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mercredi 11 mars 2015

Emissions francophones : Sahara Occidental, Maroc, France, Suisse...

France inter : Comme un bruit qui court, notre voisin le roi" le 7 mars à 16h


lien écoute : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=1063689


RTS : "L'implantation du groupe suisse Glencore au Sahara occidental crée le débat"
Glencore a signé son contrat avec le Maroc, alors que la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du royaume sur le Sahara occidental.


lien direct vers la vidéo : http://tp.srgssr.ch/p/rts/embed?urn=urn%3Arts%3Avideo%3A6599486
vers l'émission : http://www.rts.ch/play/tv/le-19h30/video/limplantation-du-groupe-suisse-glencore-au-sahara-occidental-cree-le-debat?id=6599486



Le supplément Canal + : "France -Maroc : c'est compliqué"

lien : http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-supplement/pid6586-l-emission.html?vid=1223912#pid6586-l-emission.html?vid=1223912&_suid=1426067723572013078473476246355

samedi 3 mai 2014

Témoignage de Mohamed Dihani, les aveux sous la torture marocaine


Sous titrage EM

Mohamed Dihani est Sahraoui, et prisonnier politique du royaume marocain. De son enlevement à son emprisonnement, il témoigne dans une vidéo enregistrée le 17.04.2011 - plus facile à sortir de prison qu'un courrier - de ce qu'il a vécu, les brutalités policières, chantages et violences psychologiques, les aveux extorqués sous la torture, sort réservé par le régime marocain aux citoyens Sahraouis qui resistent pacifiquement contre l'occupation militaire de leur pays.
Mohamed Dahani a lui toujours rejeté toute forme de violence et l'extrémisme.

Daihani a été enlevé le 28 avril 2010 par des agents de la Direction de la surveillance du territoire (DST), alors qu’il quittait la fête donnée en l'honneur de la libération de son cousin, emprisonné pendant 10 mois pour avoir exprimé ses opinions politiques.
Mohamed Daihani a ensuite disparu pendant 6 mois qu'il a passé en détention secrète à Témara. Dans ces lieux, il a été soumis à la torture pendant plus de 10 jours, ce qui l'a obligé à céder au chantage et à la pression. On lui avait dit que sa libération dépendait de sa coopération. Le 29 octobre 2010, il est emmené à la prison de Salé. Il a été torturé physiquement et psychologiquement à nouveau en 2011 et en 2012.
Mercredi 18 décembre 2013, la section de la cour d'appel de Rabat à Salé convoque Mohamed Daihani pour l’audience du procès devant la cour de cassation. Au dernier moment, l'administration pénitentiaire l’informe du report du procès au 8 janvier 2014.
Mohamed Daihani conteste la peine de prison de six ans ferme  prononcée par la même Cour d’appel pour les chefs d'accusations d'avoir l'intention : d'attaquer la prison noire d'El Aaiun pour y libérer les prisonniers politiques, d’assassiner les Sahraouis collaborateurs avec le Maroc et de préparer des attentats terroristes en Italie.

Les charges détaillées qui pèsent contre lui sont les suivantes:
Planification de bombarder la prison locale de El Aaiun par des explosifs, comme il est prétendu être le plus important lieu de détention du groupe de fidèles au Polisario,
Planification d'assassiner certains des figures d'autorité, y compris certains responsables de la sécurité nationale à El Aaiun,
Planification de mener des attaques à l'explosif contre l'une des voitures de police qui sont souvent garées à proximité d'une des stations-service à Smara, rue de Laayoune,
Planification de cibler les touristes étrangers séjournant à l'Hôtel Nagjir situé à Foum Elwad plage,
Planification de dévaliser une agence bancaire en Italie pour obtenir financements,
Planification de cibler restaurant du Mac Donald à Rome,
Planification de saboter la partie de la liaison ferroviaire entre les villes de Livourne et Grossito,
Planification d'assassiner l'un des personnages du Vatican

Condamné à 10 ans de prison en première instance en raison de toutes ces charges, il conteste tout en bloc.
Il fait appel, et est condamné à 6 ans de prison. Après son pourvoi en cassation la peine est réduite à 5 ans.

L’accumulation des charges et leur démesure confère cependant à leur discrédit, et confirme tacitement leur fabrication intégrale, surtout au vu de l'indécision des peines.


Equipe Média, Sahara Occidental occupé
Le 3 mai 2014

dimanche 26 mai 2013

L'ACAT France mobilise contre la complicité française des exactions marocaines au Sahara Occidental

ACAT France : http://www.acatfrance.fr/appel_mois.php?id=81#situation

Signez l'appel de ce mois !

Maroc

France-Maroc, L'amitié de la honte
DATE LIMITE LE 10 juin 2013
> Situation > Agir

Situation

Le Maroc intensifie sa politique de colonisation et de discrimination à l’égard du peuple sahraoui, initiée il y a 38 ans.
Sa méthode : la violence.
Sa caution : le silence complice de la France.


Répression violente de manifestations, tortures, procès inéquitables sont autant de violations des droits de l’homme fréquemment infligées aux Sahraouis qui militent depuis plusieurs décennies pour le respect de leur droit à l’autodétermination et contre les discriminations dont ils sont l’objet de la part des autorités du royaume. La France, principal allié diplomatique et partenaire économique du royaume, fait la sourde oreille aux demandes d’intercession formulées par les ONG de défense des droits de l’homme.

Une volence ordinaire

La politique répressive du gouvernement marocain a atteint son paroxysme en novembre 2010. A la suite du démantèlement du camp sahraoui de Gdeim Izik au cours duquel neuf agents de sécurité marocains ont été tués, les forces de l’ordre se sont livrées à une vague de répression d’une extrême brutalité, arrêtant, torturant et emprisonnant des dizaines de personnes.
Malgré les nombreuses protestations d’une partie de la communauté internationale, la violence reste de mise. Les militants sahraouis et les simples manifestants continuent d’être régulièrement passés à tabac par les membres des forces de sécurité, au cours de rassemblements pacifiques considérés comme illégaux. Ceux qui sont arrêtés sont toujours humiliés et maltraités, voire torturés, puis relâchés ou placés en détention provisoire et poursuivis en justice.

Un mépris décomplexé pour les droits de l’homme

Le 16 février 2013, 24 militants sahraouis arrêtés dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik ont été condamnés par le tribunal militaire de rabat à de lourdes peines d’emprisonnement, allant jusqu’à la perpétuité pour neuf d’entre eux. Ils ont été jugés coupables d’association de malfaiteurs, outrage et violences à fonctionnaires et homicides volontaires, en référence aux neuf agents de sécurité marocains tués au cours du démantèlement du camp.
Une parodie de justice ! un tribunal militaire a jugé des civils. les juges n’ont pas tenu compte des allégations de torture formulées par les accusés et ont refusé toute expertise médicale capable de les étayer. enfin, aucune preuve n’a pu être apportée concernant l’implication personnelle des accusés dans la mort des neufs agents. c’est bien leur engagement en faveur des droits des sahraouis qui a valu à ces 24 militants d’être poursuivis et condamnés.
Avec cette condamnation, les autorités marocaines ont témoigné, sans complexe, de leur disposition à faire fi des droits de l’homme pour tout ce qui a trait au sahara occidental. une insolence que la france n’a pas dénoncée pour ne pas entacher la relation amicale et lucrative qui la lie à la monarchie.

Pour aller plus loin

> Écouter. Voix de l'Amérique - Emission spéciale sur le Sahara occidental avec Hélène Legeay

Agir

Après avoir signé cette lettre, il vous suffit de la renvoyer à l'adresse indiquée
À la fin de la lettre, retrouvez le fichier de la lettre d'action, ainsi que tous les documents de l'appel du mois (affiche, appel du mois complet, pétition).

>> Écrivez au Président de la République François Hollande avant le 10 juin 13CAT

Monsieur François Hollande
Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du faubourg Saint-Honoré
75008 paris


Monsieur le Président,

Sur la base d’informations communiquées par l’acat, je vous exprime ma vive réprobation face à la complaisance dont fait preuve la france vis-à-vis du Maroc, malgré les graves atteintes aux droits de l’homme perpétrées par les autorités du royaume à l’encontre de
la population sahraouie. Les militants et simples manifestants sahraouis sont fréquemment passés à tabac par les forces de sécurité au cours de rassemblements pacifiques considérés comme illégaux. ceux qui sont arrêtés sont maltraités, voire torturés, et parfois
poursuivis en justice sur la base de fausses accusations.

Face à l’illégalité flagrante d’un tel comportement, la france fait preuve d’un silence complice qui n’est pas digne de notre démocratie.
l’absence de réaction significative de votre part, à la suite de la condamnation de 24militants sahraouis à de très lourdes peines à l’issue d’un procès inéquitable, en février dernier, est emblématique de cette indulgence répréhensible.


Dans ces circonstances, je vous demande, Monsieur le président, de bien vouloir :

• intercéder auprès des autorités marocaines en faveur de la libération immédiate des 24 militants ;
• condamner fermement et systématiquement les graves atteintes aux droits fondamentaux des sahraouis ;
• conditionner la coopération économique bilatérale et européenne avec le Maroc au respect, par le royaume, de ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme.


Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma plus haute considération.
 

mercredi 15 mai 2013

EM : Les coups de la police marocaine le laisse amnésique, il a 16 ans


Un enfant sahraoui reste amnésique suite aux tortures que lui ont infligées les policiers marocains. C’était il y a 15 jours, après le renouvellement à l’identique par l’ONU de sa mission du notre territoire. La mission doit organiser le referendum d’autodétermination du peuple sahraoui depuis 1991. Elle n’avance à l’évidence pas dans sa mission, et ne peut pas protéger les supposés bénéficiaires du même référendum.

Adnan Ahmed Amsa'aed, 16 ans, a été enlevé le 30 avril 2013 vers 17h sur le boulevard d'El Qairaouan à El Aaiun occupée. Il a été torturé par les policiers marocains pendant 2h, dans une camionnette qui se déplaçait, et relâché loin de sa maison.
Il souffre d’hématomes évidents au niveau de la tête et de la mâchoire inférieure, et de douleurs violentes au niveau des parties génitales.
Adnan est né à El Aaiun occupée en 1997, il a étudié jusqu’en troisième année au collège et savait lire et écrire avant son arrestation. Mais après avoir été frappé et torturé le 30 avril, il ne plus reconnaît les lettres ni les mots, et ne reconnaît pas l'école où il étudiait. Il ne reconnaît d’autre part pas tous les membres de sa famille. Il est effrayé quand des hommes portant des lunettes s’approchent de lui, et l’appel à la prière le met dans un état de grande angoisse. La famille a identifié que cela était en relation avec les caractéristiques physiques des tortionnaires et la période de la torture.
Selon la famille, le traumatisme de l’enfant leur a semblé très fort au niveau psychologique ; Sachant qu’il n’y aucun entité de soins psychiatriques à El Aaiun, ils ont gardé le jeune à la maison pour le protéger.
Néanmoins, le 13 mai 2013, Adnan a été transporté à l'hôpital Ben Mehdi pour les fortes douleurs qui persistait au niveau de ses parties génitales. Le docteur marocain Hajji a refusé de le soigner et a dit qu’il fallait le transporter à Agadir.
Selon des activistes sahraouis M.Hajji semble refuser régulièrement de soigner les sahraouis. C’est le même docteur qui avait menacé Fatma Daouidi, blessée aux doigts lors des manifestations du 25 avril,  de lui casser les autres.

Le cas d'Adnan Amsa'aed montre les pratiques réelles du Maroc alors que le Royaume prétend respecter les droits humains, a signé la Convention relative aux droits de l'enfant le 26 juin 1990 et l'a ratifiée le 21 juin 1993.
Le royaume torture et se permet de réfuter les rapports et vidéos qui exposent et montrent  les faits. Il adopte même une attitude d’agressé, pour tenter de cacher ses exactions.
La famille Amsa'aed a déposé une plainte devant le procureur, mais aucune enquête n'a été ouverte. C’est une pratique courante de justice sélective pratiquée par le Maroc au Sahara Occidental.
Le royaume poursuit les sahraouis avec des accusations fabriquées, mais ne fait rien pour traiter les milliers des plaintes déposées par les victimes sahraouies.

Si l’information de la torture de cet enfant n’a été portée à la connaissance de notre équipe que 15 jours après les faits, il est probable que d’autres enfants ont subit des sorts similaires.
L'équipe Media se tient à la disposition des familles pour les informer des démarches à suivre pour des cas similaires, et les orienter vers les organismes locaux et internationaux crédibles et sérieux de protections des mineurs.
Alors que le monde s’apprête à célébrer le 1er juin la Journée mondiale de l'enfance, et que le Maroc affichera des slogans auto-satisfaits, ses pratiques policières sur les enfants sahraouis laissent des blessures physiques et psychologiques qu’il semble espérer indélébiles et dissuasives.
Email : d.equipe.media2011@gmail.com

Equipe Media, El Aaiun 
Sahara Occidental occupé, 14/05/13