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dimanche 19 janvier 2014

EM : Une semaine de manifestations pacifiques violemment réprimées au Sahara Occidental


http://www.emsahara.com/
La troisième  semaine de janvier 2014 est marquée par de nombreuses manifestations sahraouies dans tout le territoire occupé du Sahara Occidental. Toutes ont été réprimées violemment par la police coloniale marocaine. Il semble que des ordres ont été donnés encourageant la violence sans sommation comme méthode dissuasive de toute manifestation d’expression populaire. C’est à l'encontre de tous les droits nationaux et internationaux qui affirme le droit à la liberté d'expression. Ci-dessous un résumé des principales manifestations.

Samedi 11 janvier 2014, la coordination des jeunes sahraouis « qui rejettent la nationalité marocaine » organise à 17h GMT une manifestation rue Essmara à El Aaiun en solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis. Plus de 150 manifestants lèvent les pancartes et sont attaqués quelques minutes après par les forces d'occupations. 16 manifestants sont blessés. Voir https://www.youtube.com/watch?v=VBOAHzOBmb8

Dimanche 12  janvier, une manifestation pacifique regroupe une centaine de Sahraouis rue Jamal Eddine El Afghani, quartier Quiadat Boukra'a à El Aaiin. Ils demandent que soit respecté leur droit à l'autodétermination, à l'indépendance. Les forces d'occupation interviennent violemment et chassent les manifestants dans les rues. Ils entrent de force chez la militante sahraouie Lala Hatra Aram, la blessent à l'oeil et saccagent sa maison. Notre correspondant a constaté les blessures mais aussi que les forces d'occupation ont mis le feu à une partie de la modeste maison. Voir vidéo https://www.youtube.com/watch?v=PboT-rG8NOs

Lundi 13 janvier, à l'aube un groupe spécial de la police enlève Mohamed Ali Lmbarki et Hadi Mohamed, 17 et 15 ans, deux activistes sahraouis mineurs. Ils sont conduits vers un endroit qu'ils ne reconnaissent pas. Selon des activistes des droits de l'homme qui ont pu entrer en contact avec eux depuis, les 2 mineurs sont soupçonnés d'avoir d'attaqué au cocktail Molotov une fourgonnette de police marocaine la veille au soir. Ce qu'ils nient catégoriquement. A l’heure de la publication de cet article, les deux jeunes sont toujours en garde-à-vue, dans les locaux de la préfecture de police.
Il est à déplorer que la chaîne française "France 24" ait publié la déclaration de la Wilaya de El Aaiun à propos de l'attaque au cocktail Molotov, sans donner la parole aux activistes sahraouis.
Les mêmes activistes ont dénoncé la manoeuvre des services secrets marocains qui ont mis en scène des policiers en civil couverts de turbans et brûlant le seau d'une poubelle. Cette vidéo visant à invalider le pacifisme des Sahraouis a été diffusée juste après le lancement de la campagne nationale et internationale pour l'élargissement des compétences de la Minurso à la surveillance des droits de l'homme au Sahara Occidental.

Le même jour, 13 janvier, à 17 h, plus de 200 sahraouis se rassemblent pour une manifestation pacifique rue Essmara pour revendiquer l'élargissement du mandat de la Minurso, à l'appel de la coordination des associations et comités sahraouis de défense des droits de l'homme. 5 minutes après leur rassemblement les forces d'occupation en civil et en uniforme interviennent brutalement pour les disperser. Plus de 120 personnes sont blessées, dont une soixantaine de femmes.
Mariem Bourhimi, Sabar Bani et Mohamed Saleh Zerouali des journalistes de notre Équipe présents sur place sont pris à parti violemment eux aussi. Mariem, 28 ans, est blessée, son bras droit est cassé. https://www.youtube.com/watch?v=fp-FcTIU10c

Après cette intervention, plusieurs manifestations s'organisent spontanément dans les quartiers les appartements rouges, Erraha, Lahchicha, rue Echaouia, rue Mezouar, rue Tan Tan,  quartier Ma'atalah, quartier Lina'ach, quartier El A'aouda et quartier Douirat de El Aaiun.

Rue du 24 novembre, prés de Colomina Erradsa, les forces d'occupation interviennent brutalement contre une manifestation d'une soixantaine de personnes, et blessent l'activiste sahraoui Daikh Lbkai à la tète par leurs jets de pierre. Daikh Lbkai, 17 ans, est transporté en urgence à l'hôpital où il est opéré. Il est toujours hospitalisé et semble aller mieux, mais n'a toujours pas retrouvé l'usage de la parole.

Simultanément, les forces d'occupation se déploient dans le quartier Lina'ach de El Aaiun, scandent des slogans racistes contre les sahraouis, et crient "sortez fils de putes".

À Essmara occupée, le 15 janvier, 200 manifestants revendiquent  le respect des droits fondamentaux du peuple sahraoui. 4 citoyens sahraouis sont blessés lors de l'intervention brutale des forces d'occupations.
Soukaina  Belkher, 35 ans, est blessée au niveau des cervicales et elle est  transportée en urgence à l'hôpital de El Aaiun. Outre les douleurs dues aux coups, elle souffre de maux de têtes, vertiges. Elle est toujours à l'hôpital et doit garder une minerve.
Brahim Hamma, Lhafed Saleh Boujma'a, Mohamed Slimi, sont séparément enlevés pendant et après la manifestation par les forces sécuritaires et sont conduits en dehors de la ville dans une fourgonnette, torturés puis relâchés en mauvais état dans le désert. Brahim Hamma, 25 ans, est blessé à la tête et au cou et a été soigné à l'hôpital. Lhafed Saleh Boujma'a, mineur, souffre de blessure à la tête, au dos et aux genoux. La manifestation de protestation organisée par sa famille devant la province est brutalement dispersée. Mohamed Slimi, mineur lui aussi, blessé à la tête et aux genoux témoigne ici : https://www.youtube.com/watch?v=y8h47kLZd5I&feature=youtu.be

Vendredi 17 janvier 2013, cinq activistes sahraouis entrent au siège de la Minurso à El Mahbes à l'Est de Essmara occupée, demandent à ce que le référendum d'autodétermination de leur peuple soit mis en place et s'installent pour un sit in de protestation face à l'absence de réponse des membres de la Minurso.
Après quelques heures, ils sont remis à la gendarmerie militaire marocaine, qui les conduit au commissariat de police de Guelmim au sud du Maroc, d'où ils sont relâchés après avoir été interrogés.

À Boujdour occupée, samedi 18 janvier au soir, Mohamed Ehouiria, Chaikh Kmach, Mohamed Yahdih Trayah, Kharachi Yahdih, Kamal Zoubair, Sid Ahmed Babait, Emjayed Erra'ai, Kouirir Salek, Mohamed Salem Fennich, militants connus de l'Intifada sahraouie sont arrêtés par des patrouilleurs dans la rue principale de la ville. Ils sont conduits au centre de police, torturés puis amenés hors de la ville et relâchés dans une décharge à ordures.
Notre correspondant à Boujdour rappelle que ces militants sont régulièrement harcelés et insultés, ainsi que l'activiste sahraouie Sultana Khaya dont la maison de la famille est toujours encerclée par la police marocaine.

Équipe Média, Sahara Occidental occupé
19 janvier 2014

jeudi 19 décembre 2013

Point presse Quai d'Orsay sur le Sahara Occidental 18-12-13

Toute (notre) honte bue !

 

Point de presse du 18 décembre 2013 - Quai D'orsay

2. Sahara occidental

Q - Vous avez reçu lundi à Paris M. Ross envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara. Quelle est la position de la France sur le dossier du Sahara?

R - La position de la France est claire et constante. Le président de la République a eu l'occasion de la rappeler lors de sa visite d'État au Maroc les 3 et 4 avril.

Le statu quo n'est dans l'intérêt de personne. Nous soutenons depuis longtemps la recherche d'une solution politique juste, durable et mutuellement agréée sous l'égide des Nations unies et conformément aux résolutions du conseil de sécurité.

Nous appuyons les efforts de l'envoyé spécial et envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies, M. Christopher Ross. Nous entretenons un dialogue fréquent avec lui comme avec les principaux partenaires intéressés.

Le Maroc a présenté en 2007 un plan d'autonomie pour le Sahara occidental, que la France considère comme une base sérieuse et crédible pour une solution négociée.


Source : http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=ppfr2013-12-18.html


mardi 28 mai 2013

Déclaration de parlementaires japonais sur le Sahara Occidental

Première déclaration historique de 5 importants parlementaires japonais sur le Sahara Occidental à l'occasion de l'anniversaire du 40ème anniversaire de la lutte sahraouie pour l'autodétermination. ITSUKO Hirata

Membres du parlement japonais
2-2-1 Nagata cha Chiyado.Ku Tokyo Japan
20 mai 2013
Déclaration sur le Sahara Occidental 

Considérant l'avis juridique de la Cour Internationale de Justice du 16 octobre 1975 qui sur le cas du Sahara Occidental déclare qu’il n’y a pas de lien de souveraineté territorial entre le territoire du Sahara Occidental et le Royaume du Maroc, et par conséquent que la cour n’a pas trouvé de lien légaux de nature à affecter l’application de la résolution 1514 (XV) dans la décolonisation du Sahara Occidental, en particulier, le principe d’autodétermination par l’expression libre et sincère des peuples du territoire.

Concernés par le rapport pays du 19 avril 13 du Département d’État des États Unis sur les Droits de l’Homme, sur les abus des droits humains au Sahara Occidental sous contrôle marocain, rapport confirmé par Amnesty international, Human Rights Watch et le centre Robert F. Kennedy.

Les membres de différents partis représentés au parlement du Japon co-signataires de cette présente déclaration de préoccupation, soutiennent la solution politique de ce long conflit du Sahara Occidental à travers un referendum démocratique qui permettra au peuple du Sahara Occidental de choisir librement son destin, qui rendra possible l’intégration régionale et la paix dans la région. 
Les cosignataires soutiennent l’implication de la communauté internationale dans la protection des droits humains du peuple sahraoui.

Cosignataires :
1- Yukio Ubukata : représentant de WSJPA (Association de parlementaires japonais pour le Sahara Occidental). [Parti démocratique]
2- Satsuki EDA: Ex Président (Rapporteur) de la Chambre des Conseillers. [Parti démocratique]
3- Mito KAKIZAWA: Membre de la commission Budget.  [Minnano Tou - Votre Parti]
4- Akira KASAI: Membre de la commission affaires étrangères. [Parti communiste japonais]
5- Mizuho HUKUSHIMA: Président du Parti social-démocrate. [Parti social-démocrate]

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Traduction non officielle APSO

dimanche 24 février 2013

Déclaration de la Voie Démocratique, Lille février 13



 
La Voie Démocratique – LILLE-


Dans le cadre de sa réunion du 22 février 2013, le Comité Local de la Voie Démocratique de Lille (France), a ouvert un débat sur la situation actuelle des luttes au Maroc et annonce à l’opinion publique ce qui suit:



*      Le comité soutient les luttes du peuple Marocain et salue les initiatives du mouvement du 20 février qui fête ses deux ans de luttes. Ses revendications sont justes et partagées par la majorité du peuple :
§         Une constitution émanant du peuple, lui donnant la souveraineté de choisir son régime et séparant les pouvoirs ;
§         Le respect des droits de l’Homme et l’arrêt de l’impunité des criminels et de ceux qui leur ont donné les ordres. Nous tenons le roi du Maroc pour le premier responsable en tant que chef de l’Etat.

*      Nous considérons que la répression, les arrestations, les assassinats et la torture sont les caractéristiques inchangées de ce régime. Ceci démontre la peur qu’il a de perdre ses intérêts. Le peuple Marocain a beaucoup donné pour sa liberté et n’arrêtera pas sa lutte. Ce sont aussi ses intérêts en tant que peuple qui sont en jeu.

*      Les tribunaux militaires viennent d’infliger des peines sévères à une vingtaine de militants Sahraouis. Nous réclamons leur libération immédiate et déclarons que la volonté du peuple Sahraoui qui aspire à sa liberté et à son autodétermination ne peut être ébranlée après 38 ans par des simulacres de jugements honteux.

*      Nous exprimons à l’opinion publique notre indignation face aux tentatives de réhabilitation du criminel Hassan II, premier responsable des crimes durant les années de plomb où notre peuple a subi des disparitions, assassinats, tortures… Ces tentatives ont eu lieu le jour où le Mouvement du 20 février s’apprêtait à commémorer sa deuxième année de luttes pour édifier la démocratie, la dignité et la justice sociale.
 
 *      Nous appuyons les initiatives du Rassemblement de la Gauche Démocratique en Europe, et appelons tous les militants progressistes à un large front en soutien des luttes de notre peuple ici et au Maroc.

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE MAROCAIN
TOUTE la VÉRITÉ SUR LES CRIMES POLITIQUES et ÉCONOMIQUES

Lille le 22 février 2013