Affichage des articles dont le libellé est tomates. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est tomates. Afficher tous les articles

jeudi 16 janvier 2014

WSRW : La Hollande pour des mesures de l'UE pour les tomates du Sahara

Le gouvernement néerlandais a demandé à la Commission Européenne de fournir des éclaircissements sur ses importations de tomates en provenance du Sahara Occidental, selon le ministre néerlandais des Affaires Étrangères.

Dans sa réponse aux questions parlementaires le 17 décembre 2013, le ministre des Affaires Étrangères néerlandais Frans Timmermans a déclaré que le gouvernement néerlandais soutiendra une approche à l'échelle européenne en ce qui concerne l'étiquetage des produits du Sahara Occidental, plutôt que l'introduction d'un certificat d'origine par lui-même.

"Le gouvernement néerlandais attache une grande importance à l'origine des produits", a déclaré le ministre. Par conséquent, " les Pays-Bas ont insisté pour que la Commission Européenne fournisse plus de clarté sur l'origine des produits du Sahara Occidental, afin que les consommateurs puissent être correctement informés. Mais la Commission européenne n’a jusqu'ici pas pris d’initiatives en la matière".

Timmermans est convaincu que des parallèles peuvent être établis entre les cas d'importations en provenance du territoire palestinien et du Sahara Occidental, mais estime que l'absence de consensus sur les importations du dernier peut être attribuée à l'attention limitée que le conflit recueille.

label_and_liability_cover_300.jpgEn août 2012, le gouvernement néerlandais a été le premier gouvernement de l'UE d'affirmer que les produits du Sahara Occidental ne devaient pas bénéficier des régimes tarifaires accordées au Maroc. La déclaration a été le résultat de questions parlementaires basées sur le rapport de Western Sahara Resource Watch «étiquette et responsabilité», qui documente la façon dont les tomates produites au Sahara Occidental occupé arrivent dans les supermarchés de l'UE estampillées Maroc .

Quelques mois plus tard, le gouvernement suédois a exprimé une position similaire.
Aucun État au monde ne reconnaît les revendications marocaines sur le territoire du Sahara Occidental.


http://www.wsrw.org
Le rapport  "étiquettes et responsabilité" est à télécharger ici.

mercredi 9 octobre 2013

Selon la COAG, le Maroc pourrait utiliser 56 substances actives interdites en UE pour la culture des tomates

L'organisation agricole demande à Arias Cañete de renforcer les contrôles aux frontières
EUROPA PRESS

L'accord agricole entre l'UE et le Maroc, qui est entré en vigueur cette semaine, abaisse "la barre des règles phytosanitaires" pour les productions du royaume alaouite, ce que dénonce l'organisation agricole espagnole COAG, qui avertit que le Maroc pourrait utiliser au moins 56 substances actives interdites dans l'UE pour le traitement des maladies affectant les cultures de tomates.

La COAG a fait une étude basée sur les données officielles de la Commission européenne et du ministère de l'Agriculture, qui répertorient les substances actives interdites en Espagne pour des formulations phytosanitaires entrant dans la culture des tomates, mais qui, lorsqu'il s'agit d'importations en provenance de pays tiers sont fixées à une limite maximale de résidus qui "dans la pratique, nécessite l'homologation pour une utilisation possible dans les cultures."

Pour cette raison, l'organisation agricole a demandé au ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement, Miguel Arias Cañete, qu'il exige des autorités marocaines "des progrès substantiels et tangibles" dans la réduction de ces pesticides interdits dans l'UE, lors du sommet hispano-marocain qui se tiendra prochainement à Rabat.

La COAG a aussi demandé au Gouvernement de renforcer les contrôles aux frontières pour empêcher les produits dépassant le seuil autorisé de ces résidus toxiques d'entrer dans le marché de l'UE.

"L'hypocrisie des autorités communautaires et le laxisme du gouvernement espagnol portent de graves préjudices aux intérêts des producteurs espagnols de fruits et légumes, qui sont sans défense contre la concurrence déloyale de ces produits », regrette la COAG, qui ajoute que "les règles du jeu doivent être égales pour tous".

L'organisation a également souligné que cette situation contraste avec les efforts des agriculteurs espagnols afin de réduire l'utilisation des "produits chimiques" dans leurs cultures.

Selon les données disponibles pour l'Espagne, la quasi-totalité des hectares de fruits et légumes tend à une culture avec techniques de production intégrée et 80% des cultures sous serre utilisent déjà des moyens biologiques pour traiter les cultures infectées.

MADRID, 3 octobre (EUROPA PRESS) -

Traduction non officielle APSO, version originale : http://www.europapress.es/murcia/noticia-marruecos-podria-aplicar-tomates-56-sustancias-activas-prohibidas-ue-coag-20121003134002.html

Note : la COAG alertait déjà en février, voir http://apsoinfo.blogspot.fr/2013/02/le-maroc-pourrait-appliquer-sur-vos.html

mardi 1 octobre 2013

WSRW : Vos commerçants vendent-ils les tomates du conflit ?


La campagne d'exportation de tomates du Maroc commence aujourd'hui. Mais certaines des tomates « marocaines » que vous trouverez bientôt sur les étals ont été cultivées illégalement dans un territoire sous occupation militaire. Vous avez repéré des tomates sales ? Aidez-nous à les identifier dans votre magasin !

Western Sahara Resource Watch a besoin de vos renseignements pour connaître le sort des tomates portant les étiquettes visibles à droite.

Il y a des risques que ces produits soient originaires de Dakhla - une ville située dans le sud du Sahara Occidental occupé. Ces produits ont habituellement des fausses étiquettes «Maroc». Mais le Maroc est l'Etat voisin au nord du Sahara Occidental, qui a envahi le territoire en 1975. Aujourd'hui, au mépris flagrant du droit international, le Maroc continue d'occuper une grande partie du Sahara Occidental, de liquider ses ressources et productions, y compris les tomates, comme si elles lui appartenaient. Et tandis que les produits sont dans tous les supermarchés autour du monde, leur origine est cachée au public.

Quel est le problème ?
- Les clients ont le droit d'être informés sur les produits qu'ils achètent. Si les produits du Sahara Occidental ont l’étiquetage trompeur « Maroc », le client est mal informé, et ne peut pas prendre une décision éclairée d’acheter ou non le produit.
- L'achat de produits du Sahara Occidental occupé donne une légitimité morale aux réclamations insoutenables du Maroc sur le territoire. Votre argent ne doit pas être utilisé pour soutenir une occupation brutale.
- Le peuple sahraoui ne bénéficie pas du secteur agricole, pas plus qu’il n'a donné son consentement pour le développement de l'agro-industrie dans son pays. Toutes les plantations de la région sont la propriété de conglomérats franco-marocains ou du roi du Maroc lui-même, et non des Sahraouis.
- Cultiver des légumes dans le désert nécessite d’énormes quantités d'eau, prélevées sur les réserves d'eau souterraine de la région - une source de vie inestimable pour le peuple sahraoui.
- Environ 160.000 Sahraouis vivent dans des conditions déplorables dans les camps de réfugiés en Algérie. Leur alimentation est très pauvre en fruits et légumes frais. Il est éthiquement sale pour le régime d'occupation de profiter de produits cultivés sur la terre que ce peuple a dû fuir pour éviter les horreurs de la guerre.

Aidez WSRW à traquer les tomates volées ! Vous pouvez faire beaucoup, en tant que consommateur, pour arrêter le vol. Voila ce qu'il faut faire quand vous tombez sur des tomates potentiellement importunes, étiquetées comme venant du Maroc.

1. Prenez une photo

Prenez une photo des tomates, montrant clairement la marque, le code barre et l'origine présumée, et vous nous l'envoyez à tomato@wsrw.org. N’oubliez pas de nous indiquer le nom et l'emplacement du magasin lors de l'envoi de vos photos.

Recherchez les marques représentées ci-dessus. Mais attention : les tomates du Sahara Occidental sont également vendues sous des marques de distributeurs, comme ç’a été par exemple le cas de la chaîne de supermarchés carrefour. Le pays d'origine annoncé doit être votre indicateur privilégié.

2 . Entrez en contact avec le gestionnaire du magasin

En tant que client, vous avez le droit de connaître l'origine exacte du produit que vous achetez. Demandez au gestionnaire de la boutique, il doit être en mesure de vous fournir une localisation plus précise dans le pays.

N'hésitez pas à vous inspirer de ce modèle de lettre (voir ci-dessous) pour contacter le service client du magasin si le personnel sur place ne peut pas vous aider. Et s'il vous plaît envoyer une copie de la réponse que vous recevez à tomato@wsrw.org.

3. Contactez vos élus

Demandez à vos parlementaires nationaux de soulever la question avec le gouvernement : si aucun pays au monde ne reconnaît les revendications du Maroc sur le Sahara Occidental, pourquoi acceptent-ils des produits provenant du Sahara Occidental estampillés comme venant du Maroc ? Et pourquoi êtes-vous, en tant que client, privé de votre droit d'être pleinement informé sur le produit que vous envisagez d'acheter ?


http://www.wsrw.org/a111x2663

--------------------
Exemple de courrier à votre magasin

Madame, monsieur
Aujourd'hui, j'ai vu que [nom de l'enseigne] situé à [lieu - ville quartier...] vend des tomates / melons / concombres du label [Idyl / Azura / Etoile du Sud / Les Domaines Agricoles].
Selon l'Organisation Western Sahara Resource Watch, il y a une forte probabilité que le produit de ce label soit originaire du territoire du Sahara Occidental. L'importation et la vente de produits du Sahara Occidental est très problématique. La production agricole a lieu sur la partie du territoire sous occupation marocaine. Pourtant, le producteur agricole marque les marchandises comme venant du «Maroc».
J'ai deux questions à ce propos et j'espère que vous y répondrez pour les produits vendus dans votre magasin sous l'étiquette [Idyl / Azura / Etoile du Sud / Les Domaines Agricoles].
1) Où exactement le produit a-t'il été cultivé? [merci de préciser l'adresse ou les coordonnées de la plantation]
2) Votre entreprise a-t'elle jamais cherché des garanties auprès de votre fournisseur pour que les produits étiquetés [Idyl / Azura / Etoile du Sud / Les Domaines Agricoles] soient d'origine marocaine - et non du Sahara Occidental ?
En l'attente de votre réponse,
Sincères salutations


lundi 15 avril 2013

WSRW : Une chaîne suisse rebaptise les melons du Sahara Occidental


Une des chaînes de supermarchés Suisse a déclaré qu'elle remplacera les étiquettes «Maroc» par «Sahara Occidental» sur les melons qui sont importés depuis le territoire occupé.

La chaîne suisse Migros mettra en œuvre l’étiquetage Sahara Occidental à partir de 2014, a déclaré un porte-parole de la chaîne d'épicerie dans l'édition suisse du journal allemand Die Zeit. Die Zeit a fait paraître un article sur les origines controversées de certains fruits et légumes qui se retrouvent dans les supermarchés suisses : les parties du Sahara Occidental sont occupés par le Maroc depuis 1975.

Selon l'hebdomadaire Die Zeit, Migros importe des produits du conglomérat franco-marocain Idyl. L’entreprise est propriétaire de plantations et de serres au Maroc proprement dit, mais aussi près de la ville de Dakhla, dans le sud du Sahara Occidental occupé. Les fruits et légumes cultivés dans la région sont transportés à Agadir, au Maroc, où ils sont emballés avant d'être expédiés vers les magasins à travers le monde.

Face à des preuves qu'une partie de leurs importations proviennent en fait du territoire occupé du Sahara Occidental, Migros a annoncé qu'il allait ré-étiqueter les melons qui sont cultivées à Dakhla. À partir de 2014, le supermarché va marquer les melons comme étant originaire du Sahara Occidental et non du Maroc comme les emballages le mentionnent maintenant.

L'an dernier, Migros a pris une décision similaire de marquer les légumes cultivés par des entreprises israéliennes sur les terres palestiniennes occupées comme étant de Palestine.

Selon le Secrétariat d'Etat suisse aux affaires économiques, la Suisse a importé pour 30 millions de francs suisses de fruits et légumes en provenance du Maroc en 2012. La part du lion de ces importations est la tomate.

L'an dernier, Western Sahara Resource Watch a publié un rapport intitulé «Etiquette et responsabilité", documentant comment les produits de l'agro-industrie contestée sur les terres occupées se retrouvaient sur les étals des supermarchés de l'UE.


Source wsrw

vendredi 1 février 2013

Le Maroc pourrait appliquer sur vos tomates 56 substances actives interdites dans l'UE

03-10-2012 | Le Maroc pourrait appliquer sur vos tomates 56 substances actives interdites dans l'UE
 
À l’occasion du sommet hispano-marocain qui s'est tenu à Rabat, COAG a demandé au ministre Arias Cañete le renforcement des contrôles aux frontières et qu’il exige de son homologue marocain des progrès notables dans la réduction des pesticides non autorisés dans l'UE.

L'accord de libre-échange agricole entre l'UE et le Maroc, qui est entré en vigueur cette semaine, laisse «la porte phytosanitaire ouverte » aux productions du royaume alaouite.

L'hypocrisie des autorités de l'UE et la tiédeur du gouvernement espagnol fait des ravages sur les producteurs espagnols de fruits et de légumes, qui sont sans défense contre la concurrence déloyale de ces produits.

- Cela contraste avec les efforts des agriculteurs espagnols afin de réduire l'utilisation de «produits chimiques» dans leurs cultures. 80% de la superficie de fruits et de légumes sous serres utilisent maintenant la lutte biologique pour lutter contre les parasites.

Madrid, le 3 octobre 2012. La coordination des organisations espagnoles d'agriculteurs et d’éleveurs (COAG) affirme que le Maroc pourrait utiliser pour le traitement des parasites de la culture de tomate au moins 56 substances actives interdites dans l'UE (voir tableau ci-dessous). L'étude, menée par le département agriculture de COAG à partir des données officielles de la Commission européenne et du ministère de l'Agriculture, rassemble tous les ingrédients actifs qui sont interdits en Espagne dans les formulations phytosanitaires pour les tomates. Cela alors que pourtant, pour les importations en provenance de pays tiers, il est fixé une limite maximale de résidus (LMR) qui, dans la pratique, approuve leur utilisation possible sur les cultures.

Dans cette situation, même couvert par le nouvel accord commercial agricole entre l'UE et le Maroc entré en vigueur cette semaine, COAG a demandé au Ministre Arias Cañete lors du sommet hispano-marocain qui a eu lieu à Rabat, qu’il exige des autorités marocaines des progrès substantiels et tangibles dans la réduction de l’utilisation de pesticides interdits dans l'UE. Il est également nécessaire que le gouvernement renforce les contrôles aux frontières pour empêcher l’entrée sur le marché de l'UE de produits avec une limite de résidus supérieure à l’autorisation.
"L'hypocrisie des autorités de l'UE et la tiédeur du gouvernement espagnol fait des ravages sur les producteurs espagnols de fruits et de légumes, qui sont sans défense contre la concurrence déloyale de ces produits. S’il y a libre-échange, les règles du jeu doivent être égales pour tous », a soutenu Andrés Góngora, responsable de fruits et légumes de COAG (Comité de l'agriculture).

Cela contraste avec les efforts des agriculteurs espagnols pour réduire l'utilisation de «produits chimiques» dans leurs cultures. Dans notre pays, la quasi-totalité de la superficie de fruits et légumes étant les techniques de production intégrée et 80% des cultures sous serre utilisent maintenant la lutte biologique pour lutter contre les parasites. "C’est une tendance inéluctable dans les régions productrices de notre pays et une bonne nouvelle pour que les fruits et légumes produits en Espagne sont synonymes de qualité et de respect de l'environnement dans les marchés de destination», selon Góngora.

Materias activas con LMR por encima del límite de detección pero sin formulados en España para tomate:

Traduction non officielle APSO

lundi 18 juin 2012

WSRW : Les consommateurs de l'UE complices de l’occupation sans le savoir

Le nouveau rapport de Western Sahara Resource Watch sorti aujourd'hui renseigne sur la façon dont des produits de l'agro-industrie controversée dans le territoire occupé, se retrouvent dans les paniers de clients européens non avertis.

Western Sahara Resource Watch et Emmaus Stockholm
18 juin 2012

Le 1er juillet, un nouvel accord agricole entre l'UE et le Maroc devrait entrer en vigueur. L’approximation de son champ d'application territorial permettra l’entrée dans le marché de l'UE d’importants volumes de produits frais venant du Sahara Occidental occupé.

Le nouveau rapport de Western Sahara Resource Watch sorti aujourd'hui renseigne sur la façon dont des produits de l'agro-industrie controversée dans le territoire occupé, se retrouvent dans les paniers de clients européens non avertis. Les produits sont fabriqués dans les plantations détenues par le Roi du Maroc ou par des conglomérats franco-marocains.

"Les bénéfices et les emplois générés par ces terres riches ne bénéficient qu’à la puissance occupante. Cela sabote directement les efforts de l'ONU pour résoudre le conflit ", a déclaré Sara Eyckmans de Western Sahara Resource Watch.

Le rapport, « Label and Liability» (étiquette et responsabilité), révèle en outre comment l'industrie est florissante sous une fausse déclaration systématique des pays d'origine, ce qui laisse les clients dans l’ignorance.
"Il y a une erreur systématique dans l'étiquetage des tomates en provenance des territoires occupés dans les supermarchés de l'UE. Ceci est en violation directe d'une directive clé de l'UE qui donne aux consommateurs le droit d'être correctement informés sur le pays d'origine des produits ", a déclaré Eyckmans.

En outre, l'ensemble du commerce semble incontesté par l'UE. Les produits sont certifiés comme «marocains» localement dans les territoires occupés et par le ministère marocain de l'Agriculture. Ces bureaux sont remarquablement approuvés par l'UE. Par cette pratique, l'UE a une approche complètement différente pour les produits originaires du Sahara Occidental et pour la production des mêmes légumes par les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé.

Le rapport cite également les étiquettes de légumes dont les consommateurs doivent se méfier lors de leurs achats dans les magasins locaux.

"Puisque son nouvel accord commercial avec le Maroc entre en vigueur, l'UE doit cesser immédiatement les importations de produits agricoles en provenance du territoire occupé", a déclaré Eyckmans.

Le rapport est publié par l'organisation internationale Western Sahara Resource Rights Watch avec Emmaüs Stockholm en Suède, et peut être téléchargé ici.

Contacts:
Erik Hagen, Western Sahara Resource Watch, Oslo, Tel +47 45265619, info@vest-sahara.no
Sara Eyckmans, Western Sahara Resource Watch, Bruxelles, Tel +32 475458695, coordinator@wsrw.org


WSRW : L'UE doit cesser d’utiliser à tort «Made in Maroc»

WSRW a demandé à la Commission Européenne ce qui est fait pour empêcher que les produits du Sahara Occidental soient étiquetés à tort comme étant «marocains» lorsqu’ils arrivent sur le marché européen.

Le 20 décembre 2011, Western Sahara Resource Watch (WSRW) a envoyé une lettre à M. John Dalli, commissaire européen chargé de la Santé et la politique des consommateurs.

« Nous croyons que faire du commerce avec les produits du Sahara Occidental, et les étiqueter comme « marocains » a de graves conséquences juridiques, éthiques et politiques pour l'UE et pour le consommateur. Nous aimerions savoir ce que va faire votre bureau pour s'assurer que les produits du Sahara Occidental ne sont pas étiquetés comme étant marocains », a déclaré la lettre. Téléchargez la lettre complète ici.

Le 23 février 2012, le commissaire a envoyé une réponse à WSRW disant que les questions de pays d'origine sont en dehors de la compétence de son portefeuille politique.

Le commissaire a précisé que la demande WSRW sur l'étiquetage des produits du Sahara Occidental avait été transmise au Cabinet du Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

"Je suis sûr que, en collaboration avec les services compétents de la Commission, une réponse portant sur vos préoccupations vous parviendra rapidement", a répondu le commissaire.

source : WSRW

mardi 8 novembre 2011

Les colons marocains des tomates protestent pour retourner au Sahara



Des colons venus du Maroc cultivent des quantités lucratives de tomates et de melons dans les plantations du Roi du Maroc à Dakhla, au Sahara Occidental occupé. Face à d’incessantes interruptions d'emplois, ces travailleurs manifestent actuellement à Casablanca. Pour tuer d’autres manifestations dans l'œuf, les autorités leur ont promis le retour de leur emploi.

À quelques dizaines de kilomètres de Dakhla se trouve le Domaine royal de Tiniguir, les plantations du Roi du Maroc sur la terre qu’il occupe illégalement. Ici, les travailleurs marocains sont employés pour cultiver la terre, excluant la population sahraouie locale. Pour attirer la main-d'œuvre du Maroc, des petites maisons ont été construites dans la propriété de la compagnie royale.

Depuis août 2010, de petits groupes d’ouvriers agricoles ont été continuellement virés et expulsés de leurs maisons de Tiniguir. Une manifestation solidaire sur la plantation s’est soldée par le licenciement de 40 autres personnes. Depuis lors, les travailleurs se sont réunis en un syndicat qui a commencé un sit-in devant l'Administration Générale des Propriétés Agricoles à Casablanca le 3 novembre 2011. Le wali de Dakhla leur a promis qu’ils retrouverait leur emploi s'ils arrêtaient immédiatement leur manifestation et se présentaient pour travailler à la wilaya, affirme le journal marocain Lakome.

Une photo sur les pages Web de Lakome montre les manifestants - sous le drapeau marocain.

Et là réside la plus grande controverse : les travailleurs des plantations du Roi sont des colons marocains. L’engagement agricole est une partie de la stratégie du Maroc, pour coloniser les régions du sud du Sahara Occidental. La propagande officielle marocaine catégorise les activités agricoles de développement des provinces du Sud. Néanmoins ce « développement » est réalisé sans la participation du peuple Sahraoui, et ne lui apporte rien en retour.

Certains des plus grands producteurs actifs dans la zone contestée sont les entreprises françaises Azura et Idyl, dont les produits sont disponibles partout en Europe. Ces deux sociétés emploient à elles seules jusqu'à 10.000 personnes pour l'industrie de la tomate dans la région de Dakhla. La plupart des employés sont d'origine marocaine. En raison de la controverse, les chaînes de produits frais de Scandinavie ont refusé d'acheter les tomates de Dakhla.

Pour tenter de diminuer la dépendance à la pêche dans la région, Tiniguir a été lancé comme un projet pilote en 1989 sur les instructions du roi Hassan II vieillissant. Son succès a attiré de nombreux investisseurs dans la région de Dakhla, qui compte aujourd’hui au moins 11 sites de plantation.


Source : WSRW Western Sahara Resource Watch

samedi 29 janvier 2011

Agriculture illégale au Sahara Occidental

Au cours des dernières années, le Maroc a déplacé des milliers de colons pour qu’ils travaillent dans les plantations de fruits et légumes des territoires occupés. Le nouvel engagement agricole est une partie de la stratégie du Maroc pour coloniser les régions du sud du Sahara Occidental.

L'agriculture a connu un essor lors de ces dernières années dans la région de Dakhla, dans le sud-ouest du Sahara Occidental occupé.

La propagande officielle marocaine catégorise les activités agricoles par "développement des provinces du sud". Toutefois, ce «développement» est réalisé sans la participation du peuple sahraoui et ne lui apporte rien.

Un rapport du Centre Régional d'Investissement (CRI) de Dakhla est ainsi libellé: « La création d'entreprises agro-industrielles a fait de rapides progrès au cours des dernières années. En fait, le potentiel agricole de cette région essentiellement désertique n'est pas négligeable et promet des bénéfices lucratifs pour les investisseurs. »

Le CRI estime à 1 million d'acres la zone dédiée à la production agricole au Sahara Occidental. À ce jour, plus de 529,5 ha sont exploités en six larges zones irriguées d'environ 1,434 hectares, situées dans un rayon de 70 kilomètres autour de la ville de Dakhla. Cinq de ces zones sont équipées de serres et de systèmes d'irrigation qui produisent de bonne qualité de cultures hors sol. Le CRI déclare que «des capitaux financiers considérables sont disponibles et offre d'excellentes opportunités d'investissement dans l'agriculture sous serre. »

Tomates, concombres et melons produits sur des terres occupées, arrivent sur les marchés européens, nord-américain et de l’ex URSS. Jusqu'à 6 000 personnes sont employées dans le secteur de la tomate dans la région de Dakhla, au Sahara Occidental occupé. La plupart des employés sont d'origine marocaine.

La culture agricole au milieu d’un désert exige une technologie avancée. Pourtant, dans la région de Dakhla, les plantes sont cultivées sous serre, hors sol et nourries avec des solutions d’éléments nutritifs. Pour l'irrigation, l'eau est tirée de 300 à 600 mètres de profondeur, d’une importante nappe souterraine d’eau fossile non-renouvelable.

En décembre 2008, le magazine marocain TelQuel a révélé que le roi du Maroc était propriétaire d’entreprises dans le secteur de la tomate au Sahara Occidental occupé. L'un des grands producteurs actifs dans la zone contestée est la société française, Azura, dont les produits sont disponibles dans toute l'Europe.

WSRW, wsrw.org, 29 janvier 2011

dimanche 16 janvier 2011

COAG dénonce que la Cie française Azura vende des tomates du Sahara dans l’UE

La Coordination d’Agriculteurs et d’éleveurs (COAG) dénonce la société française Azura qui vend au sein de l’Union Européenne des tomates du Sahara.

L’organisation se réunira le 27 Janvier avec le député européen José Bové pour analyser la situation. Les services juridiques de l’Union Européenne nous dirons à la fin du mois si le texte est légal ou non.

Le 22 Novembre dernier, l’organisation Coag Almería (Coordination d’Organisations d’Agriculteurs et d’Eleveurs) a annoncé que l'accord d'association entre l'Union européenne et le Maroc pourrait être déclaré illégal parce que «le texte comprend le territoire du Sahara Occidental », alors que cette zone « ne devrait pas être inclue étant donné que l'ONU ne reconnaît pas la souveraineté marocaine sur ce territoire, et que le Maroc l’a inclue dans l'accord », a expliqué le secrétaire provincial de l'organisation agraire, Andrés Góngora.

Pour analyser cette situation et l'avenir du rapport juridique qui déterminera la légalité ou l'illégalité du texte de l'accord, Gongora a prévu une réunion le 27 Janvier avec l'eurodéputé français des Verts José Bové, qui avait lui-même commandé l'étude. Bové a annoncé mardi à Bruxelles qu’avant la fin du mois de janvier le rapport devra être terminé.

Pendant ce temps, les organisations agricoles d’Almeria continuent à recueillir des renseignements pour tenter par tous les moyens possibles de faire échouer l’accord entre l'UE et le Maroc. Ainsi, Gongora a déclaré hier au quotidien d’Almería que la société française Azura dispose d'environ 200 ha de serres de tomates dans le territoire du Sahara Occidental, en particulier à Dakhla, depuis 2006. La société exporte sa production vers l'Union européenne via Perpignan, où elle possède une plate-forme logistique de plus de 4.000 mètres carrés et 8000 mètres carrés d'entrepôts frigorifiques.

La firme française, en vingt ans d'ancienneté, s’est spécialisée dans la production de fruits et légumes en provenance du Maroc. Elle a construit sa première serre à Agadir en 1988-1989, et est aujourd'hui l'un des principaux concurrents d'Almeria. L’entreprise est à la pointe dans l'utilisation des techniques de contrôle biologique ainsi que des nouvelles technologies appliquées à la culture sous plastique, tant dans les infrastructures que dans l'irrigation.

Pour la campagne en cours de fruits et légumes, Azura a annoncé son intention de vendre environ 100.000 tonnes de fruits et légumes, dont 91.000 tonnes de tomates.

Andrés Góngora est aussi préoccupé car durant les derniers jours de décembre 2010 et les premiers de janvier 2011, le Maroc a exporté vers l'Union Européenne des tomates en dessous du prix minimum fixé par la convention (0,461€ par kilo). Selon l’Observatoire de Surveillance des Prix, il a également fait la même chose avec les courgettes en début d’année. « Ils ont maintenant trois mois pour payer les droits de douane correspondants ou pour montrer les factures indiquant que le prix a été plus élevé » dit-il. « Mais nous sommes sûrs qu'ils ne paieront pas un sous. »


Traduction APSO, 16 janvier 2011. Voir l’original du 15 janvier 2011, ici.

lundi 14 juin 2010

Des tomates gênantes


Une entreprise Franco-Marocaine, Sofropel, emploie 2500 personnes au Sahara Occidental, selon un journal Marocain.

Selon un article du journal Marocain L’économiste du 3 juin 2010 (voir ci-dessous), une entreprise Franco-Marocaine appelée Sofropel emploie 2500 personnes dans la production de tomates et melons d’eau à Dakhla.

Les tomates sont commercialisées sous la marque « Idyl » sur le marché Européen.

Plusieurs chaînes d’épicerie en Europe ont cessé la vente de ces produits après l’information par Western Sahara Resource Watch de leur provenance réelle : le Sahara Occidental Occupé.

L’article relate que les conditions pour la production agricole à Dakhla sont meilleures qu’au Maroc proprement dit, plus au nord. Les conditions climatiques et d’ensoleillement sont meilleures, soit un rendement supérieur de 60% à la région de Souss. L’environnement désertique fait d’autre part qu’il y a moins de parasites que plus au nord.

L’essor de cette industrie dans les territoires occupés contribue activement à peupler le territoire de personnes qui ne sont pas originaires du Sahara Occidental. C’est une violation de la Quatrième Convention de Genève de déplacer des colons civils dans un territoire occupé.


http://www.leconomiste.com/article.html?a=100853

L’économiste
Des tomates made in Dakhla-Villa Cisneros
• Une qualité gustative particulière
• Un rendement à l’hectare supérieur de 60% au Souss

Elle était réputée pour son poisson, la ville de Dakhla-Villa Cisneros est désormais connue pour ses cultures maraîchères, notamment pour ses tomates. Des tomates cultivées en plein Sahara, c’est exceptionnel, mais c’est possible. Certes, la main-d’oeuvre est 40% plus chère que dans le Souss et il y a de la distance à parcourir entre les sites de production de Dakhla et les stations de conditionnement du Souss mais cela en vaut vraiment la peine.

Le rendement à l’hectare est supérieur de 60% par rapport à ce qui peut être réalisé dans le Souss. Ce n’est pas par hasard. La contrée a des atouts très attractifs tel le climat tempéré tout au long de l’année ainsi que la luminosité sans oublier des ressources en eau importante. «Il y a de l’eau à 15 ou 20 m et des puits artésiens à 600 m. Ainsi, l’eau remonte par pression sans pompage», précise Pierrick Puech, DG du groupe Soprofel. Cette entreprise, qui commercialise ses produits sous la marque Idyl, dispose aujourd’hui dans la zone de plus de 400 ha où elle produit de la tomate en hors-sol, mais aussi des melons. Des sites de production ultramodernes équipés, utilisant essentiellement le goutte-à-goutte malgré la disponibilité de la ressource en eau. Au démarrage de cette belle aventure en 1997, l’investissement s’est fait sur 5 ha. L’agriculteur tient à souligner cependant que son groupe n’est pas pionnier dans la région en matière de cultures maraîchères. Les Domaines agricoles sont précurseurs en la matière dans la région où ils se sont lancés bien avant dans des recherches expérimentales pour commencer. Puech tient également à mettre en exergue que c’est grâce aussi à son associé Hassan Derhem, notable et opérateur économique de la région, que l’entreprise s’est implantée et développée dans la zone, générant de nombreuses opportunités d’emploi. Selon Driss Soufiani, DRH du groupe, l’entreprise emploie 2.500 personnes à Dakhla-Villa Cisneros.

Outre l’atout climatique et hydrique, la région a l’avantage d’être encore quasi-vierge en matière de production maraîchère. Ainsi, il y a moins de risque de parasites. Et l’utilisation des engrais et des produits de traitement au niveau des exploitations est rationalisée. La lutte intégrée (utilisation d’insectes auxiliaires) pour combattre les ravageurs et les maladies des cultures est par ailleurs adoptée. «Les atouts naturels permettent de produire des tomates à forte valeur ajoutée», indique Puech. La qualité gustative du produit est également grande. Il suffit de goûter la tomate made in Dakhla-Villa Cisneros pour se rendre compte qu’elle a vraiment quelque chose de particulier.

jeudi 6 mai 2010

Des épiceries Suédoises arrêtent la vente de tomates du Sahara

"Il s’avère que les tomates viennent de Dakhla au Sahara Occidental occupé, donc nous n’allons plus les vendre. Ces choses ne doivent pas arriver" a déclaré le chargé de relations aux média Ingmar Kroon de la chaîne d’épicerie Axfood.

Le magazine suédois Västsahara a découvert en avril de cette année les tomates cerises de l’entreprise Azura dans un magasin de Gothenbourg. La  boutique appartient à la chaîne d’épicerie Axfood, avec 225 enseignes en Suède.

Azura est une entreprise Franco-marocaine qui produit des fruits et légumes à Agadir et dans la ville occupée de Dakhla dans la partie sud du Sahara Occidental.

« Je connais bien la question du Sahara Occidental. Bien sûr nous ne devons pas vendre des produits d’un territoire occupé » a dit le chargé de relation aux média Ingmar Kroon au magazine Suédois.

Lorsqu’Axfood a mené son premier contrôle, ils ont dit que les tomates venaient du « sud du Maroc », en approfondissant la question, ils ont découvert qu’elles venaient de Dakhla. Azura a déclaré à Axfood que l’accord de l’UE avec le Maroc couvrait aussi le Sahara Occidental.

« Mais nous ne sommes pas de cet avis » a déclaré M. Kroon.

En 2009, des tomates Azura avaient été découvertes dans les boutiques de Coop en Norvège et Suède. Coop Norvège avait alors promis de cesser toutes nouvelles importations. Coop Suède avaient déclaré eux que leurs tomates ne venaient que d’Agadir, et non Dakhla.

8000 personnes travaillent dans les serres géantes de Dakhla, la plus grande partie de la production de tomates et melons est destinée à l’exportation.

Le 6 mai 2010,  wsrw.org