dirigeants

Sachant que notre ennemi, le Maroc, est prêt à profiter de n’importe quelle situation pour semer la division, la zizanie et la haine entre les sahraouis, nous vous informons que tous les bras de notre groupe sont prêts à prendre les armes, au moment où le seul et légitime représentant du peuple sahraoui, le Front POLISARIO, le jugera opportun 

Nous EXIGEONS de nos gouvernants qu’ils procèdent, immédiatement, à une réforme profonde du système qui nous permette d’améliorer et de mettre de l’ordre dans la situation politique interne, renforçant ainsi notre action à tous les niveaux, ce qui nous permettra d’atteindre notre objectif d’indépendance totale.

Nous DEMANDONS à tous les Sahraouis qui éprouvent un ferme sentiment d’engagement avec la Juste Cause sahraouie, d’adhérer publiquement à ce Manifeste, en donnant leurs références personnelles

Espagne, le 4 février 2011

Traduction APSO, 6 mars 2011

Voir les premiers signataires : http://www.arso.org/manifestoJDI.pdf

samedi 26 février 2011

Infos territoires occupés, et prisonniers sahraouis

infos sur les sahraouis prisonniers politiques à salé, 25 février 2011
infos sur les violences des colons marocains appuyé des autorités d'occupation sur les habitants sahraouis de Dakhla en territoires occupés, 26 février 2011

Mutinerie et violences dans la prison de Salé à Rabat au Maroc

Des prisonniers marocains ont réussi à prendre le contrôle de la prison locale de Salé au nord de Rabat après les affrontements qui ont opposé les détenus islamistes et le personnel pénitentiaire.

Selon un détenu joint par téléphone, la rébellion a commencé lundi soir, le 21 février 2011, quand trois détenus sont montés sur le mur de la prison en menaçant de s’immoler.

Il semble que les hommes voulaient protester contre la cruauté particulière avec laquelle l'administration pénitentiaire les avait traités à ce moment, en les poussant dans la cour et en les menaçant de les y tuer.

Les protestations ont tourné en affrontements qui ont permis aux détenus de prendre le contrôle de la prison, en dépit des tirs par les gardiens qui ont fait des blessés graves et au moins 2 morts.
Les combats n’ont toujours pas cessé.

22 sahraouis sont actuellement incarcérés à Salé pour des motifs politiques, et notamment après les événements dit de Gdem Izik, manifestations pacifiques violement réprimées par les autorités marocaines le 8 novembre 2010 et les jours suivants.

Ce sont : Naama Asfari, Abdallahi Lakhfawni, Banga Cheikh, Mohamed Bouryal, Laaroussi Abdeljalil, Bani Mohamed, Mohamed ElAyoubi, Taqi Machdoufi, Ahmed Sbaai, Mohamed Lamin Hadi, Bachir Kadda, Mohamed Tahlil, Hassana Dah, Sid Ahmed Lemjeyed, Mohamed Elbachir Boutinguza, Elhoucein Zaoui, Abdellah Toubali, Daich Daf, Mohamed Bani, Abhah Sidi Abdallah, Mohamed Dihani, El Hairach Limam.

À ce jour et dans cette situation, nous ne connaissons pas leur état de santé.
Selon nos sources, ils étaient parmi les détenus qui ont été forcés à s’aligner dans la cour de la prison.

Salé / Maroc, 25 février 2011 
Equipe Media الفريق الاعلامي El-Aaiun occupé العيون المحتلة Sahara Occidental الصحراء الغربية  



A Dakhla des milliers de colons marocains attaquent la population sahraouie

Aujourd'hui 26 février 2011, à l'aube, s'est achevé le festival de musique organisé par les autorités coloniales marocaines à Dakhla, au Sahara Occidental occupé.

Ce festival est une opération de propagande marocaine visant à dissoudre l'identité sahraouie, et à occulter la réalité politique et quotidienne de la population sahraouie à Daklha et dans toute la partie occupée du Sahara Occidental.

Après la clôture du festival, des milliers de colons marocains, escortés par les forces auxiliaires marocaines ont attaqué les quartiers d'habitations sahraouies. Ils ont brûlé des voitures, et jeté des bouteilles de gaz, fait de raid dans les magasins, et semé le chaos dans la ville.

Dans cette situation de violence, et pour ne pas risquer d'agressions physiques, de nombreux sahraouis ont abandonné la ville pour aller vers le désert.

APSO Sahara, 26 février 2011